Billet Invité

Billet invité : Le point sur le Gaz de schiste aux Etats-Unis et au Canada par Olivia

Billet invité :  Le point sur le Gaz de schiste aux Etats-Unis et au Canada par Olivia

Le premier puit de gaz de schiste aux Etats-Unis a été foré dès 1821 a 8 m de profondeur dans les argiles dévoniennes et mis en production dans l’Etat de New York à Fredonia(maintenant dans le bassin dit de Marcellus). Mais ce gaz de schiste a été abandonné quand du gaz plus facile à extraire a été découvert quelques décennies plus tard (par l’équipe du colonel Drake entre autres). L’arrivée des puits horizontaux et la fracturation a permis d’obtenir des débits beaucoup plus important, mais d’un déclin rapide. Il faut en effet forer en permanence pout garder une production constante. Ce procédé est devenu économique quand le prix a dépassé les 7 $/kcf. Mais trop d’opérateurs indépendants ont foré pour maintenir les licences, la production a été trop abondante et les prix ont chuté a 3,5 $/kcf. Les promoteurs qui perdaient de l’argent (Chesapeake) ont vendu des intérêts aux majors : Exxon, Statoil, Total, CNOOC. La plupart des productions de gaz de schiste ne sont plus économiques, sauf quelques sites rares et ceux qui produisent des liquides (Eagle Ford).

PLUS/MOINS DE GAZ DE SCHISTE EN SUIVANT :

En 2005, il y avait 14 990 puits de gaz de schiste aux États-Unis. Un nombre record de 4 185 puits ont été forés en 2007.

Une étude menée par le MIT estime que le gaz naturel fournira 40 % des besoins énergétiques des États-Unis dans l’avenir, contre 20 % aujourd’hui, grâce en partie aux abondantes réserves de gaz de schiste.

Les promoteurs ont tendance a extrapoler les bons endroits à tout le bassin sous prétexte que ces accumulations sont de type continu (définition USGS) et que tout le bassin est rempli de gaz, mais ces gisements sont du type fractal, comme la plupart des distributions : peu de grands et beaucoup de petits. Ces champs sont très sensibles à l’économie et au prix du gaz qui peut varier rapidement d’un facteur 1 a 2 dans le temps où le lieu.

Les surfaces de ces roches mères mâtures sont considérables mais les « bons sites » moins !

McClendon, patron de Chesapeake (en tête des réserves) vient de déclarer que « le bonanza des découvertes de gaz de schiste était terminé aux Etats-Unis, qu’il ne veut pas aller en chercher au Canada, ni a l’étranger et qu’il va maintenant chercher du pétrole ! »

Oct 13, 2010 – Chesapeake Energy Corp.’s (second-largest producer of natural gas and the most active driller of new wells in the U.S) Chief Executive Aubrey McClendon said that most significant natural gas and oil shale fields in the U.S. have already been found, and that investors shouldn’t hold their breath for major new discoveries.

« By the end of 2011 it will be over. There won’t be any basins that have escaped investigation. »

The comments come three days after Chesapeake agreed to sell a third of its interest in south Texas’ Eagle Ford shale formation to Chinese state-run Cnooc Ltd. (CEO)
for $2.16 billion in cash and drilling funding. McClendon said Chesapeake will continue to court joint venture partners for its interests, including those in the Niobrara
shale in northeast Colorado and the Permian Basin in west Texas. And Chesapeake may sell its expertise to other companies considering shale plays overseas.

But Chesapeake isn’t planning any foreign investments, McClendon said : « we aren’t going to Poland, we aren’t going to Canada, » he said. « In terms of spending Chesapeake capital overseas, I don’t see it. »

Instead, McClendon pledged that Chesapeake, which he co-founded and took public in 1993, would shift its focus from natural gas to become a major oil producer.

Natural gas prices have been in a prolonged slump due in part to the glut of supply created by the shale frenzy. But gasoline-like condensate, which trades on par with oil,
is abundant in many shale formations–although not in volumes that could drive the price of oil down.

http://www.tradingmarkets.com/news/stock-alert/chk_-us-shale-discovery-bonanza-is-over-chesapeake-ceo-1228622.html

Site de Chesapeake Energy :

http://www.chk.com/Pages/default.aspx

Gaz de schiste en Chine :

La Chine s’est fixé un objectif de production de 30 milliards de mètres cubes par an à partir des schistes, ce qui équivaut à presque la moitié de sa consommation de gaz en 2008. Les zones « potentielles » sont très répandues en Chine, mais encore peu développées. En novembre 2009, le président américain Barack Obama s’est engagé à partager les technologies d’extraction des gaz de schiste avec la Chine et à encourager les investissements américains dans le développement de ces derniers en Chine.

