Art de la guerre monétaire et économique

La guerre de Syrie est encore (et aussi) une guerre pour le pétrole et le gaz : sang contre pétrole, l’ultime guerre du Pipelinestan !

La guerre de Syrie est encore une guerre pour le pétrole et le gaz

En octobre 2012, les coûts du conflit pour l’industrie pétrolière syrienne étaient évalués à 2,9 milliards de dollars.

La Syrie est un point de passage stratégique pour l’acheminement des hydrocarbures. C’est aussi un gigantesque réservoir de gaz… Une situation qui n’est évidemment pas sans rapport avec la terrible guerre civile dans laquelle a été plongé le pays en 2011.

Depuis la fin de la Guerre froide, les États-Unis essaient de casser la dépendance de l’Union européenne au gaz et au pétrole russe. Pour cela, ils favorisent des oléoducs et gazoducs s’alimentant dans les réserves d’Asie centrale et du Caucase mais qui évitent de traverser l’espace d’influence russe. Ils encouragent le projet Nabucco, lequel part d’Asie centrale, passe par la Turquie (pour les infrastructures de stockage), visant ainsi à rendre l’Union européenne dépendante de la Turquie, puis par la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, l’Autriche, la République tchèque, la Croatie, la Slovénie et l’Italie.

Nabucco a été lancé pour concurrencer deux projets russes qui fonctionnent aujourd’hui?: • Northstream qui relie directement la Russie à l’Allemagne sans passer par l’Ukraine et la Biélorussie. • Southstream qui relie la Russie à l’Europe du Sud (Italie, Grèce) et à l’Europe centrale (Autriche-Hongrie).

Mais Nabucco manque d’approvisionnements et, pour concurrencer les projets russes, il lui faudrait pouvoir accéder :

1/ au gaz iranien qui rejoindrait le point de groupage de Erzurum en Turquie ;

2/ au gaz de la Méditerranée orientale : Syrie, Liban, Israël. 

Depuis 2009, des bouleversements considérables se sont produits en Méditerranée orientale. Des découvertes spectaculaires de gaz et de pétrole ont eu lieu, dans le bassin du Levant, d’une part, en mer Égée, d’autre part. Ces découvertes exacerbent fortement les contentieux entre Turquie, Grèce, Chypre, Israël, Liban et Syrie.

En 2009, la compagnie texane Noble Energy, partenaire d’Israël pour la prospection, a découvert le gisement de Tamar à 80 km d’Haïfa. C’était la plus grande découverte mondiale de gaz de 2009 (283 milliards de m3 de gaz naturel) qui a radicalement bouleversé la position énergétique d’Israël, faisant passer l’État hébreu d’une situation presque critique (trois ans de réserves et une très forte dépendance vis-à-vis de l’Égypte) à des perspectives excellentes. En octobre 2010, une découverte encore plus considérable a donné à Israël plus de cent ans d’autosuffisance en matière gazière et la capacité même d’exporter son gaz. Israël a en effet découvert, avec ses partenaires américains, un mégagisement offshore de gaz naturel qu’il estime être dans sa zone économique exclusive : le gisement Léviathan.

Réserves de gaz offshore et onshore

Bien évidemment ces découvertes ont attisé les rivalités entre Etats voisins. Israël et le Liban revendiquent chacun la souveraineté sur ces réserves et l’un des différends profonds entre le président Obama et Benyamin Nétanyahou est que les États-Unis, en juillet 2011, ont appuyé la position libanaise contre Israël (car Beyrouth estime que le gisement s’étend aussi sous ses eaux territoriales). Il semblerait que la position américaine vise d’une part à entretenir la division pour jouer un rôle de médiation, d’autre part à empêcher Israël de devenir un acteur autosuffisant.

La Syrie se trouve au coeœur des nouveaux enjeux de la Méditerranée orientale et du Moyen-Orient. En novembre 2010, l’Arabie Saoudite et le Qatar ont demandé au Président Bachar El-Assad de pouvoir ouvrir des oléoducs et gazoducs d’exportation vers la Méditerranée orientale. Ces oléoducs leur permettraient en effet de desserrer la contrainte du transport maritime via le détroit d’Ormuz puis le canal de Suez et d’envoyer plus de gaz vers l’Europe (notamment le Qatar, géant gazier du Moyen-Orient). La Syrie a refusé, avec le soutien marqué de la Russie qui voit dans ces plans les volontés américaine, française, saoudienne et qatarie de diminuer la dépendance européenne au gaz russe.

