A Chaud!!!!!

Politique Friction du Mardi 26 Aout 2014: La médiacratie dans ses œuvres Par Bruno Bertez ( Actualisé au 28/8/2014)

Politique Friction du Mardi 26 Aout 2014:  La médiacratie dans ses œuvres Par Bruno Bertez ( Actualisé au 28/8/2014)

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Nous nous sommes efforcés de suivre les commentaires de médias sur la démission du gouvernement. Les lignes directrices de ces commentaires sont, soit les analyses en terme de carrière et d’ambitions personnelles, soit des analyses en termes politiciens du type dissolution ou non.

Rien sur le fond du débat à savoir les orientations définies par le Président.

Personne n’a pris la peine de les énoncer, de les clarifier et encore moins de montrer la ligne de partage entre les choix du Président et de Valls et ceux préconisés par les rebelles Montebourg, Hamon ou Filippetti. Personne ne s’est posé la question du contenu de la fameuse « cohérence » maintenant au centre des conversations. Personne n’a tenté d’ébaucher une problématique.

  • Quelle est cette problématique?

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-Hollande s’est rendu compte du fait que la France a un vrai problème de compétitivité qui se manifeste par les déficits extérieurs, les besoins de financement, le potentiel de croissance faible, le chômage, l’affaissement et la régression du pays.

-Ceci est un constat de bon sens, non politique, il s’impose à tous, de droite, de gauche, du centre. Il ne s’impose pas aux extrêmes qui eux, nient les règles du jeu telles que la nécessité de la concurrence et du profit minimum pour survivre économiquement dans un monde ouvert!

-La première des étapes consiste à étudier cette perte de compétitivité relativement à nos partenaires; l’évaluer, la chiffrer en pourcentage, en points de compétitivité. L’étudier historiquement, voir quand elle s’est creusée, accentuée, aggravée. Essayer de la déglobaliser, pour se rapprocher des réalités économiques concrètes, bref affiner.

-Définir les domaines où on veut être plus compétitif, sur quels marchés , vis à vis de qui; bref essayer de s’interroger sur nos atouts, nos points faibles, nos chances de réussite dans les différents domaines. Est-ce que nous avons un avantage en matière de facteur capital, facteur travail qualifié, facteur travail non qualifié, etc.

-Quelle est dans cette perte de compétitivité la part de la surévaluation relative de la monnaie unique imposée à la France ?

-Quel est le lien dialectique, transitif entre la compétitivité, la croissance et l’endettement du pays ?

Nous simplifions la problématique car ce qui est important, ce n’est pas le contenu, mais la démarche.

  • Une fois la problématique posée, un débat sur les moyens doit s’instaurer.

C’est un débat légitime, à la fois politique d’accord, mais surtout économique et financier.

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Avez-vous entendu parler de cette problématique, de ce débat sur les moyens, les alternatives, des options? Non bien sûr. Tout est escamoté et escamoté idéologiquement par une affirmation péremptoire : le coût des salaires est trop élevé! Il faut baisser le coût du travail, il faut baisser les salaires réels, les salaires indirects, etc… Aucune question sur tout ce qui constitue la base de la compétitivité d’un pays : la dépense de l’état, le niveau des impôts, le niveau des loyers, le cout de l’alimentation, le cout de la santé, le cout de la formation, le poids des inactifs, … Non il faut attaquer bille en tête et proclamer, déclamer !

Il faut s’interroger sur la question de l’investissement qui est au centre de la reconquête de la compétitivité, sur le niveau des profits en France, sur la distribution des profits entre les différents secteurs, sur le drainage du surproduit par les services, par la banque, par les rentiers et professions protégées. Comment parler de compétitivité sans s’interroger sur l’investissement alors que le seul lien économique prouvé et constant entre la croissance, la productivité et le chômage est précisément ce facteur central, l’investissement?

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Bayrou, le lamentable Bayrou ne trouve qu’une chose à dire, nous descendons la pente depuis 15 ans et la pente s’accélère. Sa solution c’est la dissolution. Mème chose pour Marine. Quant aux socialistes présents sur les plateaux leur seule question c’est : Y aura -t -il un vote sur la politique générale, une majorité pour faire passer le budget, est ce que la crise risque de déboucher sur une dissolution?

