Formation a la gestion de portefeuille

Formation Financière : Mesurez les risques attachés aux obligations d’Etat

La valorisation des fonds de dettes souveraines est sensible à l’évolution des taux

Si les plus grands Etats de la planète offrent la meilleure garantie possible en matière de remboursement de leurs dettes, les fonds constitués de ces obligations n’offrent pas pour autant la garantie à 100 % du capital investi. Il faut en effet distinguer la qualité de la signature et le risque de marché propre à tout fonds obligataire.

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Evalués par les agences de notation, les Etats comme la France, l’Allemagne ou les Etats-Unis bénéficient d’un AAA, soit la meilleure note qui puisse exister. Ce triple A assure à l’investisseur qu’il sera remboursé des fonds qu’il prête aux Etats. Le risque de défaillance est considéré comme nul. La transaction est réalisée entre un investisseur et l’Etat sur le marché primaire.
Une fois ces obligations émises, elles sont cotées sur le marché secondaire. Les investisseurs qui ont souscrit ces emprunts d’Etat peuvent décider de céder tout ou partie de leurs obligations à d’autres investisseurs. Comme pour les actions, les obligations d’Etat passent de main en main en fonction de l’évolution de l’environnement économique.

Les OPCVM spécialisés en dettes souveraines, qui entrent dans la famille des fonds obligataires, achètent et revendent des obligations d’Etat sur ce marché secondaire. Et, contrairement à certaines idées reçues, l’investissement dans une obligation comporte un risque de perte. Le fonds obligataire peut être exposé à une dépréciation des obligations qu’il détient en portefeuille.
Le cours d’une obligation dépend de l’évolution des taux d’intérêt. Dans un contexte d’inflation à zéro, une obligation émise à 100 euros et procurant un rendement de 4 % sur dix ans va intéresser de nombreux investisseurs. Ils seront prêts à l’acheter 102, voire 105 euros sur le marché secondaire, quitte à ne bénéficier que d’une rémunération de 3,81 % pour un prix d’achat de 105 euros.

Une variable essentielle : l’inflation

Imaginons maintenant que l’inflation reparte brutalement. Pour continuer à offrir aux investisseurs institutionnels une rémunération attrayante comparée à l’inflation, les Etats émetteurs procèdent à de nouvelles émissions d’obligations à des taux supérieurs aux précédentes émissions. Une obligation à 100 euros sur dix ans procurera par exemple un rendement de 5 %. Les taux à long terme remontent. Fidèles à leur philosophie de recherche constante du meilleur couple rendement-risque, les investisseurs vont immédiatement vendre les obligations dotées d’un rendement de 4 % acquises précédemment pour acheter de nouvelles obligations offrant une rentabilité de 5 %. Le cours des premières obligations va baisser.

Malgré la qualité du papier qu’il détient en portefeuille, l’OPCVM peut donc enregistrer une perte sur les titres qu’il détient, surtout s’il est contraint de vendre pour des raisons de liquidité. La valeur de la part du fonds va diminuer. Obligation d’Etat n’est pas synonyme de risque zéro, surtout dans le contexte actuel

Source :  | JDF HEBDO juin09

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