Art de la guerre monétaire et économique

L’Edito du Jeudi 30 Aout 2012 : L’euro des élites, coûte que coûte…par Bruno Bertez

L’Edito du Jeudi 30 Aout 2012 : L’euro des élites, coûte que coûte…par Bruno Bertez

EN LIENS :Humeurs de Loup du Mardi 27 Aout 2012 : Europe, ce n’est pas parce que l’on a échoué qu’il faut arrêter n’est ce pas ! par Bruno Bertez

https://leblogalupus.com/2012/08/31/a-chaud-du-vendredi-31-aout-2012-attention-mise-au-point-a-usage-boursier-le-pessimisme-nexclut-pas-leuphorie-par-bruno-bertez/

    Le fait important, pour nous, est la détermination des responsables européens à sauver l’euro. Nous les croyons quand ils le disent, car nous savons qu’ils sont capables de le faire, coûte que coûte. Plus exactement, peu importe ce que cela vous coûte! Nous sommes en guerre et, à la guerre, les chefs se battent jusqu’au dernier de leurs soldats. 

(clickez sur le graphique pour l’aggrandir)

Dans cet article, nous n’examinons pas l’hypothèse d’un cheminement diffèrent de la crise européenne, comme une sortie des pays du « core » dur de la Zone Euro. Laisser l’euro aux pestiférés, et en sortir, est la solution la plus avantageuse pour les Pays du Nord et même ceux du Sud, malheureusement, le désirable n’est pas le plus probable. 

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

Il y a quelque temps que nous n’avons pas évoqué les marchés financiers. La raison en est simple: nous considérons qu’il n’y a plus véritablement de marchés. Nous avons dépassé le stade du pilotage et de la manipulation et  nous sommes en plein dans le dirigisme. Le dirigisme cynique. Nous ne sommes pas seuls à penser ainsi, puisque les volumes de transactions sont très faibles, ridiculement faibles, quelles que soient les bases de comparaison retenues. Cela signifie que les gens, comme nous, pensent qu’il n’y a plus de marché et qu’ils n’ont plus rien à y faire. Il n’y a plus rien à confronter, les prix sont dictés.

 

source Bespoke

Ce rétrécissement des échanges fait l’affaire des gouvernants et régulateurs. Les bourses sont plus faciles à tenir quand les volumes sont réduits. Il suffit de quelques interventions à la marge sur les marchés directeurs qui déclenchent  les corrélations, comme les marchés de crédit, les CDS, les spreads, etc., pour imprimer l’allure que l’on recherche.

 

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que ce qui se joue en ce moment au travers toutes les problématiques, c’est purement et simplement le sort des banques et de la finance. Que l’on parle de QE, d’achats de bonds souverains, de contrôle des bandes de fluctuations des taux d’intérêt en Europe, de monétisation, etc., tout, tout cela est fait au profit des banques et pour leur éviter la déconfiture. Ou plus exactement pour éviter que la déconfiture réelle, acquise, actuelle, ne se donne à voir au grand jour. Déjà sur les dépréciations de leurs achats de bonds souverains au cours des  15 derniers mois,  les banques ont perdu l’essentiel de leur capital. Dans ces conditions, on comprend que le secteur bancaire apporte son concours à la tenue des marchés et évite de jouer contre eux. Il contribue positivement et  évite que la fameuse recherche de prix libres puisse se réaliser. Quand on vit sur un mensonge, on n’a pas intérêt à ce que le mensonge soit découvert, n’est-ce pas.

 

Les autorités ont profité de la période estivale pour entretenir à la fois l’espoir et l’incertitude. 

L’espoir d’abord que les largesses monétaires seraient au rendez-vous. 

Aux Etats Unis en particulier, chaque fois que le doute est venu, on a envoyé une fuite, un message pour dire que l’on était là et que les vendeurs n’avaient qu’à bien se tenir, le put est toujours en vigueur. Et cela a marché, on a restauré les deux sens sur les marchés, on a tenu les operateurs en laisse. Ce n’est pas qu’ils doutent de l’issue finale, non, mais ils craignent, à juste titre, le flux des déclarations et des fausses confidences, les coups d’escarpolette, les mentis et démentis. On ne peut ni anticiper la dégradation de la conjoncture économique, ni le fait accompli du QE, on reste donc l’arme au pied. C’est ce que recherchaient les Pouvoirs.

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«Le comité [décidant de la politique] monétaire est prêt à fournir des assouplissements supplémentaires via des mesures non conventionnelles si nécessaire, en particulier si la conjoncture venait à se détériorer significativement.» Datant du 27 août 2010, ces propos de Ben Bernanke à Jackson Hole hantent aujourd’hui toutes les grandes places financières internationales. Prononcés dans le sabir des banquiers centraux réunis dans la station du Wyoming, ces mots du président de la Réserve fédérale apparaissent – rétrospectivement – comme ayant signalé le déclenchement, en novembre 2010, d’un deuxième programme d’injection d’argent frais dans les circuits financiers. Baptisée «QE2», cette dose de glucose – qui allait porter à 2300 milliards les dollars déversés par la Fed – avait nourri une accélération de l’activité. Et des marchés.

Deux ans plus tard, le gotha de la politique monétaire se retrouve à nouveau en chemises à carreaux dans les Rocheuses. Et sera accueilli vendredi prochain par un discours de Ben Bernanke – il sera 16h en Europe – dont chaque mot sera scanné. Afin d’y déceler la moindre trace de «QE3» qui signalerait l’annonce à venir d’un redémarrage de ses rotatives à billets par la banque centrale américaine. Dès son conclave du 12 septembre.