Ce pays a ouvert un Centre national de recherche sur le gaz de schiste en août 2010. Elle pourrait disposer de réserves totalisant 30 billions de mètres cubes.

et en Inde :

Reliance Industries Limited (E & P), RNRL et Genpact ont exprimé leur intérêt dans le développement des gaz de schiste en Inde. Reliance Industries a investi 1,7 milliard de dollars pour acquérir une participation de 40 % dans Atlas Energy, qui possède des droits gaziers dans le Marcellus Shale dans le nord-est des États-Unis. L’exploitation des gaz de schiste en Inde est compliquée par le fait que les baux d’exploration pétrolière émis
par le gouvernement ne sont valides que pour les ressources conventionnelles et ne comprennent pas les sources non conventionnelles, comme le gaz de schiste.

En août 2010, une délégation de fonctionnaires du ministère du Pétrole, dirigée par le directeur général des hydrocarbures, a rencontré des représentants de
l’US Geological Survey à Washington dans le but d’établir une collaboration afin d’identifier et d’exploiter cette ressource en Inde. Les géologues indiens ont procédé à l’identification préliminaire de certaines zones propices, dont le bassin de Cambay au Gujarat, le bassin Assam-Arakan dans le nord de l’Inde et le bassin du Gondwana dans le centre du pays.

Quelques aspects environnementaux :

La fracturation nécessite des quantités énormes d’eau – le recyclage n’est que partiel et souvent insatisfaisant – et d’additifs chimiques confidentiels. De nombreuses plaintes se sont élevées face aux craintes de contaminations des aquifères utilisés pour la consommation locale. Les opérateurs répondent « qu’il y a une grande épaisseur les séparant », mais il suffit du temps et de points faibles (puits mal cimentés etc) ou des zones plus à risques pour qu’il y ait communication et pollutions, y compris à long terme, d’autant que le déclenchement de micro-tremblements de terre est relativement fréquent. En outre, dans l’exemple des mines à des profondeurs importantes en Afrique du Sud (6000 mines abandonnées autour de Johannesburg), le gouvernement, qui déclare ne pas disposer des financements nécessaires face à ce problème complexe, commence à s’inquiéter de la remontée rapide (30 cm par jour) des eaux polluées et de l’approvisonnement de la ville.

Les émissions de gaz a effet de serre du gaz de schiste sont plus élevées que celle du charbon ou du mazout, ce qui contredit le fait que ce serait selon ses producteurs un bon choix d’énergie de transition :

Une étude publiée par le professeur Robert W. Howarth de l’Université Cornell en 2010 constate qu’une fois calculé l’impact des émissions fugitives de méthane dans le cycle de vie, les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par les gaz de schiste sont plus élevées que celles du charbon et du mazout. Elle confirme d’autres études dans ce sens.

Pour mémoire, le méthane (CH4) est de loin le principal composant du gaz naturel. Il est un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2.

Des produits chimiques sont ajoutés à l’eau pour faciliter le processus de fracturation utilisé pour libérer le gaz naturel. Les volumes d’eau contaminée sont généralement conservés dans des bassins de surface avant d’être transportés par camion-citerne ou réinjectés dans le sol.

Pr. Robert W. Howarth, Université Cornell :

« Methane is the main ingredient of natural gas, and is a greenhouse gas that is 72-fold more potent in radiative forcing than carbon dioxide (when compared on a 20-year time frame). As a result, even small methane leakages can have a large influence on the greenhouse-gas footprint of shale gas development. Our preliminary results indicate that this greenhouse-gas footprint of Marcellus Shale gas may be quite large, probably at least twice as great as the
emissions from just the burning of the gas, and quite possibly several fold larger.