Cet affrontement traduit la compétition qui se joue entre, d’une part, les Occidentaux, la Turquie et les monarchies du Golfe, et, d’autre part, la Russie, l’Iran et la Syrie, auxquels s’est ajouté l’Irak dirigé par le chiite Nouri Al-Maliki et qui s’est rapproché de Téhéran et de Damas au détriment des Américains.

En février 2011 les premiers troubles éclataient en Syrie, troubles qui n’ont cessé de s’amplifier avec l’ingérence, d’une part de combattants islamistes financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite, d’autre part de l’action secrète des Occidentaux (Américains, Britanniques et Français).

Le 25 juillet 2011, l’Iran a signé des accords concernant le transport de son gaz via la Syrie et l’Irak. Cet accord fait de la Syrie le principal centre de stockage et de production, en liaison avec le Liban, et l’idée de Téhéran est d’atténuer ainsi grâce à son voisin et allié syrien la contrainte implacable de l’embargo occidental. Gelé par la guerre dans un premier temps, le chantier aurait repris le 19 novembre 2012, après la réélection de Barack Obama et la reprise de négociations secrètes entre les États-Unis et l’Iran.

Du fait même de sa position centrale entre les gisements de production de l’Est (Irak, monarchies pétrolières) et la Méditerranée orientale, via le port de Tartous, qui ouvre la voie des exportations vers l’Europe, la Syrie est un enjeu stratégique de premier plan (…).

Ajoutons à cela que la Syrie dispose de réserves dans son sol (onshore) et probablement en offshore. Le 16 août 2011, le ministère syrien du pétrole a annoncé la découverte d’un gisement de gaz à Qara, près de Homs, avec une capacité de production de 400 000 m3/j.

S’agissant du offshore, le Washington Institute for Near East Policy, un think tank sérieux, pense que la Syrie disposerait des réserves de gaz les plus importantes de tout le bassin méditerranéen oriental, bien supérieures encore à celles d’Israël.

Si un changement politique favorable aux Occidentaux, aux Turcs, Saoudiens et Qataris devait se produire en Syrie, et que celle-ci se coupait de la Russie (les navires de guerre russes mouillant dans le port stratégique de Tartous, un port qui peut bien sûr accueillir des tankers approvisionnés à partir des oléoducs qui y arriveraient), c’est alors toute la géopolitique pétrolière et gazière de la région qui serait bouleversée à l’avantage de l’Occident pro-américain et au détriment de Moscou et de Pékin (…).

http://www.economiematin.fr/news-syrie-guerre-petrole-gaz

Un membre du clan Kennedy révèle la vraie cause de la guerre en Syrie

L’avocat Robert Kennedy junior, neveu de l’ancien président américain John F. Kennedy, a révélé dans un article pour le magazine Politico les véritables causes de la guerre en Syrie.
La racine du conflit armé en Syrie, provient en grande partie du refus du président syrien Bachar al-Assad du passage d’un pipeline de gaz du Qatar vers l’Europe.
« La décision américaine. d’organiser une campagne contre Bachar al-Assad n’a pas commencé avec les manifestations pacifiques du printemps arabe en 2011, mais en 2009, lorsque le Qatar a offert de construire un pipeline pour 10,000 millions de dollars qui traverserait l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie « 
Ce projet aurait veillé à ce que les pays arabes du Golfe aient un avantage décisif sur les marchés mondiaux de gaz et aurait renforcé le Qatar; un proche allié de Washington dans la région, a déclaré Kennedy junior.
Le président syrien Bachar al-Assad, a rejeté le projet au motif que cela nuirait aux intérêts de son allié russe, le plus grand fournisseur de gaz naturel vers l’Europe. Un an plus tard, Al-Assad a commencé à négocier avec l’Iran pour construire un autre gazoduc qui transporterait le gaz de l’Iran vers le Liban et le pays perse serait devenu un des plus grands fournisseurs de gaz vers l’Europe, a expliqué l’avocat.

