Aristote contre Platon

Islamo-Gauchisme : Les médias et le Ramadan – une variante du syndrome de Stockholm ?

« Après une pause de l’Ascension sans journaux, la télévision ou les médias sociaux semblent s’être donné le mot pour se consacrer au Ramadan, la période de jeûne des musulmans pendant laquelle ils doivent s’abstenir de manger ou de boire tout au long de la journée », constate Johan Sanctorum sur son blog  Acta Sanctorum.

« C’est un battage étrange : les pratiques des autres religions ne sont pas vraiment considérées comme des sujets incontournables des médias (personne n’a jamais entendu parler du Nouvel An bouddhiste … ni même de l’Ascension ?), sauf lorsqu’il s’agit de rituels islamiques, qui constituent de grandes nouvelles. Hélas, le jeûne. Enfant, je l’ai fait moi-même en me joignant au rite catholique, qui se concrétisait essentiellement par une interdiction de bonbons pendant 40 jours et la mise de côté d’une boîte de bonbons qui était ensuite engloutie le samedi de Pâques à un rythme record jusqu’à m’en faire vomir. Déjà, je soupçonnais qu’en matière de religion, il était question de compensation et de surcompensation, de culpabilité inutile, d’autopunition et d’un sentiment de groupe incompris. Je fais partie de ces Flamands qui ne comprennent pas comment nous avons pu nous en remettre aux imams et assimilés, après avoir renvoyé chez eux les pasteurs et les bigots. Notre culture n’est-elle pas prête pour la libre pensée ? L’Islam comble-t-il un vide que le christianisme a laissé derrière lui ?

Un marronnier

Le Ramadan donc, et la tentative plutôt forcée des médias pour nous vendre le phénomène comme l’un des aspects d’une société diversifiée et multicolore. A première vue, il n’y a rien de mal à cet intérêt et l’on pourrait considérer qu’il s’agit d’un marronnier comme il y en a beaucoup. Mais l’imagerie positive explicite conduit à suspecter autre chose : on dirait une tentative pour démontrer une fois de plus notre ouverture d’esprit occidentale contre une idéologie qui n’excelle pas particulièrement dans l’ouverture d’esprit. Comme un enfant qui dirait des cajoleries et donnerait des bonbons à un chien méchant, une tactique qui ne se solde pas toujours par le succès.

… une variante du syndrome de Stockholm …

Si vous y songez plus avant, vous trouverez que l’on peut parler d’une variante de ce que l’on appelle le syndrome de Stockholm : l’islamophilie comme retournement de l’angoisse et du comportement de soumission. S’acoquiner avec quelque chose qui évoque la terreur, dans l’espoir d’en être épargné. Une offensive de charme du besoin d’autodéfense. J’ai déjà des conversations amicales quotidiennes avec mon voisin musulman et chaque semaine, je tonds sa pelouse gratuitement, dans l’espoir qu’il utilise des couteaux bien affûtés avec nous, ou au moins, qu’il nous achève sans douleur.

…Ou au moins passivement nous conformer à l’utilisation d’une religion dominante particulière

Une forme particulière d’exorcisme, donc, ce soi-disant battage médiatique pour le Ramadan. La couverture religieuse de la presse laïque exhale pour le lecteur attentif une sous-couche d’angoisse autour du pire scénario pour tout journaliste courageux doté d’un diplôme de presse : les balles, les éclaboussures de sang sur les murs, l’attentat sur la rédaction de Charlie. Non, ce n’est pas pour cela que nous avons étudié, alors on préfère quand même de faire un rapport positif en ce qui concerne le Ramadan et l’ambiance de solidarité qui mène à l’Aïd el-Fitr euphorique. Une stratégie qui ne fonctionne pas, car elle ne promeut que la dhimmitude [Wikipedia : Un dhimmi (en arabe : ذمّي) est un terme historique du droit musulman qui désigne un citoyen non-musulman d’un État musulman, lié à celui-ci par un « pacte » de protection], l’idée que nous devons nous conformer au moins passivement à l’utilisation d’une religion dominante particulière, qui comprend la ségrégation sexuelle et ainsi de suite.

Dans une société qui n’a pas perdu sa boussole du Siècle des Lumières, les médias ne devraient jamais se sentir pris en otage par une religion autoritaire qui exclut en substance les dissidents et les infidèles. (…) En ce qui me concerne, ils peuvent encore jeûner et prier vers la Mecque, tant que cela ne nous dérange pas et qu’il n’y a pas d’incidents. Néanmoins, cette surexposition médiatique est inappropriée, nous devrions convertir les musulmans à notre époque, et non le contraire. »


L’auteur Johan Sanctorum a initialement publié ce billet sur son blog Acta Sanctorum.

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