Art de la guerre monétaire et économique

Innovation/ Les Robots Nous Piquent Nos Boulots ?

Innovation/ Les Robots Nous Piquent Nos Boulots

Lancée dans les années 2000, la vague de robotisationpourrait détruire 3 millions d’emplois en France d’ici dix ans… mais aussi créer de nouveaux métiers. Faut-il avoir peur de ces machines ?

Les robots sont parmi nous ! Dans les grandes surfaces, où des caisses automatiques détectent et pèsent vos articles. Dans la finance, où des robots traders passent plus de la moitié des ordres boursiers. Dans les usines, où plus d’un million de robots peignent, soudent et vissent. La plupart sont, pour nous, invisibles. « Lorsqu’on parle de robots, on pense d’abord aux humanoïdes, pointe Bruno Bonnell, patron de Robopolis, une société de robotique personnelle. Mais ce sont aussi des objets connectés, des capteurs, des logiciels. » Toutes sortes de machines capables de réaliser des tâches de manière autonome. Aujourd’hui, ces automates exécutent des travaux simples. Demain, ils seront serveur, réceptionniste ou aide-soignant.
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© ASK Media.

Des usines aux bureaux

Les robots sont-ils les fossoyeurs de nos emplois ? C’est ce qu’affirme une étude choc du cabinet de conseil stratégique Roland Berger. En France, 42 % des métiers seraient menacés par la robotisation et 3 millions de postes devraient disparaître d’ici à 2025 (lire interview page 54). Un constat partagé par l’influent laboratoire d’idées européen Bruegel, qui estime que la moitié de nos emplois n’existeront plus dans vingt ans. Offrant un aperçu de ce qui nous attend, l’entreprise Foxconn, principal sous-traitant d’Apple en Chine, a embauché cet été 10 000 robots dans ses usines et devrait en ajouter 30 000 par an. Et le géant de la vente en ligne Amazon s’est équipé de 15 000 automates pour assurer les commandes de Noël. Apparus dans l’industrie automobile en 1961, aux Etats-Unis, les robots « s’attaquent désormais au secteur de l’économie sociale et aux activités de services », explique Eric Ballot, économiste à l’école des Mines ParisTech. Et améliorent chaque année leurs compétences. Bientôt, ils seront capables de remplacer des juristes, des comptables, des professeurs… Autant d’emplois occupés par la classe moyenne aujourd’hui.

Le tableau n’est pas si noir, plaide la Fédération internationale de la robotique. D’une part, ces automates soulagent les humains des tâches les plus dangereuses, d’autre part, ils créent des emplois. « Il y a et il y aura encore pendant des décennies besoin d’êtres humains pour superviser leur travail », souligne la fédération. Un optimisme partagé par Bruno Bonnell, à la tête de Robolution Capital, un fonds de 80 millions d’euros lancé par le gouvernement pour soutenir la filière robotique. « De nouveaux métiers vont être inventés. A l’époque des fiacres, on n’imaginait pas qu’il existerait un jour des concepteurs de moteurs ou de pneus. » Le cabinet Roland Berger évalue à 500 000 le nombre d’emplois ainsi créés dans les dix prochaines années. Essentiellement dans le domaine de l’environnement, des relations clients et des nouvelles technologies. Pas assez toutefois pour compenser les 3 millions de suppressions de postes.

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© ASK Media.

Une occasion de sortir de la crise

Faut-il pour autant fermer nos portes aux robots ? Non, répondent les économistes. « C’est le prix à payer pour assurer notre compétitivité », analyse Eric Ballot. Plus fiables, plus précis, moins chers et jamais fatigués, les robots permettent de réaliser d’importants gains de productivité et d’améliorer la qualité des produits. Redonnant une chance à l’industrie française face à l’Inde ou à la Chine. Mais avec 34 500 robots en service, contre 62 000 en Italie et 150 000 en Allemagne, la France est à la traîne et devra vite se convertir.

