Art de la guerre monétaire et économique

Acheter au sommet/ Ma très chère banque: Il faut que tout change pour que rien ne change/ L’économie réelle et ses emplois sont otages du dieu-argent

Acheter au sommet par James Howard Kuntler

Wall Street n’est rien d’autre qu’un des motels financiers insalubres qui jonchent ce qui est aujourd’hui devenu un immense bidonville économique. La monnaie notionnelle y est florissante mais ne peut survivre que là. Ce que nous percevons aujourd’hui n’est rien de plus que le système d’exploitation de cette économie cherchant tant bien que mal à se réduire en pièces. 

bizkrypo

La raison pour laquelle nous avons tant de mail à comprendre ce qui se passe est que les divers joueurs de l’économie globale ont établi une armature de mensonges pour le maintenir en place – notons par exemple la création de liquidité par les banques centrales, qui prétend être un afflux de capital nécessaire au soutien des marchés. Il serait plus correct de l’appeler « capital contrefait ». Il n’a rien de liquide, et est même plutôt gazeux. C’est pourquoi il a tendance à laisser s’échapper des « bulles » là où il afflue. Quand ces bulles explosent, du gaz s’en échappe très vite, et il ne se passera pas bien longtemps avant que le monde soit jonché des restes de baudruche pathétiques de tant de rêves et d’espoirs. 

Tous ces efforts tragiques qui visent à maintenir en place une matrice de mensonges auraient pu se transformer en une série d’activités visant à préserver le grand projet de civilisation. Mais voilà qui aurait requis le démantèlement de rackets tels que celui de l’agro-industrie, de l’industrie médicale, de l’industrie automobile, de l’industrie d’expansion suburbaine et de l’industrie des prêts étudiants. Tous ces systèmes devront disparaître et être remplacés par des programmes directs et honnêtes au service de la production alimentaire, du commerce, des soins, de la construction de nouveaux lieux de vie et de l’éducation. 

Toutes ces industries devront être réduites, devenir moins complexes, être localisées et se concentrer sur la réalité du monde qui les entoure – plutôt que de reposer sur des intermédiaires sinistres qui empochent des couchent entières de valeur et ne laissent rien derrière eux qu’une fine couche de déchets. Ces réformes inévitables sont contenues par l’intransigeance d’un système bancaire incapable d’admettre être entré dans une phase critique. Il est soutenu par la seule confiance en la lévitation perpétuelle. Il est raisonnable de croire qu’ébranler cette confiance pourrait nous mener à la guerre. Après tout, un certain nombre de cités-Etats seront peuplées de foules en colère à la recherche de moyens de survie et de réponses concises – et une grande partie du capital qui leur reste est susceptible d’exploser. 

Le président Barack Obama aura beaucoup de réponses à apporter. Mais il n’existe plus aucun débat public quant à son échec face aux excès du système bancaire. Il aurait dû commencer à restructurer les plus grosses banques en janvier 2009. Il aurait dû proposer par le biais des membres du Congrès la remise en place de la loi Glass-Steagall. Personne, si ce n’est Bill Black, n’a soulevé la passivité remarquable de la Commission des valeurs mobilières des Etats-Unis sous Obama, qui n’a déposé aucune plainte auprès du Département de la justice, sans parler de la faute professionnelle de l’avocat général Eric Holder. 

Barack Obama n’est bien évidemment pas le seul titulaire éminent de charge publique aux Etats-Unis. Le comportement de tous les  autres  au cours de cette dernière décennie représente un tel échec en termes de cran et d’action que la jeune génération pense certainement qu’il n’existe plus d’autre solution que la révolution. Je suppose que les jeunes d’aujourd’hui auront leur chance. Tout ce qui se profile à l’horizon – notamment les chants idiots des haussiers de la finance – laisse supposer toujours plus de conséquences déchirantes aux actions des prétendus sages  qui gouvernent les affaires monétaires aujourd’hui.

