Europe

WSJ: La baisse de la note obligataire grecque porte à conséquence

La baisse de la note grecque porte à conséquence

La baisse de la note de crédit de la Grèce par Moody’s semble sans importance à première vue. Les investisseurs savent depuis plusieurs mois que le pays mérite d’être relegué dans la catégorie spéculative. D’où le plan d’aide de 110 milliards d’euros de la zone euro et du Fonds monétaire international qui permettra au pays de se passer des marchés pendant au moins deux ans.

Pourtant, cette dégradation aura nécessairement des conséquences sur le fonctionnement du marché obligataire dans sa globalité .

PLUS DOBLIGATAIRE EN SUIVANT :

La baisse de la note fait sortir la Grèce de plusieurs indices obligataires majeurs, parmis lesquels les indices iBoxx euro de Markit, le Barclays Global Aggregate et le World Government Bond Index de Citigroup.

La dégradation de la note pourrait également pénaliser les banques, puisque la détention d’obligations spéculatives nécessite davantage de réserves en capitaux. Mais il se peut que les régulateurs appliquent des règles moins strictes pour la dette souveraine d’Etats membres de la zone euro.

La Banque centrale européenne a assoupli ses règles en matière de collatéraux afin que les emprunts grecs puissent servir de garantie pour obtenir des fonds de l’institution. Toutefois, la nouvelle note pourrait avoir des répercussions fâcheuses pour les emprunts des entreprises, les banques et les instruments financiers.

Par ailleurs, la volatilité de la note de crédit a de quoi inquiéter les investisseurs. En moyenne, il faut un peu plus de 18 ans à un emprunteur pour passer de A2 à Ba1, mais la Grèce aura enregistré cette chute en 55 jours à peine. Les investisseurs risquent fort de ne pas être rassurés par les perspectives stables avancées par Moody’s.

Enfin, cela assombrit les perspectives à long terme de la zone euro. La Grèce pourrait arriver à la fin de son plan d’aide avec un ratio dette sur PIB de 150%, une note de crédit spéculative et peu de soutien des investisseurs institutionnels.

Pour l’heure, le seul acquéreur d’emprunts grecs risque d’être la BCE, qui va devoir augmenter ses achats et donc accroître sa prise de risque.

Richard Barley, Wall Street Journal juin10 

 
FAITES UN DON SOUTENEZ CE BLOG

 
Paiement sécurisé par PAYPAL  
  
 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s