Art de la guerre monétaire et économique

Ce Que Poutine Ne Nous Dit Pas/ Sanctions Vs Contre-Sanctions, Ça Va Jouer Dur !/Damer le pion….

Ce Que Poutine Ne Nous Dit Pas Par Pepe Escobar

Lors de sa conférence de presse annuelle et du marathon de questions et réponses qui a suivi, même aux prises avec ce qui, à tous égards, constitue une tempête parfaite, le président Poutine a affiché un comportement extrêmement mesuré.
Obama arrivant avec un jeu de dames (checkers) de politique étrangère sous le bras à une table où Poutine est devant un jeu d'échecs
Obama arrivant avec un jeu de dames (checkers) de politique étrangère sous le bras à une table où Poutine est devant un jeu d’échecs

Cette tempête parfaite évolue sur deux fronts : une guerre économique ouverte (comme un siège mené à coup de sanctions) ainsi qu’une attaque concertée et secrète menée dans l’ombre, au cœur même de l’économie russe. Pour Washington, l’objectif ultime est clair : appauvrir et dégriffer l’adversaire, pour le forcer à s’incliner docilement devant les lubies de l’Empire du chaos [1]. Et s’en vanter à tout bout de champ jusqu’à la victoire [2].

Le problème, c’est qu’il se trouve que Moscou a impeccablement percé le jeu, et ce, même avant que Poutine, lors de la réunion du club Valdaï d’octobre dernier, ne décrive avec perspicacité la doctrine Obama, en disant que nos partenaires occidentaux sont des adeptes de la théorie du chaos contrôlé.

Poutine a donc parfaitement compris en quoi consistait l’attaque monstre de cette semaine, de type chaos contrôlé. L’Empire dispose d’un pouvoir monétaire massif, d’une influence énorme sur le Produit intérieur brut mondial de 85 000 milliards de dollars et du pouvoir bancaire qui sous‑tend tout ça. Rien de plus facile donc que de faire jouer ce pouvoir, par l’entremise des systèmes bancaires privés, qui contrôlent en réalité les banques centrales, pour lancer une attaque sur le rouble. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’Empire du chaos rêve de faire chuter le rouble d’environ 99 % (anéantissant du même coup l’économie russe). N’est‑ce pas là la meilleure façon d’imposer à la Russie la discipline impériale ?

L’option nucléaire

La Russie vend son pétrole à l’Occident en dollars US. Lukoil, par exemple, possède un dépôt en dollars US dans une banque américaine pour ses ventes de pétrole. Pour verser des salaires en roubles en Russie, Lukoil devra vendre ses dépôts en dollars US pour acheter en Russie un dépôt en roubles pour son compte bancaire, ce qui aura pour effet de soutenir la valeur du rouble. La question n’est pas de savoir s’ils accumulent des fonds à l’étranger, cela est une donnée.  La seule question est de savoir s’ils ne les font plus revenir en Russie. La réponse est non. Et il en va de même pour d’autres entreprises russes.

La Russie n’est pas en train de perdre ses économies, comme en jubilent les grands médias occidentaux. Elle peut toujours exiger des compagnies étrangères de se délocaliser en Russie. Apple pourrait par exemple y ouvrir une usine de fabrication. Les récents accords commerciaux sino‑russes incluent, entre autres, la construction d’usines en Russie par les Chinois. Vu la dépréciation du rouble, la Russie est en mesure d’exiger des entreprises manufacturières établies dans l’Union européenne de se délocaliser sur son territoire, sous peine de perdre leur accès au marché. Poutine a, en quelque sorte, admis que la Russie avait trop tardé à imposer une telle demande. La chose (positive en soi) est désormais inévitable.

Puis il y a aussi l’option nucléaire (option que Poutine n’a même pas eu à mentionner). Si la Russie devait décider d’imposer un contrôle des mouvements de capitaux ou un congé de remboursement de larges tranches de sa dette venant à échéance au début de 2015, cela équivaudrait au pilonnage du système financier européen (dans le style choc et stupeur). Après tout, une bonne partie du financement des banques et des grandes entreprises russes a été approuvée en Europe.

