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La Chine à l’assaut de la Corée du Nord

La Chine à l’assaut de la Corée du Nord

 La Chine planifie investir près de 6,5 G$ dans la construction d’infrastructures comme des ports, des autoroutes et des centrales énergétiques en Corée du Nord, selon un article publié récemment dans le Bloomberg Businessweek.

En 2010, on retrouvait 138 compagnies chinoises enregistrées en Corée du Nord, selon des chiffres avancés par l’Institut de recherche économique Samsung de Séoul. Près de 41 % de ces entreprises avaient des activités d’extraction de charbon, de fer, de zinc, de nickel ou d’or.

« Avec des réserves minérales évaluées à près de 6 billions de dollars, selon la compagnie publique sud-coréenne Korea Resources, la Corée du Nord est devenue un lieu de convoitise pour les entreprises chinoises », écrit le Bloomberg Businessweek.

Depuis 2004, la Chine a fait pour près de 500 M$ en investissements dans le secteur minier nord-coréen et, à lui seul, le dragon chinois représente 57 % des échanges commerciaux étrangers de la Corée du Nord.

« Les Chinois prennent le marché d’assaut et saisissent toutes les opportunités », a déclaré à Bloomberg Roger Barrett, directeur chez Korea Business Consultants, une entreprise basée à Pékin qui conseille les entreprises souhaitant investir en Corée du Nord.

La mort de Kim Jong Il risque d’accélérer l’ouverture du marché nord-coréen, selon un chercheur de l’Institut de politique économique internationale de Séoul, Lee Jong-Woon : « D’une façon ou d’une autre, la Corée du Nord doit renouveler son économie. Nous nous attendons à ce que le nouveau gouvernement continue d’essayer d’attirer du nouveau capital. »

Si la production nord-coréenne a ralenti après la mort de Kim Jong Il, elle est maintenant de retour à son ancien niveau, notamment dans le parc industriel de Gaeseong, une zone spécialement aménagée en 2005 par les deux Corées. Les travailleurs nord-coréens auraient une productivité équivalente à 60 % de celle de leurs homologues du sud, pour un salaire d’à peine 160 $ par mois, soit un cinquième du salaire minimum de la Corée du Sud.

« La productivité plus faible est imputable aux politiques et non à la paresse ou au manque d’habiletés » indique Ok Sun Seok, président de Nin Mode qui possède une usine dans le parc industriel. Il ajoute que « les gouvernements priorisent les événements politiques au lieu de laisser leurs travailleurs passer plus de temps à l’usine ».

source F&I/ Bloomberg Businessweek FEV12

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