Art de la guerre monétaire et économique

De la contradiction, de la Responsabilité Par Bruno Bertez

De la contradiction, de la Responsabilité Par Bruno Bertez

Mes derniers papiers ont provoqué beaucoup de réactions. Cela était sinon voulu, du moins prévu. En effet, je développe de nouvelles hypothèses de travail et  les gens, les lecteurs n’aiment pas être perturbés dans leurs certitudes. Cette réticence, qui débouche dans certains cas sur des protestations  agressives, je l’ai ressentie dans mes contacts plus directs, lors d’entretien ou de conférences. Je suis dans une phase ou je propose une orientation différente aux réflexions de ceux qui m’écoutent. Cela ne veut pas dire que je suis sûr de ce que j’avance, au contraire, j’explore  une piste de réflexion.

honest

Depuis longtemps, je me dissocie des « contrarians et millénaristes ». Je ne dis pas, cela va péter, exploser, s’effondrer, je dis: Voyons comment cela tient et comment « ils » peuvent encore faire tenir plus longtemps, à quel coût et en faisant payer qui, au détriment de quelles couches sociales.

Bref je pars de l’idée que petit à petit, un nouveau Système se met en place qui permet d’éviter l’effondrement de l’ancien tout en modifiant, dénaturant,  certaines pièces essentielles comme le statut de la monnaie.

Et j’ajoute, ce qui est fondamental, que la peur que la situation suscite est un moyen, pour eux de gagner, de poursuivre leurs œuvres scélérates. Ils font, grâce à la peur, accepter l’inacceptable. Ceux qui entretiennent les peurs sont les complices objectifs des dominants.

Je me suis en quelque sorte spécialisé dans la crise depuis …. 1987 !

Je la suis, je la décortique, je l’analyse depuis très longtemps et ce à quoi je suis sensible, c’est la continuité. Tout ce qui se passe maintenant, vient de loin, de très loin et c’est l’une de mes originalités que de le savoir, de le vivre et de le pratiquer. J’avais l’habitude, avant, de commencer mes articles par un « rappel des chapitres précédents » pour bien montrer que c’était un feuilleton que je développais. Je suis obsédé par l’histoire. Sans l’histoire, on ne comprend rien, on ne prévoit rien.

De la même façon que le pain puis la farine et le blé en herbe dans le champ ne se comprennent que si on a remonté jusqu’au grain de blé, qui pourtant n’était ni le pain, ni la farine ou le blé en herbe, les décisions des gouvernements, le chômage, la destruction de votre patrimoine, l’érosion de vos libertés ne se comprennent que si on remonte à ce qui s’est passé il y à 40 ou 50 ans. Et j’ai une formidable mémoire, mémoire des affaires, de la politique. Donc je trace les liens, je marque les continuités. Dans le cas présent, celui de la crise, les germes sont très anciens, ils remontent aux dérives du financement de la guerre du Viet-Nam et à la fameuse Grande Société, au beurre et les canons de cette époque. C’est à cette époque que l’on a commencé à prendre des libertés avec le Central Banking. Mais je m’égare, je digresse.

Les choses viennent de loin, voilà la base de mon affirmation, elles ne viennent pas de 2006 pic de l’immobilier US, de 2007 premières défaillances symptomatiques ou de 2008, prise de conscience de la crise.  Elles s’inscrivent dans une succession d’autres crises lesquelles ont été de plus en plus rapprochées et traitées de la même manière. Sorte d’apprentissage par essais et erreurs.

Si on me suit, alors on voit la crise d’un autre œil et on se dit; « Diable c’est incroyable, cela dure depuis si longtemps et cela tient toujours»! Ils sont doués. A chaque fois ils réussissent à refaire un tour, à repousser les échéances, à faire croire que c’est reparti.

