1984

Divide and Conquer : En Europe les sanctions s’arrètent là ou les intérets des Etats membres commencent !

Une véritable bombe pour l’UE : la pression politique de la Russie via Gazprom. La Pologne accablée, l’Allemagne privilégiée…et les Américains en embuscade ! 

Pour le Système tel que modelé par les Etats-Unis l’Europe est la variable d’ajustement, la soupape de sécurité qui rend viable l’ensemble du système impérial. Au final une division sciemment entretenue et des Etats trop petits permet une gestion affinée du bloc européen par les Américains…Tout comme le Dollar le gaz est devenu un outil éminemment politique dont usent et abusent les producteurs…Russes et maintenant Américains sont de ceux-là, les Européens sont dépourvus de la précieuse matière première et deviennent ainsi le jouet de rapports de force qui leur échappent… mais n’échappent en rien à leurs partenaires du « libre échange sous la menace »

13 avril 2018 Reinformation TV

Des documents explosifs révèlent la mainmise de la Russie sur les fournitures de gaz à l’Europe, avec des violations délibérées des lois européennes et des intimidations politiques depuis une dizaine d’années. Cette enquête, parmi les plus approfondies de l’histoire de l’Union européenne et qui met en cause les dirigeants de l’UE, révèle que le géant de l’énergie Gazprom, contrôlé par le Kremlin, a utilisé ses énormes moyens pour faire pression sur les Etats les plus vulnérables de l’Europe orientale – Pologne en tête – et pour fragmenter le marché unifié européen de l’énergie grâce à des politiques commerciales arbitraires. Le rapport d’enquête relève que l’Allemagne a bénéficié d’un accord très avantageux avec Gazprom, obtenant un avantage compétitif grâce aux prix du gaz qui lui étaient facturés, cela aux dépens d’autres économies de l’UE, laissant les Etats voisins de la Russie à la merci de Moscou qui leur impose des prix écrasants.

Gazprom a imposé des prix exorbitants à la Pologne

La Bulgarie a ainsi été traitée par la Russie comme une colonie et la Pologne, qui a refusé certaines exigences de Moscou, a dû payer un prix exorbitant pour importer des quantités de gaz depuis la Sibérie. Ces éléments révélés par des députés européens – dans un rare exercice de dévoilement – constituent une véritable bombe politique et diplomatique. Elles sont singulièrement embarrassantes pour le directoire européen, pourtant obsédé par la concurrence. L’enquête révèle ainsi que Bruxelles connaissait toute la vérité mais que les patrons de l’UE ont fermé les yeux, alors même qu’ils préparent un accord avec Moscou, laissant enfreindre les principes fondamentaux de l’Union européenne. Gazprom est à l’évidence le bras armé de l’influence russe.

« C’est énorme. Ce que montrent ces documents, c’est un abus permanent de position dominante, et cela avec des intentions clairement politiques », estime le Pr Alan Rigley, expert de la législation énergétique européenne à l’Atlantic Council. « Gazprom divisait tant qu’elle pouvait le marché européen de l’énergie et maintenant la Commission européenne entend passer un accord qui traite les pays de l’Europe de l’Est comme s’ils n’étaient pas des Etats membres », dénonce-t-il. Le contexte politique est hautement inflammable. La commissaire à la concurrence de l’UE, Margrethe Vestager, est l’auteur d’une violente campagne contre les entreprises américaines de technologie telles que Google et Apple, accusant les patrons de la Silicon Valley de menacer la démocratie européenne. Pourtant, face à Gazprom, cet accord à deux niveaux prouve que la même Commission européenne a cédé à des pressions extérieures, preuve de schizophrénie idéologique.

Gazprom a imposé un prix de 350 dollars à la Pologne, contre 200 dollars à l’Allemagne pourtant plus éloignée !

Le document principal est une mise en cause confidentielle par l’Autorité de la concurrence. Il a été rédigé en 2015 après quatre années d’investigations. Il établit que Gazprom a violé de multiples lois et règlements européens et a mené « des actions délictueuses », imposant « des prix abusifs » et tirant profit « sa situation dominante ». La Commission a demandé des amendes s’élevant à 30 % des ventes concernées, ou de 10 % du total. Le texte indique que « la Commission considère que les violations ont été perpétrées intentionnellement » et que « Gazprom est totalement conscient de la nature illégale d’au moins certaines des mesures contractuelles et non-contractuelles » qui ont été imposées.

