Etats-Unis

Point complémentaire sur le rebond en cours des marchés….

Sur les 326 entreprises de l’indice S&P 500 ayant déjà publié leurs comptes du premier trimestre, 66% ont dépassé les estimations des analystes tandis que 25% ont fait moins bien qu’attendu.

Après avoir touché le 9 mars son plus bas niveau depuis 12 ans, l’indice Standard & Poor’s 500, principale référence des professionnels de l’investissement, a rebondi de 30%. Quant à l’indice KBW Bank du secteur bancaire, il a repris 64% sur la même période.

POINT PRECEDENT ET ANALYSE TECHNIQUE COMPLEMENTAIRE :

https://lupus1.wordpress.com/2009/04/23/le-point-sur-le-rebond-en-cours-des-marches-financiers/

ET EN COMPLEMENT :

Le bon type de rally

Par Myret Zaki LE TEMPS 4/5/09
Le scepticisme qui accompagne ce rally, ce sentiment mitigé qui le prive d’euphorie, est l’ingrédient même de sa longévité.

Depuis le 9 mars, les actions mondiales ont gagné 30%. Mais ce rally, qui succède à la plus sévère crise de l’histoire, se heurte au doute. Très vite, il a été classé «rebond de marché baissier», en raison des faibles volumes qui, pour l’heure, le caractérisent. Pourtant, les cours des actions, en particulier cycliques, ignorent désormais les avertissements sur résultats qu’émettent encore les entreprises, et se moquent de la psychose de la déjà célèbre «grippe A».

Une part croissante des investisseurs veut croire à l’augure du marché, qui leur signale que la régression des bénéfices prendra fin au deuxième semestre 2009.

Ce présage boursier est fondé sur de solides arguments. Le soubassement du système bancaire se stabilise, expliquant la hausse de 22% de l’indice S & P Financials en avril. Ce redressement a fourni le tremplin au reste du marché, avec la détente concomitante des taux d’intérêt directeurs, des primes de risques de défaut (CDS), et des taux LIBOR à trois mois. Il faut dire que le risque de crédit est devenu, depuis l’éclatement de la crise en 2007, le déterminant incontournable du marché actions. De bonnes surprises sur le front de la solvabilité des banques américaines, avec les résultats des tests de résistance attendus jeudi, peuvent ressusciter les volumes boursiers. En particulier si les investisseurs encore frileux sont rassurés sur la solidité des bilans de Bank of America et de Citigroup et se joignent alors à l’élan haussier. En Suisse UBS, qui a gagné 16% la semaine dernière, publiera mardi des résultats sans surprise, la perte trimestrielle de 2 milliards étant déjà connue.

Le scepticisme qui accompagne ce rally, ce sentiment mitigé qui le prive d’euphorie, est l’ingrédient même de sa longévité.

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Regain d’optimisme grâce à un marché cyclique haussier

Par Bruno Estier*
Le creux de mars 2008 ressemble à ceux de 1938 et de 1974. Il devrait être suivi d’une hausse des indices de 50%, avec deux à quatre corrections de plus de 5%.

En remontant au-dessus au-dessus des plus bas de 2002 -2003 et en dépassant 780 sur le
S & P 500, niveau mentionné dans la dernière Minute technique du 16 mars, la probabilité de baisse de cet indice vers de nouveaux plus bas en dessous de 666 avait déjà bien diminué. La probabilité de hausse pour atteindre des nivaux supérieurs à ceux de janvier 2009 a fortement augmenté ces derniers jours, car cet indice actions a effectué en 50 jours une hausse de plus de 30% depuis le creux majeur du 9 mars. Selon Ned Davis Research, c’est un critère statistique historique qui permet de dire que le S & P 500 est maintenant dans une phase de marché cyclique haussière. De même ce label cyclique haussier s’applique à une majorité de leur univers de 42 indices actions nationaux.

Sans entrer dans le détail de leurs statistiques et de leurs critères, il semblerait que le point bas de mars 2009 ressemble aux creux de 1938 et 1974, qui furent atteints après un marché cyclique baissier, c’est-à-dire un marché ayant baissé d’au moins 30%, pendant une récession économique et au cours d’une période spéciale de plus de dix ans durant laquelle les marchés actions étaient soit à la baisse, soit en déplacement latéral comme de 1929 à 1942, de 1966 à 1982 et enfin de 2000 à aujourd’hui. Suite à ceux de 1938 et 1974, le marché haussier qui suivit a dépassé les 50%. Cette analogie permettrait d’envisager des hausses de plus de 50% à partir du point bas de mars 2009.

Le graphique hebdomadaire ci-joint montre depuis juillet 2006 l’évolution du S & P 500, sa vitesse (RSI), sa volatilité historique (bandes de Bollinger autour de sa moyenne mobile de 20 semaines), la direction et le niveau de sa tendance annuelle (moyenne mobile 40 semaines), l’indice de volatilité implicite VIX du S & P 500, ainsi que l’évolution en rouge de l’indice bancaire du S & P 500, en vert de l’indice Russel 2000 des petites capitalisations et l’indice des 100 premières capitalisations du Nasdaq, enfin la courbe dorée représentante un panier d’indices d’actions de marchés émergents. Notons que l’indice du Russell 2000 a déjà atteint le sommet de janvier 2009, les indices du Nasdaq100 et du panier de marchés émergents l’ont dépassé, alors que l’indice du secteur bancaire ne l’a pas encore atteint.

Bien que la vitesse (RSI) ait effectué un point bas plus élevé en mars qu’en novembre et qu’elle ait réalisé à ce jour un nouveau plus haut par rapport à janvier 2009, le S & P 500 n’a pas encore atteint son sommet de janvier 2009 vers 943. Celui-ci est tout proche de la bande supérieure de Bollinger, qui s’est aplati à 951. Ces deux niveaux constitueront avec la moyenne mobile de 40 semaines une zone de plafond, qui devrait ralentir cette première hausse de l’indice et permettre une pause avant de poursuivre au moins une deuxième avance vers des objectifs qui seraient similaires aux statistiques historiques évoquées plus haut.

Ainsi, la meilleure performance des autres indices représentés sur le graphique témoigne que la hausse se développe mieux ailleurs que dans le secteur bancaire américain, mais aussi dans certains indices de marchés émergents.

Malgré cet optimisme la hausse ne se fera pas en ligne droite. En effet, l’indice VIX appelle à une certaine vigilance sur la partie supérieure du graphique. Actuellement à 36%, il reste à un niveau bien plus élevé que les 20-22% atteints après 30% de hausse de l’indice S & P 500 suite au creux de mars 2003. Ce niveau élevé de la VIX peut indiquer que le marché redoute des corrections d’amplitude plus grandes que 5%, notamment constatées pendant les trois mois qui suivirent le creux de 1974. Selon Ned Davis Research, en analysant les statistiques des corrections pendant les phases cycliques haussières, des corrections supérieures à 5 mais juste inférieures à 10% peuvent être attendues dans les six mois qui suivraient le creux de mars 2009. De même, il faudra s’attendre à plus d’une correction d’au moins 5%, probablement entre deux et quatre corrections.

En ayant ce «caveat» à l’esprit, le message qui en résulte est qu’il faudrait utiliser de telles corrections pour profiter de cette phase cyclique haussière du marché des actions.

*bruno.estier@dplanet.ch

Analyste indépendant

Graphique S&P 500 hebdomadaire et mesure de sentiment :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f40ef248-3822-11de-9c18-748dab67744f/

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