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Etat Profond -Le rapport DE TROP qui met le feu aux poudres : Donald Trump met une claque magistrale à un journaliste de CNN et étrille BuzzFeed !

 Donald Trump met une claque magistrale à un journaliste de gauche

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Le futur président des Etats-Unis Donald Trump ferme le clapet à un journaliste de CNN.

Le nouveau président de la première puissance du monde qui pointe publiquement du doigt le travail de désinformation fait par CNN et les médias de gauche, c’est jouissif.

Donald Trump a refusé mercredi, lors de sa première conférence de presse en tant que président élu des États-Unis, de répondre à une question du journaliste Jim Acosta de CNN, l’un des seuls médias à avoir repris les fausses informations sur ses liens supposés avec la Russie.

« Silence ! je ne vais pas vous laisser la parole. » Le ton est cash et politiquement incorrect. Pour sa première conférence de presse, Donald Trump a donné une gifle magistrale non seulement au journaliste de CNN, mais à l’ensemble de la presse.

Les journalistes sont fous de rage : Donald Trump a qualifié les journalistes et médias de faire de la désinformation comme l’Allemagne nazie en faisait, pour détruire un opposant.

Donald Trump, qui sera le 45e président des États-Unis le 20 janvier prochain, a vivement réagi à ces allégations :

« Ce sont des fausses informations. C’est bidon. Il n’y a rien eu de tel. Et cela a été obtenu par nos adversaires les démocrates », a-t-il déclaré, après avoir admis le rôle de Vladimir Poutine dans le piratage du Parti démocrate.

« Buzzfeed est un tas d’ordures sur le déclin »

Donald Trump a ensuite accusé le site Buzzfeed de faire de l’intox, celui-ci a diffusé un faux rapport contenant des allégations non vérifiées sur cette affaire. Il a qualifié le site Buzzfeed de « tas d’ordures sur le déclin ». « Ils vont en subir les conséquences, ils les subissent déjà », a-t-il fait remarquer.

Le journaliste de CNN a ensuite été remis à sa place.

« Puisque vous nous attaquez, est-ce qu’on peut vous poser une question ? », a demandé Jim Acosta.

« Pas vous, a rétorqué Donald Trump. Votre organisation de presse est exécrable », suivi de nombreux applaudissement dans la salle, parmi les journalistes.

Le journaliste insiste : « Vous attaquez notre média, est-ce que je peux poser une question, monsieur ? »

« Ne soyez pas impoli. Je ne vous laisse pas la parole, calmez-vous, votre média est bidon a rétorqué le président. Je ne veux pas vous laisser la parole. Vous diffusez de fausses informations. »

Jim Acosta, qui a tant de mépris pour Donald Trump qu’il croit qu’un journaliste est au même rang que le président et peut se permettre de lui manquer de respect, de l’apostropher et de hausser le ton sur lui, s’est couvert de honte lors de cette première conférence de presse.

Ah comme c’est bon, j’ai regardé cette vidéo au moins 10 fois 🙂

Le peuple américain en a marre des mensonges des médias, Donald Trump vient de le rappeler. Le peuple américain n’est pas le seul.

This is the way to do it Mr President – If they can’t report the news with honesty then the hell with them.
Way to go Mr Trump.

© Jean Vercors pour Dreuz.info.

http://www.dreuz.info/2017/01/12/donald-trump-met-une-claque-magistrale-a-un-journaliste-de-gauche/

BuzzFeed, par qui vient le scandale Trump

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En novembre dernier, c’est par le biais d’un ancien ambassadeur britannique que l’existence du rapport serait parvenue aux oreilles du sénateur John McCain, qui s’est profilé comme l’un des plus farouches adversaires de Trump au sein du camp républicain. Le sénateur a voulu en savoir plus. Et, raconte The Guardian, c’est dans une ambiance digne d’un polar qu’une rencontre secrète a été organisée dans un aéroport européen, afin de vérifier la crédibilité des allégations avancées dans ces mémos. L’exercice a convaincu le sénateur, qui a fait suivre le dossier vers le bureau du directeur du FBI, James Comey.

