Mondialisation

đŸ”„ Financial Times & The Economist

Les deux gospels officiels du mondialisme anglo-britannique

(et pourquoi le nouvel Empire américain les considÚre désormais comme des reliques dangereuses)

Si le Royaume-Uni est devenu le laboratoire du mondialisme, alors FT et The Economist en sont les manuels d’instruction religieuse, les livres de priĂšres, les reliquaires, et parfois mĂȘme
 les armes de propagande massive.

Ces deux institutions ne sont pas juste des journaux :
👉 ce sont des institutions impĂ©riales britanniques, chargĂ©es depuis un siĂšcle de diffuser la mĂȘme vision :
le monde doit ĂȘtre gĂ©rĂ©, administrĂ© et formattĂ© selon les intĂ©rĂȘts de la City.

Et dans un contexte oĂč les États-Unis mutent vers un post-libĂ©ralisme impĂ©rial, FT/Economist deviennent des anomalies idĂ©ologiques, des agents dormants d’un monde en train de mourir, des prĂ©dicateurs d’une religion qui ne fonctionne plus.


🟣 1. The Economist :

La bible du mondialisme “scientifique”

C’est la revue qui parle aux Ă©lites comme un professeur Ă  ses Ă©tudiants.
Son rĂŽle :

  • LĂ©gitimer l’idĂ©ologie technocratique globaliste
  • Sanctuariser le libre-Ă©change, mĂȘme quand tout explose
  • DĂ©moniser les souverainismes
  • PrĂ©senter les nations comme des archaĂŻsmes
  • Fabriquer du consentement pour les rĂ©formes nĂ©olibĂ©rales
  • Activer les rĂ©seaux du soft power britannique (Oxford, LSE, think tanks)

Depuis 30 ans, The Economist est l’un des plus grands outils de dĂ©politisation forcĂ©e :
faire croire que les choix politiques ne sont que des â€œĂ©quations”, des “optimisations”, des “solutions rationnelles”.

En rĂ©alitĂ©, c’est un catĂ©chisme.


đŸ”” 2. Financial Times :

La chambre d’écho de la City, la voix de l’Ancien Empire

FT est l’organe officiel de la finance britannique, et Ă  travers elle, de la doctrine impĂ©riale anglaise :

  • libre circulation intĂ©grale du capital
  • dĂ©rĂ©gulation permanente
  • gouvernance globale
  • effacement progressif des souverainetĂ©s
  • primautĂ© des marchĂ©s sur les peuples

Le FT est le Pape de la City.

À chaque crise, son rĂŽle est le mĂȘme :

  1. ProtĂ©ger les intĂ©rĂȘts financiers britanniques
  2. Faire pression sur les gouvernements souverainistes
  3. Normaliser les discours globalistes
  4. Délégitimer les politiques industrielles nationales

Et aujourd’hui ?
Le FT est devenu le principal adversaire médiatique du nouvel impérialisme américain (Vance / Thiel / Restrictionnisme / Souverainisme industriel).

Pourquoi ?

Parce que la City est menacée par :
✔ le rapatriement des capitaux vers les États-Unis
✔ le renforcement du dollar-État
✔ la doctrine “America First Tech & Defense”
✔ l’émergence d’une Ă©conomie impĂ©riale amĂ©ricaine autonome

FT = Résistance du vieux monde britannique
Vance = Architecte du nouveau monde américain


đŸ”„ 3. Pourquoi FT et The Economist sont les derniers samouraĂŻs du mondialisme

(et pourquoi ils se battent jusqu’au bout)

Parce qu’ils savent que :

1ïžâƒŁ Le libre-Ă©change est mort

Les États-Unis ont changĂ© de logiciel.
L’Europe suivra.
La Chine impose ses rĂšgles.
Le monde n’est plus un marchĂ© unique.

2ïžâƒŁ La mondialisation heureuse n’a plus aucune base sociale

Les classes populaires la refusent.
Les classes moyennes en meurent.
Les élites ne savent plus comment la défendre.