Pour ce qui est de la Russie elle‑même, l’exposition au risque n’est pas l’enjeu. Ce qui importe, ce sont les liens avec les banques européennes. Un banquier d’affaires me citait l’exemple de Lehman Brothers, qui a provoqué tout autant l’effondrement de l’économie européenne, que celui de la ville de New York (par le jeu des liens d’interconnexion). Et ça, même si Lehman était basée à New York. Ce qui compte, c’est l’effet domino.

Si la Russie devait déployer cette option financière nucléaire, le système financier occidental ne serait pas en mesure d’absorber le choc causé par l’interruption du service de la dette. Et cela prouverait (une fois pour toutes) que les spéculateurs de Wall Street ont érigé un château de cartes tellement fragile et corrompu, que la première vraie tempête aura suffi à le réduire en poussière.

Un seul coup suffirait

Et si la Russie cessait d’assurer le service de sa dette, créant du coup une sainte pagaille, compte tenu de ce que ça représente 600 milliards de dollars ? Ce scénario transparaît dans le fait que les Maîtres de l’univers demandent à Janet Yellen et à Mario Draghi de créer des crédits dans les systèmes bancaires, pour prévenir les dommages indus (comme ceux subis en 2008).

Mais imaginons qu’ensuite la Russie décide de couper l’acheminement du gaz et du pétrole vers l’Ouest (tout en maintenant les pipelines ouverts en direction de l’Est). Les services de renseignements russes pourraient causer des dommages considérables et constants aux postes de pompage, du Maghreb jusqu’au Moyen‑Orient. La Russie pourrait bloquer tout le gaz naturel et le pétrole en provenance des stans d’Asie centrale [3]. Le résultat ? L’effondrement financier le plus gigantesque de toute l’histoire. Et la fin des prétentions à l’exceptionnalisme de l’Empire du chaos.

Il s’agit bien sûr d’un scénario apocalyptique. Mais il ne faut pas provoquer l’Ours, car, ce scénario, il pourrait le réaliser en un éclair.

Lors de sa conférence de presse, Poutine [4] a affiché une attitude vraiment sereine, calme, contenue (et une ardeur à plonger dans les détails), car il sait que Moscou a les moyens d’une autarcie complète. Il va de soi qu’il s’agit d’une guerre asymétrique contre un empire dangereux qui s’écroule. Qu’en pensent les nains intellectuels qui fourmillent au sein de l’administration du canard boiteux Obama ? Qu’ils pourront vendre à l’opinion publique américaine (et mondiale) l’idée selon laquelle Washington (en fait, leurs caniches européens) affrontera une guerre nucléaire sur le théâtre européen au nom de l’État ukrainien en déroute ?

C’est une partie d’échecs. Le raid sur le rouble était censé faire échec et mat. Ça n’a pas marché. Pas quand le coup est porté par de simples amateurs de scrabble. Et n’oubliez pas le partenariat stratégique sino‑russe. La tempête est peut‑être en train de s’apaiser, mais la partie, elle, se poursuit.

 Pepe Escobar
Traduit par Jacques pour vineyardsaker.fr

[1] Empire of Chaos: The Roving Eye Collection [amazon.fr, Kindle Edition]

[2] White House Brags Sanctions Put Russia On ‘Brink of Collapse’: Crippling Russian Economy Could ‘Force’ Putin to Obey US (antiwar.com, anglais, 16-12-2014)

[3] Les stans sont les pays dont le nom comporte ce suffixe : Afghanistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Pakistan, Tadjikistan, Turkménistan

[4] Putin: Russian economy will inevitably bounce back, 2 years in worst case scenario (rt.com, 18-12-2014)

Source : What Putin is not telling us (rt.com, anglais, 18-12-2014)

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

Sanctions Vs Contre-Sanctions, Ça Va Jouer Dur !