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Le site d’information et de divertissement bouscule les médias traditionnels. Il compte 1300 employés et serait valorisé plus de 1,7 milliard de dollars

Le scandale est encore une fois venu de BuzzFeed. Dans la nuit de mardi à mercredi, le site publiait in extenso les 35 pages du rapport censé accabler Donald Trump, accompagné d’une lettre d’explication de son rédacteur en chef, Ben Smith. Le média américain n’en est pas à son premier coup d’éclat. En septembre, il publiait des e-mails confidentiels de l’ancien secrétaire d’Etat américain Colin Powell à propos de Donald Trump. En juillet, il révélait des informations sur de l’argent d’anciens dignitaires libyens caché au Royaume-Uni. Et en janvier 2016, associé à la BBC, il publiait une enquête sur des matches de tennis truqués. Fondé en 2006, disposant désormais de 18 bureaux sur la planète, BuzzFeed revendique une audience de plus de 500 millions d’internautes.

Du Guardian à BuzzFeed

Ce mercredi, sur la page d’accueil du site se croisent le rapport sur Donald Trump, la recette (en vidéo) pour cuisiner un steak, un article sur les 22 pires choses que des gens ont fait dans un avion ou encore un quiz pour différencier Ryan Reynolds de Ryan Gosling. «L’entreprise a commencé son aventure avec du contenu viral focalisé sur le divertissement. Mais en 2014, grâce à 50 millions de dollars de capital-risque, elle a pu augmenter de manière substantielle la production d’information», analyse Cinzia dal Zotto, professeure à l’Université de Neuchâtel et spécialisée dans les nouveaux médias.

La professeure a des exemples: «Chez BuzzFeed Angleterre, où les bénéfices ont apparemment quadruplé, l’entreprise a investi de manière significative en 2016 et embauché des journalistes de premier plan, dont la rédactrice en chef Janine Gibson venant du «Guardian». En parallèle, quatre vedettes de BuzzFeed sont passées chez CNN».

400 millions investis

Le site attire l’attention des médias traditionnels. A deux reprises, NBCUniversal (Comcast) a investi 200 millions de dollars dans son capital. Avec à la clé des partenariats. Les deux entreprises ont coopéré pour proposer des contenus sur Snapchat durant les Jeux olympiques de Rio et vendent des espaces publicitaires sur leurs deux plateformes. Il faudra donc de plus en plus compter sur BuzzFeed. «Sa valeur augmente et même des médias traditionnels sont prêts à y investir, poursuit Cinzia dal Zotto. On peut s’attendre à une augmentation de la qualité de sa production journalistique. Toutefois, cela dépend de la vision des investisseurs et s’ils privilégient les résultats à court ou long terme».

Et le site est passé maître dans la diffusion de ses contenus. «Environ 75% du trafic vient des réseaux sociaux, poursuit la spécialiste. Cette forte dépendance semble être une faiblesse pour BuzzFeed. Toutefois les réseaux sociaux sont en pleine croissance: on estime qu’au moins 70% des jeunes entre 18 et 34 ans visitent les réseaux sociaux tous les jours.»

Séduction mondiale

Où cataloguer Buzzfeed, qui entre en concurrence avec d’autres sites de médias, tels re/code, Vice, Business Insider ou encore The Huffington Post? «BuzzFeed est le seul qui utilise le «buzz» et le mixe avec du contenu journalistique sérieux, estime Cinzia dal Zotto. Toutefois les autres médias actifs uniquement sur Internet se focalisent sur une autre cible: des jeunes hommes qui ne s’informent pas sur les médias traditionnels pour Vice, des jeunes intéressés à la technologie pour re/code et une cible beaucoup plus large et généraliste pour le Huffington Post.

