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Le Forum économique mondial annonce une nouvelle « Renaissance » grâce aux robots

Une tribune publiée sur le site du Forum de Davos rend un hommage appuyé aux robots et à l’intelligence artificielle en expliquant que toutes les technologies sont nées du désir humain de dégager du temps à investir dans la « fantaisie », les « activités qui nous rendent humains par quintessence » – la créativité, l’esprit d’entreprise, inventivité, l’empathie… L’idée ? Désamorcer les peurs de ceux qui voient l’avenir comme une réalisation de l’apocalypse façon Matrix, en affirmant que l’intelligence artificielle peut parfaitement être sous le contrôle de l’homme tout en lui rendant les services liés à ses capacités particulières : « Calculer l’état du trafic routier, anticiper la survenue d’une épidémie, gérer l’efficacité énergétique. » A l’homme reviendrait la créativité, « la pensée critique », l’« intelligence émotionnelle »… et la mise en place de normes, comme celles qui, déjà, « régulent la discrimination sociale et économique », sous la conduite d’une « communauté des citoyens capables d’évaluer les objectifs et les applications sociales » de l’intelligence artificielle. On va tout droit vers une « commission pour l’intelligence artificielle », selon l’auteur. Une nouvelle supra-entité dans un monde globalisé ?

Décoder la pensée : c’est ce que permet désormais de réaliser un nouveau système d’intelligence artificielle qui parvient même à interpréter ce que voit un sujet en analysant une IRM de son cerveau. Les recherches ont été menées par une équipe de Purdue University aux Etats-Unis de qui a travaillé sur les réseaux neuronaux artificiels capables de « comprendre » des scènes visuelles à travers l’activité cérébrale. C’est une avancée qui, selon les chercheurs, va améliorer les techniques actuelles de l’intelligence artificielle (AI) et permettre de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau humain. La technique a recours un type d’algorithme appelé « réseau neuronal convolutionnel » déjà utilisé par les ordinateurs et les smartphones pour la reconnaissance faciale et celle des objets. La nouveauté, c’est que le robot est amené à « comprendre » ce qu’il voit, alors que jusqu’ici cet algorithme de deep learning(apprentissage profond) permettait simplement d’étudier comment le cerveau analyse des images statiques et d’autres stimuli visuels.

Les chercheurs de Purdue University font progresser l’intelligence artificielle

Haiguang Wen, étudiant doctorant à Purdue, explique : « C’est la première fois que l’on a utilisé une telle approche pour comprendre comment le cerveau analyse des films de scènes naturelles : c’est un pas vers le décodage du cerveau et de son activité lorsqu’un individu essaie de trouver un sens à un environnement visuel complexe et dynamique. » Les chercheurs ont travaillé sur 11 h 30 de données IRM provenant de trois femmes qui avaient regardé 972 clips vidéo, y compris des petits films montrant des personnes et des animaux en mouvement et des séquences montrant la nature. L’algorithme a « appris » à prédire l’activité du cortex visuel du cerveau pendant que les sujets regardaient les vidéos, après quoi le modèle a été utilisé pour décoder les données IRM afin de reconstruire les vidéos visionnées, y compris des séquences que le modèle n’avait jamais vues. Ledit modèle a été capable de décoder les données pour classer les images en catégories spécifiques.

Décoder des images et des pensées avec l’AI grâce aux scans cérébraux

La vérification du décodage a été faite en mettant côte à côte les images vidéo réellement visionnées et celles résultant de l’interprétation faite par l’ordinateur à partir des données d’IRM, le tout quasiment en temps réel, pendant que le sujet regardait des images et que son cerveau était scanné toutes les deux secondes. La reconstruction de l’expérience visuelle se faisait au fur et à mesure, a expliqué Wen. Grâce à cette expérience, les chercheurs ont pu constater que certaines zones du cerveau sont liées à certaines images vues par le sujet et certaines informations spécifiques reçues, car leur technique permet de visualiser l’information spécifique présentant n’importe quel lieu du cerveau tout en relevant des données sur tous les emplacements du cortex visuel. « Ce faisant, on peut comprendre comment le cerveau divise une scène visuelle en morceaux, puis les réassemble pour parvenir à une compréhension d’ensemble de ladite scène », a expliqué le responsable de l’étude. Est-on là dans les balbutiements d’une technique qui sera demain moins invasive et donc plus apte à décoder les pensées et l’imagination des êtres humains ?