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En Europe, c’est un peu ce qu’a fait Draghi. Il a fait des déclarations spectaculaires, très publicisées, allant dans le sens d’une prise de pouvoir, d’un coup d’état qui lui permettrait de monétiser la dette des souverains pestiférés et des banques en général. Le jeu a été subtil, bien mené avec les Allemands. Un jour, notre Draghi appuyait sur l’accélérateur sur la route de la monétisation, un jour les Allemands freinaient, poussaient les célèbres cris d’orfraie, affirmant que jamais ils ne se laisseraient violer. Résultat, les marchés ont tenu, les taux des pestiférés ont rétrogradé, on a obtenu,  à peu de frais, une pause, une accalmie. Une accalmie qui nous place en position d’attente de la Cour Constitutionnelle allemande prévue pour la première quinzaine de septembre. Ensuite, on attendra le sommet européen d’octobre. On a pu aussi, grâce à ces alternances de chaud et de froid, d’accélération et de freinage, passer le cap de la Grèce. Draghi finance en sous mains, en catimini. Pour faire bonne mesure, la Troïka a retardé la remise d’un rapport qui est terminé depuis longtemps et dont tout le monde, parmi les initiés, connait les conclusions.

 

Les esprits curieux s’inquièteraient et se demanderaient comment diable tout ceci est il possible, comment ces gens conservent-ils la moindre crédibilité, comment les marchés tombent-ils dans le panneau? La réponse est simple, il n’y a plus d’esprit critique, il n’y a que de la connivence. Les gouvernements, les banquiers centraux, les banques, les économistes, les médias mangent à la même soupe, les partis politiques européens sont tous sur la même ligne. Il faut continuer, il faut maintenir l’euro. A partir de là, tout est permis. C’est plus que de la raison d’état,  c’est un impératif  tombé du ciel, pire que l’impératif Kantien, lequel autorise tout, blanchit toutes les noirceurs. Face aux noirceurs, l’euro lave plus blanc. Tout est permis.

 C’est comme en tant de guerre, ceux qui savent et qui vont envoyer les autres se faire descendre s’octroient tous les droits au prétexte de soi-disant intérêts supérieurs dont ils seraient les garants.

De la même manière que maintenant, dans les conflits,  le jeu de massacre est concentré sur les civils, le jeu de massacre financier est concentré sur les citoyens lambda, la chair à canon de la bataille financière. La piétaille de l’épargne.

 Tout est fait pour imposer la voie de cheminement, nous ne disons pas la voie de sortie, de la crise,  qui convient aux kleptocrates et à leurs multiples alliés. Et il faut le dire, nous sommes admiratifs, tant cela est fait habilement. On gère tout ce qui est de l’ordre des perceptions, des émotions, des apparences, des signes, à la perfection. Le seul problème, tout petit problème, c’est qu’au niveau du réel on ne fait rien. Rien qu’aggraver la situation et préparer des surlendemains qui déchanteront, d’autant plus qu’il y aura eu une fausse ivresse entretemps. 

 

Le cheminement est de plus en plus clair pour qui sait reconstituer en toute indépendance d’esprit les morceaux du puzzle ou plutôt,  sait voir les petits cailloux blancs. 

  • Voici quelques pistes : 

-L’austérité comme concept de base pour lutter contre la crise, c’est fini.

-Les pare feux pour protéger, éviter les contagions, c’est fini. 

-Les ESM, EFSF nus, les solidarités fiscales c’est fini. 

-Le mythe de l’intégration politique et donc fiscale, c’est fini. 

-Le mythe d’un «core» qui soutiendrait l’ensemble, c’est fini, exit l’Espagne et l’Italie. 

-Le tabou du non financement des govies par la Banque Centrale, c’est fini. 

  • En revanche ce qui émerge c’est : 

-Le risque de dislocation, le risque de break -up comme on dit. 

-Le risque de dénomination, de conversion, le risque de change. 

-Le risque d’explosion sociale, de troubles, voire de révolution. 

Le tout accompagné de déclarations solennelles qui excluent totalement la disparition de l’euro. Le fameux « coûte que coûte ». 

Quand on met l’ensemble bout à bout, qu’on rapproche de l’autre élément passé sous silence, à savoir la dégradation rapide de l’activité économique en Europe et singulièrement en Allemagne, qu’on rapproche de l’affaiblissement accéléré de la conjoncture partout dans le monde, alors, on a la conviction qu’autre chose, un mauvais coup, se prépare.

Global Flash PMI 

Source JP Morgan

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La récession en Europe finit par freiner le moteur économique allemand

Plusieurs indicateurs importants sont passés à l’orange au cours des derniers mois. L’institut Ifo, qui mesure le moral des patrons, présentait son principal indice en baisse pour le quatrième mois consécutif. «La conjoncture continue de ralentir», explique le patron de l’institut, Hans-Werner Sinn. 

Certes, le produit intérieur brut (PIB) allemand a connu au second trimestre une progression plus forte que prévu, à + 0,3% alors que l’ensemble de la zone euro entrait en récession avec un recul du PIB de –0,2%.  «Tout laisse à penser que la modeste progression observée au second trimestre ne vas pas se répéter au troisième trimestre», estime Jonathan Loynes, de l’institut de recherche Capital Economics. «Les prochains mois seront difficiles, redoute Thomas Harms, l’un des patrons du cabinet d’audit et de conseil Ernst & Young. Les prévisions se sont assombries. Les entreprises font des économies où elles peuvent. Elles naviguent à vue, et se préparent à un second semestre difficile.» 