Face à un évènement majeur, jalon important, pierre blanche sur le chemin de la situation politique et économique, voilà ce que l’on propose au public. Le citoyen reste sur sa faim sinon son ignorance.

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A l’économie, le symbole de la finance! 

Nous avons, dans notre dernier Edito, pris le contrepied de Duflot qui prétend que Hollande n’est le Président de personne; nous avons affirmé qu’il était le Président d’une coalition de dominants conduits par la finance et les ploutocrates. Nous avons suggéré que le remaniement était une décantation, une clarification qui allait faire ressortir plus nettement les orientations de Hollande. 

Les nominations illustrent jusqu’à la caricature notre analyse: 

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A l’économie

-Montebourg le productiviste, industrialiste, nationaliste (maladroit et ringard) s’en va

-Macron, de chez Rothschild, financier, moderne, mondialiste le remplace 

A lui seul ce choix est un symbole qui rend inutile toute autre remarque, tout est dit. Le choix révèle, dans sa nudité un peu obscène le sens profond qu’il fallait donner à cette recherche de la cohérence. 

Hollande provoque, car c’est cela, une provocation et impose la logique financière là ou la production était encore comme une sorte de dernier bastion de résistance. C’est à peu la même chose que la nomination par Mitterrand de Fabius pour remplacer Mauroy afin de liquider les canards boiteux de l’industrie française en son temps, dans les années 80.

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Addendum à notre article

Nous énumérons une liste non limitative de facteurs autres que le coût salarial qui influent sur la croissance. Cette liste ne visait pas à être exhaustive, mais nous regrettons de ne pas y avoir inclus un élément majeur sujet à débat politique : le coût de l’énergie.

Le cout de l’énergie est très important pour beaucoup de secteurs, à la fois directement et indirectement. Le potentiel de développement d’une économie est, entre autres, lié à son accès à une énergie bon marché.

Ce coût dans nos pays est majoré par de multiples taxes, l’énergie étant, à notre sens, considérée idiotement comme une vache à lait des politiciens. Les visées malthusiennes des écologistes renforcent cette tendance des politiciens à se servir de l’énergie comme véhicule de collecte fiscale. Mais il y a plus: comme ces gens luttent pour la réduction de la part du nucléaire, ils luttent pour le renchérissement de l’énergie sans même en avoir conscience. Ceci est un élément à prendre en compte.

S’agissant de la fausse opposition entre la croissance et l’austérité, entre l’activité économique et la bonne gestion, il est évident que le point de dépassement de la contradiction, c’est l’investissement. Il constitue une demande qui accroit l’activité.

Cette demande est productive à la fois de richesses présentes et futures et d’emplois. La solution aux difficultés de la France, ce n’est bien sûr, pas la hausse de la demande de consommation puisque nous avons un déficit du commerce extérieur et un excès de consommation qui conduisent aux dettes, non, la solution c’est l’investissement productif dans le secteur des biens et services qui bénéficient d’une demande internationale.

Nous disons cela car on nous parle de préparer une relance du secteur bâtiment comme si cela était une solution. Non, la relance à répétition de ce secteur depuis des décennies, comme celle du secteur auto, est inadéquate.

Dernier point, Macron mise sur le Pacte de Responsabilité dont il serait l’un des inspirateurs, pourquoi pas ? Simplement il faut bien voir que pour investir, il ne suffit pas bénéficier d’un cadeau de 41 milliards pour reprendre le langage de la gauche.

Et ce pour deux raisons:

1°- le système français, contrairement aux systèmes anglo-saxons, a un taux de profit très inférieur au taux de profit mondial. La question se pose de savoir si,  malgré les 41 milliards, les firmes vont juger qu’il est opportun d’investir et en particulier en France. Elles peuvent très bien se dire j’investirai quand je serai revenu au niveau moyen.

2°-le gouvernement subit la pression encore renouvelée ce jour des institutions européennes pour réduire les déficits et il a annoncé un plan d’économies de 50 milliards sur 3 ans. Ceci est contradictoire avec les espoirs sur l’investissement et l’embauche puisque cela va peser sur les débouchés.