Déjà, bien avant tous ces épisodes j’étais convaincu que de deux choses l’une, c’est toujours la troisième qui se produit. J’étais convaincu que les gouvernants avaient une capacité extrême à retarder les évènements, à détourner l’attention, à reporter les problèmes sur les autres, sur les peuples. Ce qui explique mon glissement: au lieu de faire comme les autres analystes et commentateurs qui ne cessent de crier au loup, et de prédire la fin du monde, je me pose la question suivante: Comment est-ce que cela tient!? Comment malgré tout ce qui est négatif, malgré tous ces déséquilibres, le Système fait-il pour tenir? C’est un déplacement considérable de l’intérêt et de l’intelligence. Là où les autres critiquent, pontifient et « millénarisent », je cherche à découvrir ce qui fait que le système se reproduit et continue. Je regarde, non ce qui devrait être, mais ce qui est. Et ce qui explique que malgré tous les cris d’orfraie, cela dure.

La caravane continue de passer malgré tous ceux qui aboient et que je considère maintenant comme les idiots utiles; car qu’est-ce qu’un détracteur? C’est quelqu’un qui freine, qui rééquilibre, qui empêche la boule de neige de se former et de rouler, bref qui, fonctionnellement empêche l’emballement. Le détracteur d’un système a pour utilité d’empêcher les excès qui autrement mèneraient ce Système à son paroxysme et donc à sa perte. Le détracteur entretient l’espoir que ce sera autrement et à ce titre il colmate les brèches présentes du Système par l’illusion d’un avenir meilleur.

Si tout le monde avait compris que Bernanke cherchait la hausse du prix des assets pour solvabiliser la finance, tout le monde aurait acheté à tour de bras et poussé les cours jusqu’au ciel. En peu de temps  et non de façon étalée.  La chute du Système se serait faite en sens inverse par l’excès spéculatif! Mais non les détracteurs ont fait leur travail, ils ont laissé les Goldman Sachs se goinfrer. Ils ont eu pour fonction de faire durer, d’étaler. Tout comme les syndicats ont pour fonction de faire durer l’exploitation des salariés en modérant l’appétit des patrons et de l’Etat. C’est le grand secret, tout Système ne survit que grâce à ses détracteurs. Un Système dure par sa dénonciation. Confère les idiots utiles que sont Soral et Dieudonné. A toute médaille pour exister,  il faut un revers.

J’en viens à la contradiction.

Attention je ne parle pas de la contradiction imbécile, de la faute contre l’esprit logique, c’est à dire du penser faux, non je parle de la contradiction en tant que structure d’intelligibilité d’un monde en mouvement, d’un monde qui vit. Je ne parle pas non plus  des apparentes contradictions que l’on rencontre dans la vie courante. Ainsi, dans la vie, ce qui est vrai au niveau de la gestion quotidienne peut être contredit par ce qui est vrai à un autre niveau non quotidien. Pour réussir dans votre travail vous devez connaître et pratiquer les règles du quotidien et faire comme si elles étaient bonnes et éternelles, mais pour réussir votre vie vous devez considérer que ce n’est pas forcément vrai et qu’il vous faut les remettre en question.

La contraction c’est ce qui exprime le réel, ce qui existe, ce qui dure en se transformant. La pensée qui n’utilise pas la contradiction se condamne à ne rien comprendre et n’être que narrative. C’est parce qu’il y a des forces de sens contraires qui agissent que le mouvement existe, que l’histoire est notre lot. Pour reprendre l’exemple du grain de blé, il est, dans son mouvement à la fois grain de blé mais en germe autre chose, il est graine qui plantée va donner le blé du champ. C’est la même chose avec la crise, elle est destruction partielle de quelque chose d’ancien, mais en même temps, et peu à peu autre chose, elle est transition vers autre chose, forcément, car ce n’est pas la fin du monde, l’histoire ne s’arrête pas là, ici. Donc la crise est à la fois ce qu’elle est mais en même temps, ce qu’elle n’est pas, ce vers quoi elle tend. Elle a donc des aspects contradictoires, positifs et négatifs. C’est une gymnastique de pensée indispensable, car sans elle on se condamne à  être du côté des perdants, des serfs, des manants de la nouvelle féodalité. Rien d’étonnant si l’école de la République ne vous enseigne pas à penser la contradiction, elle forme les futurs moutons. 

