Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise

Ministère de la [non] vérité par Eric Sprott et David Baker

Ministère de la [non] vérité par : Eric Sprott et David Baker

Lors d’une conférence à Bruxelles en avril 2011, le président de l’Eurogroupe, M. Jean Claude Juncke, a souligné pendant une discussion de groupe que, « lorsque les choses deviennent sérieuses, on doit mentir ». Il faisait référence aux situations où le fait d’annoncer d’avance les décisions relatives aux politiques de la zone euro serait susceptible d’alimenter la spéculation qui, à son tour, pourrait nuire aux marchés et avoir des répercussions néfastes sur le succès des politiques1. Nous comprenons tous que les autorités doivent parfois mentir afin d’apaiser les marchés, mais entendre un fonctionnaire de haut rang l’admettre nous a pris au dépourvu. Ils ne sont pas censés admettre qu’ils mentent. Cela est plutôt déconcertant compte tenu du fait que chaque évènement économique que nous avons vécu depuis ce temps peut facilement être considéré comme étant « sérieux ». La ruée sur les banques de l’Espagne et de la Grèce est en effet un phénomène «sérieux », tout comme la faiblesse des données économiques émanant actuellement de l’Europe, des États-Unis et de la Chine. Devrait-on en conclure que les autorités ont menti plus fréquemment que d’habitude au cours de la dernière année?

Quand l’ancien président de la Réserve fédérale, M. Alan Greenspan, a, en 2004 et 2005, nié l’existence d’une bulle immobilière et en a minimisé l’importance, le marché n’a pas réalisé jusqu’à quel point il avait tort jusqu’au moment de son éclatement en 2007 et 2008. Il en va de même pour les propos célèbres du président actuel de la Réserve fédérale, M. Ben Bernanke, lorsqu’il a expliqué aux membres du Congrès américain en mars 2007 que : « En ce moment… les répercussions des problèmes des marchés des hypothèques à risque sur l’économie générale semblent être sous contrôle2 ». Il ne mentait pas en tant que tel; il a juste sous-estimé la gravité du problème. Au point où l’on en est dans la crise, cependant, il est difficile de croire quoi que ce soit provenant d’un organisme de planification centrale ou d’une figure d’autorité financière. Combien de fois avons-nous entendu que la crise de la zone euro était résolue? Et combien de fois avons-nous surpris des dirigeants à mentir carrément pendant que le ciel leur tombait sur la tête?

PLUS DE SPROTT EN SUIVANT :

En mars dernier, après le lancement couronné de succès de la deuxième ronde d’opérations de refinancement à long terme totalisant 530 milliards d’euros, le président de la Banque centrale européenne, M. Mario Dragni, a rassuré le journal allemand Bild en déclarant que « Le pire est derrière nous… la situation est en train de se stabiliser3 ». La situation s’est certainement stabilisée… pendant environ un mois. Et la ruée sur les banques s’est par la suite poursuivie et le rendement des obligations souveraines a grimpé en flèche. Depuis, M. Draghi tente tant bien que mal de promouvoir le calme tout en prenant soin d’annoncer assez de mauvaises nouvelles pour s’assurer que les eurocrates restent sur un pied d’alerte. Comme un économiste d’ING, M. Carsten Brzeski, a si correctement décrit lors d’une conférence de presse de la BCE au début du mois de juin : « Écouter la BCE évaluer le contexte macroéconomique était un peu comme écouter un sifflement dans la nuit… ses représentants semblent de plus en plus inquiets, mais ils ne veulent pas le montrer4 ». Et la situation s’est maintenant détériorée à un point tel que M. Draghi ne peut plus du tout le montrer. Même s’il met le public en garde contre des « risques importants de pertes »dans la zone euro, il soutient que ceux-ci sont, pour le citer, «principalement liés à l’incertitude accrue5 ». Bien sûr, M. Draghi : les problèmes en Europe sont simplement dus à une vague impression de malaise qui s’est emparée de la population de l’Union européenne, et n’ont rien à voir avec le fait que le système bancaire de cette union est sur le point de s’effondrer.