James Howard Kunstler Kunstler.com/ 24hgold.com Publié le 08 décembre 2014

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-achetez-au-sommet.aspx?article=6038672342H11690&redirect=false&contributor=James+Howard+Kunstler.&mk=2

Ma très chère banque: Il faut que tout change pour que rien ne change 

Contournée aux États-Unis, l’interdiction faite aux banques de réaliser des opérations pour compte propre est en train d’échouer en Europe 

Que n’a-t-on entendu…

G8, G20, FSB : les banquiers spéculateurs, les bonus pousse-au-crime, c’est fini ! On va re-réglementer : Bâle III, CRD IV, Barnier et ses 41 directives et règlements, Dodd-Franck aux États-Unis. 

Dodd-Franck, justement, et sa section 619, dite règle Volcker : les banquiers ne doivent pas spéculer pour eux-mêmes. Enfin une règle claire, simple, propre à éviter les dérives qui ont mené à la crise ! 

Mais alors, quel est ce titre des Échos le 17 octobre 2014 : “Le trading redémarre sur les chapeaux de roues à Wall Street” ? Les spéculateurs sans doute, mais pas les banques, quand même ? Ah, mais si : “La hausse atteint même 32 % chez Goldman Sachs. La hausse est également de 19 % chez Morgan Stanley, et de 11 % chez Bank of America”. 

Comment est-ce possible ?

C’est que, si la règle Volcker faisait deux pages, la section 619, elle, est plus longue et plus détaillée ; et le diable est dans les détails des 1 077 pages de la Final Rule. 

La sous-section (d) détaille les activités qui restent permises : trading sur certaines obligations publiques, trading pour faciliter la tenue de marché (dans des limites “raisonnables”), hedging pour mitiger les risques, services pour les capital-risqueurs et les hedge funds (sous conditions d’une stricte séparation d’intérêts et de garanties), et toutes autres activités considérées sûres et saines par les superviseurs… En précisant que toutes ces exceptions ne doivent pas mener à des conflits d’intérêts entre la banque et ses clients… 

Quelles exceptions les grandes banques américaines ont-elles utilisées pour regonfler leurs spéculations ? Peu importe : c’est le résultat qui compte. “Les salles de trading sont incontestablement plus vivantes. Les banquiers gèrent mieux les nouvelles contraintes. Il y a un niveau de certitude qu’on ne voyait pas l’an dernier”, commente un trader de JP Morgan. En clair, maintenant, on sait contourner les règles. 

“La spéculation regagne assez vite son niveau d’avant-crise : on achète dans la seule perspective de revendre plus cher. Dans des banques moins nombreuses et plus grosses, donc encore plus intouchables” 

Et que dire des bonus ? À Wall Street, ils ont augmenté de 15 % en 2013, à 27 milliards de dollars. Et 10 milliards de livres à la City de Londres, dépassant le record de 2006 : la réglementation européenne, plafonnant les bonus à une ou deux fois le salaire fixe à partir de 2015, est contournée d’avance par les banquiers londoniens, à l’aide de faux salaires fixes. 

Les fraudes massives ont également continué après la crise. Les manipulations sur les taux d’intérêt à Londres et Tokyo, en cours de sanction, ont continué jusqu’à novembre 2010, et n’ont cessé qu’à la suite d’une dénonciation. Les manipulations massives sur l’énorme marché des changes, en cours de sanction aussi, étaient le fait de trois douzaines de traders dans une dizaine de banques, dont quatre détiennent plus de la moitié du marché mondial. Sans oublier JP Morgan qui a couvert les 6 milliards de pertes de la baleine de Londres (surnom donné à un trader londonien du fait de l’énormité de ses positions) en 2012. 

