Douce France

France : selon Alain Finkielkraut « Si on ne ralentit pas l’immigration, ce sera la soumission ou la guerre civile »

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(…) Vous avez déclaré qu’ »une société multiculturelle est une société multiconflictuelle ». Une nation, aujourd’hui, n’est-elle pas condamnée à l’ouverture?

Je n’aime pas l’idée qu’une nation soit condamnée à quoi que ce soit: c’est la preuve qu’elle n’est plus maîtresse de son destin. Prenons le cas français. La France a choisi la voie de l’assimilation. Elle voulait offrir aux nouveaux arrivants la possibilité de s’imprégner de l’histoire et de la culture nationales, pas les fondre dans le même moule. Or, cette assimilation est remise en question par un nombre grandissant d’immigrés et d’enfants d’immigrés qui s’insurgent contre la civilisation française.

Le résultat: la société crispée et violente et le séparatisme culturel croissant d’aujourd’hui. Les Français autochtones des classes moyennes ou pauvres se sentent devenir minoritaires. Ils ne se sentent plus chez eux. Je ne sais pas si une société multiculturelle est toujours multiconflictuelle mais je ne peux qu’être inquiet de la fragmentation et de la dislocation du tissu social, en France comme dans d’autres pays européens.

Le Brexit et la victoire de Donald Trump soulignent-ils une intolérance croissante d’une partie des opinions publiques occidentales vis-à-vis de la mondialisation?

Il faut distinguer les deux phénomènes. Certes, dans les deux cas, on a à faire à la colère des peuples contre l’abolition des frontières et une mondialisation qui ne tient pas ses promesses et qui, au contraire, fait beaucoup de dégâts. Les Britanniques ont voulu, face à une Europe à la fois tatillonne et lointaine, retrouver la maîtrise de leur destin. C’est tout à fait compréhensible et légitime puisque l’Union européenne ne se soucie absolument pas de perpétuer la civilisation européenne telle qu’elle a été façonnée par la diversité de ses nations. L’Union est fondée sur la détestation de toute forme de nationalisme, c’est une Europe des normes, des procédures et du marché. Les Britanniques ne sont pas anti-européens mais veulent que l’Europe et la Grande-Bretagne restent elles-mêmes (…)

L’Italie et la Grèce, pour des raisons essentiellement géographiques, sont en train de porter le poids des récentes vagues migratoires alors que plusieurs pays de l’Union refusent la répartition des migrants selon le système de quotas établi. Que faire?

C’est une question extrêmement délicate. Il faut absolument ralentir l’immigration et se donner même pour objectif de l’arrêter. Certes, le droit d’asile doit continuer d’être appliqué mais l’immigration économique ne doit plus être favorisée de quelque façon que ce soit. Sinon nous avons deux avenirs possibles: la soumission, pour parler comme Houellebecq, ou la guerre civile. Il faut un ressaisissement de l’Europe. Elle se pensait comme une sorte de processus en expansion indéfini, elle doit maintenant tracer ses frontières et savoir les défendre.

Peut-on raisonnablement espérer en Europe une intégration des communautés musulmanes qui soit entière, pacifique et pleinement égalitaire?

On peut l’espérer mais à condition que les règles du jeu soient fixées de la manière la plus claire. Il faut demander aux musulmans d’accepter l’apostasie, c’est-à-dire le droit pour chaque musulman de changer de religion ou de ne plus en avoir du tout, et leur demander, dans le même cadre, d’admettre le mariage avec des non-musulmans. Si ces conditions sont respectées, la preuve sera faite de la volonté des musulmans de vivre dans les sociétés européennes en acceptant leurs principes et leurs règles (…)

 

Source http://www.lecho.be/agora/general/Si_on_ne_ralentit_pas_l_immigration_ce_sera_la_soumission_ou_la_guerre_civile.9849573-7775.art

En utilisant un fichier officiel de l’INSEE contenant les prénoms attribués aux enfants nés en France depuis 1900, les contributeurs de Fdesouche ont réussi à établir des statistiques sur les noms musulmans donnés aux nouveau-nés.Les statistiques ethniques étant interdites en France, les données sur le dépistage de la drépanocytose – une maladie héréditaire qui ne concerne que les enfants à risque en raison de l’origine de leurs parents (Antilles, Afrique noire et Afrique du Nord) – servaient, avant, de baromètre afin d’avoir une idée de la démographie réelle du pays. Cependant, cette méthode ne permet pas de faire le distinguo entre les extra-Européens qui sont français de longue date (DOM-TOM), ceux plus récents mais bien assimilés, et les autres qui ne sont français qu’administrativement.

En examinant les prénoms musulmans, ainsi que le taux auquel ils ont augmenté, la méthodologie utilisée par Fdesouche permet donc de pallier ces limites. Certes, cette méthode est loin d’être parfaite puisque de nombreux prénoms peuvent être valables tant pour les musulmans que pour les non-musulmans – Sarah ou Adam, par exemple – et ont donc été exclus de l’étude. Toutefois, et compte tenu des limitations, voici ce qu’ils ont trouvé :

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il n’y a pas d’augmentation (les naissances en Algérie et les autres colonies ne sont pas incluses).

À partir de 1946, les choses commencent à changer. Bien que faible, le taux d’enfants français portant un prénom musulman augmente régulièrement tout au long des Trente Glorieuses.

Puis arrivent 1973, les années Giscard, le regroupement familial et la loi Veil sur l’IVG. On y constate, alors, une accélération sensible du taux de prénoms musulmans.
Durant les années Mitterrand, il est intéressant de noter une certaine stabilité, mais par la suite, le nombre de Français nouveau-nés portant un prénom musulman passe de 6 % en 1996 à 18 % en 2016. Cette « explosion démographique » étant la conjonction des nouvelles vagues d’immigrés et des enfants issus du regroupement familial devenus en âge de procréer.

L’étude de l’augmentation des prénoms musulmans par département entre 1996 et 2016 est, aussi, très intéressante. Ainsi, on peut voir des augmentations spectaculaires comme celle en Seine-Saint-Denis, où le nombre d’enfants français portant un prénom musulman est passé de 17,3 %… à 42,9 % ! Par ailleurs, ce département était le seul, en 1996, à afficher un taux de prénom musulman au-delà de 10 %, alors qu’aujourd’hui, il y en a 40.

Pendant longtemps, les Français n’ont pas vraiment vu leur effondrement démographique comme un problème majeur puisqu’ils reçurent la promesse tacite que leurs valeurs et culture seraient assimilées par les nouveaux immigrés venus les remplacer. Et cela fut globalement vrai jusque dans les années 90. Mais, depuis, les choses ont changé… Comme le disait Auguste Comte : « La démographie, c’est le destin. »

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Source : http://www.bvoltaire.fr/xavierscot/statistiques-ethniques-interdites-on-compter-prenoms,306056

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EN BANDE SON : 

3 réponses »

  1. blog a lupus : le seul endroit où Aldo Sterone est associé fort logiquement avec Finky.

    (consecration pour aldo 😉 )

    J'aime

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