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Vers un nouvel ordre mondial du pétrole

Avec l’épuisement prochain des réserves d’hydrocarbures conventionnels, le pétrole extra lourd ou non conventionnel seral’élément central d’un rééquilibrage du marché mondial du pétrole.Ce dernier verra son centre névralgique se déplacer du Golfe persique vers le Canada et ses sables bitumineux, vers la ceinture de l’Orénoque et ses pétroles lourds, vers l’Afrique de l’Ouest et ses bitumes. Paul Michael Wihbey décrit ce nouvel ordre mondial,dans lequel une institution mondiale du pétrole permettra aux principaux pays producteurs et consommateurs de définir un prix acceptable par tous et prenant en compte nouvelles technologies d’extraction et garde-fous environnementaux

 «Le nouveau système assurera la stabilité des prix et des sources d’approvisionnement variées et abondantes»

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

Le marché du pétrole est dans un état de transition. Commencée en 2001, cette transition est caractérisée par la volatilité des marchés, des prix tendanciellement en hausse, la réduction de la capacité de production excédentaire, une demande élevée, l’émergence de la sécurité énergétique comme priorité, et des compagnies pétrolières nationales puissantes, sans oublier l’apparition à plus grande échelle des pétroles lourds nonconventionnels tels que les sables bitumineux (oil sands).

Ces développements se produisent en outre dans un contexte géopolitique qui majore la prime de risque incluse dans les prix, contexte qui résulte des attaques d’Al Qaida sur l’Amérique le 11 septembre 2001, des activités américaines qui s’en sont suivies et des politiques relatives au Golfe Persique, à l’OPEP et au pétrole.

Résultat de ces changements inattendus du marché, différentes options pour le futur sont en concurrence pour définir le nouvel ordre global de l’approvisionnement énergétique. Comme l’a montré le discours sur l’état de l’Union du Président Bush en janvier 2006 «Dépendance au pétrole», les partisans des énergies alternatives, des économies d’énergie et du pic de production (peak oil) ont réussi à promouvoir leur vision de ce que devrait être le nouvel ordre du marché de l’énergie et comment il devrait être soutenu par des subventions gouvernementales et des flux de capitaux du secteur privé.

C’est dans ce contexte que le pétrole lourd non-conventionnel doit gérer le virage qui devrait lui permettre d’émerger comme la plus importante source d’énergie «nouvelle» pour le prochain siècle.

Avec les réserves nord américaines uniquement, estimées à 2000 milliards de barils de sables bitumineux (Alberta, Saskatchewan au Canada) et de schistes bitumineux (Utah, Colorado, Wyoming aux Etats-Unis), le potentiel de ressources pétrolières existe pour définir un nouvel ordre du marché sur la base d’importants volumes de production de pétrole nonconventionnel.

La question pour les investisseurs devient alors celle de la vérification des chiffres de réserves (prouvées et probables) et de la capacité à mettre en place un mécanisme de fixation des prix permettant de mettre fin à la volatilité des prix, besoin essentiel des grands consommateurs de pétrole que sont l’Europe, la Chine et les Etats-Unis à la fois.

Le succès du développement des sables bitumineux de l’Alberta est en train de déplacer le centre de gravité du marché du pétrole des pétroles bruts légers et conventionnels vers le pétrole lourd et non conventionnel, loin du Golfe Persique comme épicentre vers d’autres centres de production en Amérique du Nord, en Afrique de l’Ouest, en Amérique Latine et en Eurasie.

Des consommateurs importants tels que la Chine, l’Inde et le Japon ont des intérêts convergents avec ceux des nouveaux producteurs pour construire un nouvel ordre de marché basé sur des approvisionnements sûrs de pétrole brut, léger ou lourd, à des prix raisonnables.

Dans ces pays producteurs et consommateurs, le capital existe, les technologies sont suffisamment avancées et les gardes fous environnementaux se développent, pour créer un nouvel ordre de marché caractérisé par la transparence, la régulation, la stabilité des prix et des sources de pétrole variées et abondantes.

La fin de l’ancien ordre centré sur l’OPEP

L’utilisation de la force militaire pour contrôler le pétrole est un héritage du 19e siècle et de la grande concurrence pour le pouvoir entre les puissances. Mais après la Guerre froide, il y aurait dû y avoir une réévaluation totale du système énergétique global dans une perspective américaine, qui n’a jamais été faite, même après le 11 septembre. En dépit des mérites de la Task Force sur l’énergie mise en place par le vice-président Cheney, dont le rapport fut publié en mai 2001, la réévaluation du système énergétique mondial, pour les Etats-Unis, a consisté, vraiment, à essayer de réinventer l’OPEP, à remplacer l’Arabie Saoudite dominée par les Américains par un Irak dominé par les Américains. Parce que les Saoudiens étaient considérés comme responsables du 11 septembre à cause de Oussama Ben Laden (les Saoudiens étaient l’ennemi, car Ben Laden était originaire d’Arabie Saoudite) et à cause de la croyance erronée que Bagdad pourrait rivaliser avec l’Arabie Saoudite en termes de production et de réserves.

