Art de la guerre monétaire et économique

Les Banques Européennes battent en retraite et sonnent le sauve qui peut….en rang ordonné et en attendant de meilleures jours

Les Banques Européennes battent en retraite et sonnent le sauve qui peut….en rang ordonné et en attendant de meilleures jours

Au menu délestage massif d’obligation subprime européen en direction de la BCE , moins de crédit et accummulation de cash et licenciements massifs… 

source Wall Street Journal

PLUS DE FUITE EN AVANT EN SUIVANT :

Les licenciements se succèdent dans les grandes banques Par Mathilde Farine

Le nouveau cadre réglementaire limite les risques et donc les revenus. Les établissements veulent maintenir leur rentabilité

Le nombre de grandes banques annonçant des suppressions d’emplois continue de grandir. Après HSBC lundi, qui déclarait vouloir réduire ses effectifs de près de 10% (30 000 postes) pour diminuer les coûts, Barclays a annoncé mardi prévoir de supprimer 3000 emplois sur l’ensemble de l’année 2011. Le travail a déjà commencé puisque l’établissement britannique a coupé 1400 postes (sur les 3000) depuis le début de l’année et en compte désormais 146 100. La banque a dévoiléun bénéfice net en baisse de 38% à 1,5 milliard de livres (1,9 milliard de francs) au deuxième trimestre. Le recul est cependant moins important que ne l’anticipaient les analystes.

En Suisse aussi

Des banques des deux côtés de l’Atlantique ont pourtant affiché des résultats soit en baisse, soit inférieurs aux attentes en raison notamment de performances moins importantes dans leurs divisions banque d’affaires.

En Suisse aussi, les grandes banques prévoient des réductions d’effectifs. UBS n’a pas encore formulé de chiffres précis. «En ce moment, nous sommes encore en train d’évaluer la situation», a expliqué son directeur Oswald Grübel, lors de la présentation des résultats au deuxième trimestre la semaine dernière. Credit Suisse envisage de son côté de se séparer de 2000 postes, dont 500 en Suisse. . Selon Bloomberg, les banques européennes ont éliminé 230 000 postes depuis 2007.

Roland Duss, directeur de la recherche chez Gonet & Cie, refuse de voir dans les derniers licenciements annoncés la conséquence d’une économie morose. «L’économie a bon dos, mais c’est un faux lien», assure-t-il. Même si certains dirigeants bancaires, dont celui de Barclays Bob Diamond, ont explicitement cité l’«environnement économique morne» pour expliquer cette décision. De son côté, tout en prévoyant des licenciements massifs, HSBC a également l’intention d’embaucher 15 000 personnes au cours des trois prochaines années dans les pays émergents où la croissance est dynamique.

Crédits pourris

Pour Roland Duss, d’autres facteurs que l’activité économique entrent en ligne de compte. Les banques suisses sont notamment affectées par la force de la monnaie helvétique, rappelle-t-il. Alors qu’une large proportion des revenus est en devises étrangères, les coûts sont en francs suisses.

 Au-delà de l’aspect des devises, toute l’industrie ressent désormais les limites qui sont apparues avec les nouvelles réglementations, poursuit l’économiste. «Moins de risque signifie moins de revenus et donc moins de bénéfices», explique-t-il, se réjouissant cependant de ces barrières, «nécessaires pour éviter que nous revivions une telle crise». Enfin, les restes de la crise des «subprime» et les crédits pourris risquent de grever les résultats des banques pendant encore quelque temps, assure l’expert.

50.000 postes supprimés à la City

Les unes après les autres, les banques annoncent des licenciements. La liste des pertes d’emplois risque encore de s’allonger.

Les banques britanniques ont annoncé ou confirmé cette semaine, en pleine tourmente des marchés, près de 50.000 suppressions d’emplois dans le monde, et prévenu que le mouvement pourrait s’accélérer si la réforme attendue de leur secteur était trop sévère.

Les cinq mastodontes qui dominent la City ont publié des résultats semestriels contrastés, alternant gros bénéfices (6,2 milliards d’euros pour HSBC) et pertes d’ampleur inattendue (2,6 mds d’euros pour Lloyds Banking Group).

Bons ou mauvais, ces résultats ont tous été assortis de plans draconiens de réductions des coûts destinés à rassurer les investisseurs sur la faculté à dégager des profits dans une période économique qualifiée de « difficile ». Avec, en corollaire, des coupes claires dans les effectifs.

Le géant HSBC a été le plus radical en projetant 30.000 suppressions de postes -10% de son effectif global- dans les deux ans, qu’il pourrait partiellement compenser par 15.000 embauches dans des marchés « prometteurs », hors Europe et Amérique du Nord.