« Notre retard est paradoxalement une opportunité, assure Eric Ballot. Nous n’aurons pas besoin de renouveler les stocks de machines anciennes et nous pourrons directement investir dans la nouvelle génération de robots, beaucoup plus performante. » A condition de trouver le moyen de financer cette mutation dans un contexte de crise. C’est aussi l’occasion pour la France de développer une filière robotique de pointe. Avec des fleurons comme la société Aldebaran Robotics, installée en banlieue parisienne, qui s’est imposée comme un leader mondial des robots de service (lire encadré page 52). « Et pourquoi pas faire de notre pays la Californie de l’Europe ? » avance Bruno Bonnell.

Si certains experts prédisent, à terme, la fin du travail et l’avènement d’une société de loisirs, il faut, pour l’heure, accompagner d’urgence cette révolution industrielle et éviter la flambée du chômage. En encourageant le développement de nouvelles activités (énergie renouvelable, économies numérique, sociale et solidaire…) qui fourniront les emplois de demain. « Il faut favoriser l’entrepreneuriat et l’innovation, l’émergence des start-up, pointent les économistes américains Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee dans leur livre Race Against the Machine (« Course contre la machine »). Il est nécessaire d’investir dans la formation initiale et continue, de revoir le système éducatif basé sur des cours magistraux et d’y intégrer les nouvelles technologies. » Pour que l’homme ne cherche pas à rivaliser avec les robots en leur disputant les mêmes emplois, mais puisse collaborer avec eux.

ALDEBARAN, LA ROBOTIQUE « MADE IN FRANCE »

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Tokyo. A l’entrée d’une boutique de téléphonie mobile Softbank, Pepper, un robot souriant, le corps monté sur roulettes, accueille les visiteurs et leur propose de tester un smartphone dernier cri. A Paris, Nao, petit automate de 58 centimètres,fait la promotion d’ampoules auprès des clients de Darty. De la science-fiction ? Non, le début du succès pour la société française Aldebaran, installée à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).Pour l’instant réservées aux entreprises et aux universités, ses deux machines humanoïdes, Pepper et Nao, seront vendues au grand public à partir de 2015, en commençant par le Japon. Fondée en 2005, l’entreprise tricolore s’est imposée comme un des leaders mondiaux de la robotique de service, réalisant un chiffre d’affaires de 18,8 millions d’euros en 2012.L’ambition de son PDG, Bruno Maisonnier : « Rendre les robots accessibles au plus grand nombre pour faciliter la vie de tous les jours. » Et il n’entend pas s’arrêter là. Il s’attaque aujourd’hui au marché de l’aide à la personne avec Romeo, un nouveau modèle qu’il expérimentera à partir de 2016 auprès de personnes âgées.©  William Beaucardet. PAR MATTHIEU DELACHARLERY ET CHRISTINE MONIN/ Le Parisien
PHOTO THE MAN MACHINE REEM B #5 [PAL], BARCELONE, SPAIN, 2010 © VINCENT FOURNIER / COURTESY ACTE2GALERIEhttp://leparisienmagazine.fr/innovation-les-robots-nous-piquent-nos-boulots-112586/

Comment répondre à une nouvelle menace pour l’emploi: les robots

Olivier Feller/Le Temps 12/1214

L’automatisation va désormais toucher l’économie tertiaire: dans dix ans, 20% des tâches pourraient être robotisées, selon une étude récente. Devant ce bouleversement à venir, le conseiller national Olivier Feller nous encourage à anticiper les difficultés qui résulteront de ce bouleversement, tout en se préparant à profiter des perspectives d’un développement technologique à haute valeur ajoutée

29 octobre 2014. La filiale japonaise du groupe Nestlé annonce qu’elle va engager 1000 robots comme vendeurs de machines à café dans les grandes surfaces et les boutiques spécialisées du pays. Ces robots «Pepper» sont des semi-humanoïdes dotés d’un visage plutôt sympathique et montés sur roulettes. Ils ont une tablette tactile à la place du ventre. Ils sont surtout capables de dialoguer, non sans humour, avec les clients et de leur proposer les différents articles qu’ils sont chargés de vendre.