Anne Dolhein

http://reinformation.tv/intelligence-artificielle-ai-decoder-pensee-images-dolhein-76348-2/

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5 réponses »

  1. GOLEM, I.A ET LE TRANSHUMANISME DEIFICATEUR.
    La question qui me vient naturellement quand on me parle de l’IA est de déterminer la cause, non pas seulement mécanique et phénoménologique, mais philosophique et même métaphysique de la création d’une telle oeuvre et de ses conséquences ontologiques (?)
    Pourquoi le chemin du fameux « progrès » nous a t-il déposé sur la berge d’un territoire continental dont on entame à peine l’exploration mais dont les flatulences soufreuses de son scientisme et de ses promesses mirifiques sentent le dystopisme à pleins nez?
    Ce territoire nous rappelle nos vieilles légendes, la première qui refait surface et m’interpelle c’est celle du Golem.
    La tradition juive place son histoire dans une quête mystique s’insérant dans le folklore. »La première occurrence du mot se trouve d’ailleurs dans le psaume 139 pour désigner Adam remerciant Dieu d’avoir modelé sa « masse informe » (golem en hébreu). » (1) Le golem aurait donc pour signification primordiale le corps d’argile devant être façonné pour servir de réceptacle à l’Esprit adamique… l’Esprit qui conçoit est d’abord l’Esprit qui perçoit par ses sens corporels et rend hommage à son créateur.
    « La machine est l’homologue moderne du Golem du rabbin de Prague », écrivait déjà Norbert Wiener, fondateur de la cybernétique, en 1964. Tant que la machine en restait aux vertus mécaniques pures, elle offrait par les moyens techniques ce que l’humain par ses petits bras peinait d’obtenir de lui seul mais qu’il pouvait réaliser par celui de la force de son esprit créateur. L’énergie cérébrale couplée à celle qu’il puisait dans son environnement devaient lui offrir plus que les vestiges de la contrainte naturelle abandonnée sur la gréve de sa pathétique infortune physiologique que connurent et endurèrent tous ses ancêtres par l’usage palliatif et codifié d’un esclavage contraignant.
    Peuvent-ils, ce rabbin et in-extenso les transhumanistes, alors aussi espérer de leur création ce que Dieu semble attendre de son humanité?. N’est-ce pas une expérience réflexive?
    Le Golem est d’abord l’esclave dont on attend qu’il nous libère de la contrainte… le Golem c’est l’esclave-outil parfait car on peut tout exiger de lui sans nécessité d’une quelconque réciprocité. N’est ce pas ce que l’on attend de la promise terre fertile de l’I.A couplée de sa bio-robotique?
    Sa totale soumission comble le « vide métaphysique » de l’Etre en effaçant sa peur… Car si son concepteur, le rabbin Yehoudah Loew, au XVI ème siècle créa par la Kabbale et la magie des lettres (pouvoir créateur du langage) cet Etre qui est Non-Etre, ce qui en passant nous renvoie à la condition primale du Système, c’est au premier chef par conjuration d’une peur qui se fit jour à Prague dans une atmosphère délétère ou la communauté juive de Prague vivait alors dans la peur de représailles: des langues calomnieuses l’accusaient de meurtres rituels d’enfants chrétiens (occulte satanique).
    Craignant pour les siens, le sage Yehoudah Loew aurait à la nuit (symbole d’occultisme), suivant une recommandation divine (symbole du veto divin et de sa grace), sculpté un homme rudimentaire dans la glaise de la rivière Vltava avant de lui insuffler la vie (acte divin primordial), selon un rituel secret (alchimique). C’est donc par la magie occulte des lettres qu’en lui traçant sur le front (penser au 666) son géniteur « emet » -« vérité »- qu’il pouvait aussi en supprimant « alef », la première lettre, y inscrire « mort » et ainsi lui supprimer par la même la « vie ».
    On venait d’inventer le zombi!… Grand Ancêtre de nos robots réduits au simulacre de l’intelligence émotionnelle, on retrouve tous les ingrédients qui font les valeurs de notre époque si « inverueuse » et ou les moutons-consommateurs en sont les avatars (avatars des avatars…)
