Commentaire de Marché

Politique Friction du Mercredi 19 Décembre 2012 : La situation politique française est instable, mais…Par Bruno Bertez

 Politique Friction du Mercredi 19 Décembre 2012 : La situation politique française est instable, mais…Par Bruno Bertez

 La chute de popularité de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault est terrible. Sarkozy nous avait habitués à de mauvais résultats mais, cette fois, les performances de Sarkozy sont pulvérisées. Cela, c’est pour la petite histoire. Pour la grande histoire, la question qui se pose est fondamentale : comment, face à la crise qui divise, obtenir une recomposition qui favorise la légitimité des actions.

   L’affrontement entre Fillon et Copé au sein de la pseudo-Droite, la multiplication des diversions fiscales, sociétales et personnelles, masquent, escamotent la situation politique réelle du pays. Il est évident que la trêve des confiseurs et la trêve financière liée à l’élection en Allemagne vont contribuer à la poursuite d’une sorte de faux climat de pause. Pourtant, en profondeur, le fond se fissure, le socle sur lequel repose la politique française se délite, nous dirions même que les fondations tremblent.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

L’affaire Sacilor Mittal est symbolique et elle a agi comme un révélateur de la nature réelle du gouvernement Ayrault et du Président Hollande. C’est un attelage social-démo de la pire espèce, un attelage « blairiste ». Sous couvert de discours, de vocabulaires et de symboles de gauche dure, ce gouvernement mène une politique klepto-libérale tout à fait équivalente à celle du Sarkozy des derniers mois. Une politique conforme aux injonctions des faux marchés manipulés par la classe bancaire.

La ligne concrète, fondamentale, du gouvernement, c’est d’éviter la dégradation par les agences, protéger les banques, les aider à faire leur plein sur le dos des citoyens, prôner la solidarité pour sauver les pestiférés européens, faire pression sur l’Allemagne pour obtenir plus de collectivisation des pertes, soutenir la BCE de Draghi pour qu’il monétise les gouffres de l’Italie. Nous disons l’Italie, car le vrai enjeu de la crise euro, actuellement en sommeil, c’est l’Italie.

S’il n’y avait pas eu l’affaire Mittal, où le gouvernement a trahi ses promesses et ses électeurs, le masque aurait pu encore faire quelque usage, grâce à la cosmétique, au maquillage et aux actions de diversion. Hélas, pour Ayrault et Hollande, il y a eu Mittal et les baisers de la mort de Parisot du MEDEF.  Il est apparu clairement à tous, même les plus bornés, que Hollande se ralliait, quand il était au pied du mur, aux injonctions des milieux d’affaires. Précisons, ce n’est pas nous qui parlons ainsi, nous ne faisons que reprendre les analyses de la presse de la première gauche. Nous,  nous disons que l’attelage gouvernemental se rend aux diktats de la sociale kleptocratie pseudo libérale.

La politique de Hollande est conforme à ce que nous avons analysé au cours de la campagne; sous couvert de promesses incohérentes, se cachaient une cohérence de conformité, de compliance aux souhaits des socio-kleptos dominants. Témoin, le statut privilégié, positif, conféré à la dette française. Elle est appréciée, recherchée. Hollande fait beaucoup plus pour les kleptos que Merkel par exemple, il va au-devant de leurs désirs ou de leurs ordres. Il réclame plus de monétisation de la BCE. Plus de solidarité, de contribution de l’Allemagne, plus de soumission de la Grande-Bretagne aux règles européennes, plus d’austérité, plus de taxation et de contrôle, plus de collectivisation des dettes bancaires. Bref, plus de sacrifices. C’est exactement le cahier des charges des banques.

L’ennui est que cela ne peut durer comme cela longtemps, surtout si le chômage continue de progresser.

Le dernier sondage qui sert de prétexte à notre article est terrifiant. Heureusement que la Droite n’existe pas. Heureusement que les médias sont encore aux ordres. Heureusement que c’est la fin de l’année, la trêve.