Immédiatement après le refus du projet initial, les agences de renseignement américaines, Le Qatar, l’Arabie Saoudite et le régime israélien ont commencé à financer la soi-disant opposition syrienne et à préparer une révolte pour renverser le gouvernement syrien, a dit M. Kennedy, qui a cité des données de divers rapports de renseignement auxquels il a eu accès.
Dans cet objectif, la CIA a transféré six millions de dollars à la télévision britannique Barada dans le but de préparer des reportages en faveur du renversement du président syrien, a-t-il ajouté.
La CIA a utilisé les membres du groupe extrémiste État islamique pour protéger les intérêts des Etats-Unis sur les hydrocarbures et instrumentaliser les forces radicales pour réduire l’influence de (l’ancienne) Union soviétique dans la région a conclu jeune avocat Robert Kennedy.
Pendant ce temps, les Etats-Unis poursuivent leur soutien financier, logistique et militaire aux groupes d’opposition armés, qui ont échoué à renverser le gouvernement syrien, malgré cinq années de guerre.
Les États-Unis essayent même d’obtenir la levée des sanctions qui empêchent l’envoi d’armes anti-aériennes au territoire syrien dans le but de renforcer le front de groupes armés qui luttent contre l’armée syrienne.
Sources:
Traduction: Fawkes News

Syrie : sang contre pétrole, l’ultime guerre du Pipelinestan


Non, la Syrie n’ est pas connue pour avoir beaucoup de pétrole elle-même, mais elle est en travers du chemin du gaz du Moyen-Orient vers l’UE


Pepe Escobar
Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 8 décembre 2015 – Source Russia Insider / Le Saker Francophone

La guerre en Syrie est une guerre pour l’énergie. Avec, au cœur de la question, une compétition géopolitique vicieuse entre deux projets de gazoducs, il s’agit de la guerre ultime du Pipelinestan, le terme que j’ai forgé il y a longtemps pour désigner les champs de bataille impériaux de de l’énergie au XXIe siècle.

Tout a commencé en 2009, lorsque le Qatar a proposé à Damas la construction d’un pipeline à partir de ses gisements de pétrole du Nord – contigus au champ de South Pars, qui appartient à l’Iran – traversant l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie jusqu’en Turquie, pour desservir l’UE.

Damas, à la place, a choisi en 2010 de privilégier un projet concurrent, Iran-Irak-Syrie, aussi surnommé le gazoducislamique, d’un coût de $10 Mds . L’accord a été officiellement annoncé en juillet 2011, lorsque la tragédie syrienne était déjà amorcée. En 2012, un protocole d’accord (MoU) a été signé avec l’Iran.

Jusque-là, la Syrie avait été géostratégiquement ignorée, pour ne pas avoir autant de pétrole et de gaz que le club des pétrodollars, les pays du Golfe (GCC). Mais les initiés connaissaient déjà son importance en tant que corridor régional pour le transit de l’énergie. Cela a été renforcé par la suite avec la découverte en mer Méditerranée d’un sérieux potentiel de pétrole et de gaz.

L’Iran pour sa part est une puissance pétrolière et gazière établie. Des grondements persistants à Bruxelles – encore incapable, après plus de dix ans, de se présenter avec une politique énergétique européenne unifiée – manifestaient l’excitation à peine contenue pour le pipeline islamique ; ce serait la stratégie idéale pour se passer de Gazprom. Mais l’Iran était sous sanctions américaines et européennes au sujet du nucléaire.

Cela a fini par fournir une raison stratégique majeure, au moins pour les Européens, en faveur d’une solution diplomatique au dossier nucléaire iranien ; un Iranabsout de ses péchés par l’Ouest peut devenir une source importante d’énergie pour l’UE.

Pourtant, du point de vue de Washington, traînait encore un vieux problème géostratégique : comment rompre l’alliance Téhéran-Damas pour finalement rompre l’alliance Téhéran-Moscou ?

L’obsession de Washington «Assad doit partir» est une hydre à plusieurs têtes. Elle comprend la rupture d’une alliance Russie-Iran-Irak-Syrie (très effective maintenant avec l’alliance 4 + 1 y compris le Hezbollah, dans sa lutte contre tous les avatars du jihadisme-salafiste en Syrie). Mais elle comprend aussi la rupture de la coordination de leur politique énergétique, à l’avantage des clients pétrodollars du Golfe, vassaux liés aux multinationales géantes américaines de l’énergie.