Siemens, le géant allemand de l’électronique rattrapé par la morosité de la zone euro s’apprête à supprimer 10 000 emplois. La semaine dernière, l’un des plus gros producteurs d’électricité, RWE, annonçait lui aussi 10 000 suppressions d’emploi. Et d’autres grands groupes pourraient leur emboîter le pas. Au total, l’institut DIW, proche des syndicats, redoute 200 000 destructions d’emploi dans le pays en 2012.  Selon l’institut officiel de statistiques Destatis, rien qu’en juin, la production industrielle a reculé de 0,9%, les commandes à l’industrie ont diminué de 1,7%, et les commandes domestiques ont baissé de 2% (–5% pour les commandes en provenance de la zone euro). 

Jusqu’à présent, les entreprises allemandes parvenaient à compenser la baisse de leur activité avec les voisins européens par un regain de la demande interne (tirée par une hausse des salaires, un faible taux de chômage et une faible inflation depuis 2011) et par une forte demande en provenance de Chine ou des Etats-Unis qui importent machines-outils et automobiles «made in Germany» à tour de bras. Les exportations vers les Etats-Unis ont bondi de 17% au cours des trois derniers mois. Le ralentissement de l’activité en Asie et en Amérique du Nord est donc particulièrement grave pour la locomotive allemande qui souffre également du renchérissement du prix du pétrole et surtout de la crise de l’euro.

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Pour ceux qui suivent la presse allemande, les indices sont là également, les conservateurs multiplient les interviews, les déclarations, les articles, les livres même, pour s’opposer à l’irrésistible ascension de Draghi. Encore ces derniers jours, Weidman est monté au créneau, il a frappé fort, très fort pour quelqu’un qui est habitué au parler façon « robinet d’eau tiède » des banquiers centraux.

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La Banque centrale allemande, la Bundesbank, ne rate jamais une occasion de critiquer l’option de rachats d’obligations publiques par la BCE, assimilable à un « financement des Etats par la planche à billets », selon les mots de son président Jens Weidmann dans un entretien au Spiegel paru lundi.  « Dans les démocraties, ce sont les parlements et pas les Banques centrales qui décident d’un tel partage des risques » Allant plus loin, M. Weidmann a même assimilé le « financement par les banques centrales » à une « drogue » qui peut rendre « accro ».

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Weidman a bien compris qu’en sous-main Merkel soutenait Draghi et que même Schauble, malgré ses sorties trompeuses, allait dans le même sens. Le gouvernement allemand se laisse violer, tous ses efforts se concentrent sur la question d’obtenir des contreparties. 

Weidman met en avant plusieurs points fondamentaux contre la monétisation :

-L’achat de bonds souverains viole les règles du traité. 

-Les achats indirects sont un moyen de tourner le traité. 

-Cette politique équivaut à un financement des Gouvernements par la planche a billets. 

-La BCE viole les règles de la démocratie en appauvrissant les contribuables citoyens. 

-Le financement monétaire est une drogue qui rend «addict», dépendant, on ne peut s’arrêter.. 

Il faut noter qu’après ces déclarations de Weidman, Merkel est intervenue pour… soutenir Draghi. Elle a dit: Weidman est dans son rôle en attirant l’attention sur les risques, mais Draghi n’a rien fait de mal, il reste fidèle à son mandat. Quant à Schauble, il a insisté sur «la nécessaire consolidation du secteur bancaire européen» et la nécessité de renouer avec une croissance vigoureuse en Europe et en Zone Euro.

Pour nous, tout est évident, on prépare ce qui,  il y a quelques années, aurait paru impensable, la monétisation, le financement monétaire des gouvernements européens et de leurs banques. Nous ajoutons de leurs banques car tout va dans ce sens. Ce qui se passe avec l’Espagne est un test grandeur nature. On a compris que l’on pouvait faire d’une pierre deux coups par la monétisation, recapitaliser les banques et, en même temps, renflouer les Etats.

 Il nous parait probable que l’on ira au-delà des achats de bonds souverains et que l’on mettra en place des tourniquets et subterfuges pour recapitaliser, par la monétisation, le secteur bancaire. Ce n’est pas un hasard si, depuis quelque temps, cette idée d’un contrôle européen du secteur bancaire fait son chemin, elle est complémentaire de la recapitalisation directe ou indirecte par la monnaie. Regardez les cours des valeurs  du secteur bancaire depuis quelques temps. Ils parlent d’eux-mêmes.

 En résumé, notre conviction est que l’on a touché les limites des fausses solutions antérieures, elles sont insuffisantes, elles provoquent divisions et affrontement, elles étouffent les économies, exacerbent les risques sociaux. Assez, assez, il faut passer à autre chose de plus radical.

Place à l’inflation de la monnaie. 

La crise des souverains, la crise bancaire, crise de surendettement généralisé, est une crise du crédit.

Les obligations des Etats, des banques, n’inspirent plus confiance, il faut les remplacer par autre chose, il faut engager la crédibilité d’une autre institution qui va émettre, elle aussi, du crédit, de la monnaie de crédit, et cette institution, c’est la BCE.

Les Etats Unis, la Grande Bretagne l’ont fait,  et ils se portent moins mal que l’Europe. 

Ils sont en avance  dans la monétisation, l’Europe a du retard . L’Europe va donc devoir combler son retard, vite et en un temps réduit. Elle va devoir forcer la marche. La toxicité des dettes contenues dans le secteur bancaire, les fuites de dépôts bancaires, les gouffres de finances publiques, tout contribue a ce que l’on frappe vite et fort. L’Europe a besoin d’une monétisation de prés de 3 trillions. Hé oui, cela va couter cher les erreurs, mensonges et malhonnêtetés réunies. 