Une de mes sources ultra fiables, qui vit à New York, m’a envoyé ce qui suit. J’aurai l’occasion de confirmer très bientôt ce que le gouvernement russe en pense VRAIMENT.
Poutine et Obama sur le ring
Poutine et Obama sur le ring

Le principal problème, ce ne sont pas les recettes fiscales en Russie, qui demeurent pratiquement les mêmes, puisque la dépréciation du rouble et du pétrole se font en tandem. La baisse du rouble est l’incitatif majeur qu’il fallait pour changer l’économie de la Russie, en la poussant à compter sur elle-même.

Le principal problème, c’est la dette extérieure, qui s’élève à environ 600 milliards de dollars. Je crois comprendre qu’on conseille au gouvernement russe de se placer en défaut de paiement de toute cette dette, car il est trop coûteux de vendre des roubles contre des dollars, afin de payer les intérêts et le capital exigibles. Les Russes pourraient décréter un moratoire. C’est une solution envisagée très sérieusement, qu’ils pourraient négocier au préalable, car elle est susceptible de causer une conflagration économique en Occident. Ce fut le cas lorsque les marchés sont devenus hystériques et que Long Term Capital Management, avec ses produits dérivés s’élevant à plus de 1 300 milliards de dollars, a failli faire s’écrouler l’ensemble du système financier occidental, au moment de la crise financière russe, qui a commencé le 17 août 1998.

La Russie a bien des contre-sanctions éventuelles à sa disposition, comme l’arrêt de ses livraisons de pétrole et de gaz naturel à l’Union européenne, qui causerait un effondrement de l’économie mondiale, ou un défaut de paiement de toutes ses dettes auprès de ses créditeurs des secteurs privé et public à l’extérieur de la Fédération de Russie, qui ébranlerait l’Union européenne dans ses fondements. La Russie est pratiquement autosuffisante au chapitre de ses besoins, en raison de son immense potentiel minier et agricole. Les Russes peuvent adopter une loi interdisant à toute société de payer l’intérêt ou le capital d’une dette qui n’est pas libellée en roubles.

Pour mettre les choses davantage en perspective, la Russie, qui vivait une période de chaos relative en 1998, a vu son PIB baisser de seulement 4,5 %. Le recul du PIB pour 2014 sera négligeable, d’un point de pourcentage, ou deux tout au plus.

Pepe Escobar
Traduit par Daniel pour Vineyardsaker.fr

Source : It’s hardball time, page Facebook de Pepe Escobar, 11-12-2014

http://www.vineyardsaker.fr/2014/12/12/loeil-itinerant-sanctions-vs-contre-sanctions-ca-va-jouer-dur/

Sergueï Lavrov : « La Russie sortira renforcée » des sanctions occidentales

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est déclaré confiant dans la capacité de son pays à faire face au choc économique créé par les sanctions occidentales, lors d’un entretien exclusif accordé à France 24.

Malgré l’effondrement du cours du rouble, le pouvoir russe assure ne pas être destabilisé. C’est en tout cas le message que le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a voulu faire passer lors de son entretien exclusif accordé à France 24, diffusé mardi 16 octobre.

« La Russie ne va pas seulement survivre [aux sanctions occidentales], elle en sortira renforcée », a déclaré le diplomate, alors qu’une intervention vigoureuse de la banque centrale russe peine à juguler la plongée de la monnaie russe.

« Bien sûr que ça nous touche, nous ne prenons aucun plaisir à être sanctionné » a concédé Sergueï Lavrov, avant de dénoncer des mesures imposées par l’Union européenne (UE) sur ordre de Washington, afin, affirme-t-il, de provoquer un « changement de régime » à Moscou.

« Nous avons surestimé l’indépendance de l’UE en matière de politique étrangère », a ajouté le chef de la diplomatie russe, sous-etendant que l’Europe ne faisait que suivre les injonctions des États-unis.

