Commentaire de Marché

Reprise aux Etats-Unis ? Le multiplicateur moyen de crédit est égal à zéro (M1 multiplicateur reste en dessous de 1,0 a 0,74) et la Vélocité de M2 n’a jamais été aussi basse !!!! Par Anthony Sanders

Reprise aux Etats-Unis ? Le  multiplicateur moyen de crédit est égal à zéro (M1 multiplicateur reste en dessous de 1,0 à 0,74) et la Vélocité de M2 n’a jamais été aussi basse !!!! (Anthony Sanders)

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Comme aime à nous le rappeler post après post l’excellent Anthony Sanders sur son non moins excellent site Confounded interest : comment peut-on parler de reprise économique aux Etats-Unis et par voie de conséquences en Europe alors que tous les indicateurs de reprise sont au rouge ! Seule explication d’inspiration théologique : les voies de nos Banksters centraux  sont désormais impénétrables….

Bon Dimanche et Bonne Lecture

The Wolf

La mécanique des prêts bancaires depuis la crise financière de 2008  a été lente à se rétablir, malgré l’intervention massive sur les marchés financiers de la Réserve fédérale. La croissance du crédit bancaire est enfin  de retour à 8%, pour la première fois depuis la grande récession.

 Le multiplicateur monétaire M1 reste en dessous de 1,0, indiquant que pour chaque dollar créé par la FED une augmentation de la base monétaire M0 se traduira par une augmentation de moins de 1 dollar de la masse monétaire (M1).

Pire encore, le multiplicateur moyen de crédit est de … zéro.

Cela aiderait à expliquer la fantastique baisse jamais connue jusqu’à présent de la vélocité de M2

 Comment La Fed peut-elle espérer stimuler l’économie lorsque le multiplicateur moyen de crédit  est égal à zéro?

https://confoundedinterest.wordpress.com/2015/05/11/recovery-average-credit-multiplier-is-zero-m1-multiplier-remains-below-1-0-at-0-74/

Rappel: La vélocité de la monnaie, baromètre de la vigueur économique

« La vélocité de la monnaie est la vitesse à laquelle l’argent passe de main en main. Une vélocité élevée est le signe d’une économie dynamique et vice versa. Pourtant elle ne cesse de chuter aux États-Unis ce qui n’est a priori pas un bon signe (source : AmericanThinker).

Velocite-Monnaie-Fed-M2

La vélocité de la monnaie se calcule, dans sa version simple, en divisant le PIB par M2 soit l’argent liquide et les dépôts à terme inférieurs ou égaux à deux ans et les dépôts assortis d’un préavis de remboursement inférieur ou égal à trois mois.

Ce calcul révèle donc le nombre de fois que l’argent « tourne » dans l’économie chaque année. Certains économistes affirment qu’il est très difficile d’obtenir un calcul précis la vélocité de la monnaie. Les tentatives de le faire sont pourtant intéressantes. Voici notamment celle de la Fed de Saint-Louis ci-dessous.

La Fed tente de stimuler l’économie en augmentant constamment la masse monétaire, comme ceci :

M2-Fred

Une analyse simple de ces 2 graphiques nous porte à conclure que plus la Fed tente de stimuler l’économie avec des liquidités plus la vélocité de la monnaie baisse. Pourquoi la vitesse à laquelle l’argent circule semble-t-elle diminuer lorsqu’on augmente la masse monétaire ? Voilà une bonne question à poser à la Fed durant sa prochaine conférence de presse.

Cependant, il ne s’agit pas du seul facteur à prendre en compte. On pourrait également mettre en relation la baisse des taux avec la vélocité de la monnaie. C’est probablement une explication plus plausible et un problème sur lequel les économistes de la Fed ne veulent pas se pencher. Des taux artificiels encouragent de petits jeux comme les rachats d’actions, les fusions et acquisitions qui ne sont que des opérations comptables offrant peu de valeur ajoutée réelle à moins d’être actionnaire.

Cependant, la logique nous porte à croire que les efforts de la Fed échouent. Il y a des forces qui annulent les efforts de stimulation de l’économie de la Fed. Certains économistes, comme Paul Krugman, vont prétendre que c’est parce que les efforts d’assouplissement ne sont pas suffisants. De son côté, Einstein dirait que faire la même chose en espérant un résultat différent est la définition même de la folie. Je suis plutôt de l’avis d’Albert.