N’écoutez pas les officiels, ils ne parlent que pour vous induire en erreur et avoir les mains libres pour monétiser en limitant les conséquences non voulues. Ils ne voudraient pas, par exemple que vous vous précipitiez sur les assets pour jouer cette inflation programmée, non, ce jeu est réservé aux banques, qui participent aux discussions et à leurs complices. Tout en proclamant, «Moi monétiser?, Jamais¨!» la BCE a pris une part significative sinon déterminante du refinancement des gouvernements en 2011. Alors on peut se demander qu’est ce que cela sera quand elle acceptera de dire publiquement, maintenant je monétise. Qu’est ce que cela sera quand elle le fera au grand jour. 

Les indicateurs qui permettront de suivre la détérioration de la situation ne sont pas des indicateurs très grand public, comme les taux des emprunts à 10 ans des pestiférés, ce sont des données discrètes comme la masse des besoins de refinancement des Etats et des Banques, les balances, les déséquilibres du système Target 2, le rythme des fuites des capitaux des déposants, les positions à terme sur les changes etc. C’est à ce niveau que se joue la dégradation de la situation européenne et c’est là qu’il faut regarder.

 ECB deposit facility and current account 

Source JP Morgan

La monétisation, ce n’est rien d’autre qu’une expansion du crédit frauduleux, couverte par les plus hautes autorités. Le stock de dettes des Gouvernements et des banques est trop gros pour être amorti. L’Europe est pour partie en proie a  une crise liquidité, pour partie en proie a une crise solvabilité et il y a une partie qui souffre des deux a la fois. 

Euro zone money supply and private sector loan growth 

Source JP Morgan

La BCE va gonfler son bilan, accumuler les créances pourries, créer des systèmes complexes pour recapitaliser les banques. Elle permettra à l’euro de survivre, mais ce sera sur le dos des peuples, avec un coût considérable

 

Une fois passés les ajustements des positions de la spéculation, la devise européenne va prendre le chemin de la baisse, l’euro va dévaluer. C’est l’une des conséquences de l’opération. Selon toute probabilité les capitaux des kleptos, des Ultra Riches, les Fonds étrangers vont aller voir ailleurs s’ils sont plus utiles et moins menacés. Il n’est pas impossible qu’un boom boursier s’enclenche, il pourra même bénéficier à tous les véhicules, actions, obligations, or, etc Il est probable qu’une embellie , un sursaut de croissance économique s’enclenche, c’est dans l’ordre des choses. Donc ne vous étonnez pas de la hausse paradoxale des marchés, il y a des Gros, des très Gros, proches des Pouvoirs et des Banques Centrales qui pensent comme nous. 

Tout ce là n’est que probable, mais ce qui est sur,  c’est que l’euphorie sera de courte durée, car ce boom sera artificiel et on aura confondu l’imaginaire avec le réel. On ne résout pas un problème d’excès de dettes en augmentant la masse de dettes, fut ce par le biais de l’émission de monnaie de crédit. La confiance, celle dont nous vous parlons souvent, a des limites. Des limites que personne ne connait. 

Apres la fête viendra l’heure de la gueule de bois. Dans deux ans, peut être trois. L’argent excédentaire dans le circuit mondial est considérable. On va en rajouter, en remettre et si cela marche, alors ce sera le déclic, le catalyseur. Tout ce qui est stocké, mis au parking par prudence va se déverser, inonder, submerger les économies et les marchés mondiaux. La vitesse de circulation va tenter de reprendre son allure normale après des années de baisse. Le problème au stade ou nous en sommes ce n’est même plus l’excès de monnaie dans le circuit, mais la vitesse à laquelle la monnaie va circuler. 

Une fois cet argent mis en mouvement, plus rien ne pourra l’arrêter. N’oubliez pas que les apprentis sorciers n’ont aucune expérience, aucune référence, aucune théorie pour traiter le problème , ils innovent.  Et quand on a vu le résultat de leurs innovations depuis 30 ans, on a des raisons d’être effrayés. Le patron d’Unilever Europe vient de faire un constat de bon sens. «La pauvreté revient en Europe nous sommes en train de nous y adapter.» Voila le résultat de décennies d’erreurs, de mensonges, de dirigisme .

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Le responsable pour l’Europe du géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire et des cosmétiques Unilever affirme dans un entretien paru lundi voir «la pauvreté revenir» sur le continent, et veut adapter en conséquence sa stratégie.

«La pauvreté revient en Europe», a déclaré Jan Zijderveld au quotidien allemand Financial Times Deutschland, ajoutant: «Si un Espagnol ne dépense plus en moyenne que 17 euros quand il fait les courses, je ne vais pas lui proposer un paquet de lessive qui coûte la moitié de son budget.» M. Zijderveld dit vouloir s’inspirer désormais en Europe des méthodes utilisées par Unilever dans les pays asiatiques en développement, en vendant des produits meilleur marché car en plus petit conditionnement.

«En Indonésie nous vendons des échantillons individuels de shampoing pour 2 à 3 centimes pièce et pourtant nous gagnons de l’argent», dit le responsable en Europe d’un groupe chapeautant des marques telles que Dove (savon), Magnum (crème glacée), Knorr (épicerie) ou Cajoline (adoucissant). Le Financial Times Deutschland rapporte qu’Unilever a par exemple commencé à vendre en Espagne de petits paquets de lessive ne permettant de faire que cinq machines.«Les marchés en Europe sont un peu les Jeux olympiques de la distribution: le plus difficile! Celui qui s’en sort ici y arrivera partout», a déclaré M. Zijderveld.

