Art de la guerre monétaire et économique

L’Edito du Mercredi 12 Novembre 2014: Draghi va-t-il se fracasser sur le mur de Berlin? Non! Par Bruno Bertez

L’Edito du Mercredi 12 Novembre 2014: Draghi va-t-il se fracasser sur le mur de Berlin? Non! Par Bruno Bertez

Non; Draghi va tenter de construire un consensus pour de nouvelles mesures de stimulation.

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La réunion de la BCE du jeudi 6 Novembre s’est terminée comme prévue sans annonce spectaculaire et sans modification des taux d’intérêt. C’était une réunion de transition, selon nous. Transition vers de nouvelles mesures non conventionnelles qui nous rapprocheront des fameux achats de bonds souverains et de ce que l’on apelle les Quantitative Easing.

Au cours des jours qui ont précédé la réunion du 6 novembre, on a assisté à une guerre préparatoire. Les Agences de Presse ont été mises à contribution, Reuters en particulier, afin de propager quelques fuites, des « leaks », dont l’objectif est de marquer les positions, poser des conditions et d’amollir les ardeurs de certains combattants.

On a critiqué, par fuites interposées, le style de management de Draghi, son absence de respect de la collégialité, ses dissimulations, et même son non-respect des règles de la simple courtoisie. On a suggéré qu’il n’avait plus de majorité, que près de 10 membres du Governing Council refusaient de le suivre sur de nouvelles aventures non-conventionnelles.

Nous avons interprêté tout cela comme une tentative habile de lier les mains de Draghi et de l’empêcher de faire, comme on dit au football, « de la jouer perso ». Nous avons considéré que ce n’était pas un « NIET » absolu, une opposition frontale définitive, mais plutot une avancée, voire une main tendue, vers une position plus négociée, plus diplomatique et donc plus souple. De ceci témoigne la demande de Merkel,il y a quelques jours, adressée  à Weidmann de rencontrer et de reparler à Draghi. Comme à l’école, on dit qu’ils ne se parlaient plus! Et puis il y a les petites phrases, Sabine Lautenschlager, qui est dans le camp de Weidmann, a déclaré à propos des achats de titres à long terme du type QE : « La balance entre les coûts et les bénéfices (de ces achats) est pour le moment négative ». Ce qui veut bien dire quelque chose.

Autre élément qui va dans notre sens, la presse allemande comme le Handelsblatt ou le Spiegel, semble moins définitive dans son rejet des QE, mais essaie de publier des textes qui vont dans le sens de l’amélioration des dispositifs d’achats de titres. On analyse par exemple comment et dans quelles conditions on pourrait obliger les pays du Sud à faire les fameuses réformes de l’Arlésienne en leur proposant une carotte, « nous n’achetons vos dettes souveraines que si vous vous conformez à ce que nous exigeons ». Ceci répondrait à l’argument de Weidmann et de Sinn, les libéralités monétaires dissuadent les pestiférés de remettre de l’ordre dans leurs affaires. A noter cependant que la FAZ reste sur ses positions, très hostiles aux mesures de l’aventure non-conventionnelle. Elle continue de parler de « Palace Coup » et de « Putsch ».

En pleine guerre monétaire mondiale, les Allemands donc tentent de lier les mains de Draghi. C’est bien plus habile que ce qu’avaient fait les Weber et autres Allemands auparavant. Souvenez-vous, lors des décisions controversées de Trichet et de Draghi, ils avaient démissionné de leurs postes et avaient ainsi, les naïfs, laissé le champ libre aux inflationnistes. Weidmann et ses alliés néerlandais, autrichiens, luxembourgeois ou estoniens sont plus tactiques, ils jouent plus finement: au lieu d’être jusqu’au boutistes et de perdre, ils préfèrent jouer plus souple et plus vicieux. En parlant de vice, nous vous signalons ce coup de vice, réponse du berger à la bergère du Luxembourg avec les fuites sur les soi-disants évasions fiscales…

Lors de la réunion du 6 Novembre, Draghi a été habile. Il a maintenu les taux comme prévu, mais il a maintenu les marchés en haleine, en assurant qu’il y aurait de nouveaux stimuli. Ceci a permis de gagner du temps et de peser un peu sur le cours de l’euro.

