Art de la guerre monétaire et économique

La reddition de Tsipras, un tournant pour l’Europe Par Bruno Bertez

La reddition de Tsipras, un tournant pour l’Europe Par Bruno Bertez

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Ou vous acceptez toutes nos conditions, ou bien vous quittez l’euro.

Voici en résumé l’ultimatum lancé aux Grecs.

Nous sommes dans le « tout ou rien », dans le « ou bien c’est noir ou bien c’est blanc ».

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Si c’est bien le résumé de la situation, c’est une terrible défaite pour Tsipras, pour les Grecs, pour les eurosceptiques, pour Hollande et les peuples des pays du Sud. C’est une grande victoire pour la classe des kleptos qui, cette fois, ce n’est pas fréquent, avait objectivement intérêt commun avec les pays du Nord.  D’ailleurs les cours boursiers des banques montent fortement.

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Après des années de flou, placée devant un  choix  entre la solidarité et la mise au pas, l’Europe choisit de mater les récalcitrants.

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Pour la France, c’est une humiliation discrète, car peu de Français avaient compris ce qui était en jeu. Et ce ne sont pas les usurpateurs qui se présentent comme l’opposition qui allaient faire un effort pour éclairer le débat et montrer les enjeux. Ils sont restés bien planqués à l’arrière.
Depuis le début de la construction Européenne, la classe politique Française vit sur un mythe : il est possible d’infléchir la position Allemande, de la rendre plus compatible avec la nature profonde des pays du Sud et celle de la France.

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Tout au long de la crise, on a louvoyé, tergiversé, enfumé, on a navigué dans le brouillard et maintenu les illusions. On a même, par le biais de la BCE introduit indirectement un peu de mutualisation et de solidarité. Mais la question Grecque était de toute autre importance car elle donnait à voir franchement les choix, finis les enfumages, il fallait choisir entre la solidarité ou le rapport de forces. A la faveur de la situation grecque, Hollande a tenté de saisir l’opportunité de faire pencher la balance du côté de la solidarité, il a fait alliance avec le faible, il a perdu -semble-t-il- et ceci est dramatique pour l’avenir.

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Si les choses aboutissent comme il est dit ce lundi matin, Tsipras va boire la coupe jusqu’à la lie, c’est même plus que la lie, c’est la cigüe du suicide.

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La liste des mesures présentées à Tsipras est draconienne. Comme le dit cyniquement Alex Stubb ministre Finlandais des Finances, « ce qui est demandé est bien plus dur (harsch) que ce qui était demandé avant le Référendum ». En clair, les Grecs et Tsipras sont punis pour avoir osé se rebeller.

Les conditions du programme d’aide

Les mesures d’économie et de réformes préconisées par la zone euro
  • TVA. Elargir l’assiette fiscale afin d’accroître les recettes. Le taux général sera de 23%.

  • Retraites. Réformer le système afin d’assurer une viabilité à long terme. Supprimer une allocation destinée à un petit groupe de retraités.

  • Privatisation. Créer un fonds de 50 milliards d’euros à partir des ventes d’actifs de l’Etat.

  • Administration publique. Réduire le coût du fonctionnement. Une proposition pour moderniser le secteur doit être présentée avant le 20 juillet.

  • Relations avec les créanciers. Normaliser les méthodes de travail. Consultations obligatoires avec les créanciers avant tout projet législatif pouvant toucher le plan d’aide.

  • Dette. Respecter toutes les échéances pour l’ensemble des créanciers.

  • Justice. Moderniser le système, renforcer son indépendance et son efficacité

  • Marché du travail. Respecter les réformes et s’aligner sur les pratiques internationales.

  • Services. Réorganiser le marché dans les domaines de l’ouverture des magasins, des périodes de soldes, de la propriété des pharmacies. Libéraliser des professions fermées, le transport par ferry, par exemple.

  • Secteur financier. Renforcer la gouvernance des banques privées et prendre des mesures radicales à l’égard des prêts non performants.