Le 28 mai dernier, le premier ministre de l’Espagne, M. Mariano Rajoy, a rassuré la presse de ce pays en indiquant « qu’il n’y aura aucun plan de sauvetage pour le secteur bancaire de l’Espagne», et à peine 2 semaines plus tard, le gouvernement de l’Espagne annonçait un programme de relance totalisant 125 milliards de dollars pour ses banques6. Cette tromperie apparente n’a pas échappé à la gauche espagnole, qui a rapidement surnommé le premier ministre de « Rajoy le menteur ». Mais M. Rajoy ne semblait pas du tout ébranlé par cette situation. Comme le quotidien« The Guardian » l’écrit : « Même si l’indignation du public a forcé M. Rajoy à convoquer une conférence de presse urgente le jour suivant, il refusait toujours de parler d’un « plan de relance » -ni même de quoi que ce soit – et discutait mystérieusement de « ce qui s’est passé samedi ». Il est même allé jusqu’à dire que l’urgence de l’Espagne avait été « résolue » (« grâce aux pressions que j’ai moi-même exercées », a-t-il déclaré), pour ensuite prendre l’avion en direction de la Pologne pour voir l’équipe nationale de football jouer (« les joueurs méritent ma présence », a-t-il ajouté)7. Est-ce que cela vous semble crédible?

Et il y a les banquiers. En avril dernier, le chef de la direction de JP Morgan, M. Jamie Dimon, a allègrement rejeté les propos des médias qui faisaient référence aux positions massives que les négociateurs de cette banque détenaient dans des instruments dérivés auprès du bureau du chef des placements à Londres, les qualifiant de « tempête dans un verre d’eau ». Or, environ quatre semaines plus tard, on a appris que cette soi-disant« tempête » s’était rapidement traduite par une perte de 2 milliards de dollars pour la banque relativement aux activités de négociation sur ces instruments. Témoignant devant le Comité sénatorial des banques la semaine dernière, M. Dimon a expliqué que« ce portefeuille particulier de titres de créance synthétiques avait pour but de dégager un revenu élevé dans l’éventualité d’une crise; je le considère comme une couverture8 ». Il a même ajouté que les organismes de réglementation « ne peuvent pas empêcher ce genre de situation. Il s’agit d’une erreur de gestion pure et simple9 ». C’est tout à fait merveilleux! Peut-on s’attendre à d’autres « erreurs » de cette nature dans les prochains mois compte tenu de la position estimée à 70 billions de dollars de JP Morgan dans des instruments dérivés? Et les contribuables américains seront-ils disposés à sauver JP Morgan lorsque cela se produira? Tout le monde sait très bien que la position dans ces instruments dérivés n’était pas une couverture, mais qu’est-ce que M. Dimon aurait pu dire? Que JP Morgan fait des paris imprudents sur des instruments dérivés garantis par le gouvernement américain et situés à l’étranger avec de l’argent qui n’est pas la sienne? Le système est en train de perdre sa crédibilité.

On ressent certainement que les autorités ne peuvent plus être franches à l’égard de la crise actuelle, et ce, même si elles voulaient l’être. Le 11 juin dernier, lors d’une entrevue télévisée, la ministre des Finances de l’Autriche, Mme Maria Fekter, indiquait que « bien que l’Italie doive se tirer de ce dilemme économique caractérisé par des déficits et dettes excessifs, il se pourrait évidemment, compte tenu des taux d’intérêt élevés que ce pays doit verser au marché pour refinancer sa dette, qu’elle ait elle aussi besoin d’un appui10 ».Son honnêteté a fait grimper les rendements obligataires italiens et été sévèrement critiquée des dirigeants de la zone euro, y compris le premier ministre de l’Italie, M. Mario Monti. Comme l’un des dirigeants de cette union a déclaré, « le problème est qu’il s’agit là d’une situation à laquelle le marché est sensible… ça passe si un journaliste écrit ces mots, mais moins si une telle déclaration provient d’un ministre de la zone euro. La rigueur verbale est très importante, mais elle [Mme Fekter] ne semble pas le comprendre11 ». Nous ne voyons rien, n’entendons rien… et ne disons rien. C’est la nouvelle façon dont les dirigeants de la zone euro devront se comporter à l’avenir.