D’où la stratégie de Washington : celle, proverbiale, de la logique du chaos en Syrie ; alimenter les flammes du chaos interne avec des opérations concoctées par la CIA, l’Arabie saoudite et le Qatar, avec le but final d’un changement de régime à Damas.

Un gazoduc Iran-Irak-Syrie est inacceptable pour Washington, non seulement parce que les vassaux des États-Unis vont y perdre, mais surtout parce qu’en terme de guerre des devises, cela conduirait à contourner le pétrodollar. Le gaz iranien de South Pars serait échangé dans un autre panier de devises.

Ajoutez à ça la notion déformée, largement répandue à Washington, que ce pipeline signifierait le contrôle par la Russie du gaz de l’Iran, de la mer Caspienne et d’Asie centrale. Une ânerie. Gazprom a déjà dit qu’il serait intéressé par certains aspects de l’affaire, mais cela reste essentiellement un projet iranien. En fait, cet oléoduc devrait représenter une alternative à Gazprom.

Pourtant, la position de l’administration Obama a toujours été le soutien au pipeline Qatar «comme un moyen d’équilibrer l’Iran» et en même temps «diversifier l’approvisionnement en gaz de l’Europe hors de la Russie.» Donc l’Iran et la Russie ont été désignés commel’ennemi.

La Turquie à la croisée des chemins

Le projet du Qatar, mené par Qatar Petroleum, a évidemment réussi à séduire les Européens assortis, compte tenu de l’immense pression américaine et des puissants lobbies du Qatar dans les grandes capitales européennes. L’itinéraire du pipeline suivrait pour l’essentiel la partition d’un opéra notoire du Pipelineistan , le défunt Nabucco, un projet qui avait son siège à Vienne.

Donc, implicitement, depuis le début, l’UE a effectivement soutenu la pression pour un changement de régime à Damas, qui pourrait avoir coûté jusqu’à présent au moins $4 Mds – à parfaire – à l’Arabie saoudite et au Qatar. Le moyen utilisé est très similaire au djihad afghan en1980 ;  les Arabes finançant et militarisant  un tas de multinationales de jihadistes-mercenaires, aidés par un intermédiaire stratégique – le Pakistan dans le cas de l’Afghanistan et la Turquie dans le cas de la Syrie – mais maintenant, la lutte concerne directement une république arabe laïque.

C’est devenu beaucoup plus rude, bien sûr, avec les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et Israël prenant en charge progressivement toutes sortes d’opérations clandestines privilégiant les rebelles modérés, avec toujours en ligne de mire un changement de régime.

Le jeu s’est maintenant élargi encore plus, avec les importants gisements de gaz récemment découverts dans la Méditerranée orientale – dans l’offshore d’Israël, de la Palestine, de Chypre, de la Turquie, de l’Égypte, de la Syrie et du Liban. Toute cette zone pourrait contenir jusqu’à 1,7 milliards de barils de pétrole et jusqu’à 5,45 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Et cela pourrait être un simple tiers de la richesse de carburant fossile totale dans le Levant.

Du point de vue de Washington, le jeu est clair : essayer de tenir la Russie, l’Iran et un régime inchangé en Syrie aussi loin que possible de la nouvelle manne d’énergie de l’Est méditerranéen .

Et cela nous amène à la Turquie, maintenant dans la ligne de mire de Moscou après l’attentat contre le Su-24.

L’ambition d’Ankara, effectivement obsessionnelle, est de positionner la Turquie comme le grand carrefour de l’énergie pour l’ensemble de l’UE. 1) En tant que centre de transit pour le gaz en provenance d’Iran, d’Asie centrale et, jusqu’à présent, de la Russie – l’oléoduc turc de gaz Stream est suspendu, pas annulé. 2) En tant que plaque tournante pour la distribution du gaz – à venir – de la Méditerranée orientale et pour le gaz importé par le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) dans le nord de l’Irak.

La Turquie joue le rôle de carrefour énergétique majeur dans le projet de gazoduc du Qatar. Mais il est toujours important de se rappeler que le pipeline du Qatar n’a pas besoin de passer par la Syrie et la Turquie. Il pourrait facilement traverser l’Arabie saoudite, la mer Rouge, l’Égypte et rejoindre la Méditerranée orientale.