  • Hollande n’a que 37% d’opinions favorables, soit 34% plutôt satisfaits et 3% de très satisfaits. Il chute de 4 points après la tentative de stabilisation entamée en octobre. 
  • Hollande est à 62% de mécontents, soit 36% de plutôt mécontents et 26% de très mécontents.

C’est une Berezina. Un record.

  • Mais pour Ayrault, c’est pire, il est à 63% d’opinions défavorables et 35% seulement d’opinions favorables.

Le sondage est de bonne qualité, c’est un mensuel de l’IFOP.

Donc:

-Premièrement, l’accalmie des trois mois derniers  n’a pas duré, la chute reprend.

-Deuxièmement, le Président est dans des eaux dangereuses en termes de légitimité et de soutien.

-Troisièmement, le Premier Ministre est déjà usé, il ne protège plus le Président, il le plombe.

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François Hollande dit n’avoir « aucune raison » de changer de Premier ministre malgré sa forte baisse de popularité depuis la gestion du dossier du site ArcelorMittal de Florange. 

« Je n’ai aucune raison de remplacer » Jean-Marc Ayrault, dit-il, selon des propos rapportés dans Le Point à paraître jeudi. « Y en a-t-il un autre qui ferait ce qu’il fait avec autant de courage et de ténacité? Et sans aucun esprit de calcul! »

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Par ailleurs, la gauche dure s’est totalement désolidarisée, elle ne soutient bien sûr plus, mais elle tire à boulets rouges sur le social-traitre. Seul, l’attrait de la soupe permet encore le silence dans les rangs du PS, mais  la digestion des couleuvres est difficile. Ne parlons pas des EELV, d’une part ils n’existent pas et, d’autre part, ils s’éparpillent, si l’on peut dire, quand il s’agit de deux pelés et trois tondus.

Les médias sont encore entre deux chaises, il suffit de lire Libération et le Nouvel Observateur et de voir leurs chiffres de vente pour comprendre que les soutiens du pouvoir sont à la peine. L’affaire Médiapart, elle aussi, est un symbole avec le maillon faible de Cahuzac.

C’est dur pour un pouvoir de gauche de n’avoir comme personnalité populaire que… le Ministre de l’Intérieur, Valls!

La question que doit se poser déjà Hollande, nous avons failli faire un lapsus d’écriture et écrire Mitterrand, la question est: que faire ?

L’activité va encore ralentir, peu d’espoir de ce côté, même si ce n’est pas catastrophique.

Le chômage va monter, il y a la conjoncture plus le climat délétère hostile aux petits patrons.

Le déficit va croître, les objectifs ne seront pas tenus.

Apres l’élection allemande, les problèmes européens vont resurgir.

Aucune personnalité de gauche ou pseudo gauche ne peut venir aider Hollande en lui prêtant  sa popularité.

La logique du positionnement de la gestion de Hollande pourrait inciter à imaginer une recomposition, avec un appel au Centre. Hélas, Bayrou ne représente et donc n’apporte rien et Borloo est en embuscade pour récupérer les miettes de Bayrou et celles de l’UMP, il ne va pas gâcher ses chances.

C’est le grand vide. Comment le combler?

Aucune stratégie n’est possible, ou crédible. Le pouvoir est suspendu dans les airs, sans soutiens, sans projet même, déjà dérivant au fil de l’eau. Nous l’avons dit, la crise divise, fait éclater les alliances, aussi bien au plan domestique qu’au plan international. Plus c’est grave, plus c’est chacun pour soi,  plus il faut mentir, plus il faut utiliser la contrainte.

Il n’en sera peut-être pas toujours ainsi. En fait, tout dépend de l’issue de la crise au sein de l’UMP.

Pour l’instant, c’est une guerre des chefs sordide. Mais elle n’est pas sans signification politique. Fillon est le grand perdant. Il a perdu malgré sa légitimité de Premier Ministre de Sarkozy.