La pensée qui domine et qui sert à vous dominer, car tout est là, dans la domination, c’est la pensée mécanique, positive. C’est cette pensée qui vous impose de considérer qu’une chose est blanche ou noire, et ainsi vous fait passer à cote du réel qui n’est jamais ni blanc ni noir. La pensée positive est statique, elle est pensée de l’immortel, de l’histoire arrêtée, c’est le « O temps suspend ton vol », la pensée des Maîtres. Non pour eux, mais pour vous. Car eux, ils ont des conseillers qui pensent autrement et plus efficacement. En particulier ils ont intégré le facteur temps ce que vous ne faites en général pas. Ils savent que dans le temps on peut un jour faire ceci et un autre jour, plus tard faire le contraire. Ils connaissent aussi les faiblesses de la mémoire populaire.

Je suis obligé, je juge utile de faire un  détour personnel et vous voudrez bien m’excuser.

L’intellectuel de type académique a le souci d’être cohérent, mais il n’a pas le souci du résultat, d’être confronté au quotidien, à la réalité. En effet, il se risque rarement à la prévision et encore moins à la gestion. Quand il s’y risque, c’est généralement la catastrophe, ce qui fait dire que les théoriciens sont nuls et inutiles.

Ma démarche, tout en étant intellectuelle est au contraire structurellement enracinée dans le réel, la prévision et la gestion. Je pense, j’analyse, je réfléchis pour agir ou conseiller d’agir.

D’origine, je suis analyste financier, économiste, gérant de fortune, journaliste…. pas professeur. Ma contrainte, c’est l’efficacité,  l’adéquation non seulement au réel de ce jour, mais surtout au réel qui va arriver demain et après-demain.  Penser juste, c’est comprendre le présent, pour prendre des dispositions pour demain et ainsi être mieux adapté à ce qui se passera à l’avenir. Il ne s’agit pas d’être brillant ou d’entraîner l’adhésion, il s’agit d’être utile, de servir à quelque chose. Ce n’est pas une position infantile irresponsable comme on en rencontre de plus en plus dans les médias ou chez les pseudos intellectuels, non c’est une position de responsabilité.

Je me sens responsable, je suis responsable de ce que je dis, de ce que j’écris et même de la suite, c’est à dire des réflexions que mes propos engendrent chez ceux qui les écoutent.

La position du journaliste ou de l’intellectuel me semble, superficielle, narcissique même lorsqu’ils sont de bons professionnels.  En fait quand ils écrivent, tout se passe comme si ils disaient à leur mère : « Regarde maman comme j’ai fait un beau caca ». Leur rapport à leur pensée et à leur écriture est de cet ordre, ce n’est pas un rapport au réel. Ils vivent dans un monde de tiers payants, quand ils se trompent ce n’est pas eux qui paient. Cela est particulièrement net quand un de ces malheureux interview une personnalité, ils pensent non pas à la vérité qu’ils vont extraire, mais la seule question qui leur importe « Est ce que j’ai été bon ? ».

Tout ceci pour dire que j’ai l’habitude d’écrire pour et avec une sanction. Et dieu sait si les sanctions du marché financier sont terribles, coûteuses ou profitables. En Bourse si on se trompe, on paie ; si on a raison, on gagne. C’est une rude école.

BRUNO BERTEZ Le Dimanche 23 Novembre 2014 

illustrations et mise en page by THE WOLF

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27 réponses »

  1. Pour ma part je ne vois pas d’antinomie entre dire le système va s’effondrer et ce que vous exposez ici. Oui le système actuel va s’effondrer, personnellement je ne pense pas a la bombe d’Hiroshima, mais a un genre de crach mou, un pourrissement de l’intérieur qui fera que le jour ou ça tombera en poussière ce ne sera plus que l’enveloppe qui s’effondrera. La mutation se sera faite insidieusement et « a l’insu de notre plein gré » et je pense que beaucoup auront été inconsciemment les acteurs de leur propre ruine par aveuglement par renoncement, par refus de dire NON a ce qu’on ne veut pas.

