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A Propos!!! du Dimanche 17 Fevrier 2013: Les liaisons dangereuses avec préservatif par Bruno Bertez

A Propos!!! du Dimanche 17 Fevrier 2013:  Les liaisons dangereuses avec préservatif par Bruno Bertez 

Nous vous avons mis en  ligne ce texte de la pétition d’économistes contre la loi bancaire afin que vous vous en imprégniez bien, Il y a dans ce texte des chiffres intéressants, des suggestions de raisonnements qui vont dans la bonne direction. Mais, selon nous c’est de la poudre aux yeux qui, au lieu de démolir le projet gouvernemental, le valide. C’est le bon vieux retour du soviétisme avec le mythe des colombes et des faucons.

EN LIEN : Loi bancaire : Les contribuables ne doivent pas payer pour la finance.

   Le titre en particulier  est trompeur. Il nous avait alléché. Tiens, enfin on aborde la question du pillage des citoyens pour renflouer le couple maudit que forment les banques et les gouvernements. Tiens,  enfin on s’attaque à la Sainte Famille des kleptocrates que constituent le triangle Banque Centrale, Banques, Etat. Hélas  pas du tout. Tout ce que l’on veut dans cette pétition c’est continuer comme avant et surtout ne rien toucher d’essentiel qui mettrait en cause radicalement, fondamentalement le système pervers issu de la dérégulation. On veut le pérenniser en lui donnant l’apparence d’être plus sur, plus « secure » et donc plus acceptable. 

On reste donc dans la gestion des apparences dont le but est de préserver, de perpétuer ce système. Perpétuer le pillage des citoyens, et celui de l’économie productive au profit de l’état d’abord, de la finance ensuite, et des couches sociales qui prospèrent et se reproduisent grâce au  phénomène kleptocratique pris au sens propre, radical qui est le notre: le détournement de la monnaie, bien commun,   qui n’appartient à personne mais est au service de tous. 

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James Dimon le PDG de la plus large banque « TBTF » (trop gros pour faire faillite) des Etats-Unis, bénéficiaire d’en renflouement de plusieurs milliards de dollars par la banque centrale américaine (FED) a fait l’éloge de cette dernière car « elle a sauvé le système ». En effet, ils ont sauvé le système qui avait plongé le monde dans la crise financière, mais ils ont aussi renfloué et enrichi ceux qui étaient, et sont toujours, une partie intégrante de ce système

Aujourd’hui, emmêlé dans une vraie guerre au Mali, François Hollande ne déclare plus la guerre au monde de la finance. En fait, il possède à son tableau de chasse le premier renflouement de banque financé par les contribuables, le renflouement de 7 milliards d’euros de PSA Finance, la filiale bancaire du groupe PSA Peugeot Citroën. « Il a sauvé le système » aurait dit Dimon, parce que lorsqu’il n’y a pas d’autres recours, les citoyens et les contribuables, et leurs enfants, sont ceux qui payent, et ce n’est pas ceux qui ont investi dans la banque. Et cela peu importe qui est le président de la République. Wolf Richter sur son Blog Testosterone Pit

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La question du détournement du bien commun et du véritable statut des banques centrales n’est pas abordée, on reste sur le mythe mensonger de la Banque Centrale pur esprit, tombé du ciel, indépendante!

 

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT:

La question de la monnaie, de sa création, la question de savoir comment elle prend vie et meurt n’est pas abordée, elle est escamotée. 

Comment parler de la banque sans parler de la monnaie et de ses conditions, de ses  limites d’émission? Comment passer d’une monnaie qui finance tous les désirs et tous les délires à une monnaie au service de la production et de la réalité. 

Comment parler de la banque sans aborder la question du fractionnal banking?

Comment parler de sécurité bancaire sans aller voir ce qui se passe du cote  du « shadow banking system » , du marché des repos, des collatéraux, de la rehypothècation, des swaps de risque, et des dérivés. Le risque bancaire n’est pas là, où on le montre, où on le dit,  pas là où on fait  semblant de le pointer. 

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BMPS: pertes sur les produits dérivés

Monte dei Paschi a précisé l’impact comptable du retraitement sur ses opérations exotiques : les pertes s’élèvent à €730 M et viendront en diminution des fonds propres.