Derrière le problème de personnes, émerge celui du positionnement de base, du socle de l’UMP.

On sent que Copé cherche un socle plus dur, plus identitaire que Fillon. Certains disent plus radical,  ce n’est vrai qu’en termes sociologiques, pas en termes de projet et d’orientation politique. Copé n’a pas d’alternative à la politique de Fillon/Sarkozy, son analyse ne vas pas jusque-là. Il a une idée sur les forces sociales qu’il faut mobiliser ou reconquérir, mais sans plus.

Ce qui va se passer à l’UMP, disons-nous, aura une importance sur l’ensemble de l’échiquier dans la mesure où ce que l’on fera passer pour une droitisation laissera un espace libre, agrandi, élargi au Centre.

Mais ce n’est pas pour demain  et cela ne change rien à court et moyen terme au problème de Hollande à savoir,  comment continuer à gouverner.

BRUNO BERTEZ Le Mercredi 19 Décembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON

10 réponses »

  1. Comment continuer à gouverner ?

    Mais en faisant ce qu’il fait le mieux :

    Louvoyer et merdoyer ! Ce sont les deux mamelles habituelles qu’il emploie DEPUIS TOUJOURS !

    Sans oublier « prendre le vent et gagner du temps. » Mais là on parle des fondamentaux bien sur.
    C’est d’ailleurs un classique pour les utilisateurs de … pédalos ! lol

  2. votre analyse est, comme souvent, sans concession et stigmatise bien la merde dans laquelle nous nous enfonçons sans recours; le capitaine du Titanic supervise la mise en place des chaises longues sur le pont…..

  3. « La ligne concrète, fondamentale, du gouvernement, c’est d’éviter la dégradation par les agences, protéger les banques, les aider à faire leur plein sur le dos des citoyens, prôner la solidarité pour sauver les pestiférés européens, faire pression sur l’Allemagne pour obtenir plus de collectivisation des pertes, soutenir la BCE de Draghi pour qu’il monétise les gouffres de l’Italie. Nous disons l’Italie, car le vrai enjeu de la crise euro, actuellement en sommeil, c’est l’Italie. »
    Et ça c’est du libéralisme? Revoyez vos fondamentaux, Monsieur Bertez. Et lisez de temps en temps les blogs libéraux. C’est tout de même un peu fort de confondre oligarchie et libéralisme.

    • @brennec

      Avant de vous posez en mauvais donneur de leçon vous feriez mieux de révisez vos préceptes mon pauvre « ami » et commencez par apprendre à lire correctement…Ensuite vous passerez à la seconde phase celle de la compréhension…
      A bon entendeur nous ne vous saluons pas !!!

    • @brennec

      Je vous invite , avant de tenter de montrer que vous etes intelligent et cultivé , à nous montrer que vous savez lire .

      Je qualifie la politique du gouvernement , réguliérement , mais plus précisément dans ce texte ,
      de soumission »aux diktats de la sociale kleptocratie pseudo libérale ».

  4. Bonjour,

    La réaction de Cahuzac à propos des exilés fiscaux montre bien à quel point le gouvernement est aux abois (http://lexpansion.lexpress.fr/economie/cahuzac-suggere-que-les-francais-de-l-etranger-paient-des-impots-en-france_366091.html). On en viendrait presque à souhaiter que Mediapart ait raison.
    Contraint à un comportement schizophrène par les circonstances, comment ce pouvoir va-t-il faire pour sortir de l’impasse dans laquelle il s’est installé et où il se vautre? J’ai peur qu’il choisisse la fuite en avant, un peu comme celle suivit par feue l’URSS, mortelle à plus ou moins bref échéance pour notre pays, au nom de l’idéologie malsaine qu’il est sensé incarner. Les libertés individuelles et les droits naturels seront les premières victimes de cette folie. Je suis inquiet.

    Bonne journée

  5. Vendredi 21 décembre 2012 :

    Union Européenne : 1.600 milliards d’euros d’aides d’Etat versées aux banques de 2008 à 2011.

