Etats-Unis

WSJ : Retour sur le krach obligataire de 1994

Nouvel élément à la rubrique simplement consacrée a la présentation  d’articles TRADUITS en français issus du WALL  STREET JOURNAL….Si comme moi vous appréciez un angle et un point de vue différents  sur les marchés financiers et boursiers mondiaux vous y verrez la l’occasion d’enrichir et vos connaissances, et votre suivi des marchés et je vous le souhaite aussi une manière de booster ou de protéger vos investissements…et de vous assurer une retraite complémentaire, vous en aurez besoin….

Une inflation contenue. Un redémarrage de l’économie plutôt timide. Et des marchés convaincus que les taux d’intérêt ne sont pas près de remonter pour ne pas étouffer la reprise dans l’oeuf.

Cette fin d’année 2009 n’est pas sans présenter un certain nombre de similitudes avec le début de 1994, quand la Fed s’était lancée dans une série de tours de vis monétaires imprévus afin de contenir tout risque d’inflation, faisant des ravages sur les marchés obligataires mondiaux…..

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

La Fed a bien en mémoire ce triste précédent. Quelles sont les chances d’éviter cette fois-ci ce type de scénario?

Le krach obligataire de 1994 a pris la plupart des observateurs par surprise. Selon une enquête du Wall Street Journal réalisée en janvier 1994 auprès d’une douzaine de courtiers, les investisseurs tablaient alors sur un rendement de l’ordre de 5% à 7% de leurs obligations et sur une hausse limitée des taux de la Fed, car la croissance était alors trop faible pour alimenter l’inflation. En réalité, le rendement global des emprunts publics américains toutes maturités confondues a été négatif de 3,35% cette année-là, et les autres marchés obligataires ne se sont guère mieux comportés.

Rares sont ceux qui s’attendent aujourd’hui à une réaction d’une telle violence lors du débouclage des mesures de politique monétaire exceptionnellement accomodantes mises en place pour faire face à la crise financière.

Après tout, les marchés sont bien conscients du fait que ces mesures prendront fin un jour et les banques centrales ont d’ores et déjà donné quelques indications sur la forme que pourrait prendre le scénario de sortie.

Il y a aussi un autre précédent plus récent et plus rassurant: celui de 2004, qui a vu la Fed remonter progressivement ses taux d’intérêt de 1% à 5,25%, sans susciter de réelles tensions sur la partie longue de la courbe des taux.

Par ailleurs, les investisseurs ont déjà subi une forme de correction sur la partie longue de la courbe des taux, alors que le mouvement de fuite vers la qualité observé après la faillite de Lehman s’est graduellement estompé.

Depuis le début de l’année, le rendement de l’emprunt du Trésor américain à 10 ans a gagné 1,2 point de pourcentage.

De nouvelles hausses semblent probables.Citigroup estime que le rendement des emprunts du Trésor américains et de la zone euro pourrait s’apprécier de 0,45 à 0,50 point de pourcentage, tandis que celui des gilts britanniques pourrait gagner jusqu’à 0,75 point à la faveur du retrait des mesures d’assouplissement quantitatif. Dans le même temps, les investisseurs prennent des paris sur des rendements plus élevés, ce qui semble suggérer qu’ils ne sont pas aussi complaisants qu’ils ne l’étaient en 1994.

Malgré tout, la perspective de la fin des politiques d’assouplissement quantitatif et le retrait des mesures de liquidité exceptionnelles en faveur des banques suscitent l’incertitude. La partie courte de la courbe des taux semble la plus vulnérable.

Les banques centrales semblent déterminées à ne pas créer de mauvaises surprises. Les relèvements de taux devraient être signalés aux marchés longtemps à l’avance, contrairement à ce qui s’est passé en 1994.

Mais l’expérience douloureuse de 1994 montre que les marchés obligataires peuvent se tromper. L’abaissement d’une note de crédit, un sursaut de l’économie ou encore une perte de confiance dans les responsables politiques pourraient mettre le feu aux poudres.

Plutôt qu’un à épisode semblable à celui de 1994 ou de 2004, les investisseurs feraient bien de se préparer à une tendance durablement baissière sur les marchés obligataires, ce qui ne sera pas moins éprouvant.

-Richard Barley, The Wall Street Journal nov09

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