Soutien russe à « l’intégrité territoriale de l’Ukraine »

Le ministre russe des Affaires étrangères est en outre revenu sur la crise ukrainienne, principal sujet de discorde avec les diplomaties occidentales. Ces dernières ont imposé une série de sanctions économiques contre la Russie après avoir accusé Moscou de soutenir militairement les insurgés séparatistes de l’est de l’Ukraine.

Une accusation que Sergueï Lavrov a rejetée du revers de la main, insistant au contraire sur l’importance de « l’intégrité territoriale » de l’Ukraine aux yeux de Moscou. Le chef de la diplomatie russe a apporté son soutien aux demandes des rebelles des régions de Donetsk et Lougansk, qui insistent pour que les accords de cessez-le-feu comprennent un véritable volet économique.

« La reprise des interactions économiques entre ces régions et le reste de l’Ukraine est absolument impérative et nous ne comprenons pas pourquoi le président [ukrainien] Porochenko a signé un décret qui vise à les couper économiquement, financièrement, et socialement du reste de l’Ukraine », a déploré le chef de la diplomatie russe.

« Nous ne sommes pas en train de suggérer la fédéralisation, ni l’autonomie ou la décentralisation […]. C’est aux Ukrainiens de discuter de la façon dont les régions élisent ou sélectionnent leurs dirigeants, quel type de partage pour les impôts ils souhaitent entre les autorités centrales et les régions », a ajouté Sergueï Lavrov.

Le ministre des Affaires étrangères russe a également abordé tous les grands dossiers géopolitiques du moment – du nucléaire iranien au conflit israélo-palestinien en passant par les relations de la Russie avec l’Otan.

http://www.france24.com/fr/20141216-video-sanctions-occidentales-russie-renforcee-lavrov-serguei-ukraine-interview-exclusive-france24/

Damer le pion Par Strategika51

Nombreux sont celles et ceux qui comparent la géopolitique à un jeu d’échec. Pour ma part, je préfère la voir comme une partie de dames. les pions ont tous la même valeur, les mêmes déplacements, le même potentiel; ce qui compte, c’est la rapidité du jeu.

Il en va de même, pour moi, des différents états qui tentent de laisser leur empreinte sur le monde. A la base leur potentiel est quasi identique, leurs déplacements relativement libres, il n’y a guère que la rapidité d’exécution qui change, ainsi que les tactiques employées.

Là où les Etats-Unis et leurs alliés planchent sur des projets qui seront réutilisés par la suite, en cas d’atteinte des objectifs (les exemples sont nombreux, des putschs militaires des années 70 aux « Printemps Arabes » de 2011), on a plus une impression de fuite en avant de la part de certains pays; mais il n’en est rien.

Par exemple, Moscou semble être dans une crise considérée comme très grave (par ceux qui l’ont déclanchée), et cela est vrai, la Russie traverse en ce moment une très mauvaise passe économique, mais c’est ce que recherchait les occidentaux. Car il n’est pas nécessaire d’avoir fait de grandes études pour savoir que la chute des cours du pétrole associée aux sanctions qui ont été votées (et qui continuent à l’être) peuvent faire tomber l’économie russe. Ce qui ne serait pas une nouveauté, l’économie étant une des principales cause de la chute de l’URSS. Et si vous pensez que les USA, les pétromonarchies du Golfe, et l’Union Européenne ne seraient pas assez fous pour risquer un effondrement des économies mondiales (digne de 1929) afin de faire tomber Moscou et tousser Pékin; vous vous méprenez totalement; quand il s’agit de pouvoir et d’égémonie, tous les coups sont permis, y compris jouer à la roulette russe avec un automatique…
Car c’est bien de cela qu’il s’agit, d’un suicide programmé, celui de l’Europe; car mis à part la conquète armée de la Russie afin de pouvoir annexer les gisements de gaz sibériens, l’avenir énergétique des membres de l’UE s’annonce sombre, voire glacial, surtout pour les états énergivores comme l’Allemagne qui aurait gros à perdre, surtout dans l’industrie. Mais ne vous y trompez pas, la France n’est pas tirée d’affaire, le gaz algérien et norvégien qu’elle importe est en passe de se tarir…