Donc, dans le vaste panorama, du point de vue de Washington, ce qui importe surtout, une fois de plus, estd’isoler l’Iran de l’Europe. Le jeu de Washington est de privilégier le Qatar comme source d’approvisionnement, et non l’Iran, et la Turquie comme plaque tournante, pour que l’UE s’éloigne de Gazprom.

On retrouve la même logique derrière la construction du coûteux oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), facilité en Azerbaïdjan par Zbigniew-Grand Échiquier-Brzezinski en majesté.

Rendus au point où nous sommes, les perspectives pour les deux pipelines sont rien moins que sinistres. Le processus de paix de Vienne concernant la Syrie ne mène nulle part tant que Riyad insiste sur le maintien de ses sbires armés dans la liste des non-terroristes, et que Ankara maintient table ouverte aux djihadistes de tout bord, tout en s’engageant sans vergogne dans des affaires de famille louches avec le pétrole syrien volé.

Il est certain que, du point de vue géo-économique, la Syrie va bien au-delà d’une guerre civile ; elle s’engage dans un jeu de puissance vicieux sur l’échiquier vertigineusement complexe du Pipelineistan, où le grand prix sera une victoire majeure dans les guerres de l’énergie du XXIe siècle.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier,Empire of Chaos (Nimble Books).

Article original publié par Strategic Culture Foundation

Traduit et édité par jj, relu par Literato pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.net/syrie-sang-contre-petrole-lultime-guerre-du-pipelinestan/

EN BANDE SON 

6 réponses »

  1. Désormais il semble que la Turquie soit inutile : la Russie peut faire passer gazoduc et oléoduc, via la Caspienne, vers l’Iran, lequel ajoutera sa propre production, puis l’Irak shiite, et la Syrie vers l’Europe. Contrôle de bout en bout par des alliés soudés par le sang.

    Non seulement la Turquie est affaiblie, mais les sunnites, Arabie séoudite, Quatar et autres pays du Golfe, se voient couper un accès direct à l’Europe.

    Rien n’empêche non plus d’inverser le flux : Iran -> Russie pour se connecter au réseau d’approvisionnement de la Chine.

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  2. Voilà qui éclaire beaucoup de choses… je me demandais aussi ce qu’on allait faire là-bas à part se fabriquer des ennemis. Je me doutais néanmoins qu’on faisait la guerre par procuration pour le compte des US sauf que maintenant les russes ne laissent plus les syriens seuls faire la guerre pour eux… ça ne fait que démontrer l’ampleur des enjeux… autant dire que cette guerre est loin d’être terminée.

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  3. Le pétrole, le gaz.

    A propos de la bulle du gaz de schiste :

    La bulle du gaz de schiste est comme toutes les bulles.

    – Au début, les rêveurs vivent dans leur bulle. Au début, c’est l’euphorie.

    – La bulle gonfle, la bulle gonfle de plus en plus, l’argent rentre, l’argent continue à rentrer, tout va bien.

    – Malheureusement, une bulle ne peut pas gonfler jusqu’au ciel.

    – A la fin, la bulle finit toujours par éclater.

    – Et quand la bulle éclate, c’est la fin du rêve, c’est la fin des illusions. A ce moment précis, le rêveur retombe sur terre. Le retour dans le monde réel est une chute. Certains rêveurs survivent à cette chute. D’autres rêveurs ne peuvent pas supporter le retour au réel.

    Mercredi 2 mars 2016 :

    Une légende du gaz de schiste américain retrouvé mort.

    Tout un symbole. Le pionnier du gaz de schiste américain Aubrey McClendon, ex-patron du géant Chesapeake, considéré comme une légende dans l’industrie, s’est tué mercredi après midi dans un accident de voiture à Oklahoma City. Hasard du calendrier ? Il venait d’être inculpé, la veille, par un grand jury mardi pour ententes illégales lors d’appels d’offres concernant des concessions de pétrole et de gaz. Agé de 56 ans, il a percuté un mur au volant de sa Chevrolet Tahoe, qui roulait à grande vitesse, selon la police américaine. Celle-ci ne savait pas, mercredi, si l’accident avait provoqué sa mort ou en avait résulté. « On dirait qu’il s’est jeté directement contre le mur », a déclaré le capitaine de la Police de l’Etat de l’Oklahoma.

    http://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/021738560989-le-buzz-des-etats-unis-une-legende-du-gaz-de-schiste-americain-retrouve-mort-1204438.php

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