La fiction avait déjà précédé la réalité. Depuis janvier 2012, la télévision suédoise diffuse une série d’un nouveau genre: Real Humans : 100% humain. Encore peu connue sous nos latitudes – elle n’a été diffusée que sur Arte –, la série se déroule dans un monde où l’usage des androïdes est devenu banal. Façon de parler. Car ces androïdes, ces «robots humains» baptisés «hubots», sont utilisés comme domestiques, ouvriers et même comme partenaires sexuels. En arrière-plan des intrigues de la série, un débat de société s’installe entre ceux qui sont favorables à cette nouvelle technologie et ceux qui en redoutent les conséquences sociales.

On sait bien que l’avenir ne se présente jamais vraiment comme on l’avait imaginé ou prédit. L’an 2000 n’a pas toujours été comme on l’attendait dans les années 1960 ou même après. Mais la révolution numérique en cours depuis deux à trois décennies s’accélère. Le développement de la robotisation, qui a déjà bouleversé de nombreuses entreprises industrielles, est une nouvelle étape de cette révolution.

L’automatisation va désormais toucher l’économie tertiaire, celle des services. Les métiers manuels ne sont plus les seuls concernés. Tous les secteurs seront touchés En (très) résumé, 20% des tâches aujourd’hui accomplies dans les services pourraient être «robotisées» dans dix ans. C’est une étude de Roland Berger Strategy Consultants, l’un des leaders mondiaux de la branche, qui vient de lancer l’alerte à grande échelle*. Mais une équipe de l’Université d’Oxford avait déjà calculé en 2013 que 47% des emplois risquaient d’être automatisés dans une vingtaine d’années aux Etats-Unis.

Cette robotisation ouvre bien sûr de nouvelles perspectives de création d’emplois, à commencer dans les nouvelles technologies qui permettent de produire des robots de plus en plus sophistiqués, de plus en plus mobiles, autonomes et intelligents. Mais les emplois créés ne remplaceront de loin pas tous les emplois détruits, ni en nombre ni en termes de compétences requises. Cette évolution va encore augmenter les besoins en emplois très qualifiés au détriment du travail peu qualifié. Et dans les services, les nouveaux profils d’emploi seront différents de ceux qui sont aujourd’hui recherchés. Autre conséquence sur le marché du ­travail: les nouveaux emplois seront encore plus concentrés qu’aujourd’hui autour des grandes métropoles.

La conclusion est évidente. Si nous ne voulons pas être dépassés, il faut dès maintenant anticiper les difficultés qui résulteront de ce bouleversement, tout en se préparant à profiter des perspectives d’un développement technologique à haute valeur ajoutée.

Notre pays ne doit pas se croire à l’abri. Grosso modo, une entreprise suisse sur trois éprouve des difficultés à recruter le personnel qu’elle recherche. Cette situation récurrente pourrait accélérer la robotisation de notre économie. Et il n’est pas certain que les robots se contentent de remplacer les travailleurs immigrés.

Selon les estimations de l’OCDE, 13 à 19% des adultes de notre pays sont illettrés. Environ 800 000 personnes ont un niveau de compétences trop faible en lecture et en calcul bien qu’elles aient suivi huit à neuf ans d’école obligatoire. Elles éprouvent des difficultés dans la vie quotidienne et professionnelle, même si la plupart d’entre elles ont, heureusement, un emploi. Dans l’économie actuelle, ces salariés ont cependant deux fois plus de risque que les autres de se retrouver au chômage. L’avenir qui s’annonce transformera ce risque en triste réalité si rien n’est fait pour changer en profondeur notre système d’éducation.

Il faut stopper l’illettrisme, qui est déjà un scandale aujourd’hui. L’école en tant que telle n’en est de loin pas seule responsable. Le problème réside plutôt dans la ­déliquescence de l’effort et du minimum de discipline indispensables à l’étude. Ce n’est pas le smartphone ni le niveau des réseaux sociaux – au fait, avez-vous des nouvelles de Nabilla? – qui vont assurer la formation intellectuelle et professionnelle des jeunes.

La meilleure réponse que nous pouvons apporter à cette nouvelle ère économique, c’est d’adapter la formation pour faire évoluer de nombreuses professions dans le commerce, les assurances, les banques, l’administration, les hôpitaux… Et de ne pas nous lasser, entreprises et collectivités publiques, d’investir dans la formation – y compris de base –, la recherche et l’innovation. Les robots arrivent. Ce n’est pas le moment de baisser les bras.