Le groupe bancaire italien Banca Monte dei Paschi di Sienna (BMPS) a annoncé  que ses pertes potentielles sur les produits dérivés atteignaient 730 millions d’euros à la fin 2012 mais ses dirigeants ont souligné que la banque «n’a pas de problèmes de liquidités». La banque, la plus vieille du monde, est au coeur d’un scandale financier qui a démarré il y a 1 mois avec la révélation d’investissements hasardeux dans des produits complexes qui auraient servi à masquer des pertes, des opérations effectuées par les ex-dirigeants sur lesquelles enquête le parquet de Sienne. La presse avait parlé de pertes possibles pour environ 700 millions d’euros.

En revanche, les trois opérations concernées auront un « impact positif sur les résultats futurs « pour des montants de l’ordre de €25 M / an. La banque de Sienne précise que son ratio Core Tier 1 qui était de 10,8% fin septembre 2012 est de 12,1% proforma de cette perte et de la souscription par l’Etat italien des « Monti bonds » pour €3,9 Mds. Ces titres serviront un coupon de 9% / an au minimum et les intérêts pourront être payés en cash ou en actions nouvelles à émettre au profit du Trésor italien si les résultats de la banque sont insuffisants.

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Les banques ne meurent pas par les pertes, elles meurent par la fuite des dépôts, les runs secrets sur leur refinancement de gros. Pas plus la reforme, que les critiques de la reforme, ou les ratios de Bale ne changent quoi que ce soit aux vrais risques. Au contraire, elles les augmentent en créant une sécurité illusoire. De la même façon que les rating bidons des Agences ont favorisé la montée de risques, et que les assurances de crédit les ont décuplées. N’est ce pas Dexia? La récente faillite de la 4 e banque néerlandaise montre l’imbécilité des ratios de fonds propres, cette banque les dépassait très largement. Et idem pour les espagnoles, jusqu’à la déconfiture. La question centrale de la fiabilité et de l’honnêteté des comptabilités des banques n’est pas évoquée, pas plus que celle des modèles bidons de mesure des risques et des tests de résistance aux chocs. 

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Le principal événement de ces dernières semaines a été la décision du gouvernement néerlandais de nationaliser SNS Bank, 4ème acteur bancaire du pays. Le gouvernement a utilisé son récent texte de loi voté en juin 2012 afin d’exproprier non seulement les actionnaires mais également les créanciers subordonnés du groupe et de sa filiale bancaire. Ceux de la filiale d’assurance ne sont en revanche pas affectés. Les importantes difficultés du groupe sur son activité de prêt dans l’immobilier commercial et le refus du gouvernement de valider un schéma de reprise par la société de « Private Equity » CVC ont poussé les autorités publiques à agir. L’Etat néerlandais va injecter €2,2 Mds dans la banque afin de la renflouer et passer des provisions suffisantes sur ses expositions à risque. Par ailleurs, un prêt de €1,1 Mds a été accordé à la banque ainsi que des garanties publiques sur de futures émissions pour €5 Mds. Enfin, €700 M seront apportés pour séparer de la banque les activités d’immobilier commercial et l’Etat néerlandais va tirer un trait sur les €800 M que SNS devait lui rembourser. Les créanciers et actionnaires peuvent déposer un recours auprès du tribunal d’Amsterdam afin de réclamer une indemnité compensatrice, mais le gouvernement néerlandais précise qu’en l’absence d’intervention de sa part, la banque aurait fait faillite et les investisseurs auraient perdu la totalité de leur mise : la cour d’Amsterdam se prononcera sur ce sujet le 25 février prochain. Par ailleurs, l’Etat néerlandais va lever €1 Md en 2014 au travers d’une contribution exceptionnelle imposée au secteur bancaire domestique. ING estime sa quote-part à payer autour de €300-350 M.

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La question des relations incestueuses et maffieuses qui unissent les gouvernements, Trésor Public aux banques est passée sous silence, on veut en fait, continuer comme avant , inflater en rond, financer l’étatisme, le socialisme, continuer à spolier, à détruire l’ordre social qui découle de la gestion orthodoxe de la monnaie et de la banque. Bref on veut continuer à b….r les individus et les citoyens en se proposant simplement de mettre un préservatif rose.