    Les aides d’Etat accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne.

    http://www.romandie.com/news/n/_UE_1600_milliards_d_euros_d_aides_d_Etat_versees_aux_banques_de_2008_a_2011_12211220121339.asp

    La phrase importante, c’est celle-ci :

    « fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d’euros. »

    Quand les banques privées vont mal, les Etats trouvent l’argent nécessaire pour les sauver.

    C’est bizarre, hein ?

    Quand les banques privées vont mal, les Etats trouvent l’argent nécessaire pour les sauver, et en plus les Etats accordent aux banques des aides qui sont illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence.

    C’est bizarre, hein ?

    Quand les banques privées vont mal, chaque Etat européen réussit à trouver l’argent nécessaire pour sauver ses propres banques privées.

    MAIS POUR LA GRECE ?

    Pour la Grèce, non, on ne peut rien faire, non, on n’a plus d’argent, non, on ne peut pas la sauver, non, ce n’est pas pareil, non.

    Si la Grèce avait été une banque privée, la Grèce aurait été sauvée depuis belle lurette.

  6. Vendredi 21 décembre 2012 :

    Chypre : « le risque d’un défaut de paiement est important et s’accroît », a précisé Standard and Poor’s.

    Lisez cet article :

    Zone euro : les Européens n’envisagent pas d’effacement de la dette de Chypre.

    Les instances européennes n’envisagent pas un effacement de la dette de Chypre, qui a vu sa note s’enfoncer encore cette semaine, à « CCC+ », malgré l’adoption d’un budget d’austérité sévère dans l’attente toujours vaine d’un sauvetage financier.

    Le président chypriote, Demetris Christofias, a lui-même exclu l’idée d’un effacement de sa dette : « Chypre n’acceptera pas une chose pareille », a-t-il déclaré vendredi à des journalistes.

    Jeudi 20 décembre, le quotidien allemand « Süddeutsche Zeitung » avait rapporté que le Fonds monétaire international (FMI) conditionnait sa participation à un plan d’aide à un effacement partiel de la dette chypriote, estimant que la mise en place des réformes exigées ne suffirait pas.

    Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a exclu vendredi de recourir à un effacement de la dette en rappelant que cette mesure avait été prise « de manière exceptionnelle » pour la Grèce.

    « La question ne se pose pas », a également déclaré Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). « Cependant, il est prévisible que le niveau de l’endettement de Chypre ne sera pas supportable » et « nous devrons regarder toutes les mesures pour le rendre supportable », a-t-il ajouté.

    Chypre est toujours en négociation avec la troïka – FMI, UE et BCE -, appelée à l’aide en juin. Nicosie estime avoir besoin sur quatre ans de 17 milliards d’euros, l’équivalent du PIB annuel du pays, dont 10 milliards pour renflouer les banques, plombées par la dette grecque.

    Le gouvernement chypriote, qui ne peut plus emprunter sur les marchés internationaux depuis juillet 2011, a dû puiser en début de semaine dans les fonds de pension d’organismes semi-publics pour pouvoir verser les 12e et 13e mois des fonctionnaires.

    Mais le ministère des Finances a assuré depuis que le budget était assuré jusqu’à l’arrivée de la première tranche d’aide, espérée en mars.

    Le FMI a en effet confirmé jeudi que les longues tractations sur le plan d’aide n’aboutiraient pas avant la fin de l’année. Pour MM. Juncker et Asmussen, elles devraient être finies pour l’Eurogroupe du 21 janvier.

    Devant la lenteur des discussions, l’agence de notation Standard and Poor’s (SP) a pour la troisième fois depuis août enfoncé un peu plus la note de la dette de Chypre dans la catégorie spéculative en l’abaissant de deux crans, de « B » à « CCC+ ».