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BRUNO BERTEZ Le Jeudi 30 Aout 2012

EN ANNEXE :

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Le président de la Banque Centrale Européenne Mario Draghi a estimé que la politique monétaire « nécessite parfois des mesures exceptionnelles dans une tribune à paraître jeudi en Allemagne.  Dans cette intervention diffusée à l’avance mercredi par l’hebdomadaire Die Zeit, M. Draghi monte donc lui-même au créneau pour défendre l’intention de la BCE de réactiver son programme de rachats d’obligations publiques afin dit il d’apaiser les tensions en zone euro.

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The future of the euro: stability through change

Contribution from Mario Draghi, President of the ECB,
Published in « Die Zeit », 29 August 2012
 

Across Europe, a fundamental debate is taking place about the future of the euro. Many citizens are concerned about where Europe is heading. Yet the solutions presented appear to them unsatisfactory. This is because these solutions offer binary choices: either we must go back to the past, or we must move to a United States of Europe. My answer to the question is: to have a stable euro we do not need to choose between extremes.

The reason this debate is taking place is not the euro as a currency. The objectives of the single currency remain as relevant today as they were when the single currency was agreed. To spread price stability and sustainable growth to all European citizens. To reap the gains of the world’s largest single market and make the historic process of European unification irreversible. To raise Europe’s standing – not only economically but also politically – in a globalised world.

The debate is taking place because the euro area has not yet fully succeeded as a polity. Currencies ultimately depend on the institutions that stand behind them. When the euro was first proposed, there were those who said it would have to be preceded by a long process of political integration. This was because sharing a currency would imply a high degree of joint decision-making. Member countries would be a “Schicksalsgemeinschaft” and would need strong common democratic underpinnings.

But a deliberate choice was made in the 1990s not to give the euro such features. The euro was launched as a “currency without a state” to preserve the sovereignty and diversity of member countries. This informed the so-called “Maastricht setup”, which laid the euro’s institutional foundations. But as recent events have shown, this institutional framework left the euro area insufficiently equipped to ensure sound economic policies and effectively manage crises.

For this reason, the way ahead cannot be a return to the status quo ante. The challenges of having a single monetary policy but loosely coordinated fiscal, economic and financial policies have been clearly revealed by the crisis. As Jean Monnet said, coordination “ is a method which promotes discussion, but it does not lead to a decision.” And strong decisions have to be made to manage the world’s second most important currency.

A new architecture for the euro area is desirable to create sustained prosperity for all euro area countries, and especially for Germany. The root of Germany’s success is its deep integration into the European and world economies. To continue to prosper, Germany needs to remain an anchor of a strong currency, at the centre of a zone of monetary stability and in a dynamic and competitive euro area economy. Only a stronger economic and monetary union can provide this.

Yet this new architecture does not require a political union first. It is clear that monetary union does entail a higher degree of joint decision-making. But economic integration and political integration can develop in parallel. Where necessary, sovereignty in selected economic policy fields can and should be pooled and democratic legitimation deepened.

How far should this go? We do not need a centralisation of all economic policies. Instead, we can answer this question pragmatically: by calmly asking ourselves which are the minimum requirements to complete economic and monetary union. And in doing so, we will find that all the necessary measures are firmly within our reach.

For fiscal policies, we need true oversight over national budgets. The consequences of misguided fiscal policies in a monetary union are too severe to remain self-policed. For broader economic policies, we need to guarantee competitiveness. Countries must be able to generate sustainable growth and high employment without excessive imbalances. The euro area is not a nation-state where persistent cross-regional subsidies have sufficient popular support. Therefore, we cannot afford a situation where some regions run permanently large deficits vis-à-vis others.

For financial policies, there need to be powers at the centre to limit excessive risk-taking by banks and regulatory capture by supervisors. This is the best way to protect euro area taxpayers. There also needs to be a framework for bank resolution that safeguards public finances, as we see in other federations. In the U.S., for example, on average about 90, mostly smaller, banks per year have been resolved since 2008 and this had no impact on the solvency of the sovereign.

Political union can, and shall, develop hand-in-hand with fiscal, economic and financial union. The sharing of powers and of accountability can move in parallel. We should not forget that 60 years of European integration have already created a significant degree of political union. Decisions are made by an EU Council filled by national ministers and by a directly elected European Parliament. The challenge is to further increase the legitimacy of these bodies commensurate with increasing their responsibilities and to seek ways to better anchor European processes at the national level.

A more solid political foundation should allow for agreement on a basic principle: that it is neither sustainable nor legitimate for countries to pursue national policies that can cause economic harm for others. This constraint has to be built into how countries design their economic and social models. The only sustainable model is one that is consistent with the terms of a common currency. Countries have to live within their means. Competition and labour markets have to be reinvigorated. Banks have to conform to the highest regulatory standards and focus on serving the real economy. This is not the end, but the renewal of the European social model.

From the ECB’s perspective, a strong economic union is an essential complement to the single monetary policy. Building this will require a structured process with correct sequencing. Yet citizens can be certain that three elements will remain constant. The ECB will do what is necessary to ensure price stability. It will remain independent. And it will always act within the limits of its mandate.

Yet it should be understood that fulfilling our mandate sometimes requires us to go beyond standard monetary policy tools. When markets are fragmented or influenced by irrational fears, our monetary policy signals do not reach citizens evenly across the euro area. We have to fix such blockages to ensure a single monetary policy and therefore price stability for all euro area citizens. This may at times require exceptional measures. But this is our responsibility as the central bank of the euro area as a whole.

The ECB is not a political institution. But it is committed to its responsibilities as an institution of the European Union. As such, we never lose sight of our mission to guarantee a strong and stable currency. The banknotes that we issue bear the European flag and are a powerful symbol of European identity.

