Pendant un siÚcle, le monde a vécu sous une hypothÚse simple.
La monnaie devait ĂȘtre administrĂ©e.
Pilotée.
Manipulée.
Supervisée.
Par une banque centrale.
Cette idĂ©e est devenue tellement Ă©vidente quâelle paraĂźt aujourdâhui naturelle.
Pourtant elle ne lâest pas.
Et câest prĂ©cisĂ©ment ce que certains hommes proches du pouvoir Ă Washington commencent Ă rappeler.

LâHĂRĂSIE
Pendant des décennies, les économistes autrichiens ont été traités comme des hérétiques.
Ludwig von Mises.
Murray Rothbard.
Friedrich Hayek.
Leurs critiques étaient tolérées.
Leurs propositions ignorées.
Leur influence marginalisée.
Pourquoi ?
Parce quâils osaient poser une question interdite.
Et si le problĂšme nâĂ©tait pas le marchĂ© ?
Et si le problĂšme Ă©tait la monnaie elle-mĂȘme ?

LE PĂCHĂ ORIGINEL
Pour les Autrichiens, les crises économiques ne tombent pas du ciel.
Elles sont souvent fabriquées.
Par lâargent facile.
Par les taux artificiellement bas.
Par lâexpansion du crĂ©dit.
Par la création monétaire.
Autrement dit :
par les banques centrales.
Selon cette lecture, les bulles ne sont pas des accidents.
Elles sont des conséquences.
LE RETOUR DE HAYEK
Lorsquâun conseiller proche du futur prĂ©sident de la Fed Ă©voque ouvertement :
⥠la suppression du double mandat,
⥠la réduction radicale du bilan,
⥠la fin du rĂŽle de prĂȘteur en dernier ressort,
⥠la libéralisation bancaire,
⥠voire la disparition de la Fed,
nous ne sommes plus dans un débat académique.
Nous entrons dans le domaine du possible.
LA GRANDE QUESTION
La Fed est-elle devenue trop puissante ?
Câest probablement le cĆur du dĂ©bat.
Ă lâorigine, elle devait stabiliser le systĂšme.
Aujourdâhui elle influence :
les taux,
les obligations,
les actions,
lâimmobilier,
les banques,
lâemploi,
la politique.
Peu dâinstitutions disposent dâun pouvoir comparable.
HAYEK CONTRE KEYNES
Toute lâhistoire Ă©conomique moderne peut ĂȘtre rĂ©sumĂ©e Ă un affrontement.
Dâun cĂŽtĂ© :
Keynes.
Lâintervention.
La relance.
La gestion active.
De lâautre :
Hayek.
La discipline.
LâĂ©pargne.
Les prix libres.
La destruction créatrice.
Pendant prĂšs dâun siĂšcle, Keynes a dominĂ©.
Et si le balancier repartait dans lâautre sens ?
LA FIN DE LâARGENT GRATUIT
Le monde post-2008 reposait sur une idée simple.
Ă chaque crise :
la Fed imprime.
La Fed intervient.
La Fed sauve.
Les marchés ont fini par considérer cette protection comme acquise.
Les Autrichiens considÚrent au contraire que cette protection est précisément le problÚme.
Elle crĂ©e ce que les Ă©conomistes appellent lâalĂ©a moral.
Les profits sont privés.
Les pertes deviennent publiques.
LE FANTĂME DE LâĂTALON-OR
LâidĂ©e paraĂźt archaĂŻque.
Presque folklorique.
Pourtant elle revient.
Pourquoi ?
Parce quâune partie croissante des Ă©lites amĂ©ricaines estime que le dollar lui-mĂȘme doit retrouver une forme de discipline.
Pas nĂ©cessairement un retour intĂ©gral Ă lâor.
Mais un retour Ă une contrainte.
Une limite.
Une rĂšgle.
Quelque chose que la création monétaire ne puisse pas franchir.
TS2F : LE RETOUR DU RĂEL
Depuis quinze ans :
⥠dettes infinies,
⥠déficits records,
⥠liquidités massives,
⥠bulles dâactifs.
Le systÚme a survécu.
Mais Ă quel prix ?
Les Autrichiens répondent :
au prix dâune dĂ©pendance permanente Ă la crĂ©ation monĂ©taire.
Ils voient dans chaque nouvelle intervention une dose supplémentaire administrée à un patient incapable de se sevrer.
NIETZSCHE ET LA MONNAIE
Nietzsche écrivait que toute civilisation finit par révéler ses valeurs profondes.
La monnaie est lâune de ces rĂ©vĂ©lations.
Une sociĂ©tĂ© qui manipule constamment sa monnaie rĂ©vĂšle quelque chose dâelle-mĂȘme.
Quelque chose de sa relation au temps.
Ă la dette.
à la responsabilité.
Ă lâeffort.
LâĂ©conomie nâest jamais seulement Ă©conomique.
Elle est morale.
LE RISQUE DU GRAND CHOC
Attention.
Une transition autrichienne ne serait pas indolore.
Bien au contraire.
Car un systĂšme habituĂ© Ă lâargent facile rĂ©agit violemment Ă la discipline.
Les marchés chuteraient probablement.
Les faillites augmenteraient.
Les valorisations seraient réévaluées.
Les excÚs seraient purgés.
Câest prĂ©cisĂ©ment pour cette raison que personne nâa jamais rĂ©ellement appliquĂ© les principes autrichiens Ă grande Ă©chelle.
CONCLUSION : LE RETOUR DE LâIMPENSABLE
Pendant cinquante ans, lâidĂ©e de supprimer la Fed appartenait aux marges.
Aujourdâhui, certains de ses dĂ©fenseurs se rapprochent du centre du pouvoir amĂ©ricain.
Cela ne signifie pas que la Fed disparaĂźtra.
Cela ne signifie pas que lâĂ©talon-or reviendra.
Cela signifie quelque chose de plus important.
Lâimpensable redevient pensable.
Et dans lâhistoire, les grands changements commencent souvent ainsi.
Dâabord une hĂ©rĂ©sie.
Puis un débat.
Puis une possibilité.
Puis une réalité.
LâĂ©cole autrichienne a passĂ© un siĂšcle dans le dĂ©sert.
La question est désormais simple :
Sommes-nous en train dâassister Ă son retour ?

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đ” Pink Floyd â Money
Parce qu’au fond, cette histoire n’est pas seulement celle de la Fed.
C’est celle du pouvoir lui-mĂȘme.
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Catégories :Etats-Unis, Libertarien, Mon Banquier est Central













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