BuzzFeed est peut-être le plus «américain» de ces médias, toutefois son côté divertissement couplé avec un certain degré d’information «light» semble plaire à beaucoup de jeunes, aussi au-dehors des Etats Unis, notamment au Royaume-Uni.»

https://www.letemps.ch/monde/2017/01/11/buzzfeed-vient-scandale-trump

Comment BuzzFeed et ses petits chatons mignons se sont mis au journalisme

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En dix ans, ce site de divertissement a su inonder Internet avec ses photos de chatons rigolos. Il veut désormais prouver qu’il est capable de faire du journalisme sérieux

En janvier 2016, la BBC et le site américain BuzzFeed publiaient une enquête intitulée «The Tennis Racket». Après avoir analysé 26 000 matchs, les journalistes mettaient au jour le trucage des paris sportifs dans le tennis professionnel. Les joueurs ont tremblé – les noms des sportifs visés n’ont finalement pas été révélés – et certaines dents ont grincé: comment la vénérable «Tante BBC», symbole de la rigueur du journalisme anglo-saxon, avait-elle pu s’allier avec ce site si superficiel connu pour ses articles sur «les 25 choses que vous comprendrez si vous avez les cheveux épais»?

La «listicle», arme de propagation virale

A l’origine, BuzzFeed et le journalisme n’étaient pas faits pour se rencontrer. «Distraire les gens qui s’ennuient au travail», voilà toute l’ambition originelle de Jonah Peretti, son créateur en 2006. Cet ingénieur au MIT se passionne alors pour la manière dont les contenus se propagent sur Internet. Facebook n’a que 2 ans, Twitter n’existe pas. Son arme secrète pour essaimer sur la toile: la «listicle», contraction d’article et de liste. La recette de fabrication est simple et bon marché: trouver les x photos des chatons les plus mignons, des toilettes les plus bizarres, des cupcakes les plus ratés; emballer le tout avec un titre vendeur.

Divertissant et conçu pour être partagé sur les réseaux sociaux, ce format terriblement viral fait mouche auprès des 18-34 ans, la moitié de l’audience du site. Aujourd’hui, BuzzFeed compte 200 millions de visiteurs uniques mensuels, trois fois plus que le New York Times. Valorisée à 1,5 milliard, la start-up new-yorkaise est devenue «licorne». Quant à la véracité des informations publiées? Qui s’en soucie aujourd’hui, titrait ironiquement la Colombia Journalism Review.

Du divertissement à l’information

2011 marque un tournant dans les ambitions du groupe. BuzzFeed, dont le concept est copié par des centaines de clones, est conscient de la fragilité de son modèle économique, de sa dépendance aux réseaux sociaux (75% de son trafic). Jonah Peretti décide de se développer dans l’information et le journalisme d’enquête pour construire sa légitimité. Sans renier ses chatons: «Nous voulons combiner l’énergie et la popularité de BuzzFeed sur les réseaux sociaux avec le journalisme d’enquête américain traditionnel.»

Jonah Peretti recrute comme rédacteur en chef Ben Smith, reporter politique venu de Politico, pour insuffler au sein d’une rédaction experte dans les codes d’Internet une exigence journalistique. Pour cela, il débauche des journalistes stars du Wall Street Journal ou du Guardian, dont plusieurs Prix Pulitzer. Pour les transfuges, le choc culturel est parfois amusant: «Mes collègues se moquaient de moi pour savoir combien de fois je devrais épeler BuzzFeed au téléphone», raconte un reporter face à des interlocuteurs un peu déroutés.

Depuis deux ans, cette cellule investigation a sorti nombre d’enquêtes de grande qualité, sur les femmes battues, les communautés homosexuelles ou des scandales de corruption. Dans une savoureuse mise en abîme de l’ambition nouvelle du site, BuzzFeed révélait la manière dont un grand nombre de sujets publiés dans les médias traditionnels étaient sortis tout droit de l’imagination d’une agence de contenu viral autrichienne.

Mais cet apprentissage du journalisme se fait également au prix de quelques errements. En 2014, un journaliste du site est licencié pour avoir plagié une quarantaine d’articles. L’an dernier, Ben Smith fait supprimer plusieurs articles déplaisant à des annonceurs. «Ne me dites pas que l’embauche de quelques journalistes chevronnés va transformer BuzzFeed en un acteur remarquable du journalisme, dénonçait Frédéric Filloux sur la Monday Note, un blog spécialisé dans les médias. Nous n’avons jamais vu un produit sur un marché bas de gamme se transformer en média haut de gamme.»

Un miroir cruel pour les médias traditionnels

BuzzFeed réussira-t-il à construire sa légitimité? Pour l’instant, l’audience de la partie information reste encore modeste pour un site doté d’une telle force de frappe. Dans un rapport publié en 2014, le New York Times faisait pourtant de BuzzFeed son concurrent direct à l’avenir.

