A Chaud!!!!!

Douce France : Mamy ne court pas assez vite !

Mamy ne court pas assez vite

Comme dit Castapiane, notre sémillant Ministre de l’Intérieur, le plus embêtant dans tout ça c’est qu’on n’arrive plus à faire le tri entre les manifestants gentils et les autres salopards de casseurs sans foi ni loi. Qu’est-ce que vous voulez, avec cette combine à la con de gilet jaune, impossible de savoir qui est qui. Du coup, nos bons flics, quand il réussissent à en gauler un c’est juste parce qu’il court moins vite qu’un Black-Bloc, lequel se révèlera toujours plus véloce que la veuve de Carpentras. Par conséquent, les individus mis en état d’arrestation il faut les relâcher rapidos, pas la peine de les déférer, ça ne servirait à rien… En quoi il se trompe sans doute, car le trotsko, l’anar ou le « jeune » de banlieue, pour la plupart des Magistrats ce sont des potes, enfin, stricto-sensu des camarades. Moyennant quoi, un bon retraité, pour peu qu’il pue son vieux réac, fera toujours l’objet de la sévérité judiciaire, bien mieux, en tout cas, que Mohamed, Mamadou, ou le vétéran de Notre Dame des Landes. Il devrait y réfléchir, le barbousard de Beauveau, s’il veut des résultats tangibles en termes d’embastillement…
En attendant on le sent bien embêté. Il commence à penser qu’un bon état d’urgence ferait l’affaire pour lui assurer des week-end plus paisibles, parce que là, depuis bientôt un mois, plus moyen de descendre sur Forcalquier taper les boules avec les collègues, notamment les vieux amis des cercles de jeu du temps de Gastounet; si c’est pas malheureux d’en arriver à ce point, à cause d’une bande de tordus en gilet jâne!

Par ailleurs, un autre barbu, celui de Matignon, commence à faire grise mine. On n’aimerait pas, en ce moment, se trouver à la place de son slip, vu qu’on lui sent de plus en plus le trouillomètre à la baisse. Abasourdi, le grand couillon en question! Vous vous rendez compte, ils ont osé saloper les symboles les plus sacrés de la France, taguer l’Arc de Triomphe! Profaner le tombeau du pauvre troufion non-identifié, qu’encore un peu ils lui coupaient le gaz! L’Ultra-Droite, que voulez-vous, la peste brune…quoique plus on avance dans la chienlit bordelifique, moins ça devient possible de proférer des âneries de ce calibre. Ça se voit comme le pif au milieu de la gueule qu’il s’agit de tout ce qu’on veut sauf de la Droite, fût elle ultra. Et il commence à baliser sec, Barbapoux, il sent venir de plus en plus le fantôme des révolutionnaires de la grande époque, des grandes époques devrais-je préciser: 89, 30, 48…je dirais bien 68 mais là on avait affaire à de petits gauchiards repus…il s’agit aujourd’hui de bien autre chose.
Les gouvernants de la Répupu en marche vers le désastre règlent désormais l’addition des veuleries successives imputables à tous leurs prédécesseurs depuis l’époque giscardienne. Il doit le sentir confusément Barbapoux, ça se lit dans son regard anxieux, il ne comprend pas tout, certes, avec sa cervelle de rocardien-juppéisé on ne peut exiger de lui l’impossible, mais la trouille de l’inconnu qui arrive à grands pas, ça oui, ça reste à sa portée.