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Ils sont osé se rebeller, , mais cette rébellion est secondaire en regard de leur incohérence et leur inconséquence. Depuis le début, l’équipe de Syriza fait la preuve de son incompétence. Elle n’a pas compris qu’elle n’avait qu’une arme, l’arme atomique qui consiste à avoir le courage d’aller jusqu’au bout. Elle a négligé le fait que le peuple voulait tout et son contraire, c’est à dire contester Bruxelles, mais rester dans l’euro et recevoir des aides. Elle n’a pas compris, ce que pourtant nous avons vu dès le premier jour, que la BCE allait passer le nœud coulant autour du cou des banques et les asphyxier en favorisant une ruée sur les dépôts bancaires. La seule mesure à prendre avant d’engager le bras de fer était de déclarer un bank-holiday. Déclarer un bank- holiday, c’était piéger l’argent en Grèce, ne pas se mettre dans les mains de la BCE et surtout montrer que l’on était disposé à payer le prix pour aller jusqu’au bout. De toutes façons, pour Syriza depuis le premier jour, c’est tout ou rien. Il était évident qu’en cas de défaite ils seraient balayés, mis aux poubelles de l’histoire.

La dissuasion du faible au fort ne peut que reposer sur la démonstration par le faible qu’il est prêt à aller jusqu’au bout, qu’il est prêt à tout sacrifier au nom d’un principe supérieur. La seule dissuasion du faible au fort c’est, il faut oser le dire, le terrorisme. Il suffit d’avoir le courage, la clairvoyance de se reporter aux heures glorieuses de la Résistance dans les années 40.

Il fallait créer un véritable état d’esprit de combat et de sacrifice chez les Grecs et non pas cette veulerie de consommation médiocre à laquelle on a assisté. La ruée et la menace sur les banques a libéré les comportements les plus veules des Grecs, ils se sont précipités pour acheter, consommer, tricher bref, profiter de la situation. Achats de bijoux, de voitures, d’équipement ménager, de vêtements, une véritable fièvre, une débauche. Dans une situation qui aurait réclamé le sacrifice, ce que l’on a libéré ce sont les bas instincts. Ces gens n’étaient pas mûrs pour un combat, quel qu’il soit.

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Nous avons le triste pressentiment, complété par notre expérience, qu’il en va de même en Espagne, en Italie et bien sûr en France. Fondamentalement, la masse est Pétainiste. Et ce n’est pas un mince paradoxe que de voir le Front National, héritier des Pétainistes, se présenter comme le parti de la résistance, de l’exit, et Marine le Pen comme Madame Frexit ! L’histoire a de ces mystifications ! Ce que veulent tous les politiciens, c’est attraper les mouches que vous êtes avec du vinaigre pour monter, eux, et leurs amis, sur le podium.

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BRUNO BERTEZ Le 13/7/15

illustrations et mise en page by THE WOLF

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10 réponses »

  1. Bonsoir,

    Comme prévu tous les medias français soulignent la victoire de François Hollande qui a réussi à conserver les grecs dans l’euro. C’était tristement prévisible, tout débat étant interdit et toute idée juste doit être caricaturée et diabolisée.

    Comme vous je redoute la suite pour la France : La Grèce sautera un peu plus tard, Tsipras remettra certainement sa démission, sa victoire en trompe l’œil au référendum n’a simplement que rendre évident que c’est sa peau que les allemands voulaient.

    cdlt

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  2. Hum !

    Un petit retour dans l’histoire nous fait souvenir de l’affaire des « calendes » ?

    Dans l’antiquité romaine, (avant Jésus Christ déjà) les calendes
    étaient le premier jour du mois. Celui où l’on payait ses dettes et autres assimilés.

    Or, les mois grecs n’ont pas de calende ?

    Conséquence ? Les calendes grecques ?

    Celles où l’on ne paye JAMAIS ? Non pas parce qu’on ne veut pas ?
    Pas du tout ? Mais parce qu’il n’y a pas de jour pour ça ?

    C’est dommage hein ?

    Ouais, mais là, on vient d’annoncer aux grecs qu’on ajoutait un jour à leur calendrier ?

    Forcément, ça les a « motivés » … à acheter le plus possible
    AVANT l’introduction de ce nouveau mot ? De ce NOUVEAU JOUR !
    Un peu comme une année bissextile …. mais à chaque mois en sommes ?

    Pfiouuuuuuuuuuuuuu !!!

    C’est fou hein ? Pis c’est mal expliqué ?

    Ouais ! Je crains AUSSI que ce soit mal compris ?

    Bof !

    Mais tout ceci n’enlève RIEN à l’infamie en cours et à ses conséquences évidentes ?
    Celles que Bruno Bertez à si justement décrite …. hélas !

