Marchés Financiers et Boursiers Actions

Michel Juvet : le printemps est là…

Le secret de la réussite Financière en Suisse tient a la fois du fait d’avoir la meilleure Banque Centrale au monde mais aussi si l’on exclu les cas UBS et CREDIT SUISSE les Banques les mieux gérées….C’est dans l’une d’entre elle, BORDIER, qu’officie le sémillant Michel Juvet  fin  analyste et stratège et qui tout comme Patrick en connait un rayon sur la musica des marchés…Pour avoir suivi ses prévisions a la semaine depuis maintenant des années, je dois avouer qu’il est vraiment bon le bougre sous des allures tranquilles et mesurées….Alors si comme moi vous en avez assez des Roubignoleries Pritchardesques Krugmanisées et surmédiatisées a outrance, jetez un œil et une oreille attentive de temps a autre  a ce que raconte Michel Juvet ne vous semblera pas dénué d’intérêt….3eme billet d’une série qui lui est consacrée…

Michel Juvet et les pousses vertes…

Ce ne sont pas encore des pousses vertes, mais les racines sont déjà moins blanches, ce qui confirme que l’on se rapproche de la surface du sol», résume Michel Juvet. Baissier en 2007 lorsque l’humeur était à l’achat, converti haussier cet hiver, le stratège de la banque Bordier croit dans la solidité et la durabilité de la reprise boursière. «Le point le plus bas a été atteint le 9 mars. On ne le retrouvera pas», argumente-t-il. Il est rejoint, notamment, par Janwillem Acket, son collègue suisse  de Julius Bär. 

LA SUITE :

Un rebond similaire à 2003?

les deux stratèges  bancaires suisses privilégient un scénario similaire à celui de 2003, qui a vu la sortie de la crise de la bulle internet. Retournés à la mi-mars de cette année-là, les marchés s’étaient engagés dans un scepticisme global dans une hausse qui n’a pris fin qu’à l’été 2007. «Il y a eu des corrections», argumente Michel Juvet, «mais aucune d’entre elles n’avait dépassé une amplitude de 7%.»

Les signaux avancés permettent de penser que la reprise économique pourrait arriver plus tôt que prévu. Les entreprises qui ont abaissé leur seuil de rentabilité en se restructurant et qui ont survécu à la disparition des concurrents profiteront également plus rapidement de l’amélioration conjoncturelle( ndlr : destruction –création schumpeterienne). Aux USA, le Trésor fait le pari que la reprise économique réglera les problèmes bancaires. Les banques ont 6 mois pour lever les fonds propres requis, mais si des bénéfi ces plus importants que prévu par le stress test devaient apparaître, les recapitalisations pourraient être abandonnées…. Autant dire que les banques tenteront par tous les moyens de publier dans les 2 prochains trimestres les meilleurs résultats possibles ! A court terme le marché semble surchauffé, mais les liquidités qui veulent s’investir restent énormes ; les corrections deviennent donc des occasions d’achat…

source : Bordier mai 2009

ET EN COMPLEMENT UN PEU D’HUMOUR A LA MODE JUVET :

«C’est quoi c’te banque?»

Par Michel Juvet*
Le bilan de la BNS ressemble un peu à celui d’une banque d’investissement.

A la fin 2008, son capital­actions n’était que de 25 millions de francs, mais elle comptait 2188 actionnaires privés, qui représentaient 38% des actions enregistrées. Autant dire que l’actionnariat privé y est multiple et diversifié. A l’exception d’un cas unique, Fritz, citoyen allemand, qui détenait à lui tout seul 4,8% du capital, ce qui en faisait le troisième actionnaire, derrière deux collectivités publiques…

Cotée depuis de nombreuses années à la bourse suisse, elle fut longtemps considérée comme une quasi-obligation à taux fixe. Certes, elle fut peu sensible aux aléas boursiers, mais sa performance à long terme n’a pas brillé: de 1982 à 1999, alors que l’indice de la bourse suisse était multiplié par 10, son cours progressait d’à peine 10%. Bref, une valeur défensive quand tout va mal, mais une non-valeur quand tout va bien.

