Art de la guerre monétaire et économique

L’État a t-il le droit de tuer par économie? (+video Aldo Sterone)

L’État a t-il le droit de tuer par économie?

L’euthanasie est proscrite dans toutes les religions connues. Même dans les sociétés animistes, la vie est sacrée.

Mettre fin à la vie d’une personne handicapée parce qu’elle coûte cher et qu’elle ne peut pas s’alimenter toute seule est, sans le moindre doute possible un homicide. Un meurtre. Sans sédatifs ou pas. Un meurtre reste un meurtre.

Le cas de Vincent Lambert en France devrait interpeller les consciences ou le peu d’humain qui reste en nous tous. Cet homme en état végétatif depuis des années est mort par inanition, 216 heures après l’arrêt de son alimentation par la structure hospitalière où il était pris en charge.

Le corps humain, aussi bien que l’esprit humain sont des choses prodigieuses dont le fonctionnement est loin d’être connu. Il a donc fallu neuf jours pour achever un homme en état végétatif par inanition. Un record.

Selon des expériences menées sur des soldats aux États-Unis et en Russie, un homme ayant une endurance au dessus de la moyenne ne peut survivre sans aucune hydratation après une semaine. Dans le meilleur des cas, aucune personne normale ne peut survivre sans eau au delà d’une durée de 100 heures.

Une personne peut survivre sans nourriture mais avec un apport plus ou moins régulier d’eau de 10 à 40 jours, voire bien plus mais la mort survient lorsque l’indice de masse corporelle atteint 13 chez les hommes et 11 chez les femmes.

Dans les faits, la survie sans nourriture et sans eau dépend de l’âge, la condition et la constitution physiques, la température, l’environnement et le stress. Les anciens éléments des forces spéciales ayant eu à faire face à des marches d’orientation durant des jours sans aucune logistique et sans provisions n’étaient pas égaux face à la faim, la soif et la fatigue.

Dans les grands déserts et plus précisément dans les zones les plus désolées au monde comme le désert de Tanezrouft, une simple petite erreur d’itinéraire vous expose à la perdition au sens véritable du terme.

Huit personnes s’étaient un jour égarées dans ce désert perdu. Ils avaient tenté de retrouver la piste et utilisé jusqu’au bout leurs récepteurs GPS pour y arriver. En vain. Ce désert est mortel. Leur véhicule tout-terrain à double réservoir et une réserve de secours faisait des cercles de plus de 400 kilomètres pour revenir au même point de départ. La position du soleil durant le jour influait sur le contour du terrain. Le chauffeur a eu beau utilisé toutes les techniques d’éco-conduite après l’épuisement du second réservoir: le carburant fut consommé. Le véhicule immobilisé, les huit naufragés se partagèrent les provisions et l’eau, puis, lorsque ces expédients furent consommés, l’eau du circuit de refroidissement du véhicule pour finir par boire leur urine.

Les effets de la déshydratation surviennent très rapidement dans un environnement désertique. Du groupe de huit personnes en bonne santé, dont deux habitués aux épreuves de très grande endurance comme le Marathon et le Trail ultra, une seule survécut à un calvaire sans nom. Elle fut retrouvée par des nomades dans un état comateux après de longues heures d’hallucinations.

On ne connaît presque rien à la vie en tant que phénomène mais on s’arroge le droit usurpé de l’ôter. Le débat sur l’euthanasie est apparu avec le vieillissement des populations, d’abord en Occident, puis dans le reste du monde. C’est un débat perdu. L’accompagnement en fin de vie des personnes n’a pas radicalement évolué depuis l’antiquité. Chez des populations du cercle arctique, les personnes gravement malades ou sachant qu’elles vont mourir quittent le groupe et s’isolent pour ne pas affecter la mobilité et donc la survie du groupe. Ce n’était pas une forme d’euthanasie. Il a fallu attendre l’eugénisme pour que l’on conçoive de telles horreurs.

La vie n’a jamais été un conte de fées. C’est la boue, la poussière, les moustiques, le sang et la merde. Mais l’État n’a pas vocation de décider d’ôter la vie à un individu parce que son maintien en vie coûte trop cher. Dans ce cas précis, les pensionnaires à perpétuité des prisons de haute sécurité coûtent à l’État infiniment plus cher. Ils ne sont pas physiquement éliminés pour autant.

Pour revenir au cas de Vincent Lambert, ses parents ne voulaient pas sa mort. De quel droit l’État s’arroge t-il le droit de tuer par économie comme si les milliers de morts pour raisons d’État et pour sauvegarder les intérêts des grosses multinationales ne suffisaient pas à assouvir le nouveau Minotaure.