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  3. Merci Monsieur Bertez, encore une analyse parfaite de la situation.
    je suis atterré par les conséquences prévisibles sur la France de cet exemple « daechien » , de la mise en scène de l’exécution de Tsipras, je suis en colère de sa trahison, ……et pourtant…
    Puis-je lui en vouloir de n’avoir pas eu le courage ? certes, confortablement installé derrière ma tablette je vais répondre OUI comme les supporters qui hurlent a leur équipe des ordres évidents derriere l’écran en sirotant une biere,

    mais sous la pression totale de l’UE, des journaux inféodés aux ploutos, des visites de l’alcoolique en chef Junk drink a son opposition politique, des risques de voir leschacals roder autour de moi (cf youtube « assassin économique » ), je peux comprendre ses craintes et sa trahison.
    Mais cette comprehension n’enleve rien à la lourdeur de sa trahison pour les Grecs, mais aussi pour les autres peuples.
    les chaines de l’esclavage ont été rendues visibles par cette tragédie, mais l’issue fatale de cette révolte derrière laquelle un immense espoir était né, vient de faire tomber les ténèbres sur nous…
    Une prochaine fois nous gagnerons …peut être, enfin je l’espere, je vous laisse, je dois me remettre a faire ma valise que j’avais vidée dans l’espérance.

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  4. « Ou vous acceptez toutes nos conditions, ou bien vous quittez l’euro. »

    Quitter l’euro est la meilleure solution pour la Grèce, pour l’Italie, pour l’Espagne, pour la France, pour les Pays-Bas, etc… bref, pour tout le monde, y compris pour l’Allemagne.

    – « Finalement le Premier ministre grec n’a pas pu résister à la formidable pression qui s’est exercé sur lui. Il a non seulement capitulé mais il a également trahi le peuple grec. Honte à lui. Et tout cela pour que la crise grecque rebondisse dans quelques mois au plus tôt. Dans un ou deux ans au plus tard. »
    https://wordpress.com/read/post/feed/17709251/751453145

    – Pourquoi la Grèce et les Grecs ont tout intérêt à quitter la zone euro.
    http://russeurope.hypotheses.org/4089

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  5. Ce qui va suivre n’est pas de moi, hormis la mise en garde sur l’ancienneté de l’article que je me contente par ailleurs de reproduire.

    Je suis curieux de voir si vous jugerez ces « informations » dignes d’alimenter vos débats.
    Je crains d’être déçu mais il ne faut jamais désespérer.

    NE VOUS LAISSEZ PAS BERNER (ou attendrir)

    Le texte ci dessous date certes de 2011 et de nombreux problèmes ont depuis été vaguement amoindris, mais la mentalité de tricheurs qui aiment à se faire passer pour des victimes n’a pas vraiment évolué.

    Problèmes « amoindris » donc sous la pression des plans d’aide, mais très loin d’être résolus.

    Souvenez vous des 500 femmes de ménage du parlement qui en janvier dernier prétendaient se faire réembaucher après l’élection des anarchistes.