3ïžâƒŁ L’hĂ©gĂ©monie intellectuelle britannique est en dĂ©clin rapide

Londres n’est plus la mĂ©tropole impĂ©riale du XXe siĂšcle.
L’anglais reste la langue du pouvoir — mais plus la pensĂ©e.

4ïžâƒŁ Les nouvelles Ă©lites amĂ©ricaines ignorent totalement les dogmes old-school

Vance, Thiel, Musk, Andreessen, Yarvin

Aucun ne lit FT ou Economist comme référence.
Ils lisent plutĂŽt :

  • State Capacity Libertarianism
  • Dark Enlightenment
  • Fourth Turning
  • Manuel de stratĂ©gie impĂ©riale

5ïžâƒŁ Un nouvel empire est en train de se construire

Et il n’a plus besoin de la City.


đŸŸ„ 4. FT & The Economist :

De guides intellectuels à réserves naturelles du mondialisme

Ils deviennent :

  • des archives d’un monde disparu
  • des oracles sans fidĂšles
  • des bibliothĂšques de dogmes obsolĂštes
  • des musĂ©es de la pensĂ©e globaliste

Le charme britannique n’opĂšre plus sur un monde fracturĂ©, brutal, impĂ©rial, stratĂ©gique, dominĂ© par :

  • la guerre Ă©conomique
  • les chaĂźnes d’approvisionnement militarisĂ©es
  • l’IA souveraine
  • la renaissance du protectionnisme
  • l’économie de guerre

FT et Economist sont brillants, élégants, impeccables

Mais totalement anachroniques.


🟧 5. Ce que le nouvel Empire amĂ©ricain leur reproche rĂ©ellement

Voici la liste TS2F :

✔ 1. D’avoir dĂ©fendu l’idĂ©ologie qui a dĂ©truit la classe moyenne occidentale

✔ 2. D’avoir fait la guerre au souverainisme pendant 30 ans

✔ 3. D’avoir soutenu la financiarisation totale du monde

✔ 4. D’avoir lĂ©gitimĂ© les oligarchies globalistes

✔ 5. D’avoir mis les nations Ă  genoux devant les marchĂ©s

✔ 6. D’avoir servi de couverture morale Ă  la dĂ©rĂ©gulation

✔ 7. D’avoir protĂ©gĂ© la City comme un Vatican du capital

✔ 8. D’avoir diabolisĂ© toute alternative (Trump, Brexit, Vance
)

✔ 9. D’avoir niĂ© le retour de l’Histoire

✔ 🔟 D’avoir conspirĂ© pour maintenir l’illusion d’un ordre mondial agonisant


đŸŸȘ 6. Conclusion :

**FT et The Economist sont des reliques sacrĂ©es d’un empire mort.

Le nouvel empire vient pour les remplacer.**

Le monde se referme.
Les blocs se reforment.
Les souverainetés renaissent.
Les États reprennent le contrĂŽle des marchĂ©s.
La guerre économique est totale.
L’intelligence artificielle devient un instrument de domination impĂ©riale.

Dans ce monde-lĂ ,
le Financial Times et The Economist ne sont plus des prophÚtes, mais des archivistes du passé.

Londres voulait façonner le monde.
Washington veut désormais le commander.
La City voulait réguler les flux.
L’impĂ©rium amĂ©ricain veut rĂ©gner sur les blocs.
Le Royaume-Uni voulait une gouvernance mondiale.
Le nouvel empire veut une domination civilisationnelle.

Le XXᔉ siĂšcle Ă©tait britannique.
Le XXIᔉ sera amĂ©ricain — ou ne sera pas.

FINANCIAL TIMES ‱ THE ECONOMIST
Les 10 Lois de la Propagande Globaliste**


1. Loi de l’InĂ©vitabilitĂ©

Toujours prĂ©senter la mondialisation comme un phĂ©nomĂšne naturel, irrĂ©versible, dont s’écarter serait une folie archaĂŻque.
👉 Narratif : “Il n’y a pas d’alternative.”