La doctrine française est que les firmes embauchent si elles ont de l’argent, voire de la trésorerie; cette doctrine est dépassée dans un monde globalisé.

On investit :

Si le taux de profit escompté est suffisant
Si on a les ressources
Si on croit qu’il y aura une demande
Si on a confiance …

BRUNO BERTEZ Le Mardi 26 Aout 2014

illustrations et mise en page by THE WOLF

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SUR LE FRONT: REVUE DE PRESSE ( Source et Remerciements à Maître Confucius)

COLLAPSE UPDATE:  

FRANCE:. Vacances à l’économie…déclin de la presse française…ces particuliers qui vivent des marchés financiers…baisse d’effectif des policiers à Montpellier

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/08/25/les-comportements-anticrise-ont-eu-raison-de-la-saison-touristique_4476109_3234.html

http://www.challenges.fr/media/20140825.CHA6901/la-presse-francaise.html

http://www.lesechos.fr/journal20140826/lec2_finance_et_marches/0203721830566-ces-particuliers-qui-gagnent-leur-vie-en-investissant-sur-les-marches-financiers-1035973.php

http://www.rtsfm.com/actu/1409048484les-policiers-montpellierains-inquiets-du-manque-deffectif

Jacques Sapir sur le remaniement, sur la prochaine dissolution d’ici début 2015, sur les inquiétudes de l’Allemagne

http://www.dailymotion.com/video/x24lfxn_jacques-sapir-vs-cyriaque-dailland-politique-economique-francaise-le-constat-d-arnaud-montebourg-est_news

FRANCE:…plus de ménages exonérés de la taxe d’habitation (= + d’impôts pour les autres)…recul des jeunes accédants à la propriété

http://www.pratique.fr/actu/taxe-habitation-faites-partie-236-000-menages-exoneres-98105.html

http://www.pratique.fr/actu/logement-jeunes-accedants-propriete-tres-net-recul-98792.html

FRANCE:…collectivités furieuses contre la loi Dexia….monter en gamme pour sauver la France…spectre de la faillite…mauvais chiffre du chômage à prévoir…chute des logements neufs…hausse des autoentrepreneurs en juillet….

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/08/24/20002-20140824ARTFIG00134-emprunts-toxiques-les-collectivites-furieuses-contre-le-gouvernement.php

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/08/24/20002-20140824ARTFIG00138-emprunts-toxiques-l-ain-et-ses-45-de-dette-pourrie.php

http://leseconoclastes.fr/2014/08/france-faire-rapidement-monter-en-gamme-population-active-stopper-decrochage/

http://www.atlantico.fr/decryptage/spectre-faillite-verite-budget-2014-france-arnaud-montebourg-jean-michel-rocchi-jean-marc-sylvestre-1720303.html

http://netzfrauen.org/2014/08/25/chaos-frankreich-die-franzoesische-regierung-ist-zurueckgetreten-pleite-bleibt-pleite/

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/08/26/francois-rebsamen-previent-que-les-chiffres-du-chomage-seront-mauvais_4476609_1698637.html#xtor=RSS-3208

http://www.leparisien.fr/politique/il-faut-pas-s-attendre-a-ce-que-que-le-chomage-diminue-selon-rebsamen-25-08-2014-4085697.php

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/croissance-deficit-chomage-les-echecs-du-premier-gouvernement-valls-830119.html

http://www.boursier.com/actualites/reuters/ventes-de-logements-neufs-en-repli-de-12-au-2e-trimestre-162005.html

http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/france-hausse-des-creations-d-entreprises-en-juillet-1844280

Espagne:…dette publique de 1000 milliards

http://www.leblogfinance.com/2014/08/espagne-la-dette-publique-depasse-le-seuil-des-1000-milliards.html

USA:…lancement des robots sécuritaires….robots chez Apple

http://www.youtube.com/watch?v=jYDDDqOosts

http://www.humanite.fr/les-ouvriers-chinois-trop-chers-remplaces-par-des-robots-549110