    Les experts mandatés par l’Union Européenne pour étudier les causes qui ont conduit la Grèce à la situation économique actuelle rapportent les faits suivants:
    >
    > – La Grèce a falsifié ses comptes pour entrer dans l’euro, puis a déformé la réalité, jusqu’à ce que celle-ci explose.
    > – Il y a eu des départs massifs en retraite à 50 ans.
    > – Il y avait jusqu’à 50 chauffeurs par voiture officielle, en moyenne
    > – Il y avait 45 jardiniers pour une petite pelouse avec 4 buissons à l’hôpital Evangelismos.
    > – La Grèce a la plus forte population fictive au monde, de personnes déclarant un âge de 110 ans.
    > – Les décès ne sont souvent pas enregistrés et les pensions continuent à être perçues.
    > – L’Union Européenne a détecté qu’il y a des familles qui perçoivent 4 à 5 pensions, qui ne leur sont pas destinées.
    > – Il y a encore des pensions payées à des personnes mortes en 1953, il ya 50 ans.
    > – 40 000 jeunes filles reçoivent mensuellement une rente viagère de 1000 euros pour le simple fait qu’elles sont filles célibataires de fonctionnaires décédés et il en coûte aux caisses de l’Etat € 550 millions d’euros par année. Maintenant elles la percevront seulement…jusqu’à 18 ans.
    > – Des stimulateurs cardiaques dans les hôpitaux grecs ont été acquis à un prix 400 fois supérieur à celui des hôpitaux britanniques.
    > – En Grèce, de nombreux travailleurs ont bénéficié de la retraite anticipée, fixée à 50 ans pour les femmes et 55 ans pour les hommes qui appartiennent à l’une des 600 catégories d’emploi reconnus comme particulièrement pénibles, et parmi lesquelles sont inclus les coiffeurs (à cause des colorants pouvant être considérés comme nocifs), les musiciens d’instruments à vent (souffler dans une flûte est épuisant) ou les présentateurs de télévision (les microphones étant censés causer des dommages à la santé). (Cette loi a été adoptée par le gouvernement socialiste de 1978)
    > – Il y a des milliers de bonnes « combines », de ministères et instituts inutiles, desquels vivent beaucoup de Grecs. A titre d’exemple l’Institut pour la protection du Kopais Lake, un lac asséché depuis 1930. (1763 Grecs sont employés pour sa protection)
    > – Dans la dernière décennie, il s’est créé plus de 300 nouvelles entreprises publiques.
    > – La fraude fiscale est massive, plus de 25% des Grecs ne paient pas un sou sur le revenu des particuliers.
    > – En outre, le poids du secteur public dans l’économie est écrasant. Il y a environ un million de fonctionnaires pour 4.000.000 de personnes actives.
    > – Le salaire moyen des employés des chemins de fer publics grecs dépasse € 66.000.- par an Et cela inclut les nettoyeurs ainsi que les travailleurs peu qualifiés. Le (presque gratuit) métro d’Athènes délivre pour environ 90 millions d’euros de billets par année, alors que le coût total de cette société publique dépasse 500 millions
    > – Les Français reçoivent en moyenne à titre de retraite 51% du dernier salaire, les allemands 40%, les Nord-Américains 41% et les japonais 34%. Pendant ce temps, les retraités grecs reçoivent 96% de leur salaire antérieur.
    > – La Grèce a quatre fois plus d’enseignants que la Finlande, le pays le mieux situé dans le dernier rapport PISA, alors que cette surpopulation d’enseignants n’a servi qu’à être parmi les pays européens disposant du plus bas niveau dans presque tous les tests éducatifs alors que leurs enseignants ainsi que ceux de l’Espagne et du Portugal (dont les résultats obtenus sont aussi mauvais, même après le Luxembourg) sont les mieux payés au monde, ont le plus d’abstention et le moins d’élèves.
    > – Quelques confirmations en lisant ceci :
    http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-124498-grece-quatre-pistes-de- reformes-qualexis-tsipras-pourrait-proposer-1096223.php#
    > Il serait temps que les médias cessent de nous bassiner avec les “pauvres Grecs” que l’on doit “absolument” assister dans leur profonde détresse.

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  6. Ouais , la France est une grosse Grêce,,,disons aussi grosse graisse.

    Et le prochain candidat d’un plan ,pas Marshall, plutôt Merkel, sur la liste , c’est la France,,,la majorité parlementaire d’Hollandouille va devoir voter pour les Grecs ce qu’elle se refuse à faire à minima chez elle, travail du dimanche, train de privatisations,,,etc… Résumons la situation::::
    Commençons par quelques chiffres, pour essayer d’y voir clair sur l’état de notre pays : – l’Etat absorbe plus de 57% de la richesse produite par les français – plus que la Grèce et le Danemark, précédent champion de la chose,
    nous comptons 60 000 collectivités territoriales, soit 40% du total de l’Europe des 28
    – et 620 000 élus – seulement 25 000 en Grande Bretagne – 90 fonctionnaires pour 1 000 habitants – 52 en Allemagne – … et plus de « giratoires » que dans toute l’Europe réunie !
    – nous nous glorifions de nos 35 heures – et des jours de RTT qui vont avec – de nos 5 semaines de congés payés qui s’ajoutent à un nombre record de jours fériés – et à l’absentéisme « maladie » qui atteint 3 semaines en moyenne par agent dans la fonction publique territoriale (il touche de préférence – par le plus grand des hasards ! – le vendredi et le lundi… )
    de notre retraite à 60 ans – attention, c’est 50 ans pour les personnels roulants de la SNCF, « régimes spéciaux » obligent (mais où sont donc passées les locomotives à vapeur ?), qui voyagent gratuitement, famille comprise – aux frais du contribuable – du 1% du chiffre d’affaires d’EDF – dont les agents disposent d’une électricité quasi-gratuite – pour alimenter la caisse du Comité Central d’Entreprise, « géré » par la CGT – des somptueux palais des Présidents de Région … en j’en oublie certainement.
    Résultat de 40 années de cette abegie – pas un budget à l’équilibre depuis 1974 ! – la dette accumulée dépasse les 2 000 milliards €, soit une année entière de PIB, autant que la Grèce en 2007. – J’avais donc bien lu Baverez: « la France, grosse graisse plut^t que grosse Grêce ! – mais le premier qui a l’audace de le dire est mort politiquement,,,on ne fait rien,seulement des écrans de fumée avec les clowns du cirque Hollande, mais shut! il ne faut pas le dire, il plastronne en criant qu’il a sauvé l’Europe,,,alors qu’il a dû, la mort dans l’âme , passer sous les fourches caudines de la chancelière, et oui de la majorité des pays européens. Français ! Préparez-vous au grand chambardement, ou votez pour MLP à la prochaine prz, un autre grand chambardement. Au mieux, Hollandouille aura le goudron et les plumes….

