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Trappe à Dettes : Pour la Grèce quand le régime minceur ne suffit plus il faut passer à la liposuccion

Au FMI les spécialistes du genre, ils ont DSK le poid lourd de la chirurgie économique : diète,serrage de ceinture sur fond de kontraction de PIB….  

La Grèce promet d’assainir ses finances publiques….et à quand les écuries d’AUGIAS ???

Alors que la note de solvabilité du pays vient d’être dégradée par l’agence Fitch, le premier ministre, Georges Papandréou, parle de «menace» pour la souveraineté grecque….

«Pour la première fois depuis 1974, l’impasse financière de notre pays menace notre souveraineté nationale.» En renvoyant à l’époque des colonels, le premier ministre grec, Georges Papandréou, n’a plus cherché à minimiser le problème de la solvabilité de son pays, mercredi, lors du Conseil des ministres hebdomadaire.

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

Depuis une semaine, le gouvernement est sur le pont médiatique presque jour et nuit, multipliant les interventions pour tenter de rassurer. Avec un succès pour le moins mitigé puisque, à peine quinze jours après la débâcle de Dubai World, conglomérat para-étatique en défaut de paiement, l’agence de notation financière Fitch a abaissé mardi la note de la dette grecque de A – à BBB +. Ses consœurs Standard & Poor’s et Moody’s pourraient suivre.

La bourse sanctionne

Sommé dans la soirée par la Commission européenne de «prendre des mesures supplémentaires» pour réduire son déficit, le gouvernement grec a promis mercredi qu’il allait passer à l’action. «Nous sommes déterminés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour maîtriser l’énorme déficit, restaurer la stabilité des finances publiques et promouvoir le développement», a juré Georges Papandréou. Sans vraiment convaincre. La bourse d’Athènes a continué à reculer, clôturant en baisse de 3,36%, après avoir lâché 6% mardi. L’écart de rendement entre les emprunts à dix ans de l’Allemagne et de la Grèce s’est encore accru, atteignant 240 points de base, contre 130 points le 5 octobre( UniCredit a indiqué que le taux d’intérêt des obligations grecques était mercredi 2,44% plus élevé que celui les obligations allemandes).. En clair, les investisseurs demandent toujours plus cher pour prêter à Athènes.

Mecredi sur la Bourse Grecque  les plus fortes baisses ont de nouveau touché les valeurs bancaires: la Banque Nationale de Grèce, numéro 1 du pays, a perdu plus de 5%, suivie par la Banque du Pirée (-4,5%) et Eurobank (-4,27%) et Alpha Bank (3,7%).

Des pressions ont également été exercées sur l’écart des taux d’intérêt entre les obligations d’Etat grecques et allemandes, base de référence dans la zone euro. UniCredit a indiqué que le taux d’intérêt des obligations grecques était mercredi 2,44% plus élevé que celui les obligations allemandes.

Les problèmes actuels de la Grèce ne constituent pourtant pas une vraie surprise, tant les finances de ce pays sont montrées du doigt depuis des années. L’Etat n’avait pas hésité à enjoliver ses statistiques – il l’avait avoué par la suite – pour pouvoir adhérer à la zone euro en 2001. «Le déficit public est par ailleurs une forme de gouvernement dans ce pays», souligne Pascal Bridel, professeur d’économie à l’Université de Genève. Le déficit de l’Etat devrait ainsi atteindre 12,7% du produit intérieur brut (PIB) cette année, puis encore 12,2% l’an prochain, selon Eurostat. Les critères de Maastricht n’autorisent normalement qu’un maximum de 3%…

A ce rythme, la dette du pays explose. D’un peu plus de 90% du PIB en 2008, le ratio d’endettement devrait passer à 113% cette année, puis à 120-130% l’an prochain, voire plus, selon que les estimations émanent de Bruxelles ou du Fonds monétaire international (FMI).

Sombres perspectives

Y a-t-il une échappatoire?

Impossible de miser sur la croissance, car elle devrait rester anémique ces prochaines années. Mercredi, le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a assuré qu’il allait élaborer «un plan» pour diminuer le déficit, «à moyen terme». Le premier ministre a lui assuré qu’il allait durcir la lutte contre l’évasion fiscale.

Nombre d’observateurs doutent que cela suffise. Ancien membre du comité monétaire de la Banque d’Angleterre, Willem Buiter a ainsi dit à Bloomberg qu’il pensait que la Grèce serait le premier pays européen à faire défaut sur sa dette depuis 1948. Une sombre perspective que les autres membres de la zone euro feront toutefois tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter.

source letemps+afp dec09

Après les Lettres voici les chiffres  :  http://www.letemps.ch/Page/Uuid/10d44898-e50b-11de-8d65-6de85170b83c/ (cliquez sur le lien)

EN COMPLEMENT : Trappe à Dettes : Selon Alliancebernstein / la Grèce sera sauvée par les pays de la zone euro (cliquez sur le lien)

RAPPEL : L’agence Fitch a décidé mardi d’abaisser la note de la dette à long terme de la Grèce. Tandis que sa concurrente Standard and Poor’s avait mis une des notes du pays sous surveillance négative lundi, ce qui revient à préparer le terrain à une baisse.

Cette dernière agence avait déjà baissé en janvier dernier la note de dette à long terme de la Grèce.

Les décisions des agences de notation ont un impact important car elles ont une influence sur les taux d’intérêts que les Etats doivent payer pour emprunter sur les marchés. Une baisse de note provoque un relèvement des taux d’intérêts demandés car les créanciers demandent une prime de risque plus importante, ce qui accroît la charge financière pour le pays….

MISE EN DEMEURE AVANT SAISIE  : L’ESPAGNE ET LA GRECE VONT BIENTOT POUVOIR JOUER ENSEMBLE AUX DOMINOS  

Standard & Poor’s Ratings Services a abaissé mercredi la perspective de notation de l’Espagne à négative, en estimant que la croissance du produit intérieur brut sera probablement « sensiblement inférieure » à celle de ses pairs.

La note de crédit à long terme de l’Espagne a été abaissée en janvier dernier de AAA à AA+.

Le changement de perspective résulte de l’envolée du chômage dans le pays en conséquence de la récession. Le taux de chômage en Espagne ressortait en octobre à 19,3%.

Moteur par le passé de la croissance économique et de la création d’emplois dans la zone euro, l’Espagne est pénalisée par la crise financière mondiale qui a entraîné l’effondrement du secteur de la construction dans le pays. Alors que la zone euro a renoué avec la croissance au troisième trimestre, l’économie espagnole a continué de se contracter. Les dirigeants du pays ont indiqué s’attendre à une retour de la croissance au premier trimestre 2010.

L’agence de notation a précisé qu’un abaissement de la note de la dette souveraine pourrait intervenir dans les deux prochaines années si les autorités ne prenaient pas de mesures pour remédier aux déséquilibres budgétaires

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