1984

Comment une élite domine le monde: La dette comme un outil d’asservissement 

Durant toute l’histoire de l’humanité, la classe dominante a trouvé divers moyens leur permettant d’asservir le peuple pour son propre bénéfice économique. Or actuellement, nous nous laissons asservir volontiers. L’emprunteur est le serviteur du prêteur, et le monde n’a jamais été autant endetté qu’aujourd’hui. Selon l’Institut de la finance internationale, la dette mondiale a atteint le seuil des 217 000 milliards de dollars, bien que ce chiffre serait bien plus important selon d’autres estimations. Bien entendu, tout le monde sait que notre planète croule sous l’endettement, mais la plupart des gens ne cherchent jamais à savoir qui détient toute cette dette. Cette bulle d’endettement sans précédent représente le plus grand transfert de richesse de toute l’histoire de l’humanité, et ceux qui s’enrichissent ce sont les élites, les ultra-riches, ceux qui se situent tout en haut de la pyramide.Saviez-vous que 8 hommes sont plus riches aujourd’hui que la moitié la plus pauvre de la population mondiale ?

Chaque année, le fossé entre ultra-riches et pauvres se creuse davantage. C’est un sujet que j’ai souvent évoqué, et la «financiarisation» de l’économie mondiale joue un rôle majeur dans ce déséquilibre croissant.

Tout le système financier mondial actuel repose sur l’endettement, et donc ce système qui repose sur de la dette pompe sans relâche toute la richesse mondiale vers le sommet de la pyramide.

On raconte qu’Albert Einstein aurait fait un jour la déclaration suivante..

« Les intérêts composés sont la huitième merveille du monde. Celui qui les comprend les gagne… Et celui qui ne les comprend pas les paie ».

Qu’il ait fait ou non cette déclaration n’a aucune d’importance puisque c’est tout à fait vrai. En nous endettant davantage, l’élite peut tout simplement continuer lentement mais sûrement à s’enrichir au fil du temps.Parallèlement, nous passons le principal de notre temps à travailler afin de rembourser nos factures, ce qui en réalité permet l’enrichissement d’une petite élite.

On a beaucoup écrit sur les hommes et les femmes qui dirigent ce monde. Que vous souhaitiez les nommer «l’élite», «l’establishment» ou «les mondialistes», la vérité c’est que tout le monde comprend de qui il s’agit. Et la manière dont ils nous contrôlent tous n’a rien à voir avec une conspiration. En réalité, c’est en fait très simple. L’argent est une forme de contrôle social, et en nous endettant toujours davantage, nous finissons par travailler pour leur propre bénéfice économique.

Ce système commence très tôt. Nous encourageons énormément la jeunesse à poursuivre leurs études à l’université, et nous leur expliquons qu’il ne faut pas s’inquiéter du coût des études. Nous leur expliquons qu’à la sortie, ils trouveront de bons emplois, bien rémunérés et qu’ils n’auront aucun problème à rembourser les prêts étudiants qu’ils auront contractés.

Malheureusement lorsque l’on fait le bilan sur les 10 dernières années, la dette sur les prêts étudiants aux États-Unis «a augmenté de 250%» et elle se situe à plus de 1 450 milliards de dollars. Des millions de jeunes américains entrent dans la vie active en croulant sous l’endettement, et beaucoup d’entre eux vont littéralement passer des décennies à rembourser toutes ces dettes.

Mais ce n’est que le début.

Afin de se déplacer un peu partout aux Etats-Unis, nous avons tous quasiment besoin d’un véhicule, et les prêts automobiles sont très faciles à obtenir en ce moment. Je me souviens qu’ils n’étaient accordés que sur une période de quatre à cinq ans maximum, mais en 2017, il est assez courant de trouver des prêts sur des véhicules neufs qui s’étalent sur six ou sept ans.

Le montant total de la dette sur les prêts automobiles aux États-Unis a maintenant dépassé les 1 000 milliards de dollars, et cette bulle d’endettement extrêmement dangereuse continue de grossir.