Bidouillée de façon artificielle trop longtemps, voilà à quoi ressemble notre économie. En 2006, les taux étaient d’environ 5 % aux États-Unis. À cette époque, les marchés actions se dirigeaient vers leur niveau record. Pourtant aujourd’hui avec des taux proches de zéro, la Fed se demande si leur relèvement d’un quart de point va nuire à l’économie et à la bourse. La Fed doit vraiment estimer que la situation est fragile pour nourrir cette crainte.

Ceci explique le déclin de la vélocité de la monnaie. L’économie et la bourse sont fragiles comme la Fed le craint. (…) »

(Traduction or-argent.eu)

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2015/05/15/la-velocite-de-la-monnaie-barometre-de-la-vigueur-economique/

http://or-argent.eu/la-velocite-de-la-monnaie-barometre-de-la-vigueur-economique/

3 réponses »

  1. Le problème de la vélocité monétaire doit être analysé sous deux angles. Celui de la vélocité des échangent financiers et celui des échanges du a la consommation de biens physiques. Sachant que la vélocité des produits financier n’apporte aucune amélioration de la consommation mais uniquement une accélération de l’inflation lorsque ces produits financiers sont construit sur un sous-jacent physique. L’immobilier en est un bon exemple. Lorsque le crédit coule a flot il se positionne sur tous les actifs physiques de long terme et non sur la consommation court terme, le produits qu’il faut racheter régulièrement. A partir du moment ou les prix sont trop haut il faut s’attendre a se qu’il y ait moins d’échange, financier ou physique. Seul une baisse des prix ou une augmentation des intérêts peut stimuler un retour a la consommation. Donc le ralentissement de la vélocité devrait se traduire par soit une augmentation des taux et par une baisse des prix. Puisque l’argument pour maintenir les prix étant les taux historiquement bas. Du coup se ralentissement de la vélocité va remettre en cause toute la gestion actuelle de la finance. Il sont aux taquet et comme ils vivent uniquement du crédit il va falloir qu’il trouve une solution leur permettant de continuer a faire de l’argent, prendre leurs commissions. Il faut donc s’attendre a une accélération de la déflation dut a une remonté des taux. Par contre pour émettre du crédit il vont devoir faire appel a des gens ayant de l’épargne et n’étant pas endetté. A mon avis il faut les motivés a permettre aux possesseurs d’épargnes de pouvoir emprunter même si il n’ont pas de revenu.
    J’attends avec impatience le coup de téléphone de mon conseillé financier 🙂 :). Sachant que si le marché de l’obligation devait se réduire, faute d’intérêt pour les prêteur et d’intérêt, prix trop haut, pour les acheteurs. Trouver d’autres débouchés pour le crédit. C’est a mon avis la meilleur chose a faire, mais il faut accepter de perdre d’un coté pour gagner de l’autre. Lorsque l’on veux gagner des deux cotés il y a toujours un moment ou cela coince dans un jeux a somme nul, ou seul l’intérêt est la variable d’ajustement de la masse monétaires dans un système équilibré. L’augmentation de la masse monétaire du a l’inflation fini toujours par se tarir. Ce n’est pas une exponentiel mais un logarithme. Il tend obligatoirement vers un maximum.
    Se que nos financier tente de faire et ceci :
    une Sigmoïde « http://fr.wikipedia.org/wiki/Sigmo%C3%AFde_%28math%C3%A9matiques%29 » ou encore « http://derivee.cours-de-math.eu/solution3-4-3.php » ou encore cela « http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_normale »

    bonne lecture…..

  2. Quelques précisions

    Le PIB est l’indicateur économique principal de mesure de la production économique réalisée l’intérieur d’un pays donné.

    Il est interagissant de le rapproché des différents agrégats monétaires.

    Il y a plusieurs composantes de la masse monétaire,: M1, M2, M3 (M3 n’est plus suivi par la Réserve fédérale,mais peut être évalue sur certains sites -Lien.graphique), ces éléments sont disposés sur un spectre du plus étroit au plus large.

    Cliquer sur la poupée pour en voir son contenu

    Ils fonctionnent en poupées russes, par liquidité décroissante.

    Pour simplifier

    ◾–>M1= un agrégat étroit M1, qu’on peut qualifier de « monnaie », qui regroupe les pièces et les billets en circulation dans le secteur non bancaire ainsi que les dépôts à vue des clients (comptes bancaires) ;

    ◾–>M2=un agrégat intermédiaire M2, égal à M1 plus le « crédit à court terme » (essentiellement les comptes sur livrets et les dépôts à court terme – Livrets A, CODEVI, CEL…) ;

    ◾–> M3 = M2 + effets de pension + OPCVM monétaires + créances inférieures ou égales à 2 ans
    –> M3 sert de référence lorsque l’on parle de masse monétaire.

