1984

Tous surveillés ! (Vidéo)

Tous surveillés

Des caméras de Nice à la répression chinoise des Ouïghours, cette enquête dresse le panorama mondial de l’obsession sécuritaire, avec un constat glaçant : le totalitarisme numérique est pour demain – ARTE (disponible jusqu’au 20 juin)

Aujourd’hui, plus de 500 millions de caméras sur la planète offrent aux autorités la capacité de nous surveiller, à peu près partout et à chaque instant. Sous couvert de lutte contre le terrorisme ou la criminalité, les grandes puissances se sont lancées dans une dangereuse course aux technologies de surveillance. Dorénavant, l’incroyable perfectionnement de l’intelligence artificielle valide l’idée d’un regard total.

Aux États-Unis, les forces de police utilisent la reconnaissance faciale pour identifier les suspects. En Chine, les caméras peuvent repérer les criminels de dos, à leur simple démarche. En France, la police utilise des caméras intelligentes qui analysent les émotions et les comportements des passants. Marquée par l’attentat au camion du 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts, et s’est produit en dépit des 2 000 caméras scrutant la ville, Nice se situe désormais à l’avant-garde de l’expérimentation. Le centre de supervision et les zones dédiées à la reconnaissance faciale sont les chevaux de bataille du maire Christian Estrosi, qui veut faire de sa ville une safe city.

Comme un virus, l’idéologie du tout sécuritaire se répand à la mesure d’une révolution numérique à la puissance exponentielle. Va-t-elle transformer notre monde en une planète habitée par 7 milliards de suspects ? Quel niveau de surveillance nos libertés individuelles peuvent-elles endurer ?

Dictature 3.0 

On le surnomme le « marché de la peur », estimé à 40 milliards de dollars par an. Colossaux, les enjeux de la surveillance intelligente aiguisent les appétits de sociétés prêtes à promouvoir le « modèle Big Brother » pour engranger les plus grands bénéfices. L’enquête internationale de Sylvain Louvet démonte les rouages de cette machine aux innombrables facettes et dévoile la relation incestueuse qui se noue entre les industriels et les pouvoirs publics.

En Israël, elle souligne les liens entre l’armée, le Mossad et les start-up technologiques, soupçonnées de tester la reconnaissance faciale aux checkpoints. En France, elle met en lumière l’influence du secteur privé, dans les orientations choisies par le maire de Nice, Christian Estrosi. Aux États-Unis, l’enquête donne la parole à ceux qui dénoncent la faillibilité du logiciel de reconnaissance faciale d’Amazon couplé à un fichage biométrique généralisé. Le documentariste a également réussi à enquêter en Chine, pays où l’obsession sécuritaire est en passe de donner naissance à une nouvelle forme de régime  : la dictature 3.0. Arrestations « préventives » arbitraires, mise en place d’un système de notation des citoyens, fichage ADN et persécution systématisée (allant jusqu’à l’apposition d’un QR code sur la porte des appartements) de la minorité musulmane des Ouïghours… L’arsenal de la répression connaît un degré de raffinement inédit dans l’histoire de l’humanité. Un camp du Goulag numérique : telle est la vision du futur dessinée par ce documentaire aussi percutant que glaçant.

Réalisation : Sylvain Louvet / Production : Capa Presse

Bien des personnes ont exprimé leurs préoccupations sur le fait que le coronavirus sera utilisé, comme le furent les attentats du 11 septembre 2001 et la supercherie de la « guerre contre la terreur » qui s’en est suivie, pour étendre plus avant l’état policier dystopique américain ; mais nous sommes condamnés par la révolution numérique à une existence contrôlée avec ou sans le 11 septembre et le CoV19. (NdT :oui dans un contexte étatico-capitaliste, non dans une société émancipée où la technologie sera l’outil de l’émancipation du travail aliéné et non pas la chose nous réduisant en esclavage planétaire…)

La révolution numérique fournit aux gouvernements et aux corporations une capacité illimitée et sans responsabilité pour espionner et contrôler les populations. Chaque mot, fait et geste des gens peut être tracé et un dossier de « crédit social » peut-être fabriqué pour chacun d’entre nous. La Chine a déjà un tel système de contrôle en place. Ceux dont les profils tombent hors des paramètres acceptables deviennent incapables, sont décrétés incapables de fonctionner dans la société « normale » et se retrouvent interdits de passeport, de permis de conduire, de travail et d’activités qui ne sont réservées qu’à ceux qui ont des notes de crédit social acceptables.

Il existe maintenant une technologie qui permet de créer des vidéos de gens qui profèrent des mots qu’ils n’ont en fait jamais prononcés. Ceci peut être utilisé pour ruiner la vie sociale de personnes sur les réseaux sociaux et de les faire abusivement condamner dans des procès tenant de la farce. La vie privée n’existe plus malgré toutes les « notes respectant la vie privée » que nous recevons constamment et les gens n’ont plus aucun contrôle sur leur personne (NdT :sauf ceux qui, depuis plus de 10 ans ont vu tout cela venir et ont refusé de jouer le jeu « social » en ligne truqué dès le départ… comme certains d’entre nous, pas tous malheureusement…). Même nos pensées non dites sont attaquées par des technologies de « lecture de la pensée ». Une fois que l’argent ne sera plus tangible et ne sera plus que virtuel, il sera possible de couper une personne de ses ressources financières à tout moment. L’indépendance financière s’arrêtera pour ceux qui n’obéissent pas. (NdT :ceci entraînera un réseau et un monde parallèle organisé, certes infiltrable, mais qui déjouera les plans des IA simplement en se maintenant hors de la grille, d’où ils auront été virés en première instance et auront appris à survire en dehors. La résilience et la créativité humaines sont incommensurables, la subtilité psychologique échappera toujours aux machines aussi raffinées qu’elles deviennent…)