USA: la bulle de plus de 1000 milliards de dollars sur les prêts automobiles commence à éclater La prochaine crise des subprimes est déjà là. 12 faits montrent que le secteur automobile U.S est au bord du gouffre

Si vous voulez posséder une maison, cela signifie encore plus de dettes. Autrefois, les prêts hypothécaires duraient généralement 10 ans, mais il faut maintenant compter 30 ans.

Soit dit en passant, savez-vous d’où vient le terme «Mortage» (Crédit ou prêt hypothécaire) ?

« Le terme « Mortgage » (crédit hypothécaire) vient du latin « Mort » (dans le sens de mort) et Gage (une promesse). Apparu dans l’Ancien Français comme « Mortgage » (prêt hypothécaire) et a été introduit dans l’Ancien Anglais au cours du XIIIe siècle.

Et maintenant que la plupart des prêts sont contractés sur 30 ans, beaucoup continueront de rembourser Jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Malheureusement, la plupart des Américains ne réalisent même pas à quel point ils enrichissent ceux qui détiennent leurs prêts. Par exemple, si vous avez un crédit de 30 ans sur une maison de 300 000 dollars avec un taux d’intérêt à 3,92%, vous paierez au final 510 640 dollars.

La dette sur les cartes de crédit est encore plus insidieuse. Les taux d’intérêt sur la dette des cartes de crédit sont souvent très élevés, et certains consommateurs finissent par rembourser plusieurs fois ce qu’ils avaient emprunté au départ.

Selon la Réserve fédérale américaine, le total des dettes sur les cartes de crédit aux États-Unis a maintenant dépassé le seuil des 1 000 milliards de dollars et nous sommes dans une période de l’histoire des Etats-Unis où les Américains utilisent de plus en plus leurs cartes de crédit.

Dans l’ensemble, la dette des ménages américains avoisine les 13 000 milliards de dollars.

En tant qu’emprunteurs, nous sommes les serviteurs des prêteurs et la plupart d’entre nous ne sont même pas conscients de ce qui leur a été fait.

Dans ce premier article d’une trilogie, je me suis concentré sur l’endettement des particuliers, mais demain dans le second article, je vais parler de la manière dont l’élite utilise l’endettement public comme moyen d’asservissement. Partout sur la planète, les états croulent sous l’endettement, et cela n’est pas arrivé par hasard. Les élites aiment l’endettement parce que ce moyen leur permet de nous faire les poches. Rien que cette année, le gouvernement américain versera environ 500 milliards de dollars en intérêts sur sa dette publique. Cette énorme quantité d’argent est celui du contribuable américain dont il ne tire aucun profit, et ceux qui reçoivent cette manne financière ne font que s’enrichir toujours davantage.

Dans la seconde partie de cette trilogie, nous évoquerons également à quel point notre système qui repose sur un endettement continu est conçu pour créer une sorte de spirale infernale en termes de dette publique. Une fois que vous avez compris cela, vous abordez alors les problèmes avec des solutions radicalement différentes. Si jamais nous voulons que l’endettement public soit «sous contrôle», nous devons nous débarrasser du système actuel qui était destiné à nous asservir par ceux qui l’ont créé.

Pour commencer, si nous voulons des solutions définitives, nous devons nous attaquer aux causes profondes de nos problèmes. La dette est un outil d’asservissement, et le fait que l’humanité soit maintenant endettée à plus de 217 000 milliards de dollars, ceci devrait nous inquiéter au plus haut point.

Source: theeconomiccollapseblog –  Michael Snyder

https://www.businessbourse.com/2017/10/22/comment-une-elite-domine-le-monde-la-dette-comme-un-outil-dasservissement-partie-13/

L’ensemble des dettes accumulées dans le monde représente désormais 226.000 milliards de dollars (192.000 milliards d’euros). C’est bien sur un nouveau record et il est tout à fait logique: le coût pour s’endetter (le loyer de l’argent)  est quasi nul , et les conditions attachées sont de plus en plus dérisoires.