Car le succès du «site de chatons» tend aussi un miroir cruel aux médias traditionnels de leurs propres difficultés. Quand les sites d’information se laissent aller à la course à l’information jetable, BuzzFeed se lance dans l’investigation. Alors que les quotidiens licencient ou mettent la clé sous la porte, le site américain recrute à tour de bras. Lorsque le Washington Post est vendu 250 millions d’euros, BuzzFeed est lui valorisé à six fois plus et séduit les investisseurs. Les médias traditionnels rétrécissent leur couverture des questions internationales? BuzzFeed publie onze éditions internationales, envoie des reporters en Ukraine, développe un réseau de correspondants en Egypte, en Russie ou au Kenya. Les médias peinent à rajeunir leur audience, BuzzFeed séduit. «Les rédactions traditionnelles sont un peu ennuyeuses», regrette souvent Ben Smith. A BuzzFeed, les salles de conférences portent des noms de chatons.

https://www.letemps.ch/culture/2016/03/04/buzzfeed-petits-chatons-mignons-se-mis-journalisme

Affaire Trump : des médias américains étrillent BuzzFeed pour son manque d’éthique journalistique

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Affaire Trump : des médias américains étrillent BuzzFeed pour son manque d’éthique journalistiqueSource: Reuters
Le rapport publié par BuzzFeed, qui contient de sérieuses accusations contre Donald Trump, est loin d’avoir été authentifié
 

Pour avoir publié un rapport contenant des allégations non vérifiées sur Donald Trump, le site d’information BuzzFeed a été le 11 janvier la cible de violentes critiques de nombreux médias et analystes qui pointent un manque de déontologie.

«Comme d’autres, nous avons enquêté sur ces allégations et n’avons pas pu les corroborer. Nous avons estimé que nous n’étions pas en mesure de publier des choses que nous ne pouvons pas garantir.» Ces mots sont ceux de Dean Baquet, rédacteur en chef du New York Times. Comme de nombreux médias, il a eu en sa possession le rapport compromettant sur Donald Trump qui fait l’actualité depuis que CNN a décidé, le 10 janvier, de dégainer l’affaire.

Mais alors que la chaîne américaine a refusé de publier l’intégralité du document arguant que ses journalistes n’avaient pu vérifier les informations, BuzzFeed a fait le pari inverse en mettant en ligne les 35 pages dans la foulée des révélations de sa consœur.

Depuis, le célèbre site d’information fait l’objet d’une volée de critiques de la part de plusieurs médias et spécialistes outre-Atlantique. Alors que de l’aveu même de son rédacteur en chef Ben Smith, les allégations n’ont pas été vérifiées, beaucoup s’interrogent sur la décision de BuzzFeed. Elle reflète, selon Ben Smith la façon dont son site imagine le travail des journalistes en 2017.

«Pas crédible»

Le rapport publié par BuzzFeed aurait été rédigé par un ancien officier du renseignement britannique. Il évoque notamment des échanges supposés de renseignements pendant plusieurs années entre le président élu des Etats-Unis, ses proches et le Kremlin.

Autre point explosif : le document fait état d’une vidéo à caractère sexuel montrant Donald Trump avec des prostituées, filmée clandestinement lors d’une visite à Moscou en 2013 par les services russes dans le but d’en faire un moyen de chantage.

Une personne anonyme, prétendant être un ex-agent des services de renseignements britanniques travaillant pour l’opposition Démocrate a déclaré que des gens anonymes lui avaient dit des choses

Les accusations sont graves et rendent la décision de BuzzFeed d’autant plus polémique. Selon L’Express, plusieurs médias avaient connaissance du rapport depuis l’automne. Mais mis à part CNN et BuzzFeed, personne n’a pris la responsabilité d’en parler faute d’avoir pu vérifier son contenu.

«Une personne anonyme, prétendant être un ex-agent des services de renseignements britanniques travaillant pour l’opposition Démocrate a déclaré que des gens anonymes lui avaient dit des choses», a écrit au sujet du document Glenn Greenwald, journaliste qui a contribué à faire éclater l’affaire Snowden.