* «Les Classes moyennes face 
à la transformation digitale» 
est accessible sur Internet. 
C’est l’hebdomadaire français 
«Le Journal du Dimanche» 
du 26 octobre 2014 qui l’a révélée au grand public.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/19a7460c-815d-11e4-9a92-1e037d8e04b7/Comment_r%C3%A9pondre_%C3%A0_une_nouvelle_menace_pour_lemploi_les_robots

Quand les robots déferlent sur les usines chinoises

TIMOTHEE VILARS / Les Echos |  LE 04/12 
Dans ans, robot industriel utilisé usine chinoise.

Dans trois ans, un robot industriel sur trois sera utilisé par une usine chinoise. – Imaginechina / AFPEn réaction à la flambée des salaires et à la baisse des marges, le pays représentera plus du tiers des ventes mondiales de robots industriels d’ici à trois ans. Dans trois ans, un robot industriel sur trois sera utilisé par une usine chinoise. Si le club des industries robotisées est déjà restreint, puisque 70 % des ventes de robots s’effectuent dans cinq pays (Chine, Japon, Etats-Unis, Corée du Sud et Allemagne), les années qui viennent auront les allures d’une déferlante asiatique – et en particulier chinoise, selon la Fédération internationale de robotique (IFR). Les ventes de robots industriels devraient doubler dans les trois ans en Chine (qui passera de 20 à 35 % du marché), alors que le pays est déjà le premier marchémondial depuis 2013.

Touché par des grèves, le sous-traitant d’Apple en Chine, Foxconn, avait frappé les esprits il y a trois ans en promettant de remplacer ses ouvriers par 1 million de robots ; depuis, il n’en a acheté que 10.000. Mais, avec plus de 30 usines de robots en construction, les industriels chinois devraient poursuivre le mouvement, en réaction à la flambée des salaires et à la baisse de leurs marges. « Le coût de production de ces machines diminue de 5 % par an, alors que le coût du travail augmente de 10 % par an », justifie un expert chinois cité par « Le Quotidien du peuple ».

 L’Asie creuse l’écart

Et les fabricants chinois, qui détiennent un peu moins d’un quart du marché local, rivalisent avec les acteurs étrangers comme le japonais Fanuc ou l’allemand Kuka. Il suffit, pour se faire une idée du potentiel chinois, de rappeler que le taux de robotisation moyen des usines reste vingt fois inférieur à celui de la Corée du Sud…

Alors même que le Japon, pionnier en la matière, voit son stock opérationnel de robots stagner, l’Asie est en train de creuser un écart décisif sur l’Europe et l’Amérique. Le continent trustera 65 % des ventes en 2017, contre 53 % en 2012. La Corée du Sud et Taiwan se sont déjà imposés en acteurs majeurs, mais ne sont plus seuls : en 2017, la Thaïlande comptera plus de robots industriels que la France.

Des robots plus souples

Avec 40 % des commandes mondiales, l’automobile reste de loin le premier client mondial, devant l’électronique. Mais la robotique s’étend aujourd’hui à l’aéronautique, l’agroalimentaire, la plasturgie, la chimie et même aux cosmétiques. L’arrivée de nouveaux robots plus légers, plus simples d’utilisation et moins onéreux (dès 20.000 euros pour un bras articulé) facilite l’accession des PME au marché, y compris en France où le retard de la robotisation préoccupe les pouvoirs publics.

« Nous sensibilisons au fait que les robots ne sont plus réservés à de la grande série ou à des bac + 8 », explique Pierre-Marie Gaillot, chef du projet Robot Start PME au Cetim (Centre technique des industries mécaniques). Eric Rosello, distributeur en France du danois Universal Robots, évoque des robots de 18 kilos destinés à des travaux de chargement, nécessitant un jour de formation et rentabilisés en moins d’un an.

