1984

Le Billet du LUPUS : Il faut que tout change pour que rien ne change ! Aphorismes géopoli-triques

Il faut que tout change pour que rien ne change !

« Si nous [les aristocrates] ne sommes pas là nous non plus, ils [les garibaldiens] vont nous arranger la république. Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change. » – Tancredi Falconeri

Don Fabrizio, prince de Salina : « Comme c’est, au fond : rien qu’une lente substitution de classes. »

« Nous vivons dans une réalité mobile à laquelle nous cherchons à nous adapter. »

Giuseppe Tomasi di Lampedusa – Le Guépard (1958)

« Un politicien pense à la prochaine élection. L’homme d’État, à la prochaine génération. »

James Freeman Clarke

Deux dangers idéologiques empêchent toute analyse sérieuse de la situation géopolitique actuelle et font perdre beaucoup de temps à ceux qui s’attèlent à démêler le faux du vrai : la thèse Atlantiste d’un coté et la thèse Eurasiste de l’autre il faut donc aller chercher chez des commentateurs réellement indépendants pour avoir un début de vérité.

Fausse dichotomie donc que cette opposition Atlantisme/Eurasiste qui tendrait à opposer  les Peuples des mers d’un coté et les Nations continentales de l’autre. 

L’atlantisme est un hydre à deux têtes : le neoconservatisme évangélique d’une côté pour la diplomatie de la canonnière et le mondialisme d’origine Fabien de l’autre qui fait dans l’ingénierie sociale et régit la politique intérieure américaine tout en produisant la réalité pour le reste du monde. Avec la Chine comme laboratoire d’ingénierie et l’Europe de Maastricht pour applaudir des deux mains et faire la claque ! 

L’Internationnal c’est aussi le nouvel hymne du PC chinois depuis 1972 et si je m’en réfère aux flux financiers émanant des potentats chinois via Honk Kong et en direction des Etats-Unis cela à l’air de rouler pour eux les nouveaux riches asiatiques made in PC (Lenovo)

Trump est un gosse de riche, un héritier qui a marché dans les pas de son papa sans jamais avoir réussi à en être l’égal , il a multiplier les faillites et a été sauvé à de multiples reprises par l’argent de wall street et celui de la mafia. Alors  faute de pouvoir  tuer le père Trump s’est rabattu sur les femmes  et pratique le Don Juanisme. Depuis Molière c’est un classique de la psychanalyse

En 1985, Donald Trump ouvre le complexe hôtel-casino Trump’s Castle à Atlantic City.

En 1988, Donald Trump rachète le Plaza Hotel de New York pour 407 millions de dollars.

En 1991 et 1992, Trump Hotels and Casino Resorts déclare ses entités Trump Taj Mahal Associates, Trump Castle Associates et Trump Plaza Associates en faillite. Le Plaza Hotel de New York, également déclaré en faillite, est revendu en 1995.

En 1995, Trump Hotels and Casino Resorts est lancée en bourse, avec 4 hôtels dans son portefeuille d’actifs : le Trump Plaza, le Trump’s Castle, le Trump Taj Mahal, ainsi qu’un emporium à Gary, Indiana. En un an, Trump Hotels atteint une valuation boursière dépassant le milliard de dollars, mais à laquelle se jouxte une dette de $1,8 milliards.

De 1995 à 2009, Donald Trump est membre du conseil d’administration de Trump Hotels and Casino Resorts, et CEO de 2000 à 2005. En 2004, la filiale est renommée Trump Entertainment Resorts. Sur les 13 années de Donald Trump au conseil d’administration, Trump Entertainment Resorts enregistre une perte toale de $1,1 milliard, et s’est déclarée en faillite deux fois (en 2004 et en 2009). Parallèlement, Donald Trump a touché un total de $82 millions pour sa fonction au sein de la filiale, étant rémunére sur l’EBITDA de la société, et non son résultat final. Il profite de sa position pour réaliser plusieurs opérations immobilières à son profit personnel et aux frais de son groupe.

De 1996 à 2002, la valeur de l’action Trump Hotels and Casino Resorts chute de $29,25 à $0,653.

En février 2009, Donald et Ivanka Trump quittent le conseil d’administration, et la société se déclare en faillite4. En septembre 2014, Trump Entertainment Resorts se déclare en faillite, la quatrième fois depuis sa création. Donald Trump s’est alors déjà séparé de l’entité, et a même réclamé que son nom soit retiré des enseignes du groupe5. Le futur président admet en 2016 être un adepte de la dette, et avoir bâti sa fortune sur les bénéfices liés à l’endettement.

En octobre 2015, le CEO Robert Griffin quitte ses fonctions à la tête du groupe hôtelier6. En mars 2016, Trump Entertainment Resorts déclare être sortie de la faillite, avec l’appui financier de Carl Icahn qui rachète l’entité pour 82,5 millions de dollars7. Carl Icahn sera conseiller spécial du président Donald Trump de décembre 2016 à août 2017 sur les questions de régulations économiques

Trump est ce que l’on appelle en politique, un chauffeur de salle, un acteur chargé par ses pairs d’enflammer les foules au moment des élections mais il est aujourd’hui pris dans la nasse néoconservatrice US c’est a dire que ce sont les évangélistes sionistes (l’union des protestants et des juifs américains)  qui mènent le jeu en matière de politique étrangère.  Trump a fait une erreur c’est de renvoyer le sioniste Bolton à ses œuvres œcuméniques. Les Néocons se sont vengés en lui mettant une menace d’impeachment dans les pattes.