Il ne fait aucun doute pour nous que tout le monde en a assez des mauvaises nouvelles, mais nous nous sentons obligés d’examiner les faits : les banques européennes font présentement l’objet de retraits massifs, les budgets de pratiquement tous les pays occidentaux de la planète sont hors de contrôle, les systèmes bancaires sont excessivement endettés et courent d’énormes risques, les obligations liées au service de la dette toujours croissante des gouvernements augmentent rapidement et les économies de l’Europe, de l’Asie et des États-Unis sont en train de ralentir, voire de se contracter fortement. C’est inutile de dorer la pilule et nous devons cesser d’écouter les politiciens et ceux qui s’occupent de la planification centrale, qui continuent de minimiser et d’occulter l’état de santé de l’économie actuelle et de mentir carrément à son sujet. Arrêtez de les écouter.

Les mesures des banques centrales n’ont jusqu’à présent connu AUCUN SUCCÈS. Tous les efforts déployés ont simplement visé à éviter la débâcle du système financier. Les première et deuxième rondes d’assouplissement quantitatif ont été infructueuses. Les opérations de refinancement à long terme I et II n’ont pas porté leurs fruits non plus et, à ce stade-ci de la crise, les plus récentes initiatives des banques centrales ne procurent même pas les avantages escomptés à court terme. Prenons l’Espagne à titre d’exemple. Après que M. Rajoy a annoncé un plan de sauvetage de 125 milliards de dollars pour les banques espagnoles le 10 juin dernier, les obligations espagnoles se négociaient à plus de 7 % une semaine plus tard, soit au niveau où les pays de la zone euro avaient été forcés de demander une aide internationale additionnelle12. Le marché ne sait toujours pas quelle entité versera cette somme de 125 milliards de dollars, et encore moins quand les fonds seront débloqués ou si le gouvernement espagnol devrait considérer ces fonds comme faisant partie de sa dette nationale. L’Espagne, quatrième économie en importance dans la zone euro, est plus imposante que la Grèce, l’Irlande et le Portugal mis ensemble, soit ses prédécesseurs au palmarès des «pays sauvés ». À ce stade-ci, il n’est même pas certain que la BCE sera autorisée à sauver un pays de la taille de l’Espagne, encore moins l’Italie, qui demande maintenant à la BCE d’utiliser des fonds de sauvetage pour acheter ses obligations souveraines13.

La situation en Europe est en train de devenir un exercice absolument futile. Les effets positifs des rondes I et II des opérations de refinancement à long terme, qui, ensemble, ont injecté une somme de plus de 1 billion d’euros dans les banques européennes en décembre 2011 et en février 2012, se sont maintenant totalement dissipés à la lumière de la ruée sur les banques espagnoles. Des 523 milliards d’euros injectés dans le cadre de la deuxième ronde des opérations de refinancement à long terme, la somme d’environ 200 milliards d’euros a été versée aux banques espagnoles14. De ce montant, on estime à environ 61 milliards d’euros les fonds ayant été réinvestis dans les obligations souveraines espagnoles, mesures qui ont temporairement aidé les rendements des obligations espagnoles à regagner un niveau viable inférieur à 5,5 %. Si nous nous transportons au présent, et malgré les sommes injectées dans le cadre des opérations de refinancement à long terme, les banques espagnoles sont une fois de plus sans le sou, ayant subi les contrecoups des retraits totalisant plusieurs milliards d’euros de leurs déposants sous-jacents au cours des six dernières semaines. Les seuls actifs liquides que possèdent les banques espagnoles et qu’elles peuvent vendre afin d’amasser des euros sont, comme par hasard, des obligations d’État… d’où la hausse des rendements obligataires espagnols. Donc, essentiellement, la totalité des bienfaits des opérations de refinancement à long terme, lesquelles étaient une façon astucieuse de renflouer le capital des banques espagnoles ET d’aider à maîtriser le rendement des obligations souveraines, ont été entièrement renversés en l’espace d’environ 14 semaines. Comme nous l’avons mentionné dans le passé, il ne s’agit pas d’un problème au niveau de la dette souveraine, mais plutôt au niveau des banques. C’est pourquoi le premier ministre de l’Espagne, M. Rajoy, réclame de l’aide « pour rompre le lien entre les risques liés au secteur bancaire et le risque souverain15 ».Sans un marché obligataire souverain en santé, les pays périphériques de la zone euro n’ont simplement aucune façon d’appuyer leurs banques, qui sont surendettées et insolvables.

