Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise

Douce France/De la bonne gestion de l’argent du contribuable: FSI/ Lourde perte imputable à des dépréciations

Douce France/De la bonne gestion de l’argent du contribuable: FSI/ Lourde perte imputable à des dépréciations

Le FSI: Le premier actionnaire  de France Télécom affiche une perte nette annuelle de plus de 2 milliards d’euros

Le Fonds stratégique d’investissement (FSI), qui rejoindra bientôt le giron de la Banque publique d’investissement (BPI), a enregistré en 2012 une perte nette de 2,054 milliards d’euros, essentiellement liée à la dépréciation de sa participation au capital de France Télécom.

Premier actionnaire de l’opérateur historique, à hauteur de 13,6% du capital, le FSI a décidé de déprécier cette participation pour un montant de 2,4 milliards d’euros «en raison du parcours boursier du titre en 2012», a-t-il indiqué vendredi dans un communiqué.

Entre fin 2011 et fin 2012, le titre France Télécom a perdu 31% de sa valeur. Cette participation, apportée par l’État au FSI en 2008 au prix de 16 euros l’action, a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis (le titre cote 7,8 euros ce vendredi en Bourse). Pour l’arrêté de ses comptes 2012, le FSI consent une dépréciation massive, d’environ 2,5 milliards d’euros, sur cette participation, ainsi ramenée dans ses comptes à 9,2 euros l’action. Le cours de Bourse n’est en effet pas la référence pertinente, puisque le FSI, comme toute entreprise, peut retenir une approche de valorisation à moyen terme.

Ce «trou» dans les comptes du FSI va lourdement affecter ceux de sa maison mère actuelle à 51 %, la Caisse des dépôts. Son bilan 2012 s’annonce plombé par cette perte, ainsi que par les dépréciations et provisions qu’il faudra aussi constater sur Dexia, Saur, Veolia Transdev ou encore Veolia Environnement… De quoi, peut-être, afficher des pertes.

La future BPI a, elle, évidemment tout intérêt à hériter d’actifs sur lesquels toutes les éventuelles pertes auront été purgées. D’où la bataille qui s’est jouée ces dernières semaines. Lors de la constitution, au printemps prochain, de la BPI, les apports seront réalisés à des valeurs qui seront appréciées sur des critères qui pourront être différents de ceux aujourd’hui retenus par le FSI. Ce qui signifie que toute la perte n’a peut-être pas encore été prise sur France Télécom.

Ainsi, le FSI, qui a aussi passé une dépréciation sur sa participation dans Hime-Saur de 277 millions d’euros, voit ses comptes tomber dans le rouge avec une perte nette de 2,05 milliards d’euros en 2012

Le résultat du FSI est également affecté par un autre élément exceptionnel, à savoir la dépréciation intégrale de la participation au capital de Hime, holding de tête de la Saur, numéro trois français de la gestion de l’eau, à hauteur de 277 millions d’euros.

Le fonds relève que d’autres participations apportées à sa création, tels qu’Eutelsat ou Schneider, sont, à l’inverse, en situation de plus-value latente.

Quant au portefeuille de participations acquises par le FSI en direct depuis 2009, il a conservé une valeur de 4,2 milliards d’euros «malgré son exposition aux secteurs technologiques qui sont fortement dépendants de la conjoncture économique actuelle».

2 réponses »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s