Le résultat de la révolution numérique est complètement différent de la croyance naïve que l’internet a ouvert une liberté de communication qui assurerait la liberté. Quelle farce cette croyance est devenue. (NdT :et pourtant, sans l’internet, jamais il n’y aurait eu cette émergence de connaissances révélées sur les turpitudes false-flag et falsifications historiques etc perpétrées par le système étatico-capitaliste… L’internet a échappé à ses créateurs et est devenu une menace pour l’élite auto-proclamée, il a fait son boulot. Ne pouvant plus vraiment le contrôler ni le supprimer vu les revenus générés, Bezos « Amazon » n’est-il pas vanté comme l’homme le plus riche du monde maintenant, où serait-il sans l’internet ?… ils l’ont pourri et corrompu comme tout ce que touche le fric et le capitalisme. Comment s’exprimerait Roberts sans l’internet, qui l’entendrait ?…)

Les entreprises médiatiques des réseaux sociaux s’engagent elles-mêmes dans la censure d’explications étiquetées « théories du complot », qui diffèrent des explications officielles ou permises ou qui utilisent des mots jugés « offensants » pour certains groupes privilégiés par le système. La vérité elle-même est devenue « théorie du complot » (NdT : rappelons-nous de la phrase culte de G. Orwell dans son « 1984 » : « Dans un monde de mensonge et de tromperie, dire la vérité est un acte révolutionnaire »…). L’histoire factuelle est inacceptable pour la politique identitaire et est remplacée par une histoire falsifiée comme celle du Projet 1619 du New York Times.

Il est certes vrai que l’endoctrination fasse partie du développement culturel et que chaque période historique a dû lutter pour la vérité. Il y a toujours eu des intérêts dont les agendas étaient servis par le mensonge. (NdT :ce sont les mêmes au fil du temps…) Mais pour ceux qui étaient déterminés, il fut possible de défier et d’exposer mensonges et supercheries. Cette possibilité est ce qui est extirpée par cette révolution numérique. (NdT :en référence à notre note plus haut, nous ne sommes pas d’accord avec Roberts, on en revient toujours à la même chose : toute cette fange ne peut se produire qu’avec notre consentement tacite ou volontaire… Il suffit de dire NON !… ASSEZ ! ¡YA BASTA ! comme ce fut dit ailleurs en 1994… Si nous nous dressons, unis, et traçons une ligne dans le sable et ne bougeons plus, il en sera fini de leur tyrannie… Vouloir c’est pouvoir ! Qui ose gagne !… Encore faut-il décider de le faire individuellement et collectivement.)

La technologie dépeinte par G. Orwell dans son roman dystopique « 1984 » est déjà dépassée (NdT :et il avait écrit ça en 1948 quand même, il y a 72 ans…). Nous attendons le regroupement des intérêts de l’élite dans un agenda de leadership. Tous les outils dont a besoin Big Brother / Grand Frère attendent son arrivée. (NdT :Roberts semble l’attendre également, le ton employé le laisse penser…)

Les jeunes nés dans cette révolution numérique ne connaissent rien d’autre. Ils sont si impliqués avec leurs gadgets électroniques et leurs apps si indispensables et ils sont si heureux dans leur auto-isolation virtuelle que la liberté pour eux ne veut plus dire que la capacité de pousser des boutons pour faire venir des images et du spectacle non stop. On ne pourra pas prendre leur liberté. Celle-ci les a déjà quittés. En fait, ils ne l’ont jamais connue ni elle ni ses requis.

Tous ces grands techniciens qui ont créé les instruments numériques de l’oppression sont fiers de leur contribution à la création d’un état policier dystopique. Ces idiots se pavanant sont les petites mains de l’état policier. (NdT :d’accord avec Roberts là-dessus)

Il y a quelques années, j’ai lu une nouvelle de science-fiction au sujet d’un père et d’une mère qui étaient très préoccupés alors que leur fils arrivait en âge d’être testé. Ils étaient membres d’un groupe de gens qui avaient survécus à la technologie de la mise en esclavage globale. Pour empêcher que cela ne se reproduise, tester les jeunes fut institutionnalisé afin de programmer pour l’extermination (NdT : encore ! même les gens qui « échappent » continuent à « exterminer » perpétuant l’éternel recommencement de l’ignorance ?…) ceux dont l’intelligence et l’aptitude seraient susceptibles de ramener la tyrannie technologique. Dans leur forme de société, toutes les formes de création humaines n’étaient pas permises. Une société si arrogante qu’elle jouerait à être dieu était inacceptable. (NdT :une société parvenue à ce stade serait au-delà de tout cela et aurait accepté la technologie comme un outil d’émancipation du travail et des relations sociales aliénés induites par une société pyramidale devenue obsolète et ayant été reléguée aux poubelles de l’histoire… Celle présentée dans cette nouvelle, telle que l’a comprise Roberts, est une société retombée dans une forme d’obscurantisme totalitaire. La technologie ne nous est pas antagoniste, elle nous est complémentaire, elle émane de nous et nous facilitera grandement la vie dans un contexte de société des sociétés à pouvoir non-coercitif, émancipée de l’aliénation induite du pouvoir et de la relation sociale marchande depuis quelques 5000 ans et vouée à disparaître.)

https://reseauinternational.net/la-revolution-numerique-est-incompatible-avec-la-liberte/

EN BANDE SON :

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