Les investisseurs commencent finalement à comprendre l’ampleur du problème et à réaliser qu’il s’agit en fait d’un problème bancaire. La fuite des dépôts a mis la vulnérabilité du système bancaire européen au grand jour : quand les déposants retirent leur argent, les seuls actifs que les banques peuvent vendre afin d’amasser des liquidités sont les obligations souveraines, ce qui déclenche un cercle vicieux baissier qui, jusqu’à présent, s’est toujours traduit par une forme de plan de sauvetage quelconque de la part des banques centrales. Plusieurs dirigeants de la zone euro ont toujours de la difficulté à comprendre ce fait. Comme le ministre de l’Économie de l’Espagne, M. Luis de Guindos, le mentionnait dernièrement à des journalistes à l’occasion du sommet du G20 : « Nous pensons… que la façon dont les marchés pénalisent l’Espagne aujourd’hui ne reflète pas les efforts que nous avons déployés ni le potentiel de croissance de l’économie…l’Espagne est un pays solvable qui a la capacité de croître16 ».Chaque pays peut prendre de l’envergure. Par contre, chaque pays n’est pas doté d’un système bancaire interne qui a déjà emprunté la somme de 316 milliards d’euros de la BCE jusqu’à présent cette année (cette somme ne tient pas compte du plus récent plan de sauvetage annoncé) et qui doit refinancer une dette bancaire d’environ 600 milliards d’euros en 201217. Ceci explique peut-être pourquoi les marchés réagissent comme ils le font.

Si vous voulez savoir ce qui se passe réellement, vous n’avez qu’à écouter les dirigeants des sociétés qui fabriquent et vendent des produits et services. Le 24 mai dernier, la société Tiffany& Co a révisé à la baisse ses prévisions de ventes et de bénéfices, blâmant « le ralentissement de la croissance dans des marchés clés comme celui de la Chine et la faiblesse de l’économie américaine, les consommateurs réfléchissant deux fois avant d’acheter des bijoux haut de gamme18 ». Le 8 juin 2012, la société McDonald’s a surpris les marchés en annonçant une croissance inférieure aux attentes de ses ventes de magasins comparables en mai, dans le sillage de ventes moroses en avril lesquelles étaient, selon la société, attribuables à la contre-performance de ses restaurants aux États-Unis, où les consommateurs continuent de rechercher des aliments à prix très bas19, 20. Le 13 juin dernier, Nucor Corp., plus important fabricant d’acier aux États-Unis en fonction de la valeur marchande, a annoncé que ses profits du deuxième trimestre allaient rater ses prévisions antérieures en raison de la « flambée » des importations, qui a nui aux prix, et « des répercussions de l’incertitude politique et économique sur la confiance des consommateurs21 ». Par ailleurs, le 20 juin 2012, la société Proctor and Gamble a abaissé ses prévisions de profits pour 2012 et celles du quatrième trimestre. Parmi les facteurs ayant donné du fil à retordre à cette société, il y a lieu de mentionner« la faiblesse de la croissance du PIB dans les pays développés, voire son absence », le taux élevé de chômage, l’importante augmentation du coût des marchandises et « la volatilité très élevée des taux de change22 ». Au nombre d’autres sociétés ayant récemment révisé leurs prévisions à la baisse, notons particulièrement Danone, Nestlé, Unilever, Cisco Systems, Dell, Lowe’s et Fedex. La situation est vraiment horrible, et de nombreuses sociétés tentent d’avertir discrètement le marché du type de conjoncture qu’elles anticipent à l’avenir aux États-Unis et à l’étranger.

Pour vous donner une petite idée et vous aider à comprendre à quel point la situation est abominable en Europe aujourd’hui, mentionnons que les plus récents rapports émanant des Pays-Bas indiquaient une chute de 8,7 % sur douze mois des ventes au détail en avril23. En Espagne, celles-ci ont diminué de 9,8 % sur douze mois pendant la même période, ce qui représente 6 % de plus que la baisse révisée de 3,8 % enregistrée en mars24. Des chutes de cette ampleur ne sont pas normales et elles témoignent de changements importants au niveau des dépenses dans ces pays. Nous craignons qu’il s’agisse là de signes précurseurs de ce que l’avenir réserve à l’ensemble de la zone euro, qui ne feront que compliquer davantage une situation déjà désastreuse.