Okay, fellow journalists, raise your hand if you too were approached with this story. (I was.)

Julia Ioffe, journaliste spécialiste de la Russie a tweeté : «Ok, collègues journalistes, levez la main si, vous aussi, vous avez été approché avec cette histoire ? Je l’ai été.» Cette dernière, difficilement taxable de sympathie à l’égard de Donald Trump, a refusé de se pencher plus sérieusement sur la question car «c’était impossible à vérifier».

Oui c’est explosif, mais c’est aussi totalement invérifiable, du moins pour nous à ce stade

Des auteurs du blog Lawfare, qui s’intéressent aux problèmes liés à la sécurité nationale, ont affirmé être en possession du rapport «depuis deux semaines». Mais, eux aussi, ont refusé de le publier : «Oui c’est explosif, mais c’est aussi totalement invérifiable, du moins pour nous à ce stade», ont-ils écrit sur leur site au soir du 10 janvier.

35 page PDF published by Buzzfeed on Trump is not an intelligence report. Style, facts & dates show no credibility.https://www.documentcloud.org/documents/3259984-Trump-Intelligence-Allegations.html 

Photo published for Trump Intelligence Allegations

Trump Intelligence Allegations

Source document contributed to DocumentCloud by Jeremy Singer-Vine (BuzzFeed).

documentcloud.org

Wikileaks, le célèbre site du lanceur d’alertes Julian Assange a publié un tweet laconique qui a le mérite d’être clair sur son analyse : «Les 35 pages PDF publiées par BuzzFeed à propos de Trump ne sont pas un document de renseignement. Le style, les faits et les dates montrent qu’il n’est pas crédible.»

«Ce n’est pas du journalisme»

D’autres ont décidé de critiquer directement la manière dont a procédé BuzzFeed.

Not how journalism works: Here’s a thing that might or might not be true, without supporting evidence; decide for yourself if it’s legit.

Brad heath, journaliste d’investigation d’USA Today a été l’un des premiers a dégainer le 10 janvier sur Twitter : «Ce n’est pas du journalisme : voici une chose qui pourrait ou pas être vraie, sans preuve à l’appui. Décidez vous-même si c’est légitime.»

Ce n’est pas vérifié, ce qui veut dire que cela nécessite un travail d’enquête complémentaire

John Podhoretz, éditorialiste du New York Post, s’est quant à lui fendu d’une tribune intitulée : «Le rapport sur Trump publié par BuzzFeed fait passer les « fake news » à un nouveau stade.»

Erik Wemple, spécialiste des médias du très respecté Washington Post a jugé que BuzzFeed avait fait preuve d’une «logique ridicule» en choisissant de publier la note. «Ce n’est pas vérifié, ce qui veut dire que cela nécessite un travail d’enquête complémentaire», a-t-il écrit le 11 janvier. Avant de s’interroger : «BuzzFeed a commencé ce travail et s’est engagé à le poursuivre. Donc pourquoi publier le document maintenant?»

Michael Tracey, du site Vice News, a accusé BuzzFeed d’avoir voulu faire de l’audience à tout prix : «BuzzFeed fait la promotion d’un dossier dont il admet qu’il n’est pas vérifié, et en tire profit à travers la fréquentation [de son site]. C’est du gagnant-gagnant.»

Transmettre de la désinformation n’est pas plus utile ou éclairant que de ne pas publier d’information du tout

David Graham, de la revue The Atlantic, s’est montré très sévère envers ses collègues. Pour lui, BuzzFeed «a tourné le dos à un principe de base du journalisme». Il est même allé jusqu’à parler de «désinformation» : «Transmettre de la désinformation n’est pas plus utile ou éclairant que de ne pas publier d’information du tout.» D’après lui, cela «contraint un personnage public, Trump en l’occurrence, à répondre à des allégations qui pourraient s’avérer, ou pas, totalement fallacieuses».

Le président élu, qui entrera en fonction le 20 janvier, ne s’est d’ailleurs pas privé de fustiger violemment BuzzFeed lors de sa première conférence de presse depuis son élection. Selon ses mots, le site est «un tas d’ordures sur le déclin». «Ce sont des fausses informations. C’est bidon. Ces choses ne se sont jamais passées. Et cela a été obtenu par nos adversaires», a-t-il déclaré.