Those who want to go back to the past misunderstand the significance of the euro. Those who claim only a full federation can be sustainable set the bar too high. What we need is a gradual and structured effort to complete EMU. This would finally give the euro the stable foundations it deserves. It would fully achieve the ultimate goals for which the Union and the euro were founded: stability, prosperity and peace. We know this is what the people in Europe, and in Germany, aspire to.

European Central Bank
Directorate Communications
Press and Information Division
Kaiserstrasse 29, D-60311 Frankfurt am Main

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A PROPOS ET EN DERNIERE MINUTE : Le combat s’intensifie en Allemagne par Bruno Bertez

L’enjeu des combats actuels nous semble être la conquête de l’opinion publique allemande.

MODIFIED EURO BAZOOKA
SUPER MARIO ESF

 Tous les coups sont permis, les affirmations mensongères, les menaces voilées, les fausses analyses, les faux diagnostics, les fausses assurances.

Notre idée est que Merkel n’est pas très loin de soutenir Draghi et ses débordements. Nous avons remarqué et souligné qu’elle avait fait les gros yeux aux anti Draghi, à  Weidman de la Buba et aux leaders bavarois de son parti tout en osant affirmer que Draghi n’avait pas franchi la ligne rouge.

Draghi s’enhardit, il vient de donner une interview au journal allemand DIE ZEIT, donc il vise les Allemands, dans laquelle il développe sa propagande et ses contrevérités.

Dans ce texte modèle bêtise et de  mauvaise foi, il essaie de faire croire qu’il y a une voie moyenne entre le retour en arrière, fin de l’euro et l’intégration politique. Une voie moyenne quasi sans douleur, acceptable pour tous. Surtout pour les Allemands, qui, insinue t- il , sont les grands bénéficiaires de la monnaie unique.

Il suffirait de mesurettes pour recréer les conditions d’une marche vers l’unité et la convergence.

Nous conseillons à Draghi d’aller faire un tour en Espagne , cela lui permettra de comprendre que l’ alliance scandaleuse du gouvernement, des médias, des patrons et des syndicats a pour objectif de tirer le maximum des Pays du core européen sans rien donner en échange.

 THE BLACK DEATH...TROIKA AUDITOR

Les reformes sont bidons, cosmétiques, le gaspillage des fonds publics et européens continuent, la corruption règne en maitre, le pays s’enfonce,  avec la bénédiction des élites dans l’économie souterraine, la fraude fiscale, le black money etc.

L’Espagne s’enfonce dans le gaspillage, la corruption et le dumping, voila la réalité et on comprend qu’elle veut des sous, sans contrôle, sans condition.

L’Espagne veut continuer à piller les fonds de l’Europe et des Pays du core pour s’équiper en particulier, autoroutes, trains à grande vitesse tarifés à bas prix , le tout pour concurrencer le tourisme des autres pays en offrant des conditions de dumping .Pas de péage sur les autoroutes, carburant moins cher, hôtels à bas prix grâce au travail au noir de gens au chômage officiel, alcool bon marché , équipements collectifs surabondants etc
 .
L’Espagne poursuit sa politique qui consiste a vider les plages des autres pays par des avantages … financés par les autres pays victimes de son dumping. C’est cela la solidarité!

C’était une digression.

EURO STANDBY

Parmi les imbécilités de Draghi on lit :  » les monnaies en dernier ressort dépendent des institutions qui sont derrière elles ».

 A t- on jamais dit chose plus absurde. Quelle prétention , les monnaies dépendent non des institutions qui sont derrière elles, car ce sont des superstructures produites par le réel, mais du réel . Et le réel ce sont les nations, les peuples, les histoires, les organisations sociales, les organisations politiques, économiques, les tissus industriels .Vous avez beau avoir de bonnes institutions, si vous n’avez pas d’économie, votre monnaie c’est moins que rien.  Notre Draghi comme tous les financiers et politiciens marche sur la tète, les institutions sont un produit, une résultante des appareils économiques, sociaux et politiques . Et si l’euro ne marche pas, c’est parce que les économies, les sociétés , les politiques en Europe sont non pas uniques ou unifiables ou même convergentes, c’est parce qu’elles sont irrémédiablement diverses.

Raymond Aron , très européen croyait à juste titre l’Europe impossible car, disait il
merveilleusement : l’identité de l’Europe c’est sa diversité.  Bravo.

Plus loin, notre constructiviste monétaire façon Goldman affirme que les dirigeants européens n’ont qu’ à faire évoluer leurs systèmes, leurs pays, nous ne disons plus nation , le mot est tricard, pour les unifier, mais sans aller jusqu’a l’intégration politique. Il dit cela parce qu’il sait que les peuples évidemment ne veulent pas d’intégration politique. Mais en même temps il accorde aux hommes politiques, aux illusionnistes, le pouvoir de changer les structures sociales, économiques,  productives . Nous sommes en plein délire.  

Enfin, notons qu’il prétend avoir comme priorité première et en même temps ultime la stabilité des prix et de la monnaie, mais cette priorité comporte des exceptions, quand on est dans des situations comme la situation présente ou l’euro est en danger, ou quand  la politique de la BCE bute sur la dislocation de la zone etc . Bref la stabilité est prioritaire, après d’autres priorités dont Draghi est seul juge.

Jurgen Starck ancien economiste de la BCE répond frontalement dans le Handelsblatt à la propagande de Draghi : « En essayant de combattre le crise euro , la BCE  a déjà franchi de façon répétée la ligne rouge . Son plan d’achats des emprunts des souverains équivaut à un financement illégal des Etats . Ce financement va conduire à une inflation accrue ».