En  Décembre, il sera possible de franchir une nouvelle étape, en révisant à la baisse les prévisions d’inflation et les prévisions de croissance pour 2014 en cours et 2015 à venir.  La BCE donne une inflation de 0,6% en 2014 et de 1,1% en 2015, il lui sera facile de montrer que ces chiffres doivent être revus à la baisse et que la déflation menace dangereusement. Même chose avec la croissance, pour laquelle les chiffres actuels sont de 0,9% et 1,6%. Les chiffres sont l’arme secrète de Draghi et de ses amis inflationnistes. 

Et puis il y a l’essentiel, la guerre monétaire. Il est politiquement correct de ne pas en parler, car ce serait reveiller de vieux démons qu’il ne faut surtout pas nommer.  Il ne faut surtout pas déplaire au Maître américain qui veut qu »on laisse le champ libre à ses amis japonais pour ennuyer les Chinois. Géopolitique commande. Mais la guerre monétaire concerne directement les Allemands, car leurs exportations sont doublement affectées, d’abord par la concurrence japonaise, ensuite par le ralentissement des Chinois victimes de la guerre du change.

La guerre monétaire est plus que déclarée, elle bat son plein: Kuroda a fait donner la garde en lançant son objectif de faire progresser la taille du bilan de la Bank of Japan de 30%. On  n’est même plus dans l’illimité, on est dans le sauve qui peut, dans le tout ou rien. Les Japonais ont en effet  endossé le paletot keynésien jusqu’au boutiste. Ils sont émules du chef inflationnsite Krugman. Si cela ne réussit pas, c’est parce que l’on n’en a pas fait assez: on ira jusqu’au bout de la ruine pour casser le sentiment déflationniste qui est dans les gênes de la population, a dit Abe. Les 2%, on les veut coûte que coûte, même si, pour cela, on doit ruiner les ménages japonais.

Depuis l’annonce, le Yen a chuté sur tous les marchés et singulièrement contre l’euro, on est revenu dans les plus bas de 6 ans contre la devise européenne. C’est un défi direct à Draghi qui ne cache pas son objectif qui est, lui aussi, de faire baisser… l’euro. Kuroda s’oppose frontalement à Draghi, c’est presqu’une provocation en duel. Et là, les exportateurs et banquiers des pays du bloc allemand sont bien obligés de reconnaître qu’ils sont derrière le patron de la BCE. Presque solidaires

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Il est évident que Draghi ne peut rester sans répliquer. Pour répondre aux agressions nippones, et faire baisser l’euro, il faut pouvoir fabriquer de l’euro, cela s’appelle augmenter la taille du bilan de la BCE. Pour augmenter la taille du bilan de la BCE, il faut monétiser, c’est à dire acheter des titres à long terme. Draghi cherche à le faire, mais le système ne répond pas bien. Les programmes d’achats actuels sont des échecs, les banques n’utilisent pas les facilités qui leur sont données, sauf pour des montants ridicules. Pour contourner les oppositions allemandes, Draghi a présenté les mesures comme destinées à relancer le crédit dans la zone euro et destinées à améliorer ce que l’on appelle la transmission. Hélas, de demande de crédit, il n’y a pas! Comment pourrait-il y en avoir alors que les occasions d’investir sont rares, alors que la consommation est bridée, alors que les agents économiques se jugent trop endettés et que, par dessus tout, ils ont au-dessus de leur tête la menacede l’insécurité réglementaire et fiscale. Les banques n’ont tiré que 80 milliards sur les facilités mises à leur disposition. C’est un bide.

