Indicateur des Marchés

Comment et ou se placent les grandes fortunes de ce monde

Ils font partie des éléphants chers à l’incontournable Jean Pierre Chevallier au même titre que les institutionnels, suivre les mouvements de ces importants  flux financiers  que représentent ces grandes fortunes n’est donc pas de l’ordre du gadget ou du voyeurisme mais constitue un  indicateur important quant à la direction future des marchés  financiers…

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

Etude de Scorpio Partnership-juin 2009

Prudent optimisme sur la reprise des marchés actions

LES GÉRANTS SPÉCIALISÉS SONT PERÇUS COMME LES MIEUX PLACÉS DANS DES MARCHÉS DIFFICILES OU
EN CAS DE BAISSE

 C’est un optimisme prudent qui prévaut actuellement dans les banques de gestion, concernant la reprise des marchés actions. Trois gérants de fortune sur quatre ont une allocation en actions dépassant actuellement 50% pour leurs clients «high net worth» les plus disposés à prendre des risques, montre une étude de Scorpio Partnership, portant sur 27 institutions internationales de «wealth management» gérant environ 2,4 trillions de dollars, dont près du quart sont basées en Suisse. Une stratégie d’allocation agressive fait donc la part belle aux actions (59,5% du portefeuille en moyenne) et recourt largement à l’alternatif (17,7%), contre 10,9% de cash et 11,9% en revenu fixe. L’alternatif représente d’ailleurs un poids non négligeable dans les stratégies dites équilibrées (23,5%) ou conservatrices (15,5%). Selon le sondage du cabinet londonien de conseil en stratégie dans la gestion de fortune, mené an mars dernier, les gérants spécialisés sont perçus comme étant les mieux placés pour identifier des opportunités dans des conditions de marchés difficiles et pour offrir une protection contre d’éventuelles chutes des marchés. En revanche, le cash reste omniprésent dans les profils plus défensifs, à hauteur de 18,5%, tandis que l’allocation en titres à revenu fixe dépasse les 50%. Autre enseignement, un peu moins de quatre cinquièmes (78%) des actifs des clients «high net worth» sont gérés par des professionnels extérieurs aux établissements consultés. Un chiffre qui va à l’encontre d’un reproche fréquemment adressé aux institutions financières, selon lequel elles tendent à orienter systématiquement leurs clients vers leurs fonds maison. Contrairement à cette croyance populaire, l’étude montre que seul 21% des actifs considérés prennent effectivement la direction des véhicules gérés en interne auprès des établissements interrogés. Avec cette première édition, Scorpio Partnership débute un suivi
sur le long terme de l’évolution de la gestion des portefeuilles des clients «high net worth».

 

Le Rapport du World Wealth Report « (rapport sur les grandes fortunes) de Merril Lynch Global et Capgemini fait apparaître au grand jour les déceptions et la confiance ébranlée des millionnaires à l’égard de leurs conseillers en investissement ou gérants. L’enquête révèle ainsi que 46% des grandes fortunes ont perdu confiance dans leurs sociétés de gestion ou dans leurs conseillers l’an dernier. Mince consolation: leur confiance envers les autorités de réglementations s’en est trouvée encore plus ébranlée (78%). L’effondrement sans précédent des marchés financiers n’a certes pas eu le même impact sur toutes les grandes fortunes dans le monde (plus de 1 millions de dollars de patrimoine). La redistribution des cartes inhérentes à chaque crise n’a donc pas fait exception. Plus d’un quart des millionnaires sont ainsi été amenés à retirer leurs avoirs ou à quitter leur établissement de gestion attitré en 2008. Ce qui représente plus de 10.000 milliards de dollars d’actifs. Les pertes subies sur les marchés et la baisse du niveau de confiance ont en effet contraint de nombreuses personnes fortunées à diversifier leurs investissements auprès de plusieurs établissements afin de limiter les risques. . Près d’un client sur deux dit avoir perdu confiance dans les sociétés actives dans la gestion de fortune et leurs conseillers. Un sur quatre a retiré ses avoirs des établissements qui les géraient, voire stoppé toute relation avec ces derniers. Les grands établissements ont été les plus touchés par ces mouvements, tandis que les banques régionales et locales sont les grands gagnants. Cela vaut pour la Suisse comme pour le reste du monde.

 Quant au mécontentement et aux récriminations des clients, ils portent principalement sur la qualité du reporting et des relevés financiers, sur l’accès en ligne, sur la gestion des risques, ainsi que sur l’inadéquation de l’offre de produits ou sur la structure des frais.

 Du côté de leurs placements, la crise a passablement bouleversé l’allocation des actifs. La clientèle fortunée des banques a privilégié les placements assurant une certaine sécurité. Alors que les actions représentaient le tiers des investissements en 2007, cette proportion chute à un quart. La part allouée aux investissements alternatifs (hedge funds, private equity, matières premières et produits structurés) diminue aussi. En revanche, la part en cash augmente de 17 à 21%, celle en obligations progresse de 27 à 29%.Ce repli a en outre souvent induit un net accroissement des investissements dans l’immobilier (de 14% à 18% du portefeuille en moyenne), mais 25% au Moyen-Orient, 22% au Japon, 23% en Asie-Pacifique alors que la part de l’immobilier ne dépasse pas 18% en Europe. Conséquence de cette fuite vers la sécurité: les placements dans les titres obligataires ou basés sur des liquidités totalisent plus de la moitié des portefeuilles des grandes fortunes.

