Formation a la gestion de portefeuille

Formation financière : Manquer les 10 meilleures séances réduit la performance de moitié

Le market timing est difficile: plus de 50% de la performance d’un placement boursier à long terme provient de 0,2% des séances.

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Le market timing est un art extrêmement difficile. Voire impossible. Les investisseurs qui se risquent à optimiser leurs points d’entrée et de sortie sur les marchés doivent en tout cas être conscients que la performance à long terme d’un placement boursier se concentre sur quelques rares journées de négoce exceptionnelles.

Qui les manque voit le rendement de ses placements s’effondrer, rappelle dans une étude Javier Estrada, professeur en finance à l’IESE Business School de Barcelone. Concrètement, sur une période de 17 ans entre 1990 et 2006, les dix meilleurs jours de négoce sur un total de quelque 4280, soit à peine 0,2%, ont produit plus de la moitié de la performance.

Un investissement passif dans les indices élargis de quinze grands marchés, de l’Australie aux Etats-Unis en passant par la Suisse, a produit en moyenne durant la période sous revue un rendement annualisé de 5,5%. Etre absent des 10 meilleures journées abaisse ce résultat à 1,9%. Manquer les 100 meilleures journées se traduit par un résultat négatif de -13,6%. A l’inverse, éviter les 10 pires journées améliore le rendement annualisé à 9,4% et les 100 pires séances à 30,5%.

La moyenne arithmétique sur tous les marchés du rendement des 10 meilleurs jours est de 6,01% et celle des 10 plus mauvais est de -5,99%. Sur les 100 meilleurs et pires jours, les chiffres sont de respectivement 3,5% et -3,5%.

Ces résultats sont à prendre dans les grandes lignes. Ils ne tiennent pas compte des effets de change et les chiffres changent si la période ou les marchés considérés sont modifiés. Ils rejoignent toutefois d’autres études similaires, produites notamment par des consultants en investissement. Anticiper ces meilleurs et ces pires jours est pratiquement impossible pour le commun des investisseurs, rappelle Javier Estrada.

Ceux qui pensent y parvenir tombent probablement dans le travers de l’«excès de confiance»: l’être humain a tendance à surestimer ses capacités. Cette caractéristique est d’ailleurs un des fondements de la finance comportementale. Le titre de l’article de Javier Estrada, «Black Swans and Market Timing: How Not To Generate Alpha», fait aussi référence au concept de «cygne noir» («black swan»), popularisé en finance par le philosophe de l’investissement et ancien trader Nassim Nicholas Taleb dans son best seller The Black Swan.

Improbables, mais fréquents

Ce terme métaphorique désigne un objet ou un événement extrêmement rare et imprévisible. Il fait référence aux premiers cygnes noirs observés au XVIIe siècle par des marins en Australie. Avant, cet oiseau était considéré être uniquement blanc. Il a suffi d’un seul constat pour invalider une opinion étayée par d’innombrables observations accumulées au cours des siècles.

La vie des marchés financiers est ponctuée d’événements inattendus, mais parfaitement explicables a posteriori, aux conséquences extrêmes. Supposés impro-bables par la théorie financière traditionnelle, ils sont en fait assez fréquents: les 21 dernières années ont connu le lundi noir d’octobre 1987, le naufrage du hedge fund LTCM, diverses crises monétaires (asiatique, russe et mexicaine), l’éclatement de la bulle Internet et la crise des «subprime».

Pour Javier Estrada, ces meilleurs et pires jours sont assimilables à des «cygnes noirs». Plutôt que de chercher à les anticiper et à prévoir leurs effets, ce qui est impossible, les investisseurs devraient être diversifiés et éviter les tentatives de market timing, destructrices de valeur. «Comme aller au casino, le market timing peut être un loisir amusant, mais pas un bon moyen de gagner de l’argent.»

source le temps

3 réponses »

  1. «Comme aller au casino, le market timing peut être un loisir amusant, mais pas un bon moyen de gagner de l’argent.»

    Quelle affirmation ! il ne sait même pas de quoi il parle mais il se permet d’être catégorique… Encore une fois, ce n’est pas parce que l’on ne sait pas faire que c’est impossible à faire…

    Il faut comparer ce qui est comparable !
    Comparer une stratégie de market timing avec du buy and hold c’est bien.. mais il ne faut pas oublier de tenir compte du temps d’exposition !!! Si on ne fait que 50% de la perf mais en étant exposé 20% du temps alors c’est bien mieux que du buy and hold et pourtant moins bien en valeur absolue.

    Le temps c’est de l’argent… mais aussi du risque !

    Bonne année à tous

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