Alors, il se passe quoi, en fin de compte? Bon, eh bien c’est tout simple, vous allez voir. Depuis quarante ans de déconnage républicain, ils ont d’abord voulu faire payer les riches. Ces derniers ont foutu le camp ou se sont débrouillés pour sauver les meubles. Parallèlement, comme les populations immigrées ou issues de l’immigration, ainsi que tout un tas de fainéants et autres profiteurs du système, pesaient de plus en lourd dans les comptes publics, il fallut bien se rendre à l’évidence, les riches qui restaient en tant que cibles potentielles apparaissaient en nombre très insuffisant pour boucher le trou. Et comme ce dernier se creusait de plus en plus, sans possibilité de trucage à cause de notre nouvelle monnaie gérée depuis l’étranger, il ne resta plus qu’une solution: faire payer les plus nombreux… à savoir les pauvres!
Bien entendu, pas n’importe quels pauvres, ceux qui bossent. Les autres, les susvisés profiteurs de tout poil, évidemment on ne risque pas de les pressurer fiscalement, eux c’est le contraire, le pognon on ne le leur prend pas, on leur en donne. Et du coup ils se retrouvent coincés, Présipède et ses sbires, entre deux catégories potentiellement antagonistes d’impécunieux, les bons franchouilles et les autres. Les premiers voudraient bien s’en sortir par leurs propres moyens mais les moyens on les leur enlève pour engraisser les seconds. Alors forcément ils râlent, les braves vaches à lait et, à force d’abnégation, de renoncement, d’espoirs déçus, ils finissent par enfiler le gilet jaune! Pour foutre le feu, une toute petite étincelle suffit, le jour ou Macrouille leur parla en ces termes: « Ah vous rouspétez parce que je vous augmente le gazoile? Eh ben vous en faites pas, les ploucs, je vous en collerai encore une autre en Janvier…en attendant la suivante! Et ne vous plaignez pas, bande de pleurnichards, c’est pour votre bien, pour vous sauver la planète, espèces d’ingrats! » Ils ont beau se trimballer des tronches d’abrutis, d’illettrés, de pochetrons, de fumeurs de clopes, à ce point de foutage de gueule ils ne digèrent plus les pauvres bougres.
Et c’est à ce moment là, quand ils ont commencé à rouspéter pour de bon, à sortir les jaquettes de la boîte à gants, à menacer de foutre la pagaille partout, qu’il aurait dû comprendre, Présipède. Ça commençait à sentir le purin à pleins naseaux, il fallait lâcher un peu de lest dare-dare, désamorcer le truc avant qu’il ne parte en quenouille. Et le petit merdeux, au contraire, droit dans ses bottes le mignon: « je tiendrai le cap contre vents et marées, non mais des fois, ça ne se voit peut être pas mais j’ai des burnes, moi, c’est pas pour rien que me v’la président! »
Plus ils sont intelligents, plus ils sont bêtes! comme disait mon Paternel. Un truc que la première Ségolène venue comprenait aisément, à savoir qu’une forte odeur de roussi implique un repli stratégique, coûte que coûte, les questions de déséquilibre budgétaire ne pesant rien face aux risques susceptibles de découler d’une grosse grogne populacière. Quand elle a vu la tournure que prenaient les évènements, la Pintade, elle a tout arrêté, en catastrophe, capitulation sans condition en rase campagne. L’affaire nous a coûté un ou deux milliards mais les Bonnets Rouges sont rentrés à la maison satisfaits, ils avaient gagné. Et la Répupu socialo a pu continuer tranquillement sa paisible dégringolade…il devrait bien y réfléchir, Manu l’Intransigeant… on voyait plein de drapeaux bretons sur les Champs Élysées…

Maintenant c’est cuit! Ils se retrouvent dans la nasse, Macron et ses macronophiles. Trop grave pour essayer de s’en tirer avec de belles paroles, trop tard pour désamorcer le bigntz avec un simple report des taxes sur le pétrole, trop mal embarqué pour trouver des interlocuteurs malléables comme par exemple les syndicalistes professionnels, trop con comme situation, vraiment. D’autant qu’ils ne disposent d’aucune marge de manœuvre, ces couillons, il leur faut des sous, plein de sous, et pas moyen de trouver des économies. Le seul poste de dépenses où ils pourraient sérieusement en réaliser ce serait le social (voir ici)…inutile de dire que couper si peu que ce soit les vivres aux quartchiers sans-cible, le remède serait vachement pire que le mal. Donc il ne sait pas quoi dire, Présipède…du coup il ne dit rien, et c’est bien ennuyeux pour lui parce que les braves-gens prennent ça pour du mépris! Non, les amis, il ne s’agit plus de mépris, juste d’un petit con qui s’est mis tout seul dans le pétrin et qui ne sait plus comment s’en sortir… Et ce n’est pas en consultant les Castaner, les Ferrand, les Grivaux, les Mahdjoubi, ni même sa chère Bribri, qu’il dégottera la martingale pour se sortir du boxon…ah, si au moins il avait su garder Benalla, celui-là avait l’air un peu moins benêt que les autres…

Au bout du compte, partis comme nous voilà, je ne suis pas foutu de vous prédire la manière dont les choses évolueront. Vous avez plein de gens, parmi les porteurs de gilets, qui trouvent la plaisanterie un peu trop poussée…mais en même temps, comme disait ma chère grand-mère quand on a fait trente, autant faire trente et un…donc, Samedi prochain il devrait bien encore se passer quelque chose…ce sera dur à éviter, hélas!
Alors, les amis, à propos de grand-mère, dites donc à Mamy d’éviter d’y aller, le prochain coup, ce serait mieux qu’elle reste à la maison, elle ne court pas assez vite…

Bonne semaine à tous, et vous aussi, si vous le pouvez, demeurez donc bien pépères chez vous, ça me semble plus raisonnable.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

https://nouratinbis.wordpress.com/2018/12/02/mamy-ne-court-pas-assez-vite/

OK+++++++++++++++++++++++++++++++

4 réponses »

  1. « …il ne comprend pas tout, certes, avec sa cervelle de rocardien-juppéisé on ne peut exiger de lui l’impossible, mais la trouille de l’inconnu qui arrive à grands pas, ça oui, ça reste à sa portée. »
    Quelques motifs de satisfaction. Ça va pas bien loin, mais on prend !

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