    La chose doublement surprenante est que la légende nous conte que c’est sur une « recommandation divine ». On peut sérieusement en douter mais convenons qu’il y a une certaine similarité entre ce rapport de causalité et celui que vécut Descartes quand il eut cette enthousiaste inspiration mystique le conduisant à écrire ses principes découlant de son « discours de la méthode ». En effet, Descartes vécut 3 nuits mystiques, une communion extatique à partir de laquelle il ressort des principes dont on a pu s’apercevoir que le « cogito » méthodique se transmuta par la suite en un objet déifié que l’on nomma « cartésianisme » et qui tenait lieu de vigie intellectuelle autant que de foi. A l’inverse de Pascal mais par une semblable expérience mystique, Pascal fut connu comme un génie des applications concrètes bien qu’il n’attachait qu’une valeur toute relative à la science, car elle ne pouvait qu’apporter des connaissances partielles. Cette science pratique contribue à soulager la souffrance mais elle ne relève au final que du divertissement lorsqu’elle n’est qu’une fin en soi. Confondre les moyens avec les fins est une autre caractéristique du monde scientiste et technologique.
    Or, que devons-nous comprendre des liens entre ces 3 personnages si ce n’est que la démarche intellectuelle possède sa propre raison d’être et qu’elle se situe dans la sphère des émotions (le « cœur ») et que c’est donc cette dernière qui influence la pratique fut-elle le fruit d’une expérience dite mystique c’est à dire impulsée par un état modifié, voir mortifié de notre rabbin, de la conscience/cœur.
    De la pulsion du cœur on tire un fait, de ce « fait » on en retire une filiation, une persévérance. De cette persévérance, il ressort une dégénérescence du bien et du vrai induit par le fruit de la connaissance initiée et mis en contact avec le terreau des idées et praxies d’une époque… Tout est affaire de Transmission, d’itération et de transformation. Le fleuve de l’Histoire charrie à lui toutes les certitudes de son époque qui ne sont que la rencontre -jamais fortuite- des désirs vers les plaisirs, à seule fin de conjurer ce qui serait traumatique dans la mémoire collective… La séparation originelle.
    Je m’explique: la peur de Yehoudah Loew engendre l’idée du Golem dont la persévérance du contenu idéique et symbolique au travers des époques successives se traduit dans notre post-modernité en une intelligence artificielle prometteuse qui n’est au final que le simulacre de celle dite naturelle de l’Humain. La peur n’a jamais été la meilleure inspiratrice puisque d’elle on tire son substrat (Etre et Faire) du rapport entre l’Ego et de son lien avec l’instinct de survie.
    De Descartes, on retire la compréhension de ce cartésianisme contrits dans son obsolescence intellectuelle qui agit en fait via de voluptueuses théories elliptiques comme expressions d’un sectarisme centrifuge qui fait fis de toute intuition intellectuelle véritablement émancipatrice; ce qui de fait produit, in-extenso, le « pragmatisme » institutionnalisé d’une science-église fière d’elle même, narcissique, qui n’attendait plus que le domaine des pratiques expérimentales (celles entre autre de Pascal, grand inventeur (2)) pour se voir sacraliser par une sacro-sainte science auto-contemplative moderne magnifiée depuis le XVIIIème siècle et devenue dans son esprit post-moderne, la chose que l’on connait de ses œuvres.
    Pascal était aussi fervent chrétien que Descartes pouvait l’être à son époque et biensur tout comme l’était notre rabbin pour le judaïsme…. et pourtant, leurs chemins vinrent à se croiser à notre époque « virtualisante » ou ses oripeaux fantasmatiques et la spiritualité se transmutèrent en une anti-spiritualité incarnée par la religion anthropocentrique de l’Homme pour l’homme et dont l’Humanisme et son avatar les « droits de l’homme » ont depuis été travesti en un nouveau crédo (par le crédit ex-nihilo) de l’Homme Nouveau… Homme Nouveau bientôt promis aux délices caniveau de son Sacre: le Transhumanisme intégral.