USA:…Forbes prédit un crash pire que 1930…bulle sur le gaz de schiste

http://www.businessbourse.com/topic.php/14302/Forbes-predit-un-crash-des-marches-pire-qu-en-1930.php#.U_sqH6h_svs

http://www.youtube.com/watch?v=AiebiFXazYI

AFRIQUE DU SUD:…un producteur de platine supprime 5700 postes

http://www.capital.fr/bourse/actualites/lonmin-pourrait-supprimer-5.700-emplois-en-afrique-du-sud-957181

10 replies »

  1. Bonsoir,

    Je viens de terminer la lecture de votre billet auquel je m’attendais. Effectivement, tout à leur fascination des turpitudes politiciennes, je ne crois pas encore avoir entendu les commentateurs institutionnels se poser les mêmes questions que vous et nous éclairer sur notre futur proche.
    Je crois que la plus grande surprise ou innovation, c’est selon, de ce nouveau gouvernement est l’arrivée d’un pur produit de l’oligarchie dominante au poste clé de ministre de l’économie (malgré son jeune âge, sa valeur est appréciée bien au-delà de nos frontières). En cela, votre remarque finale est des plus pertinentes. Les masques tombent enfin. Elle prouve, si besoin en est, que c’est bien le cynisme le plus éhonté qui préside aux destinées de ce pays. Je vois mal comment la situation économique du pays pourrait s’améliorer dans les mois qui viennent vu les chiffres existants et que ce n’est très certainement pas là le rôle dévolu à la France. Les patrons de PME, et leurs salariés, ont des soucis à se faire. La dissolution, que certains appellent de leurs vœux, ne serait qu’un rideau de fumée supplémentaire. L’arrivée d’une nouvelle majorité, si tant est qu’elle existe, ne changerait pas fondamentalement la donne. Tout au plus permettrait-elle de satisfaire quelques égos et de différer quelques échéances douloureuses.

    Bonne soirée

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  2. Bonjour,

    Bichelonne (« Un mathématicien exceptionnel égaré dans la politique » Robert Aron), Fabius (l’auteur de « entre le Plan et le marché, il y a le socialisme »), Juppé (« celui qui est probablement le meilleur d’entre nous » Jacques Chirac), maintenant Macron. Est-ce que l’action d’un seul de ces premiers de la classe a eu une influence bénéfique sur le pays?

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  3. L’obligation de résultats, quitte ou double !

    Dans notre analyse critique de la situation crée par le remaniement Français et son interprétation, nous avons mis l’accent sur deux points importants:
    1- Hollande s’est rendu compte de la nécessité absolue d e la cohérence dans l’action et les comportements.
    2- L’orientation définie par lui est la recherche de la compétitivité.
    L’écoute attentive des déclarations non spontanées préparées par les Communicants ne laisse aucun doute sur le bien fondé de notre mise en évidence.

    Cependant il y a quelque chose qui nous a échappé à première écoute, c’est l’insistance mise sur le mot « résultats ». Ce ne peut être le hasard quand on sait comment fonctionne le Pouvoir. Les gens qui passent sur les ondes et antennes sont briefés, ont le cerveau lavé de toute idée personnelle et ils ne sont que porte paroles. En particulier mardi après 18h30.
    Incidente. Les seules paroles, non pas de vérité, mais paroles authentiques que l’on a entendues sont celles des gens que l’on qualifie de « frondeurs ». Signalons en passant que ces frondeurs font ce que l’on appelle, le grand écart, afin d’avoir un pied dans la majorité et un pied au dehors et que cela leur fait et va leur faire très mal aux c……s comme disait l’ami Georges.
    Revenons sur ce mot de « résultats ».

    D’abord il n’est pas caractérisé, nous avons entendu, « il faut des résultats », mais on ne nous a pas dit lesquels. C’est volontaire? Bien sur! Afin que chacun interprète à sa façon et ainsi attribue au gouvernement les objectifs qu’il considère comme prioritaire.
    Bayrou critique le gouvernement sous l’angle de la réduction des déficits, il dit que l’action menée n’a pas permis de les réduire. Sous cet angle, le résultat à obtenir, ce peut être la réduction enfin significative des déficits et le recul des ratios de dettes; Donc le résultat ce peut être la conformité aux normes imposées par les Allemands;

    Ensuite, on a peu parlé de l’emploi et du chômage, mais il est présent dans tous les esprits et il est évident que le résultat dont on parle, ce peut être l’inversion de la courbe du chômage. On évite de remuer le couteau dans la plaie car les chiffres vont être mauvais avec le regain de récession, mais à notre avis, l’emploi constitue le cœur de ce complexe que l’on peut appeler « les Résultats ».