2. Loi du Marché-Dieu

Élever les marchĂ©s financiers au rang de divinitĂ© rĂ©gulatrice, omnisciente et omnipotente.
👉 Ceux qui s’y opposent sont des hĂ©rĂ©tiques Ă©conomiques.


3. Loi de la Technocratie Totale

Valoriser des élites administratives, expertes, déracinées, qui vivent hors sol mais dictent la norme planétaire.
👉 Le savoir remplace la souverainetĂ© ; l’expert remplace le citoyen.


4. Loi de la Stigmatisation du Populisme

Tout mouvement national, identitaire ou souverainiste = automatiquement “populiste”, donc irrationnel et dangereux.
👉 Identifier, dĂ©lĂ©gitimer, neutraliser.


5. Loi de l’Éloge du Nomade

Le citoyen idéal est mobile, flexible, interchangeable, sans attache, sans racine, sans mémoire.
👉 L’homme-racine devient l’homme-atome.


6. Loi du Soft Power Moral

Enrober l’agenda globaliste dans des causes morales universelles : climat, droits individuels infinis, inclusion illimitĂ©e.
👉 La morale comme arme de persuasion massive.


7. Loi de l’Économicisation du Politique

Réduire tout débat politique à une question financiÚre.
👉 La dĂ©mocratie devient un tableur Excel.


8. Loi de l’Empire Invisible

Toujours promouvoir l’idĂ©e d’une gouvernance mondiale “coopĂ©rative”, jamais impĂ©riale — alors qu’elle l’est.
👉 Le masque : multilatĂ©ralisme.
La réalité : centralisation.


9. Loi du DĂ©clin ProgrammĂ©e des États-Nations

DĂ©crire l’État souverain comme une structure obsolĂšte.
Promouvoir les villes-globales, les blocs financiers, les institutions supra-étatiques.
👉 Dissoudre le politique dans le transnational.


10. Loi du Storytelling Élitaire

Financial Times = la doctrine économique.
The Economist = le catéchisme idéologique.
👉 Ensemble, ils construisent la narration du monde “comme il doit ĂȘtre” — pas comme il est.


11. Loi de la Préemption des Crises

Transformer chaque crise (migratoire, climatique, financiÚre, sanitaire) en opportunité pour renforcer la gouvernance globale.
👉 “Never waste a good crisis.”


12. Loi du Formatage Mental

Éduquer les Ă©lites gouvernantes, influencer les dĂ©cideurs, façonner l’imaginaire du futur.
FT + Economist =
➡ le syllabus du pouvoir global
➡ la liturgie de Davos
➡ le manuel du nouvel ordre post-national


💬 RĂ©sumĂ© TS2F

Le Financial Times et The Economist ne sont pas de simples médias.
Ce sont les script doctors du globalisme,
les ingénieurs du consentement élitaire,
les architectes narratifs du monde post-souverain.

Ils ne racontent pas l’actualitĂ©.
Ils écrivent le futur désiré par le monde anglo-mondialiste.

🇬🇧 PLAYLIST — The Kingdom in Decline

The Kinks & The Smiths en maßtres de cérémonie

1. The Kinks – “Dead End Street”

La quintessence du malaise social britannique : ironie mordante, réalisme poisseux, mélodie implacable.

2. The Smiths – “The Queen Is Dead”

Rage élégante, satire monarchique et déclin post-industriel. Un hymne.

3. The Kinks – “Victoria”

Le fantasme d’un Empire englouti
 chantĂ© comme une parade militaire absurde.

4. The Smiths – “There Is a Light That Never Goes Out”

Romantisme funĂšbre : quand la jeunesse britannique rĂȘve d’évasion — mĂȘme dans un accident de bus.

5. The Clash – “London Calling”

La capitale en ruine, les sirĂšnes d’alarme, la dĂ©construction du monde ancien.

6. Joy Division – “Shadowplay”

Le Manchester spectral, laboratoire du désespoir moderne.

7. The Jam – “Going Underground”

SoulÚvement contre les élites : la pop transformée en manifeste politique.

8. The Cure – “A Forest”

Brume, vertige, mélancolie anglaise dans sa forme la plus pure.