Les banques centrales du G6 sont à court d’outils traditionnels pour tenter de résoudre cette crise financière. Étant donné que les taux d’intérêt frôlent la nullité, et que la perspective de mettre en œuvre des plans de relance additionnels semble politiquement désavantageuse pour le moment, la seule solution positive réside dans l’annulation de la dette. Nous n’en revenons pas du contraste qui existe entre les sociétés qui sont tenues de déclarer leurs résultats et qui, en vertu de la loi, ne peuvent pas mentir à propos de leur réalité financière, et les responsables de la planification centrale, qui admettent DEVOIR dire des mensonges afin de préserver le calme et de garder le contrôle. Sur ce, nous vous laissons choisir quelle version de la vérité vous voulez bien croire.

Source Sprott Asset Management Juil12

1 Forelle, Charles (9 mai 2011) « Luxembourg Lies on Secret Meeting ». Wall Street Journal. Extrait le 5 juin 2012 du site Web suivant : http://blogs.wsj.com/brussels/2011/05/09/luxembourg-lies-on-secret-meeting/
2 Bernanke, Ben S. (28 mars 2007) « Economic Outlook before the Joint Economic Committee, U.S. Congress ». Conseil des gouverneurs de la Réserve fédéral des États-Unis. Extrait le 8 juin 2012 du site Web suivant : http://www.federalreserve.gov/newsevents/testimony/bernanke20070328a.htm
3 Evans, Stephen (22 mars 2012) « ECB Chief Mario Draghi says worst of euro crisis over ». BBC News. Extrait le 6 juin 2012 du site Web suivant : http://www.bbc.co.uk/news/business-17471617
4 Russolillo, Steven (6 juin 2012) « Here’s How to Read Mario Draghi’s Poker Face ». Wall Street Journal. Extrait le 7 juin 2012 du site Web suivant :
http://blogs.wsj.com/marketbeat/2012/06/06/heres-how-to-read-mario-draghis-poker-face/
5 AFP (16 juin 2012) « ECB warns ‘serious risks’ for Eurozone, but no inflation ». Associated Foreign Press. Extrait le 19 juin 2012 du site Web suivant :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iiejMz-3WKosppE5ZzOzEAKg17Wg?docId=CNG.f6398cd8abf3d40ac05d3ebfdfe7bada.101
6 CBC News (28 mai 2012) « Spain says banks won’t need EU rescue» CBC News. Extrait le 6 juin 2012 du site Web suivant : http://www.cbc.ca/news/business/story/2012/05/28/spain-banks-rajoy.html
7 Murado, Miguel-Anxo (12 juin 2012) « ‘Bailout’ seems to be the hardest word for Spain’s prime minister ». The Guardian. Extrait le 12 juin 2012 du site Web suivant : http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/jun/12/bailout-spain-prime-minister-mariano-rajoy
8 AP (13 juin 2012) « ‘There was good intent’: JPMorgan’s Jamie Dimon APOLOGIZES while explaining $2B loss to Congress amid protesting hecklers ». Associated Press. Extrait le 13 juin 2012 du site Web suivant : http://www.dailymail.co.uk/news/article-2158827/JP-Morgan-Chase-Senate-hearings-Jamie-Dimon-defends-2billion-trading-loss-Congress.html
9 Touryalai, Halah (13 juin 2012) « Jamie Dimon’s Testimony: Volcker Rule May Have Prevented Loss ». Forbes. Extrait le 16 juin 2012 du site Web suivant : http://www.forbes.com/sites/halahtouryalai/2012/06/13/jamie-dimons-testimony-gets-underway-i-was-dead-wrong/
10 Shields, Michael and Scherer, Steve (12 juin 2012) « Austrian minister says Italy too may need bailout ». Reuters. Extrait le 12 juin 2012 du site Web suivant : http://ca.reuters.com/article/topNews/idCABRE85B0FT20120612?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0