La spéculation regagne assez vite son niveau d’avant-crise : on achète dans la seule perspective de revendre plus cher. Dans des banques moins nombreuses et plus grosses, donc encore plus intouchables. Forcément, avec la crise, certaines banques ont fait faillite ou ont été absorbées par des plus grosses, d’autres ont renoncé aux spécialités où elles n’étaient pas assez grosses. Cette concentration plus forte accroît encore le risque systémique. 

Contournée aux États-Unis, l’interdiction faite aux banques de réaliser des opérations pour compte propre est en train d’échouer en Europe : la proposition Barnier de janvier 2014 est en cours d’examen par le Parlement européen, sous une pression fantastique des lobbies bancaires, et de leurs superviseurs les plus libéraux, la France et l’Allemagne. Le nouveau commissaire européen aux services financiers, Lord Hill, ancien lobbyist pour HSBC, va à présent s’en occuper… 

Par Michel Crinetz,ancien contrôleur à l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP)/ Nouvel Economist Publié le 10/12/2014

http://www.lenouveleconomiste.fr/linterdiction-faite-aux-banques-de-realiser-des-operations-pour-compte-propre-est-en-train-dechouer-25429/

Fed: répit pour les banques US

La Réserve fédérale américaine (Fed) a accordé un répit aux banques américaines jeudi en leur donnant deux ans de plus avant de limiter drastiquement la spéculation. Les grandes banques ont désormais jusqu’au 21 juillet 2017 au lieu du 21 juillet 2015 pour se débarrasser de leurs fonds d’investissements et de leurs sociétés de capital-investissement souvent très actifs dans les opérations de courtage. Contenue dans la fameuse règle dite Volcker qui interdit la spéculation avec les fonds propres, cette disposition est contestée par Wall Street et notamment par les banques d’affaires qui demandaient davantage de temps pour s’y conformer. Formellement, la Fed a accordé jeudi un premier délai d’un an jusqu’au 21 juillet 2016 mais elle indique qu’elle étendra encore ce délai d’une autre année, l’année prochaine. «Cela va permettre aux banques d’avoir du temps supplémentaire pour désinvestir ou se conformer à la règlementation vis-à-vis de ces fonds», précise le communiqué de la Fed. Toutefois, tous les investissements réalisés après le 31 décembre 2013 devront être conformes à la règle Volcker dès le 21 juillet 2015. Enfin, cette extension ne porte pas sur le coeur de la règle Volcker qui interdit aux banques de faire du courtage pour leur propre compte («proprietary trading) qui doit toujours entrer en application le 21 juillet 2015, précise le texte. Inscrite dans la loi de régulation de Wall Street votée en 2010 dans le sillage de la crise financière de 2008, la réglementation Volcker a dû attendre cinq ans pour être finalisée par les régulateurs américains.

L’économie réelle et ses emplois sont otages du dieu-argent. Par Liliane Held-Khawam

Un tsunami avait déferlé le 3 mars 2013 en Suisse. La votation contre les rémunérations abusives avait viré au plébiscite (plus de 54% de oui) contre une super-élite du SMI (1). Pour le citoyen normal, les autorités avaient montré jusque-là une incapacité à gérer et à sanctionner les abus en tout genre (Swissair, les « subprime » des grandes banques, des bonus mirifiques malgré un sauvetage avec l’argent public, le scandale du Libor).


En 2012 les autorités avaient battu des records de déni du citoyen, du contribuable et de la législation au profit de ces supranationales. On avait même communiqué les noms de citoyens suisses présumés innocents au Département de justice américain. Ces personnes avaient eu le tort de travailler un jour pour ces grandes banques dont la soif d’argent de leurs dirigeants ne connaît apparemment pas de limites. En revanche, aucune enquête n’a été diligentée sur sol suisse contre les vrais coupables malgré des informations croustillantes et détaillées. http://lombard-street.ch/2010/01/08/affaire-ubs-serie-noire/ (blog fermé le 25 août 2014 http://lombard-street.ch/2014/08/25/fermeture-du-blog/ )