    Enfin, le troisième volet , c’est la croissance. Vous savez que Hollande s’efforce au niveau européen d’obtenir que la régulation soit plus stimulante, il plaide pour la croissance à la fois par l’accentuation des mesures monétaires dites stimulantes et pour que l’Allemagne opère un réglage plus conforme à ses responsabilités de locomotive.

    C’est, à notre avis volontairement que le contenu du mot résultats n’est pas explicité. En ne l’explicitant pas on peut glisser et faire glisser tout ce que l’on veut comme « résultat » et cocoriquer.
    Le plus facile à obtenir est peut être un supplément de croissance. Ce n’est pas difficile quand on flirte avec la récession, on se contente de peu, on l’a vu en 2013 quand Hollande a claironné victoire pour deux dixièmes de points!

    Pour le reste on sait que quelle que soit l’action ou les actions engagées, il faut laisser le temps au temps, il y a une inertie considérable dans les phénomènes économiques. Le bout du nez a été montré mardi quand un hiérarque du PS a souligné que la pièce essentielle du dispositif était le Pacte de Responsabilité.
    C’est le va-tout de Hollande et de Macron, mais à supposer que cela puisse marcher, il faudra du temps pour voir les résultats. La recherche de la cohérence est subsidiaire du Pacte de Responsabilité, complémentaire. En effet si des déclarations intempestives viennent gâcher le climat et réintroduire l’incertitude, alors le sentiment va se dégrader, les entreprises du MEDEF resteront frileuses et Hollande ne pourra récolter les fruits de la collaboration.

    La recherche de « résultats » est à prendre au sérieux, elle explique beaucoup de choses du présent et elle expliquera beaucoup de choses du futur.

    Si on accepte de n’être jugé que sur les « résultats’, cela veut dire que l’on fait l’impasse sur ce qui va se passer entre temps, comme mécontentements, récriminations, oppositions et chutes de popularité. On rétorquera: attendez les « résultats », ce qui permettra peut être de tenir.
    On diffère les sanctions, on gagne du temps. Mais aussi, on joue à quitte ou double!

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  4. Merci pour ce billet. Toujours aussi pragmatique.

    En ce qui concerne les médias.
    Ils ne sont finalement que le reflet de l’imposture politique.
    Ils travaillent pour la en sont les portes paroles, les portes voix, les servants de différents réseaux influents ou institutionnels.
    Créer le doute, l’incertitude de demain, le scepticisme dans les esprits, est un art.
    Ce cycle maintien l’ordre, celui de la crainte et de l’espoir que, le temps d’occuper la masse à la prochaine élection et ses lots de promesses par les promoteurs du mensonge.
    En adoptant la même posture du « tourne en rond ça occupe », le risque de prise de responsabilité pour informer sur le fond et les intentions des instances politiques se dérobe en pseudo débat d’experts en tous genres, qui manient la chèvre et le choux selon et toujours l’appartenance.
    Pour preuve de
    Juste par exemple la Présidente du syndicat de la magistrature se rendant au UDT de Mélenchon alors qu’elle devrait de par sa fonction exercer un devoir de réserve et d’obligations suite notamment au « mur des cons ».
    Cette image donne la même connotation au poste de nouveau Ministre qu’occupe désormais Macron vis à vis de la finance.
    L’imbrication des uns, l’implication des autres, donne finalement les traits de la « cohérence » que ce gouvernement de « Young leaders » entend imposer, non parce qu’il en a le devoir envers et pour le bien de la Nation, mais parce qu’il le doit à l’égard de la coalition de dominants.