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Lors de ses dernières déclarations aventureuses, Draghi s’est en quelque sorte engagé à faire remonter le bilan de la BCE de 1 trillion. Hélas, il n’y a pas matière à achats dans de telles proportions et les résultats sont décevants. Ceci explique que les inflationnistes de la BCE, unis derrière Draghi, aient lancé l’idée d’acheter des obligations Corporate pour satisfaire leur objectif d’inflation et afin de préparer la suite, les achats de bonds souverains. Les inflationnistes rivalisent d’imagination pour trouver quelque chose à monétiser; les orthodoxes, eux, essaient de lancer le débat sur le fond, à savoir l’efficacité des Quantitative Easing.

ECB bond buying

Les inflationnistes veulent trouver de quoi inflater la monnaie. L’une de leurs nouvelles idées est le socialisme de l’offre cher à Hollande. Le socialisme de l’offre consiste à émettre des obligations, des emprunts multinationaux, européens donc, pour financer un grand programme keynésien d’investissement et à autoriser la BCE à acheter ces emprunts et d’autres dettes multinationales. Ce programme serait de l’ordre de 300 milliards.

Il est évident qu’un tel programme, dirigiste dans son essence et son inspiration, serait un mouton à cinq pattes économique, du genre de celui de 900 milliards d’Obama en son temps. Ou du genre des sinistres usines de dessalement de l’eau de mer espagnoles. Quasi pur gaspillage et gabegie politiciennes. Les Allemands ont déjà répondu que seul était efficace l’investissement productif, privé, celui qui augmente la productivité et la compétitivité. Toutes choses dont se moquent les pays du sud et la France qui, eux, veulent fabriquer de la demande, distribuer des revenus et faire des parkings à chômeurs.

Les orthodoxes reviennent sur l’histoire récente; ils démontrent avec facilité que les exemples japonais depuis 2001/2006, puis de 2011/2012, et enfin ceux de 2013 sont loin d’être probants. En particulier, le dernier, celui en cours depuis 2013 donne des résultats tellement décevants que l’on est obligé de jouer le tout pour le tout, de brûler les vaisseaux et d’abandonner tout espoir de revenir en arrière. S’agissant de l’expérience américaine qui vient de prendre partiellement fin, ils disent, attendez la suite, attendez de voir si la croissance, modeste, en cours, résiste à l’arrêt de la sur-stimulation monétaire.  Et bien entendu, les orthodoxes font valoir la déconnection dangereuse qui existe entre la sphère financière et la sphère réelle, déconnection qui crée un risque colossal d’instabilité financière.

USA

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C’est à un véritable affrontement avec fleurets à peine mouchetés que nous assistons. Merkel, en coulisse, soutient Draghi car elle a des objectifs politiques, elle veut maintenir l’euro et la construction européenne. Mais les amis de Weidmann ont beau jeu de montrer que l’euro et la construction européenne, au contraire, deviennent de plus en plus fragiles car les pays déficitaires divergent de plus en plus. Ils utilisent la souplesse que leur donnent les Traités , les laxismes coupables de l’UE et de la Commission et, bien sûr, les cadeaux de Draghi pour… ne rien faire et se contenter de cosmétique. Selon les orthodoxes, les pestiférés s’enfoncent.

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Ce qui nous ramène au deal politique qui est en cours. Et à l’erreur de raisonnement qui le sous-tend.

Le deal, tout le monde le voit, c’est, ce sont les Allemands qui parlent : « nous acceptons que vous ne fassiez que semblant de faire de l’austérité, nous tolérons les transgressions de Draghi, mais, en échange, vous faites les réformes fondamentales qui rétablissent votre compétitivité ». Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie, c’est toujours l’Allemagne qui parle : « Libérez vos systèmes de toutes rigidités, laissez s’ajuster vos prix et vos coûts à la baisse, libérez le marché du travail, laissez-le s’équilibrer  à la nouvelle valeur du travail telle qu’elle ressort du marché international des biens et services. Bref, faites tout ce que vous n’avez pas fait depuis 30 ans et que vous avez masqué par le recours à l’endettement ».