Pour en revenir au jeu de dames, une des techniques la plus efficace est celle qui consiste à faire avancer ses pions de façon ératique, sur tous les fronts; cela laisse supposer qu’il y aura des pertes, mais il suffit de damer un seul pion pour que le jeu bascule – au delà, c’est de la gourmandise… Et cette façon de faire ressemble trait pour trait à la politique internationale de la Chine.

Si l’on regarde d’un peu plus près les agissements de Washington et de ses alliés dans le monde, on s’aperçoit assez rapidement que toutes les guerres, insurections, destabilisations qu’ils ont déclanchés ne font que suivre l’avancée inexorable des pions chinois. Pékin s’installe en Afrique? Qu’à cela ne tienne, des extrémistes destabilisent les pays limitrophent; la Chine commerce avec l’Amérique du Sud? Le ban et l’arrière ban des spéculateurs sont ressortis des placards afin de mettre à genoux ceux qui ont eu l’outrecuidance d’inviter l’Empire du Milieu sur le continent américain.

Sauf que l’occident a juste oublié une chose, ce qu’il fait ne sert à rien, malgré les risques, Pékin n’a pas quitté l’Afrique et n’a pas l’intention de rompre ses contrats aves les pays d’Amérique Latine…

Mais voici que la Chine vient de damer un nouveau pion, juste après le rapprochement – plus que douteux – des USA et de Cuba, et pas n’importe où, en plus. En Europe! Et plus particulièrement en Serbie!
Hier, le premier ministre chinois – Li Keqiang – a rencontré son homologue serbe (Aleksandar Vucic); après les entretiens, Li et Vucic ont assisté à la signature d’un certain nombre d’accords de coopération dans les domaines de la coopération économique et technique, de l’énergie, de la finance, de l’aviation et de la culture.

Va-t-on assister, prochainement, à un « hiver serbe »?

http://strategika51.wordpress.com/2014/12/19/damer-le-pion/

Russie: la banque centrale met sous tutelle la grosse banque Trust, menacée de faillite

Par AFP, publié le 22/12/2014 

Moscou – La banque centrale de Russie a annoncé lundi la mise sous tutelle de la banque Trust, qui sera renflouée à hauteur de 30 milliards de roubles (430 millions d’euros) pour lui éviter la faillite en pleines turbulences liées à la chute du rouble.

Russie: la banque centrale met sous tutelle la grosse banque Trust, menacée de faillite

L’entrée de la banque centrale de Russie à Moscou, le 17 décembre 2014

 L’établissement est classé 29e du pays en termes d’actifs et 15e par les dépôts des particuliers sur plus de 800 banques dans le pays par le site spécialisé Banki.ru.

La banque centrale n’a pas précisé si les difficultés de l’établissement étaient liées à la chute du rouble, qui fragilise le système financier.

Lors d’une réunion extraordinaire, les dirigeants de la Banque de Russie ont approuvé le plan de sauvetage préparé par l’agence en charge de l’assurance des dépôts et la mise en place d’une administration provisoire, a annoncé le régulateur dans un communiqué. Un investisseur, qui devrait être « une grande banque russe« , va être recherché pour reprendre l’établissement.

L’aide apportée par un crédit de la banque centrale doit permettre de maintenir ses liquidités à un niveau suffisant pour continuer ses opérations sans répercussion pour les clients. Le sauvetage de cet établissement est une façon d’envoyer un signal aux investisseurs, éviter un effet de contagion, ou pis, une panique qui effondrerait tout le système bancaire russe.