    « Alors que les options de financement du gouvernement sont de plus en plus limitées et qu’il nous semble que les partenaires de Chypre dans la zone euro font preuve d’hésitation à partager le coût d’une sévère crise bancaire, nous considérons que le risque d’un défaut de paiement est important et s’accroît », a précisé Standard and Poor’s.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_les_Europeens_n_envisagent_pas_d_effacement_de_la_dette_de_Chypre46211220121522.asp

  7. Sur l’illusion monétaire il y aurait long à dire . Hollande compose autant que possible avec la révolte des nantis , là où Sarkhozy chercher à s’y vautrer . Cette révolte des nantis apparait au sein de chaque région , mais aussi des états , (ligue Milanaise contre le Sud , Catalogne et pays basque en Espagne , Flandre contre Wallonie , etc…) , et entre les états , non seulement Allemagne/pays-Bas/ Finlande contre le Sud , mais encore Europe / Japon contre USA . Pourquoi , je dirai qu’au fond l’illusion monétaire joue de moins en moins , pour 1 milliards d’euros , ou de Yens t-as plus rien .
    Il est admis de penser que le prolétariat est con , en bas de la chaine alimentaire , qu’en haut serai le capital et la bourgeoisie (entre les deux ) . La réalité à mon avis est bien au-delà , cette représentation est en retard d’une guerre de classes , tant mieux . A mon avis ce qui s’opére est tout autre chose , le passage de la dictature du prolétariat au socialisme , où régne le principe à chacun selon son travail . Travail productif s’entend . Ceux qui se révoltent sont ainsi bien caractérisés , ils travaillent beaucoup certes mais improductivement . Ce faisant s’opére dans l’infrastructure une mutation silencieuse qui échappe encore plus à l’impot donc à l’état que Depardieu , Afflelou et autres . Et tout autant à la monnaie et son illusion .
    Vous pouvez actuellement obtenir une maison confortable et autonome pour moins de 5000 euros , tout en bénéficiant de légumes frais , et du vrai haut débit , …à condition que vous le fassiez vous mémes .
    Comme dans la pub , vous pouvez alors déguster votre fromage aux fines herbes , pendant que le monde s’écroule autour de vous . Et ce fromage , bien meilleur vous coute 10 fois moins , en travail .
    Ventons l’angélique Jérémy Rifkin pour sauver la planéte , çà détourne l’attention .

  8. Question grand spectacle populaire , un film que je ne vous recommande pas : Breugel L’Ancien , à moins que vous n’ayez des problémes d’endormissement . S’ y joue le défi espace/temps , représentation/vie , pouvoir/liberté , etc … De quoi dormir . A moins que vous ne soyez éveillé .
    Le tableau décrit est composé selon une toile d’araignée , le genre d’animal qui vous endort et vous enveloppe dans un cocon , si vous avez eu le malheur de tomber dans ces fils .
    On y voit ce dont le pouvoir est capable quand il perd le fil . Aucune correspondance avec l’actualité , nous sommes sous controle , c’est entendu . Que vient y faire le temps ? C’est qu’il faut du temps pour tisser une toile , qu’il existe de l’espace entre les mailles et qu’avant que le prédateur qui se tient au centre ne parviennent là où vous vous étes emmelé , vous pouvez vous échapper .
    Donc c’est une question de rapport de vitesses . Vitesse , c’est à dire rapport de l’espace au temps .
    Sur leur scéne au centre , ils font leur numéro , rien n’oblige à rester fasciné . Encore que Breugel n’avait encore rien vu en 1564 , époque du tableau , bien pire a été par la suite , le Duc D’Albe . La terreur était alors purement gratuite , encore plus fascinante . ..
    Pour dire , on peut échapper à la toile , en échappant au freezing , resté éveillé , quelque part il y a une issue . Ainsi l’araignée nous fait croire , en ce moment qu’elle controle tout , en refaisant monter l’euro et baisser l’or , sa toile a des limites cependant , le moment n’est pas loin où son agitation , va provoquer la rupture de ses fils . D’autant qu’elle est trés agitée la bougresse . Action !

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