La dérive de ce système où le plus fort impose sa loi et fait payer à la collectivité ses prises de risque, voire ses crimes finiront par supplanter les institutions démocratiques et la souveraineté du citoyen (définition-même du mot démocratie). Les partis classiques droite-gauche sont dépassés. Les autorités sont si constantes dans leur impuissance réelle ou simulée à gérer cette super-élite qu’elles donnent de plus en plus le sentiment d’en être les auxiliaires. Les bonus déconnectés de la réalité ne sont qu’un des symptômes d’un système qui résulte d’une puissante dynamique générée par le mixage de la globalisation, la financiarisation et la technologie.
Ce phénomène visible depuis une quinzaine d’années est issu des restructurations/fusions massives d’entreprises aux labels prestigieux sur le plan mondial. Ces gros employeurs multinationaux très impliqués dans le tissu national offraient autrefois une base stable à la population active. Fréquemment centenaires, leur succès était celui de générations d’entrepreneurs et de collaborateurs qui avaient mis en commun leurs talents au service de la qualité et de l’économie réelle de leur pays.

Ce décembre le Figaro annonçait ceci : « Plus de 55.000 postes ont été détruits entre juillet et septembre 2014, dont près de la moitié dans l’intérim. C’est le trimestre le plus mauvais depuis le deuxième trimestre 2009, quand l’économie était encore en récession. » Pourtant ce phénomène inexorable se poursuit depuis une trentaine d’années.

Mondialisation. Globalisation. La réorganisation est devenue dès les années 80-90 sans raison objective un must. On a fait alors appel à l’un ou l’autre des cabinets de conseils initiateurs de mondialisation. Le plus grand accompagne 93 des 100 plus grandes entreprises du monde et 50 gouvernements. Leur logique implacable de croissance s’appuie principalement sur deux axes :
• Le premier vise à se positionner face aux concurrents pour les supplanter. Fusions et acquisitions se succèdent. La guerre des prix qui bénéficie dans un premier temps au client a pour principal objectif de liquider la concurrence. Les prix peuvent dans un deuxième temps repartir à la hausse (pratique du hard discount).
• Le deuxième axe agit sur les potentialités du marché. Cette cartographie cible la croissance financière maximale possible dont les indicateurs de succès sont le chiffre d’affaires et la marge bénéficiaire.
Délocalisations, sous-traitance à bas coûts, salaires low-cost, licenciements massifs, échange de population active entre des seniors expérimentés et des juniors en CDD ou stagiaires moins chers mais ignorants des règles et pratiques de gestion… L’entreprise, ses emplois ainsi que toute l’économie réelle sont devenus les otages du dieu-argent.

globalisation

On a pu ainsi abandonner des secteurs d’activités moyennement ou peu rentables. Ailleurs, c’est une entreprise qui a licencié pour réduire ses coûts la veille d’un rendez-vous financier important. Tant pis pour les emplois… Les indicateurs financiers priment. Aujourd’hui, bon nombre de produits de labels prestigieux et de grandes surfaces ne se différencient les uns des autres que par le visuel et le marketing. L’image. Un simple vernis pour faire acheter…

La production standardisée, massifiée, centralisée et bon marché se trouve quelque part dans le monde. Pendant ce temps, le client occidental continue de payer la marque au prix fort malgré la banalisation de sa qualité. Les marges devenues énormes continuent de croître même quand le chiffre d’affaires baisse.

Le pouvoir du producteur réel s’amplifie à son tour face à une concurrence qui s’estompe quand elle n’est pas cartellisée. La diffusion des produits devenue virtuelle se fait via des traders. Le contrôle qualité se relâche. Le risque de frelatage augmente. Huile, médicament, vin, lait, viande. Tout y passe. De l’huile de moteur dans l’huile alimentaire. Avec le «horsegate», on découvre qu’un seul et même producteur vend le même produit sous une multitude de formes, de pays et de labels. Les leviers financiers de la globalisation sont réels. Les milliardaires se multiplient. Tant pis pour la qualité. Tant pis pour l’éthique.
Impossible de parler de globalisation sans parler de financiarisation. Une politique d’expansion a besoin d’argent frais.