Pourtant, depuis le 16 octobre 2008, tout a basculé. Son cours a brutalement chuté: –35%. Et depuis début mars, pas de rebond, pas de doublement des cours, comme sur n’importe quelle autre action bancaire cotée… Pourtant, les actionnaires restent de marbre, tablant probablement sur… mais sur quoi au fond?

Car quelle est donc cette action bancaire cotée qui ne semble plus répondre à son comportement historique? Ne vous méprenez pas: pour une fois il ne s’agit pas d’UBS, mais… de notre Banque nationale suisse! Quoique… enfin… si l’action de la BNS se comporte si mal, depuis le 16 octobre 2008, c’est justement depuis qu’elle a repris les actifs pourris du bilan d’UBS. La bourse a donc été logique: l’action UBS se remet lentement, alors que l’action BNS, elle, reste plombée par le poids des actifs toxiques d’UBS. L’idée suisse pour sauver UBS était donc une bonne idée et aussi valable que les plans européens ou américains. Mais dorénavant, pour les actionnaires de la BNS, l’expression «mais c’est quoi c’te banque?» semble adéquate. Le bilan de la BNS ressemble un peu à celui d’une banque d’investissement. Les effets de levier sur les fonds propres sont présents, les actifs sont fortement liés à l’immobilier américain, et sa politique de change pour faire baisser le franc l’expose à des pertes ou des gains de changes de plus en plus importants… On ne peut reprocher à la BNS son énergie pour sauver à la fois le système bancaire suisse et l’industrie d’exportation. N’empêche, l’action BNS s’est transformée en un titre spéculatif indexé sur la résolution de la crise financière.

Bon sang! Que les Fritz, les Jean ou les John doivent regretter de ne pouvoir investir dans leur BCE ou Réserve fédérale, encore plus spéculatives!

* Bordier & Cie.MAI 2009

ET TOUJOURS D’ACTUALITE :

https://lupus1.wordpress.com/2009/03/25/michel-juvet-ni-todd-ni-attali/

5 réponses »

  1. On sait désormais que la reprise de 2003 avait été dopée par le levier.
    Les conditions ne sont plus les mêmes et la reprise sera vraisemblablement plus fragile et plus hésitante.
    Je pense que l’on pourrait faire de la tôle ondulée pendant un moment.

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    • Visiblement nous ne puisons pas aux mêmes sources (de la prospérité) 🙂

      Si vous voulez vraiment avoir une idée de ce qu’est une économie non « lévéragée » et bien vous prenez la France : les rentiers contre les actionnaires, les vieux contre les jeunes, les salariés contre les patrons, les corporatismes contre les travailleurs pauvres, le public contre le privé, la pauvreté contre la richesse, le marxisme léninisme contre le libéralisme, l’impôt contre la création de richesse, l’intérêt de certains contre l’intérêt de tous, l’idéologie contre l’économie, les politiques contre la morale et l’éthique et l’Etat contre tout le monde : en interne comme en externe…

      Je vous recommande quand mème de jeter un oeil attentif sur les agrégats monétaires et leur évolution au jour le jour, cela n’est pas toujours très « sexy » mais cela permet d’éviter des platitudes dont raffolent certains 🙂

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        • Il n’y a pas de mal à ètre ignorant sauf à vouloir continuer de l’ètre…
          Avant toute chose je vous invite à aller sur le site de l’excellentissime JEAN PIERRE CHEVALLIER ou il récapitule ses billets quotidiens :

          http://www.jpchevallier.fr/

          une fois sur le site vous cliquez sur la rubrique politique monétaire et vous prenez le temps de lire chaque billet les uns après les autres, comme il s’agit d’un changement de paradigme pour nous français , au début on est un peu perdu et ensuite peu à peu on s’imprègne de cette nouvelle logique…

          les infos sont de toute façon parcellaires mais on en trouve pas mal ici : au niveau de la FRED pour les US

          http://research.stlouisfed.org/fred2/

          Et puis bien sur l’indispensable site de JEAN PIERRE CHEVALLIER qui fait et publie en continu un suivi des agrégats monétaires à la fois sur le plan américain et sur le plan européen :

          http://www.jpchevallier.com/

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