    L’Allemagne est désormais comme la dette française : hors de contrôle. Et il y a encore des candides (euphémisme !) qui travaillent à la fusion de Nexter et de Krauss Maffei ! L’élite française a vraiment l’habitude de perdre la France : ça fait 41 ans qu’elle l’endette, la ruine et travaille à donner le pouvoir à l’Allemagne (sous couvert d’Union Européenne) de manière à ne pas assumer elle-même les réformes à accomplir… Ce soir, on sait au moins ouvertement à quelle sauce nous serons mangés dans quelques années..

    Analysons le deal d’Hollandouille:
    1) si c’est une telle défaite pour les Grecs, pouquoi acceptent ils ? La vérité est qu’ils sont content de bénéficier de 90 Milliards d’Euros de plus (soit quand même 40 000€/grec) pour pouvoir payer les retraites (55 ans pour les hommes et 50 ans pour les femmes pour l’un des 300 métiers pénibles comme coiffeur, animateur radio, …non je n’invente pas http://goo.gl/sDsvui)
    2) Qui va payer Les Allemands principalement, mais aussi les Français, et la plupart des autres pays de la Zone Euro. Comme on est en déficit, la France empruntera pour pouvoir donner l’argent aux Grecs et ce sont nos enfants qui rembourseront. Ce qui est plus amusant, c’est que les petits pays qui sont dans la zone euro et qui n’offrent pas à leurs population les mêmes avantages que les Grecs (retraite, …) doivent aussi payer pour les Grecs. Ce que certains ici appellent de la Solidarité envers les Grecs, d’autres pays l’appellent du racket. Pas évident que leur parlements votent (et c’est aussi cela la démocratie)
    3) Combien de temps encore va t’on payer? Quelques années encore. Le problème est que sur les 5 dernières années, très peu de réformes structurelles ont été engagées (La Grece est toujours en déficit primaire), et que les quelques réformes démarrées ont été annulées par le même TSIPRAS il y a 5 mois. Du coup, on peut avoir quelques doutes sur le fait que la Grece ne demande pas encore dans quelques années un autre plan d’aide. Après tout, cela a marché 3 fois, pourquoi pas une quatrième ?
    4) La Grece remboursera t’elle un jour ? Peut être, mais on peut en douter. Ce que Tsipras demande est de transformer une partie de la Dette en « don ». C’est bien une manière de ne pas rembourser. Pour une raison morale, Mme Merkel souhaite que la Grêce rembourse un Jour. Peut être que grace à elle, les Français aussi reverront un jour leur argent. En tout cas, si on compte sur notre préz d’opéra-bouffe, cela n’a aucune chance, il est pret à donner aux autres encore plus de notre argent (ou plus exactement l’argent de nos enfants). J’ai peur qu’il ne pense pas que c’est du VOL, il dit que c’est de la solidarité en fait….Et en prime, on a encore sur les médias un Mélanchon qui a pour exemple le Vénézuela , le pays le plus endetté du monde, au bord de l’explosion, juste après le Zimbabwé…
    La France est bien le dernier pays crypto-communiste d’Europe. On a la gauche la plus sordide du monde, demandez à Poutine qui il préfère, le PCF ou le FN,,,,et on aura tout compris.