Dans son témoignage devant le Congrès américain en 2003, le principal architecte de la guerre en Irak, le secrétaire adjoint à la défense, Paul Wolfowitz, déclarait que les revenus du pétrole de l’Irak pourraient s’établir entre 50 et 100 milliards de dollars sur les deux à trois prochaines années. Ce calcul, avec un pétrole à environ 25 dollars le baril, supposait une production irakienne à 6 mbpj en 2009- 2010, soit plus du double de sa production d’avant la guerre. L’invasion de l’Irak n’était pas un effort véritable pour évaluer et reformuler le marché de la matière première la plus importante au monde. C’était seulement une tentative de prise de pouvoir pauvrement exécutée sur un système vieillissant et en décomposition, c’est-à-dire l’OPEP, basée sur des calculs qui provenaient des profondeurs de la Guerre froide. Il ne s’agissait pas d’une action pour réévaluer, pour rajuster, c’était simplement le remplacement d’un système en déclin par un système similaire, qui évidemment n’a pas fonctionné.

Chavez numéro un dans l’OPEP?

Les nouvelles réserves du Venezuela sont très importantes et très intéressantes parce qu’elles concourent aux objectifs stratégiques et politiques d’Hugo Chavez pour devenir le détenteur des plus grandes réserves de pétrole dans l’OPEP, et peut-être des plus grandes réserves dans le monde. Et il est bien avancé pour atteindre cet objectif.

Les réserves totales de pétrole récupérable dans la ceinture de l’Orénoque, c’est-à-dire du pétrole extra lourd, sont estimées à plus de 1 trillion de barils, dont 236 milliards de barils sont en développement. Le Venezuela a seulement besoin de certifier et d’auditer ces réserves, ce que PDVSA est en train de faire. Ces réserves pourraient finalement être validéespar la SEC aux Etats-Unis. Une société américaine, Ryder Scott, a conduit la certification de la ceinture de l’Orénoque. Lorsqu’on ajoute les chiffres de l’Orénoque aux réserves existantes de 43 milliards de barils, le Venezuela pourrait devenir le plus grand détenteur de réserves (279 milliards de barils) dans l’OPEP dépassant l’Arabie Saoudite (262). Cela pourrait produire un déplacement du pouvoir dans l’OPEP dans la mesure où, par ailleurs, le Venezuela est l’allié de l’Iran, qui est un adversaire régional de l’Arabie Saoudite et un pays qui cherche à imposer les prix les plus élevés possibles. La quantification de ces vastes réserves est un des facteurs de la transition vers un nouvel ordre du pétrole.

Un nouveau mécanisme de fixation des prix du pétrole

Dans le nouvel ordre mondial du pétrole, le pouvoir de marché sera aux mains des détenteurs de pétrole non conventionnel comme les sables bitumineux en Alberta et au Saskatchewan, les pétroles lourds de la ceinture de l’Orénoque et les bitumes d’Afrique de l’Ouest.

Nous verrons l’émergence de compagnies hybrides, une stabilité de prix à des niveaux élevés, de nouvelles réserves massives, différentes, à travers le monde, des technologies nouvelles d’extraction incroyables, des garde-fous environnementaux pris en compte dans la fixation des prix, des partenariats stratégiques d’Etat à Etat, la distribution de réserves de pétrole stratégique à travers le monde, et une capacité excédentaire de production suffisante pour faire face aux ruptures de production et aux différents chocs d’offre et de demande.

Nous pensons que pourrait se former une institution permanente sous la forme d’une agence internationale ou bien sous la forme d’une organisation comparable à l’OMC pour l’énergie entre consommateurs et producteurs et en tout cas avec les principaux producteurs et les principaux consommateurs, qui travailleraient ensemble sur des problématiques telle que la volatilité et la problématique des réserves.

Cette institution aurait une action régulatrice sur un certain nombre de questions et aurait pour mission de partager l’information afin de développer les technologies nécessaires pour développer les potentiels énergétiques à base de carbone de façon propre et dans le respect de l’environnement.

Donc il est possible de développer un mécanisme de fixation des prix fondé sur la question centrale de la validation des réserves de pétrole lourd et non conventionnel et de déterminer quel sera le prix stable de l’or noir issu des sables bitumineux dans cinq ans en calculant les diminutions de coût obtenues par les économies d’échelles.