Les banques russes se trouvent soumises à rude épreuve par le plongeon historique subi par le rouble la semaine dernière.

Dès mercredi dernier, la banque centrale a annoncé une série de mesures destinées à assurer la stabilité financière. Le gouvernement a préparé de son côté un plan de recapitalisation du secteur à hauteur de 1.000 milliards de roubles (13 milliards d’euros), adopté dès vendredi par la chambre basse du Parlement, la Douma.

Le secteur est en effet très vulnérable avec plus de 800 établissements hérités des années post-soviétiques pour certains très fragiles. La banque centrale a déjà fermé depuis deux ans plusieurs dizaines d’entre eux pour éliminer les maillons faibles du système.

Les banques éligibles à ce plan seront choisies en fonction de leur contribution à l’activité économique. Dans ce cadre, Vnesheconombank, l’un des cinq établissements ciblés par les sanctions occidentales, devrait notamment recevoir l’équivalent de 500 millions de dollars

Ces derniers jours, les taux du marché interbancaires, baromètre de la confiance que les banques s’accordent entre elles, ont fortement monté, reflétant des tensions et des problèmes de liquidités.

Les exportations de céréales alimentent la hausse des prix

D’autre part, le gouvernement russe a annoncé lundi l’introduction de barrières douanières pour limiter les exportations de céréales. Il s’agit d’augmenter l’offre intérieur et ainsi baisser les prix dopés par la chute du rouble.

Cette mesure va être mise au point et présentée au Premier ministre Dmitri Medvedev sous 24 heures, a indiqué le vice-Premier ministre Arkadi Dvokovitch, cité par les agences russes lors d’une réunion gouvernementale. La chute du rouble, qui rend les exportations très rentables pour les agriculteurs, a conduit à une forte hausse des prix du blé en Russie malgré une des moissons les plus abondantes jamais enregistrées.

Voici les chiffres essentiels à avoir en tête Par Charles Sannat

Haaaa, la dette… Alors que notre pays a un ratio dette sur PIB de 95 %, que les USA sont endettés à hauteur de plus de 105 % de leur PIB, la Russie, elle, n’a presque pas de dette… Un pauvre petit et minusculement ridicule 15,7 % de dettes sur PIB pour l’année 2014… Autant dire rien. Objectivement, la Russie est nettement plus solvable que la France…

Haaaaaaaaaaaa la balance commerciale… Alors que la France, la 2e économie de la zone euro tout de même, importe pour des centaines de milliards de chinoiseries diverses et avariées (sans oublier un grand paquet de gaz russe et de pétrole), ce qui nous fait tout de même une balance commerciale déficitaire d’environ 101 milliards d’euros, soit un paquet de sous tout de même qui quitte chaque année notre pays pour aller enrichir les autres (et accessoirement faire monter leur monnaie respective).
Le solde commercial de la Russie est, lui, de 179 milliards de dollars… Ce qui le rapproche de façon très dangereuse de l’Allemagne, grand exportateur devant l’éternel et dont pourtant personne ne cherche à contester la puissance.

Le déficit russe est de zéro… Là où nous nous débattons depuis plus de 40 ans pour obtenir un budget équilibré, sans succès évidemment, et nos déficits s’enchaînent inexorablement en nous menant vers une ruine collective.

Nous sommes 65 millions d’habitants et les Russes plus de 145 millions.

Alors que nos mamamouchis se demandent quand ils seront en mesure d’inverser de façon positive la courbe sans espoir du chômage de masse, en Russie, sous Poutine, le chômage plafonne à 5,6 %… De quoi laisser rêveur plus d’un mamamouchi français.