That is, shale gas is not a clean fuel, and appears to be a poor choice as a transitional fuel over the coming decades if the US is serious about addressing global climate disruption. I am happy to share the details of the analysis with EPA » (Agence de Protection de l’Environnement)

http://sp.cce.cornell.edu/EnergyClimateChange/NaturalGasDev/Documents/PDFs/Howarth%20statement%20to%20EPA%20–%2015%20Sept%20%202010.pdf

Site du Département Energies de l’Université Cornell :

http://sp.cce.cornell.edu/EnergyClimateChange/NaturalGasDev/Pages/CCECornellMarcellusShaleTeam.aspx

Potential Relationship to Drinking Water Resources :

To frame research questions on the potential impacts of the HF lifecycle on drinking water resources (surface and underground sources of drinking water), mechanisms of potential water quality impairment need to be identified in the context of local geology and hydrology. Potential impacts to drinking water resources may be associated with the chemicals and fluids used in the fracturing process, biogeochemical and physical-chemical reactions triggered by HF, leakage from gas-bearing formations, or on-site runoff. Water, waste, and chemical management practices also have potential to impact drinking water resources depending on: the source and quantity of make-up water; on-site activities; and treatment, discharge, and/or reuse approaches for produced water and stormwater. There is also potential for local drinking water resources to be impacted by the withdrawal of water for use during HF. In addition, hydraulic connections between ground and surface waters may result in cross-contamination.

http://yosemite.epa.gov/sab/SABPRODUCT.NSF/0/3B745430D624ED3B852576D400514B76/$File/Hydraulic+Frac+Scoping+Doc+for+SAB-3-22-10+Final.pdf

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Canada/Gaz de schiste: le péril du mont Saint-Hilaire?  Par Michel Girard

 Qui dit que l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans la Vallée-du-Richelieu ne mettront pas en péril le mont Saint-Hilaire, lequel a été nommé en 1978 première Réserve canadienne de la Biosphère dans le cadre du programme de l’UNESCO sur l’homme et la biosphère?

Comme rien, à l’heure actuelle, ne prouve le contraire, les mandataires de ce joyau mondial de la nature (avec sa forêt ancienne, ses 200 espèces d’oiseaux et nombre de mammifères et de plantes rares) lancent un cri d’alarme devant l’empressement du gouvernement Charest à aller de l’avant avec le gaz de schiste.

Dans le dossier du gaz de schiste (aussi appelé gaz de shale), je ne comprends pas le zèle du gouvernement Charest. D’une part, il a mandaté le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) de mener une vaste consultation publique afin de l’éclairer, entre autres, sur les dangers liés à l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste… Et, d’autre part, il permet à des sociétés pétrolières d’effectuer présentement des travaux de forage sur de controversés territoires habités, alors que le BAPE est loin d’avoir terminé son mandat.

C’est complètement illogique de donner le feu vert à des travaux de forage alors qu’on ne connaît pas l’impact potentiellement dévastateur que ces mêmes travaux pourraient avoir sur l’environnement du territoire exploré. Mettre la foreuse devant le BAPE, c’est comme mettre la charrue devant les boeufs. Ce n’est vraiment pas efficace!

Pour démontrer concrètement l’illogisme de la stratégie du gouvernement Charest dans le dossier du gaz de schiste, regardons justement ce qui se passe dans la Vallée-du-Richelieu.

À partir de lundi prochain, 15 novembre, le BAPE amorcera à Longueuil la «deuxième partie de l’audience publique» de la commission d’enquête sur le développement durable de l’industrie du gaz de schiste au Québec. Cette deuxième partie sera consacrée exclusivement à l’audition des mémoires des municipalités, des organismes et des groupes interpelés par le controversé dossier.

Eh bien, pendant que tout ce beau monde va parader devant le BAPE pour faire part aux commissaires de leurs inquiétudes, préoccupations, questions et recommandations, le gouvernement Charest, lui, permet notamment à la société Canadian Forest Oil, de Calgary, d’effectuer des travaux de forage dans la municipalité de Saint-Denis-sur-Richelieu.

En effet, la société a avisé les citoyens de la municipalité que les travaux de forage de son «puits stratigraphique vertical d’exploration» allaient commencer autour du 15 novembre, pour se terminer vers la fin de novembre. En vue préparer le forage, la société effectue depuis deux semaines sur le terrain des travaux de décapage de terre avec de la machinerie lourde.