Trump tout comme Sarkozy est donc un acteur, un enfant de la télé formé à la télé réalité et qui adore se donner en spectacle, tant et si bien qu’il devient avec ses tweets et ses jeux de scène un spectacle à lui tout seul et pendant qu’il fait le show d’autres agissent en coulisse, les gars de Wall street ratissent  le pognon et Mike Pompeo aux affaires étrangères, l’exponte de la CIA prêche pour sa paroisse évangélique tandis son acolyte Bolton  soigne sa droite sioniste ….   Et ainsi de suite depuis la nuit des temps américains comme dirait François Truffaut.

Les US continuent de pratiquer ce qu’il convient d’appeler l’isolationnisme subversif : ils produisent la réalité du monde, ils donnent le la et la valeur de toutes choses et se soucient comme d’une guigne de la conséquence pour les autres de leurs actes, sentiment d’invincibilité et d’impunité obligent. Les Mondialistes (la gauche fabienne) gèrent la politique intérieure américaine et décident de l’orientation à donner à l’ingénierie sociale tandis que les néoconservateurs font la pluie et le beau temps sur le plan diplomatique. Les rôles sont immuables et cela dure depuis maintenant 60 ans. Un seul mot d’ordre pour tout ce joli monde : préserver l’intérêt du pays et protéger la virginité du sol américain.

Très étrangement si les sites archéologiques témoins d’une mémoire pas si lointaine sont régulièrement menacés et saccagés, les gazoducs et autres oléoducs restent des valeurs sures pour nos pseudos belligérants et bénéficient eux d’une protection rapprochée! Blackwater et autre milice Wagner veillent !

On ne mesure dailleurs pas la grandeur d’un Empire à ses victoires mais au nombre de ses ennemis et pour le complexe militaro industriel américain seul compte les ventes d’armes générées par ces derniers. Comme dirait Orwell une guerre n’est pas faite pour être gagnée elle est faite pour durer !

Si l’on ajoute que le fondamentalisme US soft n’a rien à envier au fondamentalisme islamiste tout s’explique alors mais encore faut il admettre que la barbarie humaine est la chose la mieux partagée en ce bas monde.

N’en déplaise aux aficionados du sieur Poutine : Une nuit sur le mont chauve – Douguine n’est pas Pouchkine et Abramovitch n’est pas Tarkovski !

Les Russes sont devenus au fil du temps les alliés objectifs d’Israël au moyen Orient et leur PIB c’est l’équivalent de celui du Texas, ils ne sont pas force d’opposition mais force supplétive à l’Atlantisme . Le reste c’est de l’agit prop ! Les Russes à part des armes ne produisent plus rien depuis l’ère soviétique, ils ont renoncé à enchanter le monde et à concurrencer le modèle US en termes de production de la réalité laissant du même coup le champ libre à « l’heroic » fantaisie américaine. Tout comme la France, le Royaume Uni et la Chine tous anciens empires défroqués, la Russie de Poutine singe aujourd hui au nom de la modernité le modèle du grand frère américain. Mais le problème de la copie c’est qu’elle n’est jamais l’égale de l’original, il lui manquera toujours ce supplément d’âme. Cet âme russe si chère à nos amis tsaristes du 19eme siècle et qui est morte dans les goulags staliniens. Et ce ne sont pas les agitations d’une église orthodoxe définitivement corrompue qui y changeront grand-chose… 

L’Eurasisme est donc ce que l’on appelle un faux nez, Chine comme Russie sont deux alliés objectifs de l’Atlantisme, la seule voie alternative qui me semble praticable pour nous Européens c est le retour à la voie indo européenne sur le mode Julius Evola. Guenon est un orientaliste épris de soufisme et qui croit aux vieilles lunes eurasistes. Evola aborde l’Europe par la métaphysique et la tradition, et sait donc parler à l’âme indo-européenne !

C’est pourquoi pour que rien ne change en profondeur il faut que tout change à la surface, ce que l’on appelle aujourd’hui modernité  n’est pas faire table rase c’est au contraire figer dans le marbre tout mouvement. On peut toujours s’agiter avec les bras tant que les pieds sont solidement arrimés au socle des fausses certitudes !  

LE LUPUS

« Donc, étudie, pense, travaille, observe : la lumière est seulement dans la culture (ce qui ne veut pas toujours dire la culture enseignée à l’école), autrement dit, elle est seulement dans la renonciation rationnelle à toutes les fausses consolations. » Pier Paolo Pasolini

EN BANDE SON :

6 réponses »

  1. Ajout minute qui vaut ce qu’il vaut;
    Figer dans le mouvement et en essayant de naturaliser à son profit ce que profitable, par substitution par exemple. Tours de passe à tous les étages,fondations renforcées.
    Sur Trump, excellent !
    Merci de cette page mémorable.
    Je la relaie – sans la fabuleuse iconographie ni les citations de premier plan.
    Blogalupus là !

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  2. Hélas ou heureusement quelque chose va devoir changer.

    Continuer la guerre sans fin, continuer à produire la réalité du monde, demande de l’énergie, beaucoup, des matières premières en nombre, sans tout ceci, il faudra se résoudre Messieurs, à changer de braquet, bref se replier sur son pré carré, à moins de penser qu’il vaudrait mieux qui sait, tout vitrifier, pour enfin espérer se libérer de la plèbe et de ses contingences, dans un nouvel entre soit salvateur.

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    • Peak oil foutaise : les malthusiens sont comme les eurasistes : à trop attendre comme Godot l’avènement du nouveau monde ils en oublient l’obligation qui leur est faite de se torcher l’ancien, ils vivent en dehors de tout principe de réalité. L’espoir tue, seule la lucidité fait vivre !

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