    Webstat.Banque de France pour la France

    PIB et Agrégats monétaires interagissent et sont a suivre de près!

    La Vitesse de circulation de la monnaie ou money « velo city » ne doit pas être confondue avec ….

    avec le prix d’un vélo de ville !

    Ainsi le rapport PIB/M2 permet de déterminer la vitesse de circulation de la monnaie ou vélocité de la monnaie ( Money Velocity) qui est le nombre de fois qu’une unité de monnaie est utilisée dans les transactions au cours d’une période donnée.

    Money Velocity USA

    On retient M2 car M3 n’est plus suivi par la Réserve fédérale aux USA, afin de pouvoir faire une comparaison équilibrée avec les autres pays.

    ◾La vitesse de circulation de la monnaie tend à augmenter durant la phase d’expansion du cycle économique et à baisser durant la phase de contraction.

    ◾Si la vélocité de la monnaie augmente, c’est qu’il y a plus de transactions qui se produisent entre les individus dans une économie.
    ◾Pour que cette vitesse augmente il faut donc que le PIB augmente et que M2 diminue

    Comme le fait remarquer JP Chevallier ,contrairement aux idées communément répandues, ce n’est donc pas en augmentant la masse monétaire et encore moins en faisant de la création monétaire que l’activité économique peut être relancée, mais au contraire en la restreignant (l’augmentation de la masse monétaire ralentit la croissance du PIB).

    La fréquence des échanges de devises peuvent être utilisées pour déterminer la vitesse d’un composant donné de la masse monétaire, fournissant un aperçu pour savoir si les consommateurs et les entreprises économisent ou dépenser leur argent.

    D’après les monétariste, la vitesse de circulation de la monnaie est constante, de même pour le niveau de production qui est supposé constant du fait du plein emploi des capacités de production dans une économie (Des facteurs de production, pas de la main d’œuvre, je précise).

    En réalité, nous savons désormais que cette vitesse de circulation varie en fonction du contexte économique.

    ◾En période d’inflation, les acteurs économiques ont tendance à anticiper la hausse des prix et utilisent donc l’argent beaucoup plus vite.

    ◾De la même façon, en période de déflation, les acteurs économiques vont avoir tendance à thésauriser en anticipant une baisse future des prix (phénomène de déflation).

    Cette situation est délicate puisque chaque individu raisonne alors selon le principe : « Pourquoi acheter aujourd’hui ce qui sera moins cher demain ».

    Le nombre de transactions a alors tendance à baisser fortement.

    Une solution pour sortie de cette spirale consiste à définir une date limite d’utilisation de la monnaie.Au-delà de cette date, l’argent n’est plus utilisable.Voilà une incitation massive à la dépense.
    ◾Petit rappel : Le taux de liquidité correspond mathématiquement à l’inverse de la vitesse de circulation de la monnaie (M2/PIB)

    Le ratio M1/PIB

    ◾Une baisse traduit une meilleure gestion des trésoreries par les entreprises et par les particuliers qui placent de mieux en mieux leur solde de compte créditeurs.

    ◾En revanche, si on prend la valeur absolue de M1 et qu’on retranche l’inflation on constate en général que M1 se contracte pendant les récessions et se dilate pendant les phases d’expansion, correspondant à une plus grande prise de risque et un accroissement de l’endettement par les agents économiques

    M2-M1 (M2 moins M1)

    ◾correspond au taux d’épargne de précaution

    Zone Euro (webstat.banque-france.fr)

    M3-M2( M3 moins M2)

    ◾correspond aux bénéfices des entreprises (M3-M2 représente en fait plus précisément leur trésorerie)

    http://www.quiperdgagne.fr/petit-retour-sur-les-monnaies-les-echanges-tournent-au-ralenti

  3. Il n’y a aucun rapport entre le PIB, M2, M1 et la vélocité monétaire. Lorsqu’il y a des retraits massifs. Si l’argent n’est pas utilisé M1ou M2 peut baisser sans pour autant faire monter le PIB.
    Il faut arrêter avec les recettes économiques toute faites. On en serait pas ou nous en sommes si l’économie pouvaient vraiment être mise en équations. D’ailleurs le PIB est en grande partie soutenu par les marchés financiers. Ou alors il faut prendre le PIB « bien » et le PIB « service ». Mélanger les deux n’a a vrai dire aucun intérêt pour celui qui veut comprendre la situation actuel. En séparant les deux on comprends beaucoup mieux se qui se passe. Pour les pros on peut aussi regarder le PIB illégale, drogue, prostitutions, travail au noir etc …

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