«Nous aimerions vous signaler que ce forage vise à évaluer les couches géologiques présentes jusqu’à une profondeur de 1200 à 1300 mètres et d’y effectuer des carottages de la roche en place, afin de pouvoir en évaluer son potentiel», indique Canadian Forest Oil dans la lettre distribuée aux citoyens de Saint-Denis-sur-Richelieu, que le maire Jacques Villemaire nous a fait parvenir à notre demande.

Mais comble de l’ironie: «Enfin, nous devons vous souligner que notre compagnie se doit absolument de procéder à l’exécution de ces travaux de forage vertical, avant la fin de 2010, et ce, afin de protéger nos droits et intérêts dans le permis d’exploration obtenu dans votre région.»

Quelle situation ridicule! À cause de l’empressement du gouvernement Charest à lancer le Québec dans l’exploitation du gaz de schiste, les sociétés se dépêchent d’effectuer des travaux d’exploration pour protéger leurs droits et intérêts… sur le dos de la population. Comme si les citoyens des municipalités ciblées par le gaz de schiste n’avaient pas, eux, des droits et des intérêts à protéger!

Revenons à la Réserve de biosphère du mont Saint-Hilaire. Dans le mémoire présenté la semaine prochaine au BAPE, le directeur du Centre de la nature du mont Saint-Hilaire (et responsable de ladite Réserve mondiale), Kees Vanderheyden, souhaite sensibiliser le BAPE en apportant «une perspective en matière de protection de la biodiversité» de nos forêts, de nos bois, de nos couloirs forestiers et de nos milieux humides. Quand on parle de protection de la Réserve de biosphère du mont Saint-Hilaire, cela englobe non seulement la montagne, mais également le territoire environnant de Mont-Saint-Hilaire. lequel touche les écosystèmes, les espèces et les paysages de plusieurs autres municipalités telles que Saint-Mathias-sur-Richelieu, Otterburn Park, Saint-Charles-sur-Richelieu, Saint-Denis-sur-Richelieu, Saint-Jean-Baptiste, La Présentation.

Le Centre de la nature du mont Saint-Hilaire réclame la protection inconditionnelle des bois et milieux humides et l’interdiction de les fragmenter davantage; l’imposition aux exploiteurs de gaz de schiste d’une distance vitale à respecter par rapport à la forêt, aux bois et aux milieux humides; la protection intégrale de la biodiversité à court et long terme. Pour établir des règles claires et fermes, il faut s’appuyer sur des recherches scientifiques appropriées.

Le hic: ces recherches ne sont pas encore faites. Que le gouvernement Charest prenne donc le temps de les faire avant de lancer le Québec dans l’exploitation du gaz de schiste. Il me semble qu’il n’est pas nécessaire d’habiter Mont-Saint-Hilaire, comme moi, pour comprendre cela!

la parole d’un ministre

Qu’on se le tienne pour dit: le gouvernement Charest ne veut pas que le Québec devienne «le premier endroit au monde où on va dire, nous, on est contre ça», l’exploitation du gaz de schiste.

Pourquoi? «Parce qu’il s’en fait actuellement en Pologne, en Australie, il s’en fait un peu partout…» ajoute Pierre Arcand, ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et responsable du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

  Bien que nettement favorable à l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, le ministre Arcand affirme que les dés ne sont pas pipés. De l’entrevue accordée à La Presse Affaires, il ressort que le gouvernement Charest ne s’est pas laissé endormir par les promoteurs du gaz de schiste et leurs études favorables.

Il est évident pour le ministre Arcand que l’actuelle commission d’enquête du BAPE sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste joue un rôle déterminant dans le développement le plus sécuritaire possible de ce nouveau secteur d’activité. Comme on sait, des sociétés se livrent présentement à des travaux d’exploration. Qu’a à dire le ministre sur l’empressement de son gouvernement à vouloir aller de l’avant avec l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste?

«Pas une tâche précipitée»

Pierre Arcand répond à ce propos: «Mettons que dans un monde idéal, la nouvelle loi sur les hydrocarbures est adoptée à la fin de 2011. Ça, c’est le meilleur des scénarios. Après ça, ça va prendre deux ans à Gaz Métro, pour raccorder tout cela. Puis là, on est rendu en 2014 ou 2015, avant qu’il y ait une première exploitation commerciale. Ce n’est pas une tâche précipitée. Crime, on a commencé à en parler en 2007, du gaz de schiste.»