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      • La réponse de Bruno ne vous a manifestement pas atteint, désolé la voici:

        « En Suisse. auprès d’investisseurs institutionnels type caisses de retraite ou chez des gérants privés, pour leurs gestionnaires et leurs meilleurs clients. »

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    • Je ne vois pas la réelle contradiction non plus entre vos points de vue si ce n’est l’enrobage,… ce qui est effondrement pour les uns, évolution à la marge pour d’autres, ou superbe levier pour dominer le monde pour les derniers, c’est l’ailleurs vers lequel on se dirige…. Mr. Berthez vous dites que rien n’est noir ou blanc, et je suis d’accord, donc le pourrissement qui se profile est mou, ou gris car çà va se faire très en douceur, tout doucement des décennies…, et probablement sans le fameux point noir « millénaire ». Mais le nouvel ailleurs vous l’avez déjà décrit, c’est un ailleurs à la Bilal, ou pauvres, classes moyennes et aisées d’aujourd’hui tendront vers la même asymptote médiocre, où il n’y aura plus de culture, plus d’information (enfin de vraie), juste l’information que les gens veulent entendre ou « peuvent entendre », plus d’éducation, une lente mais sure dégradation des systèmes de santé, la réduction de mes descendants à être des tubes digestifs alimentaires ou du flux de buzz télévisuels ou twitteux, en marge d’une micro-société internationale de dominants qui maintiendront cet état de fait à l’abri derrière de beaux murs …. c’est pas effondrement soudain, c’est un « ailleurs »…. mais ce n’est pas parce que ce n’est pas soudain ou comme une « fin du monde » que c’est génial pour autant….

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  2. Beaucoup ici je pense ne demandent que cela: s’adapter le mieux possible à ce qui naît. C’est pourquoi vous lire est une gymnastique intellectuelle, addictive…

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    • En Suisse. auprès d’investisseurs institutionnels type caisses de retraite ou chez des gérants privés, pour leurs gestionnaires et leurs meilleurs clients.

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  3. À voir pour mieux comprendre.

    Une de mes questions étant « et si nous passons à côté d’une forme plus respectueuse de l’évolution du vivant ? »

    Pourquoi cette farouche volonté à s’approprier cet outil internet alors que les réseaux comme les langages sont les bases dans notre évolution et ouvre des voies pour nous sortir de ce merdier ?

    L’argent, non, mais la domination pour le pouvoir, oui. Elle est là la maladie. Vous parlez souvent des Maîtres, ce sont des malades ! et pire, un dominant reste soumis à son esclave ! et quand l’esclave ne joue plus le jeu, les Maîtres se retrouvent dans l’arène !

    Comprendre cela n’est pas si compliqué.

    Il serait très facile de provoquer une révolution et avec très peu de moyens, comme s’en prendre aux plus démunis par exemple, très simple et efficace. Mais la société est bien plus responsable qu’elle n’en paraît, et c’est ce qui la sauve jusqu’à présent.

    Car, les Maîtres ont un devoir de réussite ! (qu’ils assument rarement). Leurs échecs, c’est leurs morts et ils préféreront partir en guerre au lieu d’assumer leurs erreurs.

    Tout l’art et donc de faire porter le chapeau sur plus faible, que soit le voisin ou le contribuable, voilà pourquoi, il nous faut changer les codes de conduites. Ce n’est pas la société qui a besoin de réformes, c’est la mise en place de contre-pouvoirs effectifs et objectifs.

    Ce n’est pas la faillite qui dérange, ni même de tout perdre, non, c’est de recommencer toujours les mêmes erreurs, ce qui devient lassant. Un affront aux grands de ce monde, aux morts pour rien, à la magie de la vie, à la beauté de cette planète, car les seuls freins, c’est nos bêtises, nos peurs, nos renoncements…

    Les mises en garde, l’Histoire, n’auront pas suffi. Pourtant devant les événements nous sommes dans la phase ou la mer se retire avant le tsunami. C’est déjà trop tard, il n’y a plus de dialogue possible, la société a déjà commencé à arrêter de jouer…

    Réinventer la monnaie en 2014 ? c’est refaire l’histoire, c’est l’une des erreurs du bitcoin, par exemple alors que le ce système et génial dans sa conception.

    Et s’il ne reste que les rapports de forces, des conflits, acceptons le vainqueur, notre nouveau Maître, ou acceptons l’idée que nous sommes depuis toujours libres… Car elle est là, l’une des vérités : le respect ne s’impose pas, il se partage.

    Alors encore merci pour le partage de vos expériences, Monsieur Bertez, et respect pour votre démarche en espèrant qu’il y ait des milliers voir des milliards comme vous, Oh ! c’est est déjà le cas, nous sommes des milliards !!!