EN BANDE SON :

6 réponses »

  1. Ce qui est Grave, ce qui est « TRÈS GRAVE » , c’est que « Vincent Lambert » au delà de l’individu, est en fait le « Symbole », « L’ icone » que souhaitaient Jacques Attali et ses amis qui ont avoué et écrit vouloir tuer les citoyens dès l’age de 62 ans…
    Alors après Vincent Lambert « Grand handicapé », on va ensuite « normaliser » le fait de
    « tuer médicalement » « pour leur bien » des gens moins handicapés que Vincent Lambert ,
    puis ensuite tue médicalement des gens encore moins handicapés que les précédents, ect…
    Et on finira par dire qu’au delà de 70 ans la vieillesse est une maladie et donc un handicap chronique incurable, et donc par ici la sortie médicalement assistée…
    « A la trappe » les retraités et les personnes âgées….
    De plus on va aussi « tuer médicalement » en le justifiant, des personnes atteintes de maladies chroniques, mais habillement, sans se mettre du sang sur les mains,
    Non juste seulement en leur restreignant leur traitement médical ou en le leur supprimant ….
    C’est propre, ça ne fait pas de vague, c’est discret avec la bienveillance de l’Etat ,
    Heu pardon? « De La Caste Dirigeante »…
    imaginez ce que deviendront les cardiaques, les diabétiques, les dialysés, ceux qui ont des maladies articulaires et rhumatoïdes, les asthmatiques, ect…ect…ect…
    et pourquoi pas les jeunes autistes aussi, puisqu’ils sont condamnés à une vie soit disant « inhumaine « …
    « C’est pour leur bien » dira le « bon docteur Jacques Attalli » …
    Sauf que ATTALI oublie de dire que cette « mise à mort médicale » du « Bétail » qu’est Le Peuple à leurs yeux, ne sera en fait jamais appliquée aux membres de « La Caste Dirigeante », ni à ceux de la trop Fameuse « Élite » ( Mafieuse) qui nous dirigent…
    En fait dans les actes, ce sioniste criminel, souhaite en réalité appliquer aux plus fragiles
    le « programme d’eugénisme » du 3ème Reich, rien de moins mais sans le dire ouvertement !!!
    Et Rappelons que Macron est l’élève de Jacques Attali, et qui lui est son « Maitre à penser » ….
    Le « Seigneur Sith » Jacques Attali et son apprenti Macron, en quelque sorte …

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  2. Les structures hiérarchiques et bureaucratiques permettent de commettre le meurtre, on le sait. L’utilisation de machines et de robots, plus encore. La médiation dilue et aveugle, toutes les couches possibles comme la soumission, la bêtise, l’arrogance, l’ignorance etc. peuvent en rajouter et faciliter la tâche immonde et folle.
    J’ai pour ma part connu la pression du monde hospitalier (en l’occurrence une chef de service jeune et zélée) pour « achever » quelqu’un de ma famille directe, et réussir son coup, générant des conflits internes épouvantables, particulièrement « adaptés » aux moments déjà hautement difficiles traversés (agonie, coma).
    Ma première question était donc à la lecture du texte présent, comment quelqu’un peut-il tuer, le décider et avoir sur la conscience de tuer puis d’avoir tué une vie comme la sienne et autre que la sienne, plus encore en monde hospitalier, sensé guérir et prendre soin de ses patients…
    Débrancher les fils ou injecter des saletés régulatrices du rythme cardiaque comme l’hypnovel, de mémoire (dont l’issue fatale est connue et l’on veut bien vous l’expliquer, il y va du confort du malade visiblement en souffrance – ah ?)…
    Dans le cas de Vincent Lambert, décider froidement, médiatiquement d’arrêter son souffle.
    Que tout soit administré, contrôlé dans ce que l’on prétend la bonne gestion, les bonnes pratiques (le « bien » toujours / Idem Joker ci-dessus), dans un vaste ensemble qui n’a rien d’une société puisque tout y est pré-pensé et filandreusement orchestré par des normes toujours fondées « astucieusement » sur des arguments matériellement cohérents (finances, efficacité, confort particulier ou général, voire « bien commun »), le collectif hypertrophié, le singulier et l’individu comme personne (base ou fondement) dotée d’un minimum de marge et d’échappée réelles, niés pour horizon et pour finir, est notre monstre qui n’a encore témoigné que de son petit visage hideux, en tous cas, celui qui m’apparaît (alors que l’histoire a vécu et le connaît intimement).
    L’Etat en est la figure tutélaire possible, ou tout autre gouvernement voire instrument complètement déshumanisé, dès lors qu’il huile les rouages ou assume le discours.
    Et puisque je suis définitivement dans le dire personnel, je tiens à assurer la ministre actuelle de ma plus profonde détestation, touchée depuis son entrée en fonction par l’amplitude et la précision de sa nuisance.
    Elle saura sûrement admirablement administrer ce dossier de l’euthanasie aidée par ses sbires et son patron (pardon, ses patrons), et l’on l’a déjà entendu dans sa poétique parole… D’autres ont déjà tremblé et subissent désormais sa main gantée de piquants acérés (enfants désormais sur-vaccinés alors que le système immunitaire n’est pas mâture en jeune âge, pour frappant exemple), les os nucléaires sauront la reconnaître, et les « bénéficiaires » des aides sociales y goûteront, et d’autres et d’autres. Avec d’autres sourires et fermetés cousines de l’impitoyable.
    (Quoi de mieux que des femmes sur la scène ? en remarque sur ce qui n’est qu’épiphénoménal mais d’autant plus douloureux.)
    Les agents. La machine. La folie humaine. Le mal qui les secoue. La volonté de maîtrise – absolue tant qu’à faire.
    https://www.marianne.net/societe/finis-rsa-apl-et-prime-d-activite-le-revenu-universel-d-activite-un-big-bang-haut-risque
    Nota : Günter ANDERS est à ma source. « Nous, fils d’Eichmann ».

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