Le deal repose sur une idée fausse, à savoir que l’on peut faire des réformes fondamentales, profondes, et, en même temps, avoir une croissance suffisante pour éviter les dislocation sociales. Les deux sont incompatibles. Les militaires ont beau se recruter parmi les civils, pour passer d’un statut à l’autre, il faut en baver. Les réformes sont déflationnistes, ce sont des dévaluations déguisées, des baisses de niveau de vie à peine camouflées. Donc elles pèsent sur le climat, le moral, le sentiment, au-delà de leur incidence sur le pouvoir d’achat réel. Politiquement, elles pèsent sur les consensus, il suffit d’observer les dislocations sociales et la montée des extrêmes politiques.

Rien que pour ces raisons, le « deal » est idiot, impraticable. Mais il y a plus car un tel deal n’est pas abstrait, intellectuel, il intervient dans un contexte donné, historique qui se caractérise par :

  •  -1) une guerre mondiale de chaque pays pour se sauver sur le dos des autres, donc dans une conjoncture non porteuse, descendante,  du cycle de globalisation
  • -2) une situation de surendettement de chaque pays qui l’empêche d’utiliser les amortisseurs classiques et les adoucisseurs sociaux.

Au plan intellectuel, la solution existe, mais elle est tellement évidente et crève tellement les yeux qu’on ne la voit pas:

  • 1) il faut que  l’Allemagne paie et utilise ses marges de manoeuvre, les siennes, pour que les autres pays puissent survivre pendant la phase de transition
  • 2) il faut traiter le problème du surendettement, euthanasier une partie des dettes au lieu d’essayer de faire en sorte que les agents économiques s’endettent plus.

Il faut cesser de croire aux miracles et à la magie monétaire et avoir le courage de trancher. Il n’ a pas de free lunch. Tout a un prix.

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BRUNO BERTEZ Le Mercredi 12 Novembre 2014 

illustrations et mise en page by THE WOLF

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9 réponses »

  1. merci pour votre analyse. petite question: quelle solution préconisez vous pour euthanasier les dettes? merci.

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    • Solution Marxiste :
      Faire un impôt sur le patrimoine des français (= à 10x PIB France) de 10% => on rembourse les dettes

      Solution Grecque :
      Haircut / Depreciation de 80% des dettes et remboursement dans 40 ans

      Solution Equatorienne :
      Le peuple ne reconnait pas ces anciennes dettes imposées de force par la BM, FMI… Chute de leur dette sur les marchés, le pays l’a racheté en sous main => dette réduite

      cf Le film/documentaire « Debtocracy »

      Solution Devaluationniste :
      On sort de l’euro et on retourne au Franc, baisse de 30% de la devise, donc inflation de 30% des produits importés

      Autres idées ????

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  2. merci pour cet article (l’un des plus transversal de cette année?)

    on comprend bien que nous sommes déjà allemand, nous avons été intégré dans l’hinterland:
     » le « deal » est idiot, impraticable »
    tout peut basculer quand avec de l’hubris, l’Allemagne s’embarquerait dans une opération trop grosse comme barbarossa vouée à l’échec.

    Attendre comme ils le font, que le QE us soit avéré non rentable n’est pas une mauvaise idée: tout est lent il ne se passe rien
    l’euro ne baisse pas malgré le short interest
    l’allemagne aime la déflation, les japonais continue à mourir démographiquement à feu doux sans que cela ne leur posent problème
    les QE, les dévaluations sont simplement le traitement inverse et donc inéfficient de 1929: il ne s’est strictement rien passé après-hormis que les peuples ont trinqué-

    En revanche, une action rapide telle que, par exemple* :
    +trahir & lâcher subitement les russes?
    + »sauver » la deutsche bank dans une panique globale?
    +racheter vraiment la France (France condition nécessaire pour l’euro sous sa forme actuelle; j’entends racheter en accélérant l’union européenne par exemple ou l’envahir c’est idem) si subitement un effondrement institutionnel-ce que je souhaite ;-)- s’y produisait?
    ils préfèrent cosmétiquement, avec les francais depuis 40, la collaboration à l’annexion pure et simple lol

    ama ces actions seraient une « opération barbarossa », lorsque vous dites il faut qu’elle paye, on peut aussi dire qu’elle constate ses pertes latentes, qui ne manqueront pas de se matérialiser du jour au lendemain après sa première défaite. (ses pertes dans ses créances, sa démographie etc…)