C’est un montant record qui représente  plus de trois fois l’activité économique annuelle de la planète, le GDP mondial. C’est ce que révèle une étude de l’Institute of International Finance (IIF).

Les années de taux historiquement bas se succèdent et la dette fait boule de neige. contrairement à ce qui aurait du se passer après la  Grande Crise Financière de 2008/2009. On a bien « fait encore plus de tout ce qui a conduit à la crise ». La solution a été la fuite en avant.  La crise n’a été l’occasion d’aucun deleveraging, aucun désendettement: les autorités monétaires terrorisées n’ont pas osé le laisser se développer. Grace aux politiques monétaires laxistes  qui ont suivi la crise financière  les marchés boursiers mondiaux ont pu atteindre des niveaux sans précédent, elles ont aussi favorisé l’explosion de l’endettement des ménages, des entreprises et des états.

La dette mondiale représente ainsi aujourd’hui 324% de la production économique annuelle, précise l’IIF.

L’étude met  en avant les risques auxquels sont exposés certains pays émergents qui ont emprunté massivement dans des devises telles que l’euro ou le dollar américain.

Le FMI vient dans son rapport d’attirer l’attention sur le niveau critique atteint par les excès financiers mondiaux et la BRI avait fait de même il y a à peine quelques semaines.

Selon les calculs de l’IIF, environ 1.700 milliards de dollars de dettes devront être remboursées ou refinancées dans les pays en développement d’ici la fin 2018, avec à la clé une probable augmentation du service de la dette si les taux d’intérêt et les devises des grands pays occidentaux remontent. En 2013, puis en 2015 et fin 2016 on a assisté à des alertes sur ce point, mais les autorités globales ont empêché l’éclatement des bulles en refaisant un tour de reflation monétaire, en particulier en Chine.

Le besoin en devises fortes et singulièrement en dollars risque d’être destabilisant

Selon l’étude, les dettes en devises « fortes » des pays émergents dépassent 8.200 milliards de dollars, soit près de 15%de l’endettement total des économies en développement.

Le risque Chinois a augmenté

S’il note que le rythme de l’accroissement de la dette globale a légèrement diminué, l’IIF explique aussi que la tendance s’est au contraire accélérée en Chine, où les dettes des entreprises ont augmenté de 660 milliards de dollars en 2016, une croissance bien supérieure à celle observée aux Etats-Unis avant la crise financière de 2008 ou au Japon avant la crise bancaire de 1991.

L’étude ajoute que les entreprises ont des difficultés croissantes à assumer leurs dettes,  la part des emprunteurs privés « en tension » dépasse nettement son niveau de 2010. ce que l’on appelle les « covenants », les garanties fournies par les emprunteurs sont au plus bas, quasi inexistantes. Paradoxalement les risques de risque exigées par les prêteurs sont ridiculement faibles, rock bottom!

Ces entreprises fragiles représentent ainsi plus de 20% des dettes « corporate » du Brésil, de l’Inde et de la Turquie et près de 16% en Chine. Le chiffre chinois est très sous évalué.

Parmi les pays développés, les ratios ICR de couverture des intérêts se sont détériorés au Canada, en Allemagne et en France, alors qu’ils s’amélioraient au Japon et au Royaume-Uni, précise l’IIF. « Même avec des taux mondiaux bas, beaucoup d’entreprises non-financières se dirigent vers des difficultés à assurer le service de leur dette », conclut l’étude.