Si les économistes italiens, espagnols, grecs, français étaient meilleurs que les économistes allemands cela se saurait .Qui a conduit son économie au succès, qui est l’ancrage de l’euro, qui finance les pestiférés ? Certainement pas ceux qui défendent les positions actuelles sur le mélange du fiscal et du monétaire, certainement pas ceux qui veulent continuer à se surendetter.  Ceux qui ont réussi et constituent les exemples, ce sont les Allemands , leurs principes économiques et monétaires rigoureux, bref ce sont leurs économistes. Ce sont eux qui pensent juste.

MORGAN STANLEY SIGN

BRUNO BERTEZ Le Jeudi 30 Aout 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON :

7 réponses »

  1. Yessss ! Combnen de temps, cela va-t-il prendre ??
    Remember Japan ,and they are disciplined, one man-one country,,,they have their own currency, they kept the lowest interest rates for…..25 years ! et ils travaillent ,eux !
    Alors, regardez la France,et faites la comparaison…. On n’aura en France plus que des musées, des églises, à montrer aux touristes Chinois et Indiens, et nos fameux fromages… pas étonnant que tout cela pue ! Finalement, c’est plutôt une bonne chose que Normal 1er et sa bande d’ineptocrates soient « aux commandes »….La chute va être terrible !! Avec beaucoup de blood sweat and tears,,, les frogs pourront s’en sortir,,,sinon ce sera plutôt,, à la carte : fried or boiled ? frogs & fries :-))))
    La France est le seul pays disons krypto-communiste, qui ait réussi,,,, et si l’on voit l’évolution des autres exemples de kleptosocialisme, avec leurs belles classes dirigeantes, sovieto-mao-castro-nordkoreano-cambodiano, on attend de voir la chute: le « Charles de Gaulle » propulsé par son moteur de solex, attérrissant dans des cimetières d’éléphants du parti…et des meutes d’assistés , sous l’oeil goguenard des crocodiles , hyènes, vautours et vers de terre.
    Dust to Dust .
    Phoenyx. et je sais de quoi je parle ….

    « What does’nt kill U, makes U stronger » . Dale Carnegie, another enemy of the nomenklatura Française.

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  2. Je partage votre analyse sur la perte de confiance dans les marchés actions et la désertion qui en résulte de la part des investisseurs.Le marché n’est plus qu’un casino dont seul un cartel de croupiers bancaires tire profit. L’absence de joueurs à plumer risque néanmoins d’amener des dissensions au sein de celui-ci…

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  3. Vendredi 30 Aout . Attention mise au point a usage boursier

    Le pessimisme n’exclut pas l’euphorie.

    Afin de nous assurer que nos ecrits ne font pas contre sens et ne vous conduisent pas a des opinions boursieres inverses de celles que nous avons nous meme , nous souhaitons mettre les points sur les « I ».

    La perspective de la monetisation qui peut etre annoncée dès la semaine prochaine est terriblement negative pour les contribuables, les citoyens, les classes moyennes.
    C’est leur patrimoine, leur epargne, le produit de leur travail qui vont etre dilués, pillés au profit des pestiférés, au profit des banques, au profit des gouvernements socialistes et socio demo. Ce sacrifice des citoyens des pays du core dur et du core mou qui va etre imposés subrepticement , en cachette a la faveur de l’ignorance economique et monetaire. . . Ce sacrifice ne se verra que plus tard, dans deux ou trois ans voire quatre.

    En revanche, les effets monetaires, dopants apparemment positifs de la decision de monetiser, de trahir les Traités , eux seront rapides. Ils se traduiront par une chute des rendements des bonds des pestiférés, un effet de portefeuille qui va revaloriser tous les actifs a risque , un soutien de tous les marchés et peut etre une ebauche de degel conjocturel.

    Les effets positifs seront immediats, comme ceux du shoot des drogués.

    Donc , si tout se passe comme prévu, ne soyez pas pris a contrepied. Ce n’est pas parce que la monetisation est un crime que ce crime ne peut pas payer sur le court et moyen terme.

    L’infamie de la monetisation est conforme a la pratique politique dominante, laquelle consiste toujours a sacrifier le long terme au profit du court terme , a negliger les consequences non voulues, a jouer du tiers payant . En particulier lorsque celui qui paie est sans defense.

    Les pays du core dur et mou si ils acceptent cette infamie trahissent leurs citoyens et les enfants de leurs citoyens et leurs retraités , au profit des citoyens des pestiférés.

    N’oubliez jamais la logique profonde, cachée de la situation et des remedes que l’on risque de mettre en place . Cela consiste a vous dire « vous devez baisser votre niveau de vie, pour que eux, puissent maintenir le leur, sur votre dos ».

    Il va de soi que si nous etions dans des pays democratiques, le role des partis politiques et des corps intermediaires serait de faire ressortir ces consequences non voulues, ces consequences negatives. Nous ne sommes pas dans des pays democratiques.

    Leur role des intermediaires politiques serait de dire solennellement vous violez des Traités, vous prenez des risques sur le dos des citoyens presents et a venir sans mandat . Alors vous acceptez que l’on crée une Commission ad hoc de surveillance de vos actes et vous acceptez a partir des travaux et conclusions futures de cette Commission, vous acceptez de rendre compte de votre trahison devant les tribunaux.

    La seule chose qui retient encore un tant soi peu les tyrans, c’est le risque d’etre jugé pour crimes de guerre, cela doit etre la meme chose pour les crimes economiques.