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  4. Merci Bruno pour cette franchise
    Juste avant d’arriver,je regardais un ciel plombé
    Je parcourais le chemin qui apporte La Réponse
    C’est un Privilège qui est parfois accordé à ceux dont la franchise est la Nature
    Mais voir loin isole
    Trempé dans une Vie de véritable Adversité ,on va aussi jusqu’aux causes réelles et le paiement « cash » c’est La Vie qu’on affronte,son Parcours
    Le plus redoutable pour éviter les écueils c’est le comportement des « autres »,ces « meneurs de monde »qui ne vous comprenant pas,car « insuffisants »vous combattent,vous,puis les vôtres
    Ils vont jusqu’à vous empêcher de travailler …durablement
    Vous rusez et réussissez à travailler….inventif
    Ce « laboratoire »qu’à été cette vie,inclus
    une découverte dérangeante
    Mes 8 enfants ont un QI moyen de 145
    et il fallait nous détruire coûte que coûte
    car je ne voulais pas de MENSA
    je ne voulais pas de « la race supérieure »
    Un QI est un moteur au service des hommes,mais peu le comprennent
    C’est ce que tu fais.
    Les Ruraux sont mieux préparés que les Urbains
    Les Appartements sont des cages…parfois dorées….mais des cages
    et le « médicament  » les aide à OUBLIER
    Le réveil est dur quand la vie réelle nous OBLIGE à nous sevrer
    « Nécessité fait loi »
    Nombre de gens se sont habitués à prendre quotidiennement un MASQUANT

    anti-dépresseur etc…
    D’accord ,pour un Dimanche matin,c’est raide
    Très amicalement
    à Bruno et son équipe
    mais aussi,beaucoup d’affection pour vous tous qui cherchez

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    • Pourquoi est-ce à la Culture et Influence Française que « le Médicament » prescrit la plus grande quantité d’anti-dépresseurs ,d’axiolitiques?
      Parce que ces Gens ont pour Nature de se poser des questions
      et surtout les bonnes questions.
      C’est une Culture de Sensibilité
      Sur le Fronton des monuments ne lit-on pas
      LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE

      FRATERNITE quelle belle VALEUR!

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      • Un coucou à nos amis Suisses qui ont produit une belle prestation en Finale de Coupe Davis
        Roger Federer :un bel exemple
        D’accord,c’est HS 🙂

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      • Jouer avec des visions pour prévoir l’avenir demande beaucoup d’énergie et de méthode
        Cependant dans les grands moments de l’Histoire,un grain de sable est Toujours venu faire la réalité différente des pronostics échaffaudés
        Ce qui est remarquable ,c’est l’aptitude à oublier ces convictions qui ont avorté
        Par exemple aujourd’hui personne n’intègre la possibilité d’une intervention de la Nature
        2 faits sont d’actualité
        Le volcanisme Islandais va produire un choc…mais de quelle ampleur?
        Laki 1783 ?
        Le soleil:http://www.solarham.net/lasco.htm
        ça se passe aujourd’hui
        la liaison entre les 2 phénomènes est prouvée,mais ce n’est pas le lieu pour développer
        Je veux seulement poser la question
        La Carrington de 1859 a neutralisé le télégraphe :une CME classe X
        Les études récentes prévoient ce type d’événements tous les 150 ans approximativement
        Quelle réaction sera celle des ordinateurs dans ce cas
        Actuellement des satellites sont « mis en veilleuse » pour éviter le pire
        Ordinateurs + satellites
        ça pèse si peu dans les analyses?
        Pourquoi?

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  5. Ou comment monsieur Berthez construit une théorie des sachants qui domineraient le monde et comme les Dieux antiques sauraient prévoir et construire l avenir.
    j ai bien peur que les choses soient plus simples et que nous voyons simplement l illustration du célèbre encore un instant monsieur le bourreau…
    .Toutes les théories économiques montrent leurs prétentions et leurs incapacités à mettre l homme en equation .