Le cout des dettes commence à augmenter, ci dessous en rouge échelle de droite le 2ans, en noir échelle de gauche le 10 ans

5 réponses »

  1. il existe un adage qui dit textuellement ceci, je cite:
     » il y a 2 façon de conquérir une Nation,
    1) Par l’Épée,
    ou
    2) Par la Dette  »
    Je voudrais faire remarquer ici, que concernant la trop fameuse
    « Constitution Européenne » (rejetée par 55% des Français en 2005)
    il y est écrit que « Tout pays souhaitant entrer dans l’Union Européenne doit accepter préalablement de « faire de la dette »,
    c’est à dire d’endetter sa Nation et ses citoyens, et si ce pays refuse,
    alors il ne peut pas entrer « au club de l’Union Européenne » …
    Remarquable quand même… !!!
    Et après on viendra nous dire que soit disant, ce ne sont pas « Les Banques »
    qui dirigent l’Europe… ( ahaha… plus personne n’est dupe …)
    Je ferais aussi remarquer que le tout 1er système historique de prêt par endettement est « L’usure », qu’une certaine ethnie pratique depuis la nuit des temps, et qu’on retrouve ces protagonistes à la tete des trop fameux Grands Groupes Financiers
    ( GoldmanSachs, LehmannBrothers, Rockfeller, Rothschild, ect…)
    contrôlant « Les coefficients de Notations » des Pays souverains,
    et pilotant les finances de très nombreux pays,
    dont en particulier in-situ la fameuse « Création de la Monnaie » qui fut retirée en 1972 à notre « Banque de France » pour être exclusivement attribuée aux groupes bancaires privés…
    Ce n’est pas forcément le fruit du hasard….


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  2. Je me permets de joindre un extrait d’article que diffusa Lupus: « EXTRAITS sur le jubilé des juifs: on apprend d’ailleurs que Solon, contemporain de Platon, « ne crut pas pouvoir gagner plus facilement la bienveillance du peuple d’Athènes, que par une loi à peu près semblable, et le succès aurait encore surpassé son attente, s’il n’avait communiqué son destin à des personnes dont la probité ne lui était pas assez connu ; car ces faux amis abusant de sa confiance empruntèrent aussitôt des sommes considérables dans la vue de ne les point rendre, sachant bien la loi qu’il devait faire pour l’abolition des dette : la joie publique l’emporta cependant sur le murmure de quelques particuliers. »
    Toutes les dettes n’étaient pas concernées à commencer par celles issues du commerce dont « Les commentateurs ont bien pris la peine à prouver que les dettes, qui proviennent du commerce, ne sont pas de simples dettes, et que le profit que l’on a coutume de retirer de ces sortes d’emprunts, engage à une restitution si juste et nécessaire, que la loi n’a jamais eu intention d’en dispenser personne. »
    On notera toutefois que l’année « sabbatique et jubilaire » ne se destinait qu’entre israélites puisque: « à l’égard du commerce qu’ils avaient avec les étrangers ; il ne recevait aucune atteinte par la remise des dettes qui se faisait dans l’année du jubilé, puisque cette loi était pour les seuls israélites de naissance, et que les prosélytes mêmes (quelque favorable fut leur condition) n’en retiraient aucuns avantage, étant regardés dans toutes les affaires civiles, comme des étrangers de qui l’on pouvait exiger les dettes en tous temps. »
    C’est aussi parce que toutes les dettes ne seront pas éligibles à l’effacement que l’on peut sans se tromper prévoir la grande tonte sélective »
    source: https://leblogalupus.com/2016/09/16/mouvement-liberte-nouveau-contexte-pour-un-nouvel-ordre-mondial-par-master-t-avec-note-du-lupus/


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  3. Une économie, un Etat tourné vers l’innovation n’a pas à craindre la Dette.
    Il y a des courts périodes quand on touche un plafond de verre -comme ces dernières 8 ans- mais
    dès qu’un certaine nombres de possibilités technologiques apparaissent, se confirment, la création de richesse est phénoménale.
    Une politique d’Etat comme le Chionis avec le réseau de Silk Road et la création d’une dizaine
    de mégapole de 20 millions habitants génèrent immense richesses, qui relativisent leurs endettement .
    Confiance en l’autre + Innovation + gouvernement indépendant des semelles de plomb
    La dette est mortel que dans un bocal clause.


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