    *je cherche de tels exemples susceptibles d’être des déclencheurs

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  3. Chacun reprend ses billes et se restructure économiquement à son rythme suivant sa propre histoire en demandant avant toute chose l’avis du peuple qui doit rester souverain……sinon ça sera la guerre comme en 1914……

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  4. Euthanasie les dettes, c’est des États hyper-endettés qui se déclarent en défaut de paiement.

    Dans les années qui viennent, malheureusement, nous allons subir deux choses (subir, je dis bien : subir, et non pas choisir) :
    1- Nous allons subir la décroissance.
    2- Nous allons subir les défauts de paiement de nombreux États.

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  5. Je me demande M Bertez : pourquoi les marchés sont-ils si pressés de voir un QE européen puisque le Japon fait l’intérim pour l’instant ?
    Les besoins de liquidités du Ponzi sont-ils tellement important qu’il faille de suite plus d’argent imprimé ? Ou bien est-ce une impérieuse nécessité pour l’Europe de rétablir rapidement une balance yen/Euro moins défavorable ?

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  6. L’exemple japonais, c’est 20 ans de déflation…

    La BCE est dans un autre schéma, avec d’autres problématiques et le QE € c’est pour sastifaire les anglos-ricains d’abord, en sauvant les banques systémiques d’un tsunami.

    1 trillion c’est juste pour voir venir 3-6 mois… Ils en sont à combien les Japonais ?

    Quant aux bilans des banques EU et avec toutes les aides « non conventionnelles  » depuis 2009, elles en sont toujours au point mort !! Incroyable. Le paradis existe sur terre, mais pas pour tout le monde.

    L’excuse de relancer la dette par la dette…je passe, c’est plus que débile.

    Par contre, sauver l’€ au détriment de UE me choque, comme si c’était la seule et unique valeur de ce continent.

    Quant à la direction prise (politique sociale culturelle) c’est monstrueux, personne, mis à part les escrocs et les inconscients ne peut adhérer à ce délire, et pourtant nous y sommes !

    Non le plus horrible, dans ces histoires de QE, c’est que rien, mais absolument rien, ne règle le fond du sujet, car tout notre système repose sur la croissance et même en maquillant les chiffres des PIB, nous entretenons qu’une illusion.

    Il y a déjà trop de liquidité en € (M1), et la richesse ne se décrète pas surtout avec des QE. Mais ils vont le faire, car ils préfèrent mettre leur faillite sur votre compte que sur le leur. Qui dit mot, consent… Non ?

    Le vermillon fait le plein, le cramoisi attendra encore un peu.

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  7. Le régime ARRCO est le régime de retraite complémentaire de tous les salariés du secteur privé, quel que soit leur statut (cadre, intermittent, apprenti, etc.) ou la nature et la durée de leur contrat de travail (CDD, CDI, etc.).

    Le régime AGIRC est le régime de retraite complémentaire des salariés cadres, qui complète le régime ARRCO.

    Mais il y a un tout petit problème :

    l’AGIRC est en faillite.

    Jeudi 12 novembre 2014 :

    Gouffre financier pour la caisse de retraite des cadres.

    L’Agirc, la caisse de retraite complémentaire des cadres, approcherait d’une cessation de paiements. Une situation grave qui pourrait être sauvée à court terme par une fusion avec l’Arrco.

    Les cadres actifs comme retraités ne sont pas à l’abri d’une mauvaise surprise. D’après les estimations actuelles, les caisses de l’Agirc devraient être vides à l’horizon 2018.

    http://www.boursorama.com/actualites/gouffre-financier-pour-la-caisse-de-retraite-des-cadres-4df4b0084519e7789cb177651fcf4caa

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