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  5. « Ceci est un constat de bon sens, non politique, il s’impose à tous, de droite, de gauche, du centre. Il ne s’impose pas aux extrêmes qui eux, nient les règles du jeu telles que la nécessité de la concurrence et du profit minimum pour survivre économiquement dans un monde ouvert! »

    Je ne suis pas d’accord car avant tout faudrait définir les extrêmes, en réalité vous reprenez les mêmes termes que les médias vassaux des oligarques dans le mot extrême terme qui est employé péjorativement.
    On met tout ce qui ne correspond pas à la bienséance où est en opposition ouverte au système mondialiste financier…..
    Je préférai pour le débat que vous puissiez nommé les partis politiques qui ne correspondrait pas à votre vision du libéralisme économique…..

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  6. Record historique battu.

    Chômage en juillet 2014 : catégories A, B, C, D, E :

    France métropolitaine :

    5 747 300 inscrits à Pôle Emploi.

    France entière (y compris l’outre-mer) :

    6 080 200 inscrits à Pôle Emploi.

    C’est un record historique.

    Variation sur un mois : + 0,5 %.

    Variation sur un an : + 5,2 %.

    http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-PPBVN18.pdf

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

    – « Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

    – « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

    – « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

    – « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

    – « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

    – « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

    – « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

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  7. Addendum à notre article ci-dessus

    Nous énumérons une liste non limitative de facteurs autres que le coût salarial qui influent sur la croissance. Cette liste ne visait pas à être exhaustive, mais nous regrettons de ne pas y avoir inclus un élément majeur sujet à débat politique : le coût de l’énergie.

    Le cout de l’énergie est très important pour beaucoup de secteurs, à la fois directement et indirectement. Le potentiel de développement d’une économie est, entre autres, lié à son accès à une énergie bon marché.

    Ce coût dans nos pays est majoré par de multiples taxes, l’énergie étant, à notre sens, considérée idiotement comme une vache à lait des politiciens. Les visées malthusiennes des écologistes renforcent cette tendance des politiciens à se servir de l’énergie comme véhicule de collecte fiscale. Mais il y a plus: comme ces gens luttent pour la réduction de la part du nucléaire, ils luttent pour le renchérissement de l’énergie sans même en avoir conscience. Ceci est un élément à prendre en compte.

    S’agissant de la fausse opposition entre la croissance et l’austérité, entre l’activité économique et la bonne gestion, il est évident que le point de dépassement de la contradiction, c’est l’investissement. Il constitue une demande qui accroit l’activité.

    Cette demande est productive à la fois de richesses présentes et futures et d’emplois. La solution aux difficultés de la France, ce n’est bien sûr, pas la hausse de la demande de consommation puisque nous avons un déficit du commerce extérieur et un excès de consommation qui conduisent aux dettes, non, la solution c’est l’investissement productif dans le secteur des biens et services qui bénéficient d’une demande internationale.

    Nous disons cela car on nous parle de préparer une relance du secteur bâtiment comme si cela était une solution. Non, la relance à répétition de ce secteur depuis des décennies, comme celle du secteur auto est inadéquate.

    Dernier point, Macron mise sur le Pacte de responsabilité dont il serait l’un des inspirateurs, pourquoi pas ? Simplement il faut bien voir que pour investir, il ne suffit pas bénéficier d’un cadeau de 41 milliards pour reprendre le langage de la gauche.

    Et ce pour deux raisons:

    1°- le système Français contrairement aux systèmes anglo-saxons a un taux de profit très inférieur au taux de profit mondial. La question se pose de savoir si malgré les 41 milliards les firmes vont juger qu’il est opportun d’investir et en particulier en France. Elles peuvent très bien se dire j’investirais quand je serais revenu au niveau moyen.

    2°-le gouvernement subit la pression encore renouvelée ce jour des institutions européennes pour réduire les déficits et il a annoncé un plan d’économies de 50 milliards sur 3 ans. Ceci est contradictoire avec les espoirs sur l’investissement et l’embauche puisque cela va peser sur les débouchés.

    La doctrine française est que les firmes embauchent si elles ont de l’argent, voire de la trésorerie; cette doctrine est dépassée dans un monde globalisé.

    On investit

    Si le taux de profit escompté est suffisant
    Si on a les ressources
    Si on croit qu’il y aura une demande
    Si on a confiance ….

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