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  6. Le difference entre vous est les millénaristes peut se résumer a  » le millenariste pense que le changement doit être obligatoirement brutal et soudain tandis que vous pensez que le changement est subtile et s’effectu non pas par à-coup mais sur le long terme » Je pense que les deux cas sont possible mais que pour le momment tout soit fait pour éviter les à-coup. Pourtant c’est à-coup ont existé tout au long de l’histoire passé. La question reste donc entiére auront affaire a un solution de crise avec à-coup ou sans à-coup. Je pense aussi comme vous que tout serra tenté afin de réduire le risque d’à-coup. Et que votre analyse du sans à-coup tiens la route dans les faits actuellement observés. Qui as envie de tout perdre, là est la vrai question et c’est là aussi que se trouve la réponse. Il y aura surement de petit à-coup mais seront’il assé puissants pour engendrer un choc brutal ? le système semble être trés résilient et les populations le sont tout autant. Donc votre point de vue a des chances d’être le bon. Mais il suffit d’un petit caillou pour que tout ficillent. En tout cas perci pour l’ouverture analytique, c’est un point de vue qu’il semble interressant a prendre en compte.

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  7. le piege de Marx: la dialectique, la lutte de classes qui renforse le systeme

    et sa solution : Au dela le Bien et le Mal ! ?

    Probablement le projet, conscient ou pas, est Le Meilleur des Mondes … alors,
    l`heure exacte de la civilisation occidentale, est La 25 eme heure …
    ( les deux ecrits avant 1950 ! meilleure vue a l`epoque ? )

    La formule : keep smiling ! dennonce comme vous le faites, le meme cinisme, de meme nature.

    Merci et bravo pour votre travail Mr Bertez !

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  8. sur la longue histoire (ltcm 1987)et la crise de l’euro et les intentions divergentes de la fed et de la bce
    vu d’un autre oeil je pense sincère (je commence à le connaitre et je pense qu’il a une revanche à prendre alors il déballe)
    il est certain que ce mec est dangereux,
    (en fait il y a 1 ou 2 mois son second livre et ses vidéos avec 4/5mois de reratrd!? on fait le tour de chine sur internet, une des meilleures audiences, max keiser n’a aucune explication,)

    Real Conversations: Rickards, McCullough Unplugged on Fed, USD, Economy & More

    ce qu’il faut retenir ama, c’est que les banquiers centraux us sont incompétents et donc illisibles.
    plus anecdotique : ce qui est incroyable et qu’on peut les payer pour manger avec eux
    (cf cette video) , kyle bass aussi se vantait de connaitre un assistant de trichet

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  9. Je vous remercie encore et toujours BB, cette démarche intellectuelle dans le réel ..et des vérités
    dites brillamment . Parfois la vérité est difficile a comprendre pour quelques uns, le formatage des
    « cerveaux » , et ce depuis des lustres, ne reçoivent que l’echo qu’ils veulent recevoir…ou peuvent percevoir.

    Comme vous dites si bien, pour comprendre il faut connaître l’Histoire …et comptent sur l’amnesie des citoyens, il a toujours été ainsi.

    Merci simplement,

    Depuis Madrid,
    Marian

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  10. Addedum : être perturbé dans ses certitudes…qui il y a t’il de plus important je me le demande, car « penser » est la démarche la plus difficile mais la plus merveilleuse, sans elle point de vie.

    Bonsoir depuis Madrid,

    Marian

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  11. Bonjour,

    Très intéressant comme toujours.
    Sur du temps long comment pensez vous articuler la finitude des ressources avec la « virtualisation » de la monnaie ?

    En gros je comprend bien l’intérêt de casser l’invariant monnaie pour gagner du temps, et suis fasciné par l’aptitude du système à perdurer. Mais, peut être à tort, pour moi l’invariant final est le nombre de bouche à nourrir (c’est une image, pour les besoins divers de l’humanité actuelle).

    Donc quel est pour vous la suite logique, une fois que l’invariant monnaie ne l’est plus ?

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    • Non ce n’est pas la demande (le nombre de bouches à nourrir) qui constitue la limite du système, c’est l’offre, c’est l’offre.

      La demande, transformée comme elle l’est par la civilisation et la culture, dans nos sociétés modernes, en désir, est infinie. Avec le nombre de pages- fini et limité- d’un dictionnaire on peut faire une infinité de phrases et de romans et on ne s’en prive pas.