9. The Kinks – “Apeman”

Satire prĂ©-Ă©cologiste du monde moderne : quitter l’Empire pour la jungle primitive.

10. The Smiths – “Panic”

“Burn down the disco” — brĂ»ler les illusions, brĂ»ler les mensonges.

11. Siouxsie & The Banshees – “Cities in Dust”

Londres ou Pompéi ? Le Royaume-Uni comme une cité qui se consume.

12. Pulp – “Common People”

Autopsie sociologique du pays : fĂȘte, classe, voyeurisme, dĂ©clin.

13. The Stone Roses – “I Wanna Be Adored”

Le narcissisme britannique devenu religion nationale.

14. The Libertines – “Time for Heroes”

PoĂ©tique, bordĂ©lique, sublime : la derniĂšre brĂ»lure romantique de l’Angleterre.

15. David Bowie – “I’m Afraid of Americans”

Ironie ultime : le Royaume-Uni mondialiste effrayé par son propre maßtre culturel.

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CatĂ©gories :Mondialisation, Mondialisme, Royaume Uni

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2 rĂ©ponses »

  1. FT & The Economist, les Évangiles du Mondialisme Finissant

    Ceux qui cherchent encore le cƓur battant du mondialisme n’ont pas compris qu’il ne se trouve plus dans les chancelleries ni dans les multinationales
 mais dans deux rĂ©dactions londoniennes qui, depuis un siĂšcle, dictent la narration de l’ordre global : Financial Times et The Economist.

    Ces journaux ne sont pas de simples médias économiques.
    Ce sont des sacristies idĂ©ologiques, les cathĂ©drales froides d’une religion libĂ©rale intĂ©grale qui refuse d’admettre son crĂ©puscule.

    📌 The Economist : le brĂ©viaire de l’Homo Globalicus, persuadĂ© que tout dĂ©sordre n’est qu’une anomalie statistique et que la Nation n’est qu’une lubie folklorique.
    📌 Financial Times : l’oracle rose pastel de la City, oĂč l’on explique chaque semaine que le populisme est un accident
 et que le libre-Ă©change finira par nous sauver tous, pourvu qu’on ferme les yeux assez fort.

    Mais voilĂ  :
    đŸ”» L’ordre mondial qu’ils dĂ©fendent est fissurĂ©.
    đŸ”» Les peuples ne suivent plus leur liturgie progressiste.
    đŸ”» Et l’Empire amĂ©ricain, lui-mĂȘme, pivote vers un rĂ©alisme brutal qui rend leurs Ă©ditos obsolĂštes Ă  l’instant mĂȘme oĂč ils sont imprimĂ©s.

    Le plus ironique ?
    Ces journaux n’analysent plus le monde : ils tentent dĂ©sespĂ©rĂ©ment de le maintenir en vie.

    Dans leur prose polie transparaĂźt aujourd’hui la panique feutrĂ©e d’un vieux monde qui se sait condamnĂ© :
    la globalisation heureuse, l’ouverture sans limite, la mobilitĂ© totale, le marchĂ©-roi, la dissolution du politique dans l’économie
 tout cela se dissout plus vite qu’ils ne peuvent le réécrire.

    Le fait est simple :

    👉 Financial Times et The Economist restent influents, mais de la mĂȘme maniĂšre que les prĂȘtres romains restaient influents aux IVe siĂšcle :
    par inertie, pas par clairvoyance.

    Le Royaume-Uni, laboratoire historique du capitalisme global, devient aujourd’hui le musĂ©e grandeur nature d’un projet idĂ©ologique qui se croyait Ă©ternel.
    Et ses deux bibles mĂ©diatiques tournent les pages de plus en plus vite, comme si l’accĂ©lĂ©ration empĂȘchait le rĂ©el de les rattraper.

    Ce qu’elles appellent « populisme » n’est rien d’autre que la revanche du monde rĂ©el sur la narration globale.
    Elles peuvent encore Ă©crire l’histoire —
    mais elles ne la dirigent plus.

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