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Commentaire Marchés Asiatiques / Semaine 6

La faiblesse de l’euro face au dollar et aux monnaies asiatiques a permis cette semaine de limiter l’impact, en absolu, de la baisse des marchés boursiers de la région. Malgré cela, force est de reconnaître qu’après avoir atteint un plus haut le 11 janvier, les marchés continuent de baisser et cette baisse s’accélère….

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 La situation européenne y est pour beaucoup, le resserrement de liquidité affectant l’ensemble des classes d’actifs. Cette baisse devrait se prolonger sur les prochaines semaines, le temps que les fortes incertitudes sur le refinancement de certains pays de la zone Euro se clarifient. C’est donc principalement un phénomène exogène qui touche les bourses asiatiques. A cela s’ajoute, bien sûr, un début de resserrement monétaire en Chine et en Inde… Mais cette inflexion de politique monétaire est le signe fort d’une normalisation de la situation économique (retrait progressif de l’aide publique massive, retour à une dynamique decroissance plus libérale et donc plus intéressante pour les actionnaires) de ces pays, avant tous les autres. Cette normalisation devrait permettre de jeter les bases d’une croissance saine, plus équilibrée (moins d’investissement public et plus d’engagements privés), d’un démarrage du cycle du crédit bancaire soutenant la demande domestique (l’inverse de ce qui est vécu en Europe et aux US), et donc mettre l’Asie sur les rails pour une nouvelle phase de croissance qui devrait durer plusieurs années. Les turbulences du premier trimestre vont, de ce point de vue, offrir une vraie fenêtre d’opportunité pour se positionner sur une région qui sort renforcée de la crise et se met en ordre de marche pour la prochaine phase de hausse.

Focus sur l’INDE

La saison de publication de résultats s’achève. La croissance bénéficiaire annualisée des sociétés du Sensex est de 16%, en ligne avec les attentes. La bonne contribution à la croissance vient des banques, des SSII, de l’automobile et des métaux. Les secteurs du ciment, de la génération électrique et du génie civil ont déçu.

Des recommandations ont été faites au Gouvernement pour réduire les subventions pétrolières. Le rapport  Kirit Parikh recommande de ne plus subventionner l’essence à la pompe ainsi que le fuel utilisé pour des besoins domestiques. Dans un scénario inflationniste, il est peu probable que le Gouvernement applique ces recommandations dans leur intégralité.

Mais même des mesures partielles seraient prises positivement par le marché car elles contribueraient alors à diminuer le déficit fiscal (les subventions pétrolières représentent environ 2,2% du PIB).

Dans son effort constant de réduire le déficit fiscal, le Gouvernement a cédé une participation de 5% dans NTPC (qu génère 27% de l’électricité du pays).

Dans les semaines qui viennent, l’évolution de l’inflation sera une donnée clé à surveiller

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