Lloyds banking Group (LBG), détenue à 40% par l’Etat après son sauvetage en 2008, a confirmé la perte de 15.000 emplois -sur 106.000- d’ici 2014 malgré les protestations des syndicats.

Egalement dans le rouge, Royal Bank of Scotland -nationalisée à plus de 80%- s’est refusée de son côté à commenter des informations de presse sur la perte prochaine de 2.000 postes dans sa branche investissement.

Barclays a en revanche d’ores et déjà prévu 3.000 suppressions pour cette année. Standard Chartered, qui concentre son activité en Asie, a fait exception en promettant un millier d’embauches au second semestre, à peine toutefois de quoi compenser les 1.170 postes perdus au premier.

Certes, d’autres banques européennes ont annoncé qu’elles allaient tailler dans leurs effectifs, comme l’italienne Intesa Sanpaolo (3.000 emplois) ou Credit Suisse (2.000).

Mais le mouvement initié par la City est sans équivalent, amplifié par le fait que les banques britanniques avaient rapidement réembauché après la crise financière, tablant sur une reprise vigoureuse qui ne s’est pas concrétisée, loin s’en faut.

S’adressant indirectement au gouvernement, elles n’ont pas manqué cette semaine de souligner aussi les « incertitudes réglementaires » qui plombent selon elles leurs projets.

Leurs résultats semestriels ont été publiés à l’approche d’un événement qu’elles redoutent : la publication, mi-septembre, du rapport final sur la réforme du secteur bancaire britannique. Commandé par les autorités dans le sillage de la crise financière, il est supervisé par un économiste de renom, John Vickers.

Dans un rapport intermédiaire, la commission Vickers a suggéré une vaste réforme pour mettre à l’abri les contribuables d’un nouveau sauvetage des banques. Elle a notamment préconisé de séparer les activités de détail de celles d’investissement, plus risquées.

Les banques ont fait clairement connaître leur opposition, mettant en avant le coût d’une telle restructuration.

Le directeur général d’HSBC Stuart Gulliver a accru la pression cette semaine, en assurant que d’autres vagues de licenciements pourraient suivre si cette réforme allait trop loin.

« Il faudra attendre les conclusions de la commission Vickers avant de connaître le niveau réel de nos effectifs », a-t-il dit. Une mise en garde reprise, entre autres, par le patron de Barclays Bob Diamond.

Malgré l’impopularité des banques, les jeux sont loin d’être faits du côté du gouvernement. Car elles peuvent compter, surtout en période économique incertaine, sur un argument de poids : leur secteur pèse 10% de l’économie du Royaume-Uni et emploie un million de personnes.

source AFP aout11

/////////////////////////////////

La BCE reprend ses achats d’obligations

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé d’intervenir fermement pour tenter d’éteindre les feux de crise de la dette en zone euro, notamment en reprenant ses interventions sur le marché obligataire, a annoncé jeudi son président Jean-Claude Trichet. Le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé «à une écrasante majorité» de procéder à de nouveaux achats, a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Francfort (ouest), siège de l’institution.

Des sources de marchés parisiennes ont confirmé à l’AFP que la BCE intervenait jeudi après-midi. Auparavant, Jean-Claude Trichet avait déclaré n’avoir «jamais dit» que ce programme avait été «interrompu». La BCE n’en avait pourtant pas fait usage pendant plus de quatre mois.

L’ampleur de l’intervention ne sera connue que lundi au plus tôt, la BCE ne communiquant qu’une fois par semaine à ce sujet. Il se pourrait même que l’intervention de ce jeudi ne figure pas encore dans les chiffres de lundi, du fait des délais de compensation.

Une opération exceptionnelle de prêt sur six mois aux banques sera lancée le 9 août avec une maturité au 11 mars 2012, en réaction aux «tensions renouvelées sur certains marchés de la zone euro», a précisé Jean-Claude Trichet. La BCE avait déjà procédé à ce type d’opérations pour faire face à la crise mondiale, mais ces opérations avaient cessé fin 2009.

L’allocation illimitée de crédits aux banques, à taux fixe et sur des périodes allant jusqu’à trois mois, est quant à elle prolongée d’un trimestre, jusqu’à janvier 2012, a ajouté Jean-Claude Trichet.

«Nous pensons que c’est approprié dans les conditions actuelles, afin de restaurer le bon fonctionnement sur tous les marchés», a commenté le président de la BCE, qui a décidé en outre de maintenir son principal taux directeur à 1,5%.

source AFP aout11

De son côté, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a prôné une réévaluation des capacités du Fonds de soutien européen, déclarant que la crise de la dette s’étend au-delà des pays fragiles de la zone euro, dans un courrier adressé aux dirigeants de l’Union monétaire, obtenu jeudi.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s