 Si les conseillers sont généralement conscients de l’importance d’un facteur comme la qualité du service pour fidéliser leur clientèle, ils ont toutefois sous-estimé – par rapport aux réactions recueillies auprès des clients – l’importance de plusieurs facteurs essentiels. Ainsi moins d’un tiers (32%) des conseillers ou gérants considère «très important» l’accès en ligne et les services sur internet alors que ce facteur est jugé comme essentiel par les deux tiers des clients. Un écart de perception de 24 points de pourcentage est en outre constaté au niveau de la qualité des relevés de comptes et du reporting. Alors que la gestion des risques et la structure de frais traduisent des écarts respectifs de 19 et de 18 points. L’étude fait également apparaître de sensibles divergences de perceptions entre les sociétés de gestion et leurs conseillers ou gérants. L’insatisfaction des conseillers à l’égard de la politique de communication de la société qui les emploie (23 points de divergence) ou envers les comptes rendus et le reporting destinés aux client (écart de 10 points de pourcentage) est ainsi largement sous estimée par les sociétés concernées. L’ampleur sans précédent de la chute des valeurs a même affecté nombre de millionnaires dans leurs comportements. Des Nord américains par exemple, contraints pour près de la moitié d’entre eux à réduire substantiellement leurs contributions philanthropiques. Ce qui n’a pas empêché le «luxe de collection» (voitures, bateaux, jets, etc.) d’émerger comme la première  catégorie (+1% à 27%) des investissements passion des millionnaires l’an dernier à travers le monde, devant les collections d’art (+5% à 25%) et la joaillerie (+ 4% à 22%). Avec 364.000 millionnaires en dollars, la Chine a poursuivi son ascension en ravissant le quatrième rang à la Grande-Bretagne en 2008. Le Brésil avance de deux rangs et dépasse l’Australie et l’Espagne. La Suisse garde son huitième rang, la Suisse qui n’a pas été épargnée par l’impact des turbulences financières sur les grandes fortunes. Leur nombre s’est en effet réduit de plus de 26’000 l’an dernier pour s’établir à 185’300 Soit une réduction de 12,6% qui se révèle néanmoins inférieure à celle de 15% enregistrée au niveau mondial. Pour une population totale réduite à 8,6 millions de millionnaires dans le monde (High Net Worth Individuals HNWI ou particulier fortunés avec un patrimoine de plus d’un million de dollars sans leur domicile privé) à la fin de l’année 2008. Autrement dit 1,5 millions de millionnaires de moins en un an. Conséquence d’une chute de près de 50% de la capitalisation mondiale en 2008, soit plus de 30 milliards de pertes, et de l’effondrement immobilier américain. Quant à la fortune totale des millionnaires, elle s’est contractée de 19,5% à 32’800 milliards de dollars l’an dernier. Un déclin lui aussi sans précédent qui a anéantit les deux années de croissance soutenues enregistrées en 2006 et en 2007 pour ramener le nombre et le patrimoine total des grande fortunes au niveau de 2005. L’impact de la crise a cependant été encore plus visible pour la catégorie des super riches (Ultra-HNWI) dotés d’un patrimoine supérieur à 30 millions de dollars. Leur nombre s’est en effet réduit d’un quart (-24,6%) pour s’établir à 78’000 dans le monde. Une catégorie pour laquelle le rapport n’a pas publié de données pour la Suisse et d’autres pays. Contre-performance plus marquée que les auteurs de l’étude expliquent par des avoirs plus risqués. Si les Etats-Unis comptent le plus grand nombre de super-riches (plus de 30’000), c’est l’Amérique latine qui affiche néanmoins la proportion (2,4%) la plus élevée en regard du nombre de millionnaires.

Si les Etats-Unis continuent de compter le plus grand nombre de millionnaires – plus de 3 millions – c’est aussi le grand pays où leur nombre s’est le plus contracté l’an dernier (-18,5%) sous l’effet de la crise immobilière et financière. Contrairement aux trois années précédentes, le nombre de riches a diminué, de 14,9%, à 8,6 millions de personnes, soit un niveau comparable à 2005.Si le recul est plus marqué en Amérique du Nord qu’ailleurs. Il s’inscrit à 18.5%. Le nombre de riches baisse aussi en Europe (–14,4%), dans la région Asie-Pacifique (–14,2%), en Afrique (–8,3%), au Moyen-Orient (–5,9%). Seule l’Amérique latine s’en sort avec un très léger recul, de 0,7%. Reste que les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne réunissent encore plus de la moitié (54%) des millionnaires recensés dans le monde. Les 12 pays qui en comptent le plus étaient d’ailleurs les mêmes en 2008 qu’en 2007. Mais la Chine a devancé la Grande-Bretagne au quatrième rang avec 413’000 millionnaires en dollars, donc 2000 de plus. Le Brésil de son côté avec 131’000 millionnaires a avancé de deux rangs pour se placer devant l’Australie et l’Espagne. Les auteurs de l’étude s’attendent enfin à ce que l’Asie-Pacifique détrône l’Amérique du Nord d’ici 2013 comme premier bassin de millionnaires, voyant la fortune totale de ceux-ci remonter à 48,5 milliards de dollars sur cet horizonau plan mondial. (PK).

Réalisée auprès d’un échantillon de 1350 conseillers dans 71 pays, de plus de 200 millionnaires et 60 directeurs de sociétés de gestion dans le monde, le World Wealth Report est jugé représentatif au plan mondial. Ce qui n’est toutefois pas le cas au niveau des différents pays, notamment des plus petits.

Source agefi, le temps et afp

NOMBRE DE MILLIONNAIRES EN MILLIERS PAR PAYS : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b9afea5c-60ff-11de-868d-89f93bbcfa53/

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