    Le Transhumanisme Intégral digère 2 notions disjointes dans le temps. celle du Golem (algébrique pour rappel) qui représente la robotique étendue à son idéal de puissance mécanique. Le Golem doit se « symbioser » avec l’intelligence (mathématique/algorithmique) pour tendre à son efficience opératrice menant à la jouissance élective. C’est à l’interstice de ces 2 éléments que l’élément tiers surdéterminant -car purement humain cogito/bio- est introduit. Il ressort alors de ce produit prométhéen que l’Humanité s’expose à devenir elle même le produit de sa soumission la plus absolue par un tiers éminemment plus puissant qu’elle -bien qu’issue d’elle- plus efficace et si éloigné ontologiquement qu’il n’en restera pas moins le fruit (la pomme) d’un simulacre comme marque de fabrique si spéciale. Simulacre: tout comme le Système et le Diable de nos religions en sont eux-mêmes les plus fidèles représentants, le simulacre est probablement l’élément le plus représentatif auquel s’ajoute le vecteur de sa réussite: l’Hybris..
    Celui qui se suffit à lui-même, sur la base principielle d’un individualisme effréné, a coupé ses liens spirituels pour laisser libre court à ses envies qui ne sont que les latences instinctuelles du cœur. Expressions malsaines de son Ego en vue de quoi il tire et retire incessamment toute la substantifique moelle de son plaisir par l’unique moyen idéalisé et idéalisant de l’état de puissance/jouissance qui nourrit alors son « vide ». Cela se confère implicitement comme le moteur « ego-centrifugé » (Moteur à combustion prométhéenne de son Etre). C’est donc tendu vers ce « vide métaphysique », qui l’attire de manière irrésistible et imperceptible au dehors de sa véritable nature spirituelle et dont il retire objectivement sa propre obsolescence programmée, que l’Humanité en quantité toujours croissante et en qualité con-sciente toujours plus déclinante se précipite vers son Tartare.
    Nous avons donc là un exemple qui nous montre à quel point notre civilisation dystopique traduit son « UN-CON-SCIENCE » (Dieu avec science) en un manifeste diabolique pour la déchéance volontaire par le simulacre du vrai comme du bien.
    (1) http://www.thalim.cnrs.fr/IMG/pdf/2017-04-21-la_gazette_drouot.pdf
    (2) »Pascal s’oppose à son contemporain Descartes à un double titre :
    . Il lui reproche d’une part d’être victime de la libido sciendi, curiosité ou avidité intellectuelle ; pour lui, ce n’est que du divertissement, d’autre part, de vouloir égaler l’homme à Dieu, en voulant établir une science universelle et certaine. Se considérer comme maître et possesseur de la nature. »… On le voit ici, on est passé de la science pour la science tout en se trouvant l’excuse d’une reelle praticité (confort) pour aboutir aux excès que l’on constate aujourd’hui et qui mettent en perspective la « Fin de l’l’Homme » telle qu’on s’en faisait jusqu’ici l’idée. (http://www.sagesse-marseille.com/culture/conferences/descartes-et-pascal.html)


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    • Kabbale:Lettre =Nombres, chacunes double signification.
      Il semblerait que par exemple tous les ennemis d’Israél est eu un nom qui commence par H/ Hêt =8
      Gloire de Dieu mais aussi pêché.
      Hérode/Hérode Antipas/Hérodiade/Hitler..et ses amis Hess/Himmler/Haushofer
      Huit la barrière a franchir.


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  2. Je ne crois pas que ce « transhumanisme » a quelque rapport avec le Golem.
    Pour moi, c’est plutôt une tentative désespéré de hisser homme au niveau des possibilités
    infinis du mathématique. De devenir ∞
    Ce qui est en fait une réduction une atomisation.
    Je suis unique parce que je suis je.


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