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Nicolas Doze – Zone Euro/ Verdict sur le MES en septembre

Nicolas Doze – Zone Euro/ Verdict sur le MES en septembre

Pas de décision avant deux mois sur le fonds de secours européen

La Cour constitutionnelle allemande rendra une première décision concernant le fonds de secours européen MES et le pacte budgétaire le 12 septembre, a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué. L’institution de Karlsruhe (sud-ouest) a débuté le 10 juillet l’examen de six plaintes visant à bloquer la ratification du MES et du pacte budgétaire, émanant en particulier des députés de la gauche radicale Die Linke, d’un élu conservateur ou d’une association de citoyens.«Le deuxième sénat de la Cour constitutionnelle rendra son jugement le 12 septembre 2012 à 10h00» locales, est-t-il précisé dans le communiqué. 

La saisie du juge suprême allemand, toujours très soucieux de préserver les droits du parlement en matière de politique européenne, suscite quelques inquiétudes quant à la mise en œuvre du MES.

 Offensive d’Angela Merkel 

Dimanche, la chancelière allemande Angela Merkel a essayé de reprendre la main en se montrant ferme face aux pays de la zone euro qui demandent des aides financières, quelques semaines après le sommet européen de fin juin où elle avait semblé céder du terrain à l’Italie et à l’Espagne. 

«Toutes les tentatives […] de dire ‘soyons solidaires mais sans rien contrôler, sans aucune contrepartie’, toutes ces tentatives n’auront aucune chance face à moi, face à l’Allemagne», a déclaré la chancelière lors d’une interview à la télévision publique allemande ZDF. 

Mme Merkel, qui a confirmé qu’elle briguerait un troisième mandat lors des prochaines législatives, à l’automne 2013, a confié prendre «encore du plaisir à faire (son) travail». Elle a tenu à réaffirmer la responsabilité des Etats même lorsque l’aide financière est destinée au seul secteur bancaire, comme c’est le cas avec l’Espagne.  

«Le gouvernement espagnol est évidemment garant des aides dans le cadre du programme pour l’Espagne», a-t-elle martelé, ajoutant qu’il n’y avait eu «aucune discussion» sur une possible modification de ces règles de garantie au sommet européen. 

Mme Merkel est même allée plus loin, assurant que les Européens ne s’étaient «absolument pas exprimé définitivement sur ce point», alors que le chef du futur fonds de secours européen permanent MES, Klaus Regling, avait affirmé pour sa part qu’à l’avenir la garantie de l’Etat ne serait plus nécessaire si les banques étaient autorisées à demander directement une aide. 

Majorité attendue 

Cette offensive de Mme Merkel intervient alors que les députés allemands doivent se prononcer le 19 juillet, lors d’une session extraordinaire, sur l’aide européenne à l’Espagne à hauteur de 100 milliards d’euros maximum pour recapitaliser ses banques en grande difficulté. Mme Merkel devra sans doute faire avec quelques défections dans ses rangs lors du vote et compter avec les voix de l’opposition sociale-démocrate et verte, mais «nous aurons la majorité dont nous avons besoin», a-t-elle assuré dimanche. Se voulant optimiste, la chancelière a rappelé que: «quand j’ai été élue chancelière, j’ai toujours eu ma majorité. Quand les voix de ma majorité étaient nécessaires, je les ai obtenues». 

S’agissant du mémorandum d’accord joint à l’aide financière accordée à l’Espagne pour la recapitalisation de son secteur bancaire.

L’Eurogroupe s’est octroyé un délai supplémentaire jusqu’au 20 juillet pour son approbation. Un premier versement de 30 milliards d’euros devrait être effectué avant la fin du mois en vue de calmer les marchés financiers. Cependant, la négociation des détails de l’accord est toujours en cours. Le sort réservé aux détenteurs d’obligations de toute banque qui bénéficierait d’un soutien étatique ferait encore débat. Le consensus actuel voudrait qu’en cas de restructuration, des pertes soient imposées aux détenteurs de dette subordonnée mais que les créances de premier rang soient épargnées de toute contribution. 

Lundi, un article du Wall Street Journal a cependant jeté un pavé dans la mare. D’après le quotidien, le président de la BCE, Mario Draghi, souhaiterait désormais imposer aux détenteurs d’obligations de premier rang une participation à l’effort d’assainissement d’un établissement financier renfloué par des deniers publics. Cette position constitue une volte-face par rapport à la philosophie défendue par la BCE jusqu’à présent. En 2010, son ancien président Jean-Claude Trichet s’était fermement opposé aux dirigeants irlandais qui cherchaient à l’époque une profonde restructuration des dettes bancaires afin d’alléger le coût du sauvetage de leur secteur financier.

Source Agences juil12

1 réponse »

  1. Quand on pense que si on n’y était pas rentré on n’aurait pas besoin d’en sortir ?

    Étonnant non ?

    Surtout pour ceux (COMME MOI) qui l’on dit DEPUIS LE DÉBUT !

    E LA MI.SE.RIA !!!

    J'aime

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