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  7. Votre texte est comme toujours excellent, clair et efficace.
    De cette débâcle grecque, du comportement des dirigeants kleptos de l’euro il ressort que les peuples ont regardé faire, c’est plus facile de protester de son fauteuil et de laisser les autres aller au casse-pipe.
    AH ! si les grecs, si Tsipras, avaient pu faire plier l’Euro-pe à eux tout seul pour notre plus grand bien…
    AH ! si nous aussi nous pouvions garder nos privilèges qui ne sont que les miettes de ce que nos ainés (soixante-huitards) se sont arrogés et dont ils profitent toujours et que nous n’aurons jamais et que nos enfants (et petits-enfants) payeront par un esclavage tant consumériste que moral qui entraîne la régression de l’humain.
    La révolution c’est « mauvais pour la porcelaine », nous avons tous une « petite » vie et quelques avantages à protéger et c’est pour cette raison que nous sommes condamner à laisser ce triste héritage à ceux qui suivent ainsi que le soin d’arrêter ce déni d’humanité qui ne mérite même pas de continuer tant nos comportements « collabo » sont écoeurants. Nous savons qu’ils mentent, qu’ils trichent … et personne ne bouge.
    Sincèrement, vous tous qui lisez et appréciez la justesse des analyses de Monsieur BERTEZ, n’avez vous pas honte de laisser faire ce qui se passe tant en France qu’en Europe ? Moi beaucoup, ça me rends malade de ne pouvoir agir, même petitement, pour changer les choses… mais tout seul à protester je ne gagnerai, au mieux, qu’une belle cellule dans la prison la plus proche…
    Cependant, fais ch… de voir ces incompétents, inconsistants, voleurs et menteurs d’hommes politiques se moquer de nous au quotidien, ouvertement ! en plus.
    Déçu, déçu et encore déçu… mais pas totalement désespéré car le jour où ça va bouger gare il n’y aura aucune pitié à attendre de gens qui n’ont rien à perdre, nous allons nous faire massacrés et nous l’aurons mérités car trop mous et trouillards pour avoir agi avant qu’il ne soit trop tard.

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  8. La Grèce est ce qu’elle est avec ses qualités et ses défauts comme tout à chacun ma prédiction est que la Grèce ne fera même pas la moitié de ce qu’il lui est demandée, elle va continuer à jouer sa partition parce que c’est dans la nature des grecques comme d’ailleurs les Italiens et les Français tout ce qu’ils veulent c’est de l’argent facilement acquis et gagner du temps rien n’a été fait sauf la pression américaine sur l’Allemagne qui n’est pas dupe, tout est de la communication politicienne et enfumage des citoyens pour qu’ils acceptent l’esclavage des banques et de la grande finance occidentale par la dette.

    L’empire Romain c’est effondré économiquement en grande partie à cause de l’esclavage.

    Car le problème de l’esclavage c’est le manque de motivation pour la productivité au travail avec une société certes « pétainiste » comme vous dites idéale pour nos élites oligarchiques mais somnolente, passive à telle point qu’elle préférera se laisser mourir de faim plus tôt que de se battre pour aller chercher pitance et avec ironie nourrir aussi les oligarques triste fin de notre civilisation !….

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  9. L’Europe allemande.

    TINA !

    There Is No Alternative !

    La zone euro, c’est la zone mark.

    La politique monétaire de la zone euro, c’est la politique d’Angela Merkel.

    Aujourd’hui, il n’y a qu’une seule politique possible en Europe : c’est la politique d’Angela Merkel.

    « Tout à coup, l’Europe se met à parler allemand. » (déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011)

    « Tout à coup, l’Europe se met à parler allemand. » Maladroite ou cynique, la déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011 à Leipzig, est bien dans le style de l’époque. Le ténor de la CDU a été ovationné lorsqu’il a précisé que ce n’était pas la langue de Goethe qui s’imposait, « mais l’acceptation des idées politiques pour lesquelles Angela Merkel se bat avec tant de succès ».

    http://www.challenges.fr/economie/20111124.CHA7248/l-europe-a-l-heure-allemande.html

    Au sujet de l’Europe allemande :

    Charles de Gaulle rêvait de construire une Europe des Etats indépendants, une Europe des Etats souverains.

    En revanche, l’Allemagne rêvait de construire une Europe allemande !

    Entre 1965 et 1969, Charles de Gaulle est de plus en plus violent lorsqu’il parle de l’Allemagne.

    Je recopie un passage de l’historien Eric Roussel, dans son livre « De Gaulle », édition Tempus, tome 2, page 575 :

    A mesure que le temps passe, de Gaulle semble de plus en plus enclin à faire cavalier seul sur le plan international, à aller jusqu’au bout de la logique exposée dans Le Fil de l’épée. Henry Kissinger en a eu la preuve lors d’un dîner à l’Elysée. Ayant demandé au général comment il pensait éviter que l’Allemagne ne domine l’Europe dont il rêvait, il s’est entendu répondre, très calmement : « Par la guerre. » « Il faudra leur rentrer dans la gueule », dira le général peu après à l’amiral Flohic, soucieux d’avoir son avis sur le même sujet.

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