11 Ibidem.
12 Day, Paul (19 juin 2012) « Spain’s short-term borrowing costs jump at auction ». Reuters. Extrait le 20 juin 2012 du site Web suivant : http://www.reuters.com/article/2012/06/19/spain-debt-idUSL5E8HJ0RP20120619
13 AP (20 juin 2012) « Europe gropes for crisis fix, bond buys pushed ». Associated Press. Extrait le 20 juin 2012 du site Web suivant : http://www.ctv.ca/CTVNews/Business/20120620/italy-monti-bailout-funds-government-bonds-120620/
14 Watts, William (13 avril 2012) « Spain data underlines LTRO downside ». Wall Street Journal. Extrait le 15 juin 2012 du site Web suivant : http://blogs.marketwatch.com/thetell/2012/04/13/spain-data-underlines-ltro-downside/
15 Crowe, Darcy (18 juin 2012) « Spain’s Rajoy Calls for Fencing in Banking Risk ». Wall Street Journal. Extrait le 19 juin 2012 du site Web suivant : http://online.wsj.com/article/BT-CO-20120618-714553.html
16 Day, Paul and Maltezou, Renee (19 juin 2012) « Spanish short-term debt costs reach alarm levels ». Reuters. Extrait le 20 juin 2012 du site Web suivant : http://www.thestar.com/business/article/1213512–spanish-short-term-debt-costs-reach-alarm-levels?bn=1
17 Smith, Geoffrey (12 juin 2012) « Spain Deal Doesn’t Stop Sovereign-Bank Feedback Loop ». Wall Street Journal. Extrait le 15 juin 2012 du site Web suivant : http://blogs.wsj.com/eurocrisis/2012/06/12/spain-deal-doesnt-stop-sovereign-bank-feedback-loop/
18 Wahba, Phil (24 mai 2012) « Tiffany forecasts disappoint; U.S., Asia slowing ». Reuters. Extrait le 19 juin 2012 du site Web suivant : http://www.reuters.com/article/2012/05/24/tiffany-earnings-idUSL1E8GO1DN20120524
19 Egan, Matt (8 juin 2012) « McDonald’s May Same-Store Sales Come Up Short ». FOXBusiness. Extrait le 18 juin 2012 du site Web suivant : http://www.foxbusiness.com/industries/2012/06/08/mcdonald-same-store-sales-come-up-short/
20 Baertlein, Lisa et Wahba, Phil (8 mai 2012) « Mcdonald’s April U.S. sales miss estimates ». Reuters. Extrait le 20 juin 2012 du site Web suivant : http://www.reuters.com/article/2012/05/08/us-mcdonalds-idUSBRE8470K320120508
21 Elmquist, Sonja (13 juin 2012) « Nucor Says Profit To Miss Guidance As Steel Imports ‘Surge’ ». Bloomberg. Extrait le 19 juin 2012 du site Web suivant : http://www.bloomberg.com/news/2012-06-13/nucor-says-profit-to-miss-guidance-as-steel-imports-surge-2-.html
22 Pichler, Josh (20 juin 2012) « P&G lowers guidance for fourth quarter ». Cincinnati.com. Extrait le 20 juin 2012 du site Web suivant : http://communitypress.cincinnati.com/article/AB/20120620/BIZ01/306200019/P-G-lowers-guidance-fourth-quarter?odyssey=mod%7Cnewswell%7Ctext%7Ccommunities%7Cs
23 Van den Oever, Robert. (14 juin 2012) « Dutch Retail Sales Fall 8.7% in April ». Dow Jones. Extrait le 20 juin 2012 du site Web suivant : http://www.4-traders.com/news/Dutch-Retail-Sales-Fall-8-7-in-April–14369639/
24 Dowsett, Sonya (29 mai 2012) « Spanish retail sales show record fall in April ». Reuters. Extrait le 20 juin 2012 du site Web suivant : http://www.reuters.com/article/2012/05/29/spain-retail-idUSE8E8FQ00020120529

1 réponse »

  1. Le comportement du citoyen est le risque majeur dans cette phase charnière de résolution de la crise.

    En Draghi nous croyons.

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