Les enquêteurs ont découvert que Gazprom avait imposé un prix de 350 dollars pour 1.000 M3 de gaz, à rapporter aux 200 dollars demandés à l’Allemagne à l’arrivée du gazoduc Yamal, prix qui eût dû être supérieur en raison de la distance. La raison de cette pénalité imposée à la Pologne serait que cette dernière a refusé de céder à la Russie le contrôle sur sa section du gazoduc. Le prix favorable concédé à l’Allemagne pourrait expliquer pourquoi ce pays a été le plus ardent avocat des intérêts de Gazprom à Bruxelles.

Gazprom, le bras armé de la Russie contre l’UE

Cet épisode révèle la vacuité de la rhétorique en cours à l’Union européenne et de ses postures moralisatrices. Il pourrait devenir un scandale européen majeur. Des dirigeants polonais ont accusé l’Allemagne d’avoir mis à profit son énorme influence à Bruxelles pour censurer les conclusions de l’enquête et favoriser un règlement l’amiable avec Gazprom, qui préserverait le statu quo. « On nous dit que la Commission veut un accord à l’amiable et a déjà décidé de le passer. Ce serait gravement déloyal avec la Pologne et les autres victimes », dénonce Jacek Sariusz-Wolski, élu au Parlement de Varsovie et ancien secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes.

http://reinformation.tv/gazprom-ue-pologne-allemagne-russie-lenoir-83059-2/

Dans le projet Nord Stream, l’Allemagne face à l’opposition des Pays baltes et de la Pologne soutenus par les Etats-Unis

La Pologne et les pays baltes mènent le combat contre le doublement de la capacité du gazoduc Nord Stream reliant la Russie à l’Allemagne par la mer Baltique. Pour ces pays, il s’agit d’un projet à finalité politique qui permettra à la Russie de couper les livraisons aux pays de son choix en Europe centrale et orientale sans compromettre ses relations avec ses clients d’Europe occidentale. Ils voient donc dans ce contournement gazier une arme de chantage et de pression politique. L’Allemagne au contraire, dirigée par Angela Merkel qui fut membre des Jeunesses communistes, avance l’argument de ses intérêts économiques même si le gazoduc Nord Stream actuel n’est toujours pas utilisé au maximum de sa capacité. A noté que comme la Pologne voisine à Świnoujście, la Lituanie a reçu l’année dernière sa première livraison de gaz naturel liquéfié américain dans son terminal gazier de Klaipėda. ceci explique sans doute cela !

http://reinformation.tv/nord-stream-trump-baltes-allemagne-bault-82684-2/

Pologne arroseur arrosé : La Pologne procède pour la première fois à l’achat de pétrole de l’Iran, alors que le Conseil de l’Europe a revalidé la semaine dernière ses sanctions contre le régime.

Varsovie s’est déjà procurée de 13 000 tonnes de brut iranien.

La plus grande compagnie de raffinage de pétrole polonaise, PKN Orlen (Polski Koncern Naftowy Orlen), une société multinationale polonaise spécialisée dans le raffinage de pétrole et la distribution d’essence, a déclaré le 13 avril 2018 qu’une cargaison de 13 000 tonnes de pétrole iranien avait été transférée au port Gdansk sur la côte de la Mer Baltique.

Le pétrole iranien doit être raffiné dans la raffinerie de PKN à Plock. La majeure partie du pétrole raffiné dans les raffineries polonaises provient de pipelines russes, mais les raffineurs publics PKN Orlen et Lotos achètent de plus en plus de pétrole aux autres pays, notamment l’Iran.

« La livraison depuis l’Iran est devenue un fait: le pétrole du Moyen-Orient nous offre de nombreuses opportunités; tout d’abord, il permet de diversifier les directions de livraison et augmente la sécurité énergétique de l’État« , a annoncé la raffinerie PKN dans un communiqué.

Les responsables polonais affirment que le pétrole iranien, plus léger que le brut russe et contenant moins de soufre, sera raffiné à l’usine PKN de Plock, au nord-ouest de Varsovie. La PKN a déclaré que les essais antérieurs du pétrole iranien « ont confirmé son potentiel significatif ».

Il a fallu un mois au pétrolier Delta Kanaris pour transporter la cargaison iranienne de l’île de Kharg à Gdansk.

Un récent accord entre l’Iran et la Pologne a été signé pour permettre cette transaction. L’Iran aura besoin de ressources monétaires pour financer le clergé chiite et sa capacité de nuisance régionale. L’industrie pétrolière iranienne finance les chefs Pasdaran ou Les Gardiens de la révolution, en tant que puissance militaire. Le ministère du Pétrole en Iran gère l’industrie pétrolière qui entretient ce bras armé du régime islamique.

https://www.dreuz.info/2018/04/16/malgre-les-sanctions-europeennes-varsovie-achete-le-petrole-iranien/

OK+++++++++++++++++++++++++++++++++++++

EN BANDE SON : 

 

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