«De toute façon, le BAPE, de par son mandat, s’il constate qu’il y a un problème majeur d’acceptabilité sociale, il va le mettre dans son rapport. Il va le dire de façon claire. Il n’a pas besoin de nous de ce côté-là.»

Le BAPE doit remettre son rapport au mois de février prochain. Depuis 2007, un total de 28 forages ont été effectués dans les schistes gazéifères de la province. Et 109 permis de recherche de pétrole et de gaz naturel ont été accordés à une douzaine de sociétés d’exploration.

Aux yeux du ministre, il ne faut pas partir en peur avec ces données québécoises sur les forages et permis. Il tient à indiquer que les Américains ont beau mener des études, cela n’a empêché pour autant New York de donner 1300 permis commerciaux et la Pennsylvanie quasiment 2000.

«À un moment donné… tu sais! Nous on a donné 28 permis de forage», lance le ministre pour remettre les pendules à l’heure, tout en laissant entendre qu’on accuse du retard sur les Américains, la Colombie-Britannique, etc.

Sur les trois endroits au Québec où le gaz de schiste est présent, le ministre Arcand affirme: «Il y a deux endroits où il n’y a pas l’air d’y avoir de problèmes à ce point majeurs (avec la population): sauf un peu à Bécancour, je dirais que dans la région de Lotbinière et puis dans la région des Chaudière-Appalaches… c’est relativement accepté.»

«Là où il y a vraiment un problème, c’est en Montérégie, particulièrement de Saint-Jude jusqu’à Mont-Saint-Hilaire. D’abord à Saint-Jude, ils ont eu des glissements de terrain, ça n’a pas beaucoup aidé dans un premier temps.»

Les travaux d’exploration actuellement menés dans la province sont, dit-il, sous haute surveillance. «Je ne peux pas garantir qu’il n’y a pas de risques, mais on va faire le maximum pour les éviter.»

Des milliards en redevances

«On est assis sur une richesse naturelle de plusieurs milliards de dollars.»

Selon une étude de Secor, l’exploitation du gaz de schiste au Québec pourrait rapporter à la province des redevances de l’ordre de 250 à 300 millions par année, générer 5000 emplois et nous permettre d’y acheter annuellement nos 2 milliards de dollars de gaz naturel au lieu, comme le dit M. Arcand, de «garrocher» cette somme en Alberta.

«Cependant, une chose est claire pour nous: on ne nationalisera pas. Il faut que ce soit l’entreprise privée qui exploite le gaz de schiste. La pression exercée sur nous vient des petites entreprises. Elles nous disent: avant qu’on se lance dans des dépenses considérables, peut-on savoir les règles du jeu, incluant loi, environnement, redevances.»

Dans six mois ou un an, selon M. Arcand, personne ne va être en mesure de dire s’il y a un risque absolu ou s’il n’y a pas de risque du tout. «Ça va être une zone grise, anyway.»

Et parole du ministre, oui! il y aura exploitation de gaz de schiste au Québec.

 source : La Presse nov10

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Les prix du gaz pourraient rattraper ceux du pétrole dans 5 à 10 ans

 « Depuis le début 2009, les cours du pétrole ont surperformé ceux des autres produits énergétiques, notamment le charbon et le gaz naturel. • court terme, les produit pétroliers bénéficient d’atouts importants par rapport au charbon et au gaz naturel, particulièrement comme source d’énergie pour les moyens de transport, étant plus faciles à stocker et à transporter que le gaz et étant moins polluants que le charbon », juge Natixis

« A plus long terme toutefois, le développement des technologies et des infrastructures pourrait éroder ces avantages et permettre la hausse de la demande de ces produits énergétiques, moins coûteux que les produits pétroliers, aux dépens de ces derniers. »