    Souvenez vous, le sinistre Paulson americain , rendu prudent par les precedents de la Commission Pecora dans les années 30 a fait preciser, lorsqu’il a accompli ses vilenies, qu’i lne pourrait jamais etre inquieté , qu’il aurait l’impunité a vie. C’est bien la preuve que la question de la responsabilité des dirigeants dans les desastres se pose et qu’il faut s’y preparer .

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  4. Le président de la Bundesbank, opposé à la BCE, a menacé de démissionner

    FRANCFORT – Jens Weidmann, le président de la Banque centrale allemande (Bundesbank), a déjà songé ouvertement à démissionner en raison de son opposition au programme de rachats d’obligations de la BCE, affirme vendredi le quotidien Bild-Zeitung citant des sources financières.

    C’est le gouvernement fédéral qui l’a notamment persuadé de rester à son poste, toujours selon des informations de Bild.

    Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la Bundesbank n’a pas fait de commentaire. Il s’est contenté de rappeler une déclaration de M. Weidmann dans un entretien au magazine Der Spiegel paru lundi: La meilleure façon de faire mon devoir est de rester à mon poste.

    Le porte-parole adjoint du gouvernement, Georg Streiter, a refusé de commenter les informations du Bild, lors d’un point presse régulier. Il a toutefois assuré qu’Angela Merkel soutenait Jens Weidmann, avec qui elle a des contacts réguliers.

    La chancelière a estimé récemment qu’elle trouvait bien que le président de la Bundesbank rappelle sans cesse ce qu’est la politique de l’Allemagne.

    A la tête de la Bundesbank depuis à peine un an et quatre mois, Jens Weidmann critique de manière virulente le programme de rachats d’obligations de la Banque centrale européenne, qui devrait être prochainement relancé pour soutenir les taux d’emprunts des pays de la zone euro en difficulté.

    Il a récemment assimilé une telle politique à un financement des Etats par la planche à billets, qui risque de faire l’effet d’une drogue pouvant rendre les Etats accro.

    Mais la portée de ses critiques est limitée, car il ne dispose que d’une seule voix au conseil de la BCE, comme les autres gouverneurs de Banque centrale de la zone euro.

    Son prédécesseur à la tête de la Bundesbank, le bouillant Axel Weber, avait démissionné au premier semestre 2011, précisément parce qu’il était également opposé à ce programme de rachats d’obligations de la BCE, lancé en 2010.

    Il avait été imité en septembre dernier par le chef économiste de la BCE, Jürgen Stark, un autre Allemand, pour les mêmes raisons.

    Evoquant le souvenir de ces précédentes démissions spectaculaires, un député du parti conservateur de la CDU, Klaus-Peter Willsch, a déclaré jeudi au journal Handelsblatt : Weidmann ne tiendra sur la durée que s’il est certain du soutien de son pays. J’invite les responsables de la politique allemande à ne pas laisser planer le doute.

    source AFP Aout12

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  5. RATING DE CRÉDIT/Confédération: Moody’s confirme « Aaa » avec perspective « stable »
    Zurich (awp) –

    L’Agence de notation Moody’s a confirmé dans une mise à jour annuelle son rating pour la Confédération Suisse à « Aaa » avec perspective « stable ». La note reflète le niveau très élevé de la force économique, institutionnelle et de politique financière du pays, qui contribuent à limiter l’exposition au risque à un bas niveau, lit-on dans le communiqué diffusé vendredi.
    La force économique se manifeste aussi dans le niveau élevé des revenus moyens. En outre, la Suisse dispose d’une économie ouverte, hautement développée et diversifiée ainsi que d’un long passé empreint d’une sagesse économique et financière. De plus, le renchérissement est peu élevé. apparaît aussi dans les revenus moyens élevés
    Les experts relèvent la force du franc et la situation difficile qui en découle pour l’exportation. Ils constatent cependant aussi que les mesures de la Banque Nationale s’avèrent positives pour la solvabilité, en dépit de risques d’inflation à long terme.
    Moody’s constate que la valeur institutionnelle se traduit par une haute visibilité et stabilité du système politique. En matière de politique financière, l’agence de notation relève les mesures de frein aux dépenses et la discipline budgétaire.
    La Suisse dispose d’un vaste système bancaire en comparaison de la force de son économie et les prêts hypothécaires des ménages privés sont relativement élevés en comparaison du PIB.
    RATING DE CRÉDIT/Confédération: Moody’s confirme « Aaa » avec perspective « stable »

    Zurich (awp) – L’Agence de notation Moody’s a confirmé dans une mise à jour annuelle son rating pour la Confédération Suisse à « Aaa » avec perspective « stable ». La note reflète le niveau très élevé de la force économique, institutionnelle et de politique financière du pays, qui contribuent à limiter l’exposition au risque à un bas niveau, lit-on dans le communiqué diffusé vendredi.

    La force économique se manifeste aussi dans le niveau élevé des revenus moyens. En outre, la Suisse dispose d’une économie ouverte, hautement développée et diversifiée ainsi que d’un long passé empreint d’une sagesse économique et financière. De plus, le renchérissement est peu élevé. apparaît aussi dans les revenus moyens élevés

    Les experts relèvent la force du franc et la situation difficile qui en découle pour l’exportation. Ils constatent cependant aussi que les mesures de la Banque Nationale s’avèrent positives pour la solvabilité, en dépit de risques d’inflation à long terme.

    Moody’s constate que la valeur institutionnelle se traduit par une haute visibilité et stabilité du système politique. En matière de politique financière, l’agence de notation relève les mesures de frein aux dépenses et la discipline budgétaire.

    La Suisse dispose d’un vaste système bancaire en comparaison de la force de son économie et les prêts hypothécaires des ménages privés sont relativement élevés en comparaison du PIB

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