«C’était incroyablement irresponsable» 

Mais le milliardaire et les médias précédemment cités ne sont pas les seuls à avoir jugé durement la décision de BuzzFeed. Kelly McBride, spécialiste d’éthique des médias au sein de l’organisation indépendante Poynter Institute, s’est inquiétée sur son blog que le site d’information soit à l’origine d’un dangereux précédent : «Publier dans son intégralité un document non vérifié constitue une rupture par rapport à la façon dont les responsables éditoriaux des principales publications définissent le rôle du journalisme.»

Ces allégations ne sont absolument pas vérifiées et, comme l’a reconnu BuzzFeed, certaines sont invérifiables

«C’était incroyablement irresponsable», a estimé pour sa part Dan Kennedy, professeur de journalisme à l’université Northeastern. Selon lui «ces allégations ne sont absolument pas vérifiées et, comme l’a reconnu BuzzFeed, certaines sont invérifiables».

L’enseignant se montre particulièrement préoccupé que le choix fait par la rédaction de BuzzFeed ne sape encore davantage la confiance du public dans les médias qui est au plus bas aux Etats-Unis.

Créé en 2006, BuzzFeed est devenu un acteur important dans le monde de l’information en ligne grâce notamment à certains contenus devenus viraux et créant le «buzz» ainsi qu’à sa capacité à générer du trafic via les réseaux sociaux.

Selon le site SimilarWeb, il serait devenu le premier site au monde dans la catégorie magazines et e-magazines. Le site spécialisé Quantcast évalue à 185 millions le nombre de visiteurs uniques de BuzzFeed lors des trente derniers jours.

Source: https://francais.rt.com/international/32142-affaire-trump-plusieurs-medias-americains-etrillent-buzzfeed-pour-manque-ethique

J’espère que les téléspectateurs français seront contents d’apprendre que la redevance audiovisuelle qu’ils versent au service public (la mienne comprise), sert, outre à enrichir les petits copains, producteurs, présentateurs et autres qui se partagent ce gâteau généreusement, mais aussi à faire de la propagande et des ronds de jambes au parti Démocrate US et à la famille Obama en particulier tout en réservant à chaque occasion des flèches empoisonnées au nouveau président élu. Comme les français ne votent pas dans ces élections, à quoi donc cela peut-il servir ou aider les français à part faire plaisir aux journalistes ? Ce Jacques Cardoze, l’envoyé de France2 aux USA est d’une telle nullitude qu’il devrait rejoindre les services de presse de Ségolène Royal à qui il conviendrait très bien

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EN BANDE SON : 

Fear in the Western World 

Your picture of yourself is a media myth
Underneath this floor we’re on the edge of a cliff
Someone told me Jesus was the Devil’s lover
While we masturbated on a magazine coverDead in the streets
Who’s that girl?
Ireland screams
Africa burns
Suburbia stumbles
The tides are turned
I can feel the fear in the Western world
I can feel the fear in the Western world
I can feel the fear in the Western world
I can feel the fear in the Western
The Western worldMama’s still on valium, Daddy puts the news on
TV orphans laugh at the confusion
The audience finds itself on the stage
Fifty million people in a state of decayThe party goes on behind elevator doors
While the elevator plummets from the 69th floor
All the cars lost in the scrapyards of paradise
The newspaper photographs have all come alive

I can feel the fear in the Western world
I can feel the fear in the Western world
I can feel the fear in the Western world
I can feel the fear in the Western
The Western world

4 réponses »

  1. Bonjour, en complément des informations de Lupus, nous vous proposons avec son autorisation notre Revue de presse quotidienne :

    Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce samedi 14 janvier 2017

    Est disponible dans la section Revue de presse de Crashdebug.fr
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse

    Et toujours toute l’actualité internationale
    https://www.crashdebug.fr/international

    Ainsi que l’actualité en temps réel 7j/7 et 24h/24 :
    https://www.crashdebug.fr/defcon-room

    Merci Lupus,

    Amicalement,

    f.

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