 La question du poids de la finance dans l’économie est dissimulée, on souhaite rester dans une économie financière ou les banques continuent par le pouvoir de création monétaire à  se substituer à l’épargne, à permettre de s’en passer pour mieux faire chuter sa rémunération, faire baisser le cout du capital,  et détruire l’ordre social qui en découle. 

On continue de laisser intacts les mécanismes de front-running sur le marchés, l’écrémage des performances de marché au profit de la finance, en le camouflant et en le cantonnant. 

Pour résumer, la réforme par la loi bancaire ne cherche qu’à perpétuer les dysfonctionnements antérieurs, nos économistes contestataires  ne cherchent qu’à couvrir tout cela d’un cache sexe, d’un voile pudique,  qui laisseront  intacts touts les vices du système, toutes ses perversions,  en prétendant les corriger. 

Nous vous recommandons la lecture de nos articles fondamentaux sur la finance et la kleptocratie en cliquant sur les pavés correspondant  en colonne de droite.

BRUNO BERTEZ Le Dimanche 16 Février 2013

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3 réponses »

  1. La finance pourrit tout, même le cerveau!

    Vous savez que la vérité sort de la bouche des enfants. Bien sur il faut la décoder, ne pas prendre ce qu’ils disent au pied de la lettre. On gagne toujours à les écouter, C’est la même chose avec les vieillards, dans leur gâtisme ils disent de choses intéressantes.

    Comme disaient les grecs, même le menteur exprime une vérité, il révèle qu’il est menteur.

    Greenspan ne résiste pas à une commission pour une prestation, Il est venu a CNBC, télé permabull pour se mettre à la disposition du clan haussier, du clan du renouveau. Nous vous avons produit un ou plusieurs articles sur ce sujet récemment, il était question de ses complices du même clan, Summers et Rubin.

    Il était donc interrogé par Bartiromo , préposée habituelle au passage des plats bullish.

    Elle lui demande: «Le fiscal cliff est ce que cela va affecter l’économie? Que pensez-vous du séquestre?»

    Réponse de notre Lord Alan, fait Lord par la cheffe klepto la reine d’Angleterre :  » La question est de savoir si cela va affecter le marché boursier, pas l’économie proprement dite. Le marché boursier est le facteur clef en matière de croissance économique. Si le marché boursier réussit à tenir malgré le probable séquestre, alors les effets sur l’économie seront mineurs. »

    Vous comprenez pourquoi votre fille est muette, c’est a dire pourquoi l’émule de Greenspan contrôle les indices boursiers et les fait manipuler. C’est vital, il faut passer le cap de l’incertitude du fiscal cliff et du séquestre.

    Ah si Hollande et Ayrault pouvaient penser ainsi, les ultra riches n’auraient aucun souci a se faire. Hélas pour nos compères socialistes, la croissance de l’économie ce n’est pas là qu’elle se joue, c’est sur la tonte des moutons, la réduction des inégalités et la redistribution.

    Greenspan dans son gâtisme révèle des secrets qu’il ne devrait pas, des secrets de fabrication de ses amis de la Fed.

    « Les données montrent que non seulement le marché boursier est un indicateur avancé de l’économie, mais qu’il est, en même temps, la cause de la croissance ».

    Greenspan ne nous dit pas tout, il ne va pas jusqu’a nous nous révéler le grand secret : C’est un indicateur contrarian! Ainsi les tops de 87, 2000 et 2008 ont, à chaque fois annoncé… la récession.

    Ah les braves gens!

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  2. Question « brute » du (petit) matin: Ca va durer encore combien de temps ce bordel? De plus même les citoyens aiment ce modèle pervers (la grande majorité ne le dénonce pas, et la cupidité/égoisme déployés lors de la bulle immo française nous a bien prouvé qu’en plus de s’en foutre, le français moyen s’il pouvait b…r son voisin il le ferait, tout comme les banques), n’en déplaise à ce blog. Je pense que dans le couple maudit, vous devriez ajouter: BetiseEtats-BanquesBanques centrales…

    Ce que vous dénoncez est juste, Mr Bertez, le système est celui-ci, celui que vous décrivez. Je trouve que vous devriez vous interesser plus aux motivations d’en bas. Reagissent t-il tous par depit et par copie de l’exemple d’en haut, ou sont-ils finalement pas si différents dans leur nature profonde?

    Cela dure, parce que les gens le veulent!

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