La thèse du pic de production doit être restreinte au Golfe persique

Le porte-parole le plus puissant du pic de production a été le banquier d’affaires du Texas Matthew Simmons, dont le célèbre livre «Twilight in the Desert»(2005), qui conteste le niveau des réserves de l’Arabie Saoudite, a eu une très grande influence sur le marché. Et je pense qu’il a développé un argument légitime au sujet de l’évaluation des réserves de l’Arabie Saoudite et de la qualité de ses réservoirs. Il est arrivé à la conclusion que les chiffres des réserves prouvées en Arabie Saoudite étaient, selon toute probabilité, bien inférieurs aux réserves annoncées par Aramco, la compagnie pétrolière nationale saoudienne. La méthodologie de Simmons a été acceptée par les partisans de la théorie du pic de production et extrapolée à l’ensemble des pays producteurs de pétrole. Les partisans du pic de production ont généralisé l’idée de la surévaluation des réserves à toute la planète. D’ailleurs, Simmons lui-même n’a pas traité la question des autres sources de pétrole à travers le monde. Il a plus ou moins ignoré les réserves de pétrole non conventionnel comme celles du Venezuela et du Canada. En 2005, dans une interview au magazine Resource Investor, Simmons a déclaré à propos des sables bitumineux et des schistes bitumineux: «Ils sont réels et rentables mais ce sont des projets à haute intensité énergétique qui ne peuvent pas atteindre de grands volumes. Ils ne sont pas un substitut au pétrole conventionnel  ». Le grand succès de Simmons provient du fait que ses calculs et ses conclusions n’ont pas été vraiment réfutés par les Saoudiens ou par l’OPEP, parce qu’ils n’ont pas ouvert leurs comptes à un audit indépendant. En d’autres termes, les chiffres des réserves de l’OPEP ne sont pas transparents. Ce qui a permis à des gens comme Simmons de valider leur propre jugement théorique. Mais la thèse du pic de production doit être restreinteau Golfe Persique.

PAUL MICHAEL WIHBEY «Le nouvel ordre du pétrole»,Academy & Finance, septembre 2009, 191 pages.

.Cet ouvrage résulte d’entretiens réalisés en juillet et novembre 2008 par Anne Gaudard,journaliste économique à 24 Heures,Sébastien Ruche de L’Agefi, et André-Valéry Bordes,directeur d’Academy & Finance SA,qui a rédigé et publié ce texte.

Paul Michael Wihbey dirige le cabinet de consultants GWEST (Global Water & Energy Strategy Team), à Washington, spécialisé dans les questions stratégiques et géopolitiques liées à l’énergie et aux matières premières.

Conseiller de plusieurs gouvernements et entreprises en Amérique du Nord et en Afrique, il s’exprime régulièrement lors de conférences internationales et a été l’orateur principal de réunions importantes sur le pétrole en Chine, au Canada, au Nigéria et en Suisse. De nationalité canadienne et d’origine libanaise, Paul Michael Wihbey est souvent décrit comme l’un des meilleurs spécialistes du pétrole non conventionnel.

EN COMPLEMENT INDISPENSABLE :

Bagdad met aux enchères dix champs pétroliers

Par Pierre-Alexandre Sallier le temps dec09

Les négociateurs des quarante-quatre majors participent vendredi et samedi à la mise aux enchères de gisements recelant le tiers des réservesdu pays. Celles sur Qourna et Majnoun seront cruciales pour Lukoil et Total

Deux cents milliards de dollars. Le prix de seize mois de maintien des forces américaines en Irak. C’est la somme que cherche Bagdad afin de relancer l’exploitation de ses champs pétroliers. Pour atteindre l’objectif – théorique – d’une production de 11 millions de barils quotidiens dans les dix ans à venir, contre 2,4 millions actuellement. De quoi en faire un rival de l’Arabie saoudite, qui tire chaque jour de son sous-sol 9,5 millions de barils.

Afin d’obtenir une partie de ces financements, le gouvernement irakien convoque le gotha pétrolier vendredi et samedi à Bagdad. Les représentants de 44 compagnies sont attendus au Ministère du ­pétrole, dont le bâtiment a été ébranlé par le terrible attentat de mardi. Une menace qui ne devrait pas les dissuader de participer à des enchères entrouvrant l’accès à dix champs pétroliers géants.

BP et CNPC en tête…

«L’Irak est l’une des rares opportunités ouvertes aux majors avec des réserves d’une telle taille et aussi facilement accessibles», rappelle Leila Benali, responsable du Moyen-Orient au sein du bureau de recherche et de conseil IHS Cambridge Energy Research Associates. Les champs concernés recèleraient 41 milliards de barils, soit un gros tiers des réserves irakiennes, les troisièmes du monde. Ces zones n’ont pas encore fourni de pétrole – ou à peine – contrairement à celles concernées par le premier appel d’offres de juillet.