      L’horizon de l’économie, l’horizon de la grande réconciliation entre la finance et le réel c’est la rareté: rareté des ressources et limites au travail humain.

      La valeur financière a comme limite non pas la demande d’actifs financiers qui est infinie, mais la contrevaleur de la finance, c’est à dire la production.

      Si le système n’était pas malthusien par construction, alors la limite des échanges serait la rareté du travail et des matières premières. Etant entendu que par travail il faut entendre le travail total c’est à dire inclure le travail qualifié et le progrès des technologies et processus de production.

      La preuve que nos systèmes sont malthusiens par construction est que lorsqu’un équipement ou des hommes ne sont pas rentables, on les met au rencart et au chômage. La nécessité du profit, qui limite la production à ce qu’il est rentable de produire, la nécessité du profit est le régulateur/limitateur de la croissance.

      La contrainte de profit est une contrainte d’ économie et d’optimisation.

      Contrairement à ce que pensent les gens de gauche et les écolos, le profit est, si il n’est pas perverti, par des règles du jeu politiciennes et corporatistes, progressiste. Il permet les progrès futurs par l’investissement, la recherche, la productivité et l’économie des matières consommées: Hélas le monde marche la tête à l’envers et ce sont les gaspilleurs et inefficients qui tiennent le devant de la scène.

      L’invariant de la valeur nominale de la monnaie va sauter, c’est à peu près la seule chose sure et certaine, autant que l’est notre mort. On ne peut plaquer de l’infini, du sans limites sur du fini et du rare. Les seules questions sont celles de la forme et du calendrier des évènements.

      La monnaie actuelle, c’est de la parole, du verbe et la parole s’envole, n’engage à rien.

      On dit que la parole s’envole et que les écrits restent. Les fiat/fausses monnaies sont des paroles, elles ne coûtent rien , l’or c’est l’écrit, ce qui a demandé un effort et qui reste, par opposition à l’éphémère et au galvaudé de la parole.

      On dit aussi que la parole est d’argent mais que le silence est d’or, je vous invite à réflechir sur la profondeur abyssale de cette comparaison. Assimiler le silence et l’or , n’est ce pas proprement sidérant? Quelle justesse! Quelle préscience que celle de la Sagesses des Nations qui a compris que l’or pouvait se contenter du silence pour être ce qu’il est, et qu’il n’avait pas besoin de parole, de promesse, l’or est un en-soi. Il s’autorise à être ce qu’il est, de lui même.

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  12. Un lien m’est apparu. Emmanuel Todd met en relation l’évolution de la sphère familiale, de l’éducation avec les bouleversements économiques qui en découlent. Il avait déjà prévu le déclin (entre autres) de l’empire américain suite à l’éclatement de la sphère familiale et une baisse de diplômés supérieurs (pour faire court). Vous dites : ‘dans le cas présent, celui de la crise, les germes sont très anciens, ils remontent aux dérives du financement de la guerre du Viet-Nam et à la fameuse Grande Société, au beurre et les canons de cette époque. C’est à cette époque que l’on a commencé à prendre des libertés avec le Central Banking.’
    Or cette guerre c’est aussi le début du peace&love, woodstock, et de l’éclatement de la structure familiale. Un éclatement qui s’est répercuté en Europe, et qui va encore plus loin avec la perte de repère homme/femme, via le mariage pour tous et les transgenres. Je pense que l’avènement de Conchita Wurst comme étendard célébré dans les médias occidentaux mixant homme/femme marque un réel tournant dans cette évolution. La notion de ‘famille’ datant de millénaires de civilisations est détruite, la notion de séparation homme et femme est détruite, la société perd ses repères et la monnaie aussi. Or cette perte de repères avec ce concept de ‘l’homme moderne’ est occidental. Pour le moment il est réfuté en Asie et par la Russie à majorité Chrétienne Orthodoxe. La Russie est entre ces deux mondes, elle les lie, c’est pourquoi ce pays est particulièrement stratégique.