Le PIB russe est d’un peu plus de 2 057 milliards de dollars US, là ou le PIB de la France est de 2 902 milliards de dollars. C’est donc un avantage enfin pour nous petits Français. Nous sommes certes plus riches mais nettement moins bien gérés… Nous sommes donc, au final, nettement plus pauvres si l’on raisonne en « net de dette »…

La pression fiscale ne souffre également d’aucune comparaison… En effet, en Russie, les recettes fiscales ne sont que de 15,1 % du PIB là ou, en France, elles sont de 47 % (chiffre 2012) et les recettes publiques (au sens large de la taxation en France) de 53,5 % du PIB… Vous comprenez donc mieux pourquoi notre acteur national, le grand Gégé, est allé se faire tondre par Poutine plutôt que par Hollande….
Vous voyez également pourquoi la Russie a potentiellement la possibilité d’augmenter encore la pression fiscale pour s’en sortir, elle a de la marge avant d’atteindre une pression fiscale à la française… Et quelle marge !!

http://www.lecontrarien.com/leconomie-russe-est-bien-plus-brillante-que-leconomie-francaise-les-vrais-chiffres-22-12-2014-edito

2 réponses »

  1. La dernière puissance mondiale

    Mis en ligne le 8 mars 2014

    Vladimir Poutine vient de renverser le cours de l’Histoire, en plein milieu de la plus basse des Très Basses Époques.
    IL A BRAQUÉ LA BANQUE ONU 2.0.

    Il a mis EN JOUE le monde Transhumaniste/Écolo/Socialo/NéoNazi tel qu’il se révèle en CRIMÉE, c’est-à-dire
    EN RUSSIE.

    L’abruti aux chemises blanches y côtoie des chemises brunes avec l’Adolfette en sautoir. TOUT EST DANS TOUT, et en l’occurrence, dans le NIHIL (isme) le plus « accompli ».

    Les Russes n’ont que faire, par ailleurs, des autres crétins made-in-Frankreich venus paraît-il les « soutenir ». Un seul soldat russe d’aujourd’hui (l’antithèse du pauvre bidasse envoyé par les communistes se faire trouer en Afghanistan dans les années 80) va rappeler à TOUT-LE-MONDE que l’Esprit de Stalingrad est une manifestation DIRECTE de la plus Haute des Protections.

    Aussi, comme durant l’hiver 42-43, c’est bien la Très Sainte Russie qui aujourd’hui se dresse, SEULE CONTRE TOUS, mais en fait contre RIEN.

    Les Russes n’ont que faire de nos micro États-Nations RIDICULES, gouvernés par l’Agence locale du Grand Immeuble de Niou-Yaurque, et sise dans cette sinistre ville de Bruxelles.

    Les Russes sont la toute DERNIÈRE Puissance mondiale. La toute DERNIÈRE Puissance à pouvoir, vouloir et décider de faire dévier l’Axis Mundi planifié par les bureaucrates onuzis et leurs myriades de complices.

    Les Russes n’ont pas oublié ce que les Ukrainiens et leurs acolytes Musulmans ont accompli dans les Waffen SS, sur l’ensemble du « front », durant des années, sans parler des formations françaises.

    Jusqu’à ce que la DERNIÈRE Puissance mondiale ne renverse déjà le cours de l’Histoire et sauve les collabos zéropéens de l’époque en y laissant 26 millions d’hommes et de femmes sur le carreau, civils et militaires, une personne sur deux, donc, sur les 60 millions que la IIe Guerre Mondiale aura laissé comme charnier historique.

    ILS N’ONT DONC DE LEÇONS À RECEVOIR DE PERSONNE.

    Et mieux encore, sont en train de donner la seule qui vaille au « reste » du « monde » :

    AUCUN DE VOUS N’OSERA BOUGER.

    Vous n’avez ni les burnes ni les neurones.

    Rebranchez-vous sur vos StarAc, ou vos Femen.

    NOUS SOMMES L’HISTOIRE.

    Nous sommes la revanche de 1914-1917-18.

    NOUS SOMMES LE GRAND RETOURNEMENT.

    Attendez-vous à des vibrations.

    Maurice G. Dantec –
    Montréal, Canada

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