Ce dernier s’était soldé par l’allocation de Roumaila – le joyau pétrolier du pays – à l’alliance BP-CNPC. Celles-ci espèrent tirer de ce champ 2,8 millions de barils par jour, d’ici à six ans. Seules ces deux majors avaient alors paru capables de se plier aux exigences de Bagdad: aucun droit sur le pétrole extrait et facturation pour leurs services ne dépassant pas 2 dollars par baril.

… suivis par ENI et Shell

Les mois suivants, certaines ont revu leur copie. Un consortium emmené par ENI a obtenu de travailler à Zoubai (Sud), champ qui pourrait produire 1,13 million de barils par jour d’ici à six ans. ExxonMobil et Shell ont vu s’ouvrir à eux la première partie du champ de Qourna-Ouest, dont ils espèrent tirer 2,3 millions de barils quotidiens. Au total, sur les trois champs déjà attribués, les majors se sont engagées à accroître la production de 1,5 à 6,3 millions de barils par jour. L’équivalent d’un nouvel Iran.

L’enjeu de Qourna-Ouest

Ce week-end, «les enchères sur la deuxième phase de Qourna-Ouest seront cruciales; elles illustrent la façon dont les autorités veulent développer leurs réserves: avec des compagnies ayant travaillé sur ces champs par le passé ou avec des consortiums plus diversifiés?» souligne Leila Benali. Tous les regards se portent sur le russe Lukoil, qui demande un accès préférentiel à ce champ du sud recelant des réserves de 13 milliards de barils, en raison d’un contrat signé du temps de Saddam Hussein.

Mais les interrogations entourent également les chances de Total, qui a par le passé travaillé sur le champ de Majnoun, qui cacherait 12,5 milliards de barils. Son obtention représenterait une victoire cruciale pour le groupe français.

Les champs pétroliers ouverts à l’appel d’offres

AFP

Liste des dix champs pétroliers concernés par l’appel d’offres du 11 et 12 décembre à Bagdad. Les réserves totales de pétrole s’élèvent à 41,2 milliards de barils

Réserves des champs pétroliers, en milliards de barils.

Qourna-ouest 2 (sud): 12,8

Majnoun (sud): 12,5

Bagdad-est : 8,1

Halfaya (sud): 4,09

Garraf (centre): 0,86

Najmah (nord): 0,85

Qaiyarah (nord): 0,8

Middle Furat (centre): 0,54

Eastern Fields (est): 0,36

Badra (est): 0,1

(Source: ministère du Pétrole)

 

Les sociétés en lice pour l’exploitation des champs pétroliers

AFP

Au total, 44 compagnies sont en lice dans l’appel d’offres des 11 et 12 décembre à Bagdad pour exploiter dix champs pétroliers géants en Irak. Les compagnies américaines sont les plus nombreuses (7) suivies des japonaises (6), des russes (4) et chinoises (3)

1. Anadarko Petroleum Corporation USA

2. BG Group GB

3. BHP Billiton Petroleum Pty Ltd. Australie

4. BP Exploration Operating Company GB

5. Cairn Energy GB

6. Chevron Corporation USA

7. CNOOC Limited Chine

8. CNPC International Ltd. Chine

9. ConocoPhillips USA

10. Edison SpA Italie

11. Eni Medio Oriente SpA Italie

12. ExxonMobil Iraq Ltd. USA

13. Hess Corporation USA

14. INPEX Corporation Japon

15. Japex (Japan Petroleum Exploration Co., Ltd.) Japon

16. JSC Gazprom Neft Russie

17. JSC Lukoil Russie

18. JOGMEC (Japan Oil, Gas and Metals National Corp.) Japon

19. KazMunaiGas Exploration Production Kazakhstan

20. Korea Gas Corporation (Kogas) Corée du Sud

21. Maersk Olie og Gas AS Danemark

22. Marathon International Petroleum Turquesa Limited USA

23. Mitsubishi Oil Co. Ltd. Japon

24. Mitsui Oil Exploration Co. Ltd. Japon

25. Nexen Inc. Canada

26. Nippon Oil Corporation Japon

27. Occidental Petroleum Corporation USA

28. Oil India Inde

29. ONGC Videsh Limited Inde

30. Pakistan Petroleum Ltd. Pakistan

31. PETRONAS Carigali Sdn Bhd Malaisie

32. PT Pertamina (Persero) Indonésie

33. Repsol Exploracion SA Espagne

34. Rosneft Russie

35. Shell GB Pays-Bas

36. Sinochem Corporation Chine

37. Sonangol Angola

38. StatoilHydro ASA Norvège

39. OAO Tatneft Russie

40. Total SA France

41. Turkish Petroleum Corporation (TPAO) Turquie

42. Vietnam National Oil and Gas Group (PetroVietnam) Vietnam

43. Wintershall Allemagne

44. Woodside Petroleum Ltd. Australie

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