    Alors, quelle civilisation va prendre le dessus? Retour aux normes dites plus traditionnelles? Extension de la vision occidentale? N’est-ce pas ce qui est en train de se jouer en ce moment ? L’analyser nous permettra déjà, sinon d’anticiper, du moins de ne pas trop nous perdre en chemin.
    Quel voie le système va donc prendre? ………Quel avenir pour nous? Car oui… nous vivons une perte de repères, tant sur le plan social qu’économique….

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  13. Merci Mr Bertez pour vous articles profonds et ancrés dans le réel.
    Comme vous le dites, la qualité d’une idée ou d’une action ne se mesure qu’a l’aune de ses résultats. Pour prendre la mesure de la votre, il n’y a qu’à s’attarder un instant sur les commentaires que vos billets suscitent chez vos lecteurs. Je les lis toujours avec intérêt. Leur qualité contraste avec les lieux communs que l’on subit sur la quasi totalité des autres blogs et medias.
    Merci Mr Bertez de « faire monter le niveau » …

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  14. M.Bertez,

    il semblerait que vous ayez un disciple sur la nature actuelle de la monnaie en la personne du très respectable CH.Gave, et c’est tout à votre honneur.
    Sauf que pour lui il ne s’agit pas d’une hypothèse de travail mais d’une certitude:  » le postulat que la monnaie était au centre du système n’existe plus…et les travaux que j’ai pu faire depuis 40 ans sont périmés »!! ou encore :  » Nous sommes passés à un nouveau système où le cheminement logique va du prix des actifs à la quantité de monnaie… »… et vas y Janette…PRINT?PRINT!! INFINITY!!
    OK d’accord Messieurs dont acte! on s’incline devant tant de science, basta, circulez y a rien à voir!
    Mais alors peut-on rester perplexes sur l’aboutissement de ce nouveau système comme le grand Charles ?
    Personnellement je ne le crois pas car les thèses de Schumpeter à la sauce nouveau paradigme ça veut plus rien dire : aujourd’hui on a destruction, puis phagocytose par les grands groupes,et croissance 0,..
    Quant aux zinzins( les market- makers) je ne crois pas une seconde qu’ils soient dupes de la situation bien au contraire plutôt complices de la FED….jack pot!!
    Autre point la supposée révolte des populations? elle est déjà encadrée et supervisée par « les maîtres » ; préparez vous à entrer de plein fouet dans un new age où « les damnés de la terre » seront condamnés à survivre avec quelques pilules de nourriture mélangée à des tranquillisants!
    Enfin le changement des élites…laissez moi rire! on nous referait le coup du « changement c maintenant »…mais.bien sûr! les jeunes loups remplaceront les vieux croûtons et après ? tout, tout va continuer….là là là là là là.
    Non vraiment M.Bertez je vous approuve hélas à 100% et c’est vrai que ce processus avance lentement mais sûrement et (presque) tout est en contrôle
    Ce monde est vraiment foutu….mais pas pour tout le monde!!! HA HA HA
    Salutations!

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  15. Les billets de Bruno Bertez, ceux du même tonneau que celui-ci, sont particulièrement édifiants. Ils me rencontrent. Mon intelligence résonne en harmonie. Cela va chercher très loin, et profond. Au fin fond des âges… Savez-vous, Bruno, que le… comment dire? le fond? la trame? le paradigme? … de votre pensée est exprimé en Genèse 4:2! Et ça n’a rien, mais alors RIEN de religieux. En français, ce texte est tout juste bon à être illustré de jolis dessins pour enfants. Mais l’hébreu, même (surtout) pour un balbutiant, dit tout en deux temps! Caïn « était » fini, figé, terminé. Abel, lui, « était » dans le devenir. J’ose dire qu’Abel était joyeux, sa manière d’être était sanctionnée par la joie. Caïn, ramant comme un dingue à aménager l’élément naturel de son origine, la Adamah, était amer. Et jaloux. Car présenter son caca, si beau fût-il, ne rend pas joyeux.
    Quant aux mystères qui font que ça marche malgré eux, rien de tel (pour moi) que de poser ses fesses dans des ruelles de Bangkok et de « voir ».
    Ah, comme j’aimerai que vous soyez ici, à la terrasse édénique de ce petit hôtel dans une Soi minuscule, et je vous montrerais les mots. Les mots qui témoignent pour vous. Que vous êtes vérité!

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