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Avec un pétrole en chute libre le danger des surévaluations d’actifs induites par les stimulus monétaires commencent à se faire jour sur le marché de la dette corporate du secteur de l’énergie.

Avec un pétrole en chute libre le danger des surévaluations d’actifs induites par les stimulus monétaires commencent à se faire jour sur le marché de la dette corporate du secteur de l’énergie.

gasfed

Depuis le début de 2010, les producteurs d’énergie ont soulevé $ 550 000 000 000 de nouvelles obligations et de prêts que la Réserve fédérale leur a gracieusement  fourni via des coûts d’emprunt proche de zéro, selon la Deutsche Bank AG. Avec des prix du pétrole qui plongent, les investisseurs s’ interrogent sur la capacité de certains émetteurs à respecter leurs obligations quant au remboursement de leur dette. La firme de recherche CreditSights Inc. prédit que  le taux de défaut des obligations high yield d’énergie va doubler à huit pour cent l’année prochaine.

La décision de la Fed de maintenir les taux d’intérêt de référence au plus bas depuis six ans a encouragé les investisseurs à placer leur argent dans des titres de catégorie spéculative dans le but de générer des rendements, ce qui fait craindre que les risques aient été largement négligés. Un rapport de Moody ‘s Investors cette semaine a révélé que la protection des investisseurs dans la dette corporate est  à un niveau historiquement bas, tandis que les rendements moyens des obligations high yield comprenez à risque  ont été longtemps plus faible que ce que les entreprises investment grade(de bonne qualité) payaient avant la crise du crédit…

11 décembre/2014 (Bloomberg) -par Christine Idzelis et Craig Torres

https://confoundedinterest.wordpress.com/2014/12/11/fed-bubble-bursts-in-550-billion-of-energy-debt-zero-interest-rate-policy-crashing-crude-prices-bubble-burst-norwegian-krone-nosedives/

Des signes inquiétants
La dette dite haut rendement (high yield ou plutôt junk bonds, soit obligations pourries) représenterait environ 900 milliards de dollars, soit 15% du secteur obligataire américain du haut rendement. Le premier défaut a eu lieu en mai 2014, avant même le début de la baisse du pétrole. Une très modeste faillite de 1,3 milliard, pour le moment. Mais depuis octobre, l’écart de rendement des obligations pourries du secteur de l’énergie s’est écarté de façon très menaçante du rendement moyen de l’ensemble des obligations pourries. C’est mauvais signe : les investisseurs prennent peur et vendent.

chute des obligations
Par courtoisie de GKResearch et de l’Institut des Libertés via agora

http://la-chronique-agora.com/subprime-petrole-schiste/

Selon un rapport de BOA cité par AMBROSE EVANS PRITCHARD   près de 15% des producteurs de pétrole de schiste américains perdent de l’argent actuellement, et que plus de la moitié pourraient faire faillite si les cours du pétrole brut devaient tomber en dessous de 55 dollars le baril. Cette conclusion ne coïncide cependant pas avec celles d’un autre géant bancaire américain, Citigroup, qui évalue à près de 40 dollars le baril les coûts de production marginaux des producteurs de pétrole des Etats-Unis, ce qui suppose qu’ils pourraient résister à des cours proches de 50 dollars.

BofA avertit que la baisse des cours pourrait également affecter les producteurs de pétrole de schiste argentins et mexicains qui pourraient totalement cesser leur production, tout en obligeant les producteurs canadiens à se limiter à l’exploitation de quelques zones de sables bitumineux, et les producteurs russes, à quelques champs pétrolifères isolés

http://www.express.be/business/fr/economy/bofa-lopep-est-effectivement-dissoute-et-le-cours-du-petrole-va-tomber-a-50-dollars-le-baril/209822.htm

2 réponses »

  1. BofA avertit que la baisse des cours pourrait également affecter les producteurs de pétrole de schiste argentins et mexicains qui pourraient totalement cesser leur production

    totalement cesser leur production? ? ?
    moi qui croyait qu’un puits de pétrole de schiste coutais cher avant la mise en route et plus grand chose après ?

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    • Eh bien votre raisonnement est faux…Un puit de schiste coûte peu cher à la mise en route parce que financé par la dette et grâce dans un premier temps à l’accessibilité des réserves mais compte tenu des difficultés d’extraction grandissantes et des demandes de retour sur investissement des financeurs qui se font poindre il va demander des investissements techniques importants et un prix marché élevé du pétrole. Comme avec le subprime immo et suivant la technique cher à Madoff on a multiplié l’ouverture de nouveaux puits y compris des puits dont on savait la potentialité sur la durée inexistant pour financer les puits déjà existants…
      Dans le cas mexicain et argentin les réserves existent mais leur extraction nécessite dans le temps des moyens important et donc son corollaire un prix du baril élevé…

      Un baril qui chute c’est assurément la fin du schiste aux US sauf s’ils arrivent à supplanter la Russie en tant que fournisseur de matières premières de l’Europe et à nous faire financer leur installation d’exportation en manipulant à satiété leur dollar…

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