Art de la guerre monétaire et économique

Petits arrangements entre Amis : Trump et JFK ont le même profil et cela n’augure rien de bon pour les marchés financiers

Trump et JFK ont le même profil et cela n’augure rien de bon pour les marchés financiers

By Audrey Duperron, fr.express.liveAfficher l’original février 13, 2018

L’historien britannique Niall Ferguson (aussi connu comme étant le mari de l’auteure critique de l’islam Ayaan Hirsi Ali) a écrit l’été dernier pour le Boston Globe un petit morceau flatteur sur le président américain.

« Le président est un coureur de jupons invétéré qui trompe compulsivement son épouse. Il souffre de problèmes de santé grave que lui et son équipe cachent aux médias. L’une de ses maîtresses est aussi engagée sentimentalement avec un gangster notoire.

En parlant de crime organisé, je comprends que pour être élu, il a fait appel à l’assistance de la Mafia pour cette campagne. Il envisage de nommer son frère au poste clé de procureur général. ils envisagent d’enregistrer les conversations de militants des droits de l’homme.

En matière de politique étrangère, c’est encore pire. Il envisage l’invasion d’un pays hostile, qui est probablement vouée à échouer de manière désastreuse. Il a établi une ligne de communication secrète qu’il entend utiliser en temps de crise pour communiquer secrètement au Kremlin. Pourtant, il est prêt à risquer une guerre nucléaire. Et il ne s’oppose pas à l’assassinat d’ennemis politiques et aux coups d’Etat contre des gouvernements alliés. »

Voilà ce qu’écrit Niall Ferguson.

Ferguson évoque évidemment John Fitzgerald Kennedy (qui d’autre aurait-ce pu être?). Et l’historien n’est pas le seul à établir un lien entre Kennedy et l’actuel président Trump.

On relèvera aussi que c’est Kennedy qui a organisé l’américanisation de la guerre du Vietnam, faisant passer le nombre de soldats états-uniens de 500 à 16.000, refusant l’idée du général Douglas MacArthur d’éviter un engagement dans une nouvelle guerre terrestre en Asie. Mais le président et ses « judicieux conseillers » rêvaient de faire du Vietnam un exemple de démocratie, avec l’espoir irénique que des millions de dollars et des aides sociales entraîneraient le rejet du communisme par les nations voisines, qui préféreraient ainsi l’Etat providence social-démocrate à la glaciation léniniste. Le frère de John, Robert, se vantait d’une guerre faite « pour être gagnée ». Depuis, les gardiens du dogme kennedien ont réussi à faire gober à l’opinion que seuls Johnson et Nixon étaient responsables de la débâcle vietnamienne. Ce qui est pour le moins excessif.

Bill Gates l’avait aussi fait, juste après les élections, même s’il l’avait fait de manière plus limitée.

«De la même manière que le président JFK avait entraîné le pays derrière lui avec son programme de conquête spatiale, je pense que […] grâce à cette énergie, il peut y avoir un message très optimiste que l’administration de Donald Trump va organiser les choses, se débarrasser des barrières réglementaires et mener le leadership américain par l’innovation.»

Qu’est-ce que cela a à voir avec les marchés boursiers ?

Beaucoup rejettent les similitudes comme une absurdité, mais durant le weekend, le Global Macro Monitor a publié un tableau qui n’inspirerait pas beaucoup d’assurance aux investisseurs.

Ce graphique montre que les marchés boursiers ont eu une tendance haussière comparable pendant la première année de Kennedy (ligne bleue) et celle de Trump (ligne rouge) … avant de s’effondrer.

« Ce marché commence vraiment à beaucoup ressembler au marché haussier après l’élection de JFK, de son niveau le plus haut, au marché baissier qui s’est ensuivi et qui a pris fin lorsque le président russe Nikita Khrouchtchev a cédé à la crise des missiles de Cuba ».