1. La vente du patrimoine. Ainsi, bon nombre d’entreprises ont vendu des actifs juteux hors des métiers ciblés (core business) pour racheter la concurrence. Des «chevaux crevés» -dont Sabena- ont par exemple eu raison du patrimoine de Swissair. La substance de celle-ci a été largement siphonnée.

2. La croissance par l’endettement. Dans un deuxième temps, la croissance exige un endettement auprès de la HF. Celui-ci sera fatal pour l’autonomie de ces géants. Ainsi une banque définit lors de l’octroi d’un crédit le rythme des amortissements. Le banquier a aussi un droit de véto sur la stratégie de l’entreprise. C’est un refus de prolonger les crédits qui a cloué les avions de Swissair au sol.

Un créancier comme UBS dont le premier actionnaire est le fonds souverain de Singapour se targue d’occuper aujourd’hui la première place d’Asie. Dans quelle mesure avait-elle intérêt à encourager ses débiteurs, clients à délocaliser vers ce pays ? Son Directeur général prédisait récemment que les petites et moyennes banques suisses vont souffrir ces prochaines années et que 60 à 80 établissements disparaîtront. Il ne dit pas en revanche à qui en incombe la faute. Comment une guerre impitoyable -soutenue par la Conseillère fédérale des finances- a été livrée à la place financière suisse et à ses petits gestionnaires indépendants. Pendant ce temps, les grandes banques qui en avaient les moyens sont allées se poster en Asie et notamment à Singapour et Hong Kong. UBS est la grande gagnante des déboires de la place financière suisse. Tant pis pour les emplois suisses, tant pis pour les impôts, tant pis pour la justice… Les PME bancaires –ainsi que toute la place financière- paient aujourd’hui pour les nuisances initiées en 2007par UBS elle-même.

Si la HF détient en tant que créancière un droit de vie ou de mort sur les entreprises cotées en bourse et leurs emplois. UBS va plus loin en imposant sa vision dans les coins et recoins de la vie suisse (université, politique…). Les analyses économiques et conjoncturelles y c les conseils et autres projections sont faites par UBS et/ou CS. Ce sont ces informations qui sont reprises et relayées dans les médias nationaux. Ce sont elles qui participent fortement à la diffusion massive du rôle attendu de la banque centrale. Etonnant tout de même…
La technologie vient accélérer cette dynamique de financiarisation et de croissance. La robotique par exemple devient moins chère que le plus bas des bas salaires du monde. Ainsi, en Chine une entreprise a remplacé 500 000 ouvriers par des robots. Au Japon, une entreprise neuve de 15 hectares, entièrement automatisée, produisant pour 2 milliards de dollars par mois fonctionne avec 15 salariés.
La mondialisation a enfanté un système à haute concentration de capitaux, à haut rendement mais puissamment destructeur d’emplois. Cela est résumé par des bourses qui évoluent à l’opposé des niveaux de chômage et de paupérisation. Il engendre la captation de l’outil de production par la HF doublée d’un sentiment de toute-puissance de la super-élite. http://www.huffingtonpost.fr/2014/02/26/ascenseur-goldman-sachs-twitter-gselevator-auteur_n_4856472.html

Dow Jones, Fed, Personal Income, Jobs
L’économie réelle, nationale mais aussi la réalité de la population active sont simplement ignorées par ces financiers mais plus grave encore par les tenants de l’autorité publique. Jusqu’où ce système ira ?

Liliane Held-Khawam Le 18 Décembre 2014

(1) SMI est l’indice boursier du marché suisse regroupant les 20 principales actions

http://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2014/12/18/les-emplois-les-otages-du-dieu-argent/

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