Ces robots peuvent aussi permettre de conserver des savoir-faire sur le territoire en libérant du temps pour les gestes réclamant une plus-value manuelle. Le spécialiste du cintrage de fil CFT (15 salariés), dans le Cher, dit avoir éloigné les menaces de délocalisation grâce à son premier robot. De quoi nuancer les craintes liées à des menaces sur l’emploi industriel. « Pour l’instant, nous avons régulièrement entendu parler de développement, de nouveaux marchés, mais pas une seule fois le mot “licenciement’’ », souligne Pierre-Marie Gaillot. 

Premier bilan pour le plan d’aide « Robot Start PME »

Lancé en octobre 2013, le programme « Robot Start PME » vise à doter 250 PME françaises de leurs premiers robots. Un an plus tard, il est aujourd’hui à mi-chemin puisque 136 entreprises l’ont rejoint et une vingtaine bénéficient d’une robotisation de leur production, principalement pour des tâches de chargement, d’assemblage et de soudage. L’enveloppe de 33 millions d’euros est répartie sous le patronage de bpifrance et du Symop, le Cetim ­se chargeant de l’accompagnement.

 http://www.lesechos.fr/industrie-services/industrie-lourde/0203987008318-quand-les-robots-deferlent-sur-les-usines-chinoises-1071071.php?b2a7wM3K8rddLLsx.99

6 réponses »

  1. La civilisation des loisirs on nous a déjà fait le coup pour l’an 2000. On a vu, explosion de l’économie financière des actifs fictifs et chasse ouverte à la compétitivité pour justifier toute la fausse monnaie et toutes les fausses valeurs. Nous serons plus nombreux et il n’y aura plus de travail pour la grande majorité, je doute que ce fabuleux système qui ne désire que le profit toujours plus concentré donne un futur enviable…Jamais dans l’histoire de l’humanité, l’humain n’a été en mesure d’être complètement remplacé par une machine, jamais dans l’histoire de l’humanité une machine a eu la capacité d’être plus vive d’esprit qu’un humain, ce monde là ne va pas laisser grande place à la créativité, on va tout droit vers un monde uniformisé sans aucun charme jusqu’à la révolte finale….

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  2. La robolution ce n’est pas seulement une mutation societale pour ce qu’elle recouvre de changements dans notre rapport au travail, mais c’est aussi dans la maniere de gerer la richesse qu’elle induit au sein de la population en général… A qui se destinent les produits et services si ceux-ci n’alimentent qu’un marché continuellement en réduction?… Une élite?.

    Quelle type de société est capable d’opérer une telle mutation perenne, et sur quel type d’énergie abondante et pas chère?.

    L’I.A, suivant une poussée dont on ne percoit pas l’horizon temporel et factuel mais qui nous titille l’intuition, nous amène, inévitablement, à nous interroger sur la place de l’humain dans une société transfigurée. La biotechnologie nous mettra dans un état de dépendance (servitude?) tel qu’une compétition, aux implications darwiniennes, ouvrira le champs eschatologique quant au sens de nos actions dans la balance de notre survie. In fine, c’est l’idée meme de CONSCIENCE REFLEXIVE en tant qu’attribus sélectif de la machine basé sur le modèle humain qui se profile…. Les barrieres d’Asimov seront-elles toujours respectées voir meme étendues?.

    Le progrès conditionne et enchaine l’humain dans une démarche prométhéenne, une fois initiée le mouvement il ne peut plus reculer!. Ce mouvement n’est durable que dans la mesure ou energie et matiere premiere sont disponibles en abondance, c’est ce qui initia et catalysa la révolution industrielle et permit a l’humain de se penser distant de la Nature, puis au dessus d’elle. La démesure du désir de sur puissance, nourris par la jouissance d’avoir et d’etre (impulsé par l’hybris, cet ADN infernal) conduit inévitablement à s’interroger sur la raison d’etre quant à la maniere de se penser humain dans un environnement sans cesse travestis par son hybris.

    Les maitres d’hier auront transmis à leurs héritiers de demain le sceptre des dieux, celui de l’immortalité et de l’idéal de puissance/jouissance…. Demain, ils pourront se passer des masses, la biotechnologie( intégrée à leurs corps) remplacera ce qui apparaitra alors inutile et couteux à leurs yeux: l’humain dépassé. La démographie galopante légitimera leur reaction génocidaire car les morlocks peuvent enfin se passer les elois.

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