Art de la guerre monétaire et économique

WSJ : Le secret du succès des Banques Suisses

Nouvel élément à la rubrique simplement consacrée a la présentation  d’articles TRADUITS en français issus du WALL  STREET JOURNAL….Si comme moi vous appréciez un angle et un point de vue différents  sur les marchés financiers et boursiers mondiaux vous y verrez la l’occasion d’enrichir et vos connaissances, et votre suivi des marchés et je vous le souhaite aussi une manière de booster ou de protéger vos investissements…et de vous assurer une retraite complémentaire, vous en aurez besoin….

NOUVEL ARTICLE EN SUIVANT :

Simon Nixon,THE WALL STREET JOURNAL juin 2009

La Suisse a beau avoir une longue tradition pacifiste, aux yeux de ses banques privées, le pays fait face à une véritable « guerre économique ».

Les pressions exercées par des pays comme les Etats-Unis et l’Allemagne ont déjà contraint la Suisse à changer ses lois sur le secret bancaire et ont infligé de graves dommages à la première banque du pays. UBS a ainsi admis la semaine dernière que les investisseurs avaient continué de retirer des capitaux au deuxième trimestre.

Mais malgré les craintes qu’elle suscite, l’activité de banque privée suisse se porte mieux qu’il n’y paraît. En données cumulées, les banques privées du pays ont continué d’attirer de nouveaux capitaux ces deux dernières années en dépit de la crise financière et de la controverse entourant le secret bancaire. Si UBS a enregistré, il est vrai, des sorties de capitaux de 83,4 milliards de francs suisses au cours des deux derniers trimestres, la plupart des banques suisses ont toutefois continué d’afficher des flux positifs, même si les actifs sous gestion ont diminué dans le sillage des marchés financiers. La banque Sarasin a vu ses entrées de capitaux augmenter de 17% en 2008 sur une base nette, à 14,5 milliards de francs suisses, ce qui laisse à penser qu’une partie des fonds retirés des coffres d’UBS ont été transférés vers d’autres banques suisses.

Cette situation est logique. L’évasion fiscale n’est en effet pas aussi importante pour l’industrie bancaire suisse qu’on ne le suppose parfois. Une grande partie des fonds arrivant en Suisse sont issus de régions telles que le Moyen-Orient, la Russie et l’Asie, où les taux d’imposition des personnes physiques sont faibles. Les clients apprécient la Suisse surtout pour la sécurité et la stabilité politique du pays, de même que pour la stabilité de sa devise. Et nombreuses sont les banques suisses, y compris Credit Suisse, Julius Baer Holding, Sarasin et EFG International, à avoir investi massivement dans des opérations sur les marchés émergents ces dernières années.

Par ailleurs, les capitaux placés antérieurement pourraient rester plus durablement dans les banques suisses que beaucoup ne le présumaient. Après les deux amnisties fiscales décrétées par l’Italie en 2002 et 2003, environ 40% des fonds ont été déclarés aux autorités, sans pour autant quitter les coffres des banques suisses. Et dans certains cas, l’argent rapatrié en Italie a été transféré sur des comptes nationaux dans ces mêmes banques.

En outre, la menace qui pèse sur le secret bancaire pourrait ne pas être aussi importante que certains ne le craignaient. La Suisse a accepté de souscrire aux règles de l’OCDE sur la divulgation des données financières, s’engageant à fournir des renseignements à d’autres gouvernements en cas de preuves faisant soupçonner une évasion fiscale. Mais les réglementations excluent les campagnes de « pêche aux informations » et ne peuvent être appliquées rétrospectivement. Et comme d’autres paradis fiscaux sont en train d’adopter ces pratiques, la Suisse ne sera pas désavantagée.

C’est une bonne nouvelle pour les banques suisses.

Qui plus est, après deux années difficiles, les catégories les plus aisées au plan mondial pourraient voir leur patrimoine augmenter de 33.000 à 49.000 milliards de dollars d’ici à 2013, la croissance la plus rapide étant attendue pour l’Asie, selon une étude menée par Merrill Lynch et Cap Gemini.

Pourtant, les titres de banques telles que Julius Baer, Sarasin, EFG et Vontobel Holding se négocient bien en deçà de leurs moyennes historiques au vu de la plupart des critères d’évaluation existants, ce qui semble offrir des opportunités…

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