« Le mouvement de substitution du pétrole par le charbon et le gaz a déjà commencé. Les technologies de liquéfaction du charbon et du gaz, auparavant réservées aux pays soumis à des mesures d’embargo ou prêts à assumer le coût de leur autosuffisance, deviennent, du fait de la cherté relative du pétrole, de plus en plus attractives. Actuellement, les capacités mondiales de liquéfaction de gaz sont légèrement supérieures à 100.000 b/j. L’entrée en service de nouvelles unités, et notamment de la raffinerie ShellNde Pearl au Qatar, les portera à un niveau compris entre 0,5 et 1 Mb/j à l’horizon 2020. »

« Les technologies de liquéfaction du charbon, déjà largement utilisées en Afrique du Sud, se développent rapidement en Chine, de sorte que les capacités mondiales de liquéfaction du charbon pourraient se situer entre 0,5 et 2 Mb/j à l’horizon 2020. Les produit issus des technologies de liquéfaction du gaz naturel ou du charbon sont en majorité des mazouts légers (diesel, fioul domestique et jet-kérosène), mais aussi, en proportions modestes, du naphta et des LPG. »

« Au-delà des différentiels de prix, l’arbitrage entre les produits pétroliers et des autres produits énergétiques est influencé par l’évolution réglementaire et par les progrès technologiques. Ces deux facteurs contribuent à encourager l’utilisation du gaz naturel aux dépens du mazout pour le transport maritime. Au cours des dernières années, l’essor d’un marché mondial du GNL a encouragé le développement du stockage maritime du gaz, et ces techniques, initialement destinées à faciliter le transport du gaz naturel, autorisent naturellement l’utilisation du GNL comme carburant pour les navires. »

« A partir de 2015, les nouvelles règles de l’organisation Maritime Internationale obligeront les navires, dans de nombreuses régions, à réduire de 1% aujourd’hui à 0,1%, leurs émissions de dioxyde de soufre. Cet objectif est difficile à atteindre, même avec du fioul à faible contenu en soufre, mais peut l’être assez aisément avec un carburant à base de gaz naturel, avec l’avantage supplémentaire d’une réduction des émissions de CO2. Selon certaines estimations, de source professionnelle, le nombre de navires utilisant le GNL comme carburant pourrait passer de 100 actuellement, à 1.000 à l’horizon 2015, ce qui représenterait environ 10% du total de la flotte actuellement en circulation dans les zones de contrôle des émissions. »

« La consommation totale de la flotte commerciale mondiale dépasse les 3,5 Mb/j de fioul lourd, de sorte que l’usage accru du GNL pourrait en réduire fortement la demande globale. Il est également possible que certaines flottes (par exemple celle de la Chine) préfèrent la propulsion nucléaire à tout type de carburants fossiles. »

« Dans l’industrie automobile, les produits pétroliers peuvent être remplacés par le charbon ou le gaz naturel grƒce au développement de véhicules hybrides ou 100% électriques, entre lesquels une certaine concurrence se développe désormais. Les constructeurs automobiles japonais sont les principaux producteurs de véhicules hybrides. Parallèlement, cherchant à limiter la pollution et à développer une industrie high-tech, le gouvernement chinois a décidé d’investir dans la construction de véhicules 100% électriques pour devenir le leader mondial de ce secteur. »

« Dans le cadre du prochain plan quinquennal, la Chine prévoit de mettre 5 millions de véhicules électriques en circulation à l’horizon 2020. Pour encourager cette évolution, et inciter au développement d’un réseau urbain de stations de rechargement, les autorités chinoises ont déjà versé 17 milliards de dollars de subventions aux collectivités locales et aux sociétés de services aux collectivités. »

« Ces exemples des différentes manières par lesquelles les produits pétroliers peuvent être progressivement remplacés par le charbon ou le gaz, moins coûteux, montrent comment sur une période de temps suffisamment longue, le développement des infrastructures et de la technologie gommeront inévitablement les écarts de prix entre les différents produits énergétiques. Le phénomène pourrait être accéléré, s’il est également soutenu par des évolutions réglementaires. »

« Pour ces raisons, nous restons plus prudents que le consensus sur les objectifs à long terme pour les cours du pétrole (particulièrement en termes de pic pétrolier), et plus convaincus que les cours du gaz vont finalement rattraper les cours du pétrole à l’horizon des 5 à 10 prochaines années

source aof/funds nov10

3 réponses »

  1. Pouvez vous mer dire s’il existe des gaz de schiste ou des schistes bitumineux en Ile de France ( environ cinquante Km autour de Paris ) ?

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