Les investisseurs peuvent espérer que les comparaisons entre les deux s’arrêtent là…


Pour les amateurs d’analogie je glisse ici un article D’ARCHIMBAUD  qui viendra judicieusement compléter la donne !

États-Unis : la guerre des complots

By Andre Archimbaud, www.bvoltaire.fr février 11, 2018

Entre la thèse du coup d’État anti-Trump et celle de sa collusion russe, laquelle va prévaloir?

Devin Nunes et Trey Gowdy, les républicains du House Intelligence Committee (organe parlementaire de supervision des agences de renseignement) ont produit, le 7 février, un court et factuel mémo présentant le FBI comme un relais de la campagne Clinton. La machine Clinton a créé en 2016 une cascade d’écrans permettant de faire passer des informations dommageables sur Trump à l’ex-espion Christopher Steele (un ancien du MI6 anglais et partenaire du FBI depuis plusieurs années). Lequel ex-espion s’est également approvisionné auprès de « sources russes ». Cela pour fournir au FBI des documents devenus « légitimes » en vue de faire approuver, par des tribunaux d’exception, la mise sous écoute de Carter Page, homme d’affaires russophile qui a conseillé brièvement la campagne Trump.

Le comité des affaires judiciaires du Sénat vient de faire « décaviarder » par le FBI son document adressé en janvier au ministère de la Justice aux fins de déférer Christopher Steele à l’autorité judiciaire. Steele y est présenté comme ayant délibérément trompé le FBI, lequel a délibérément trompé les juges afin d’obtenir la mise sous surveillance et écoutes de Carter Page. Bref, la requête des sénateurs Grassley et Graham, plus détaillée, confirme en l’amplifiant le mémo Nunes, tout en offrant d’incriminer Steele.
Et l’on découvre maintenant qu’un « dossier Shearer » avait été utilisé. Shearer est l’impitoyable salisseur des plaignantes dans les affaires sexuelles de son ami Bill Clinton. Et l’on réalise que Sydney Blumenthal, ce proche de Hillary qui s’était illustré dans l’affaire de Benghazi, a servi de conduit entre la campagne Clinton et le ministère de la Justice, donc le FBI. Trump pris en tenaille…

Voilà qui ne fait pas l’affaire d’Adam Schiff, membre du House Intelligence Committee, député de Californie, et chef de la résistance aux forces d’occupation russes commandées par Trump. D’autant qu’il s’est ridiculisé lors d’un canular : se faisant passer pour un officiel ukrainien détenant des photos nues de Trump (avec des prostituées, bien sûr…), un provocateur russe a réussi à tenir Schiff en haleine pendant huit minutes de chaleureuse conversation.

Schiff vient de rédiger une réfutation parvenue cette semaine pour approbation à la Maison-Blanche. Habilement, il y a délibérément inclus des informations dévoilant des sources confidentielles, dans l’espoir de voir le président censurer certains passages et se faire accuser de cacher quelque chose. Trump a simplement renvoyé le dossier à Schiff, lui proposant de s’entendre avec ses amis du FBI sur les passages à censurer.

Or, selon Nunes et d’autres, qui ont déjà lu le mémo Schiff, ce texte n’invalide en rien les révélations du son propre mémo sur les abus du FBI. Il se contente simplement, tout en assassinant Nunes, d’audacieusement réactualiser les « informations » du dossier Steele, tentant de faire oublier les fraudes révélées par les rapports Nunes-Gowdy et Grassley-Graham. Nunes, impavide, annonce que son décryptage va s’étendre à d’autres entités, dont le département d’État (Affaires étrangères), qui aurait lui aussi « crédibilisé » des ragots de campagne auprès du FBI. Et voilà que Victoria Nuland, son ancienne patronne de « l’Eurasie » et mère de la nouvelle Ukraine, se voit contrainte de lancer ses contre-feux dans les médias. Les changements de régime, elle connaît.

http://www.bvoltaire.fr/etats-unis-guerre-complots/

EN BANDE SON :

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