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A Propos!!! Du Dimanche 17 Février 2013 : Démystifions, démystifions par Bruno Bertez

A Propos!!! Du Dimanche 17 Février 2013 : Démystifions, démystifions par Bruno Bertez

Nous vous avons proposé de renverser la formulation du problème du cout du travail, de la croissance, de la compétitivité et du chômage. Nous espérons que vous avez saisi ce dont il s’agissait. Il s’agit de partir, comme d’habitude, de ce que l’on voit, c’est à dire de ne pas se laisser piéger par le mode de pensée dominant.

EN LIEN: Politique Friction du Samedi 16 Février 2013: Le cout du travail, une notion complexe par Bruno Bertez

 

   Le cout du travail ce n’est rien d’autre que la bonne vielle notion de cout de la reproduction de la main d’œuvre, ce qu’il faut qu’elle gagne pour continuer à travailler, entretenir sa famille, la loger, la transporter, veiller à ses soins et à son éducation etc… Nous disons que dans leur sagesse les citoyens travailleurs expriment cela de façon vraie et claire quand ils disent « On n’y arrive plus ».   

Il est évident que grâce à ce renversement, on commence à penser juste. On se pose la question mais est ce que les dépenses qui composent ce fameux cout sont justes, sont-elles à leur prix, sont-elles efficaces? Est ce que l’on en a pour son argent?

Et par voie de conséquence ce qui revient à soumettre à la critique ses différentes composantes:  

  • Est ce que l’on ne paie pas trop cher les services de l’état?
  • Est ce que l’on ne paie pas trop cher les déplacements?
  • Est ce que je ne paie pas trop cher mon logement?
  • Est ce que l’on ne paie pas trop cher l’éducation, la santé, la pharmacie?
  • Est ce que l’on ne paie pas trop cher les services bancaires?
  • Est ce que l’on ne paie trop cher les services protégés de la concurrence, le bistrot, les restaurants, les aliments cuisinés, etc etc…  

Comment la concurrence dans tous ces secteurs fonctionne- t- elle? Et si il n’y a pas de concurrence, comment est établi  le juste prix, l’honnête prix? Comment force t on ceux qui sont protégés à être efficace ? Ou même simplement à se mettre au travail? 

Bien entendu, les gens au pouvoir ne veulent pas entendre parler de cette démarche qui les mettrait en cause, eux, leurs gabegies et surtout leurs incompétences démagogiques. 

Bref au lieu d’admettre que les salariés sont trop payés et que les avantages sociaux sont trop généreux. Est ce qu’il n’ y a pas un vrai travail d’analyse et de comparaison à faire, suivi d’un travail de reforme, pour enfin donner un bon coup de pied dans la fourmilière. 

Le cout du travail exposé à la concurrence internationale est une résultante, on est passé totalement à coté dans la pseudo réflexion  de GALLOIS.  

Ensuite il faudrait s’intéresser à la qualification de ce travail, les comparaisons internationales n’ont aucun sens  si elles n’appréhendent pas en même temps, la structure et la spécialisation  des appareils économiques, les niveaux de technologie atteints.  

Mais non, ce que l’on veut ce n’est pas faire quelque chose de raisonnable, de sensé, de juste, ce que l’on veut c’est se donner la légitimité bidon d’appauvrir.

 

BRUNO BERTEZ Le Dimanche 17 Février 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

2 réponses »

  1. Ségolène à la BPI, une France bananière!

    Vous vous souvenez de l’affaire de Michel Sapin, lequel avait trouvé un job pour sa femme et était poursuivi pour prise illégale d’intérêts. On aurait pu ajouter à l’image de ce qui se passe pour les sociétés qu’il s’agissait d’un abus de biens nationaux. Quand un président de société fournit des emplois fictifs à sa famille, c’est un abus de bien social. Est-ce que, lorsque le Président d’un pays, ou le président d’un conseil régional, fournit du travail à sa famille, c’est un abus de bien national ou abus de bien régional, on peut se poser la question.

    Charentaise, je sais à quel point la gestion de Ségolène a été calamiteuse. Dettes, erreurs d’investissements, gaspillage, favoritisme, caractérisent sa gestion. Ce n’est évidemment pas un hasard si elle n’a pas été réélue; les Rochelais ont signifié qu’ils n’en voulaient pas.

    Hélas, Ségolène sort par une porte mais rentre par la fenètre comme un représentant de commerce éconduit. Faute que les Français lui reconnaissent des compétences, c’est donc le père de ses enfants qu’elle fait chanter qui est obligé de présider à son reclassement.

    On peut s’interroger sur la compétence qu’elle peut avoir en tant que vice-présidente de la BPI, futur fer de lance de l’investissement français. On aimerait connaître ses titres, ses diplomes, ses expériences en matière économique et surtout en la matière la plus pointue, celle qui concerne l’investissement. Car si déjà l’investissement privé est extrêmement difficile et nécessite des compétences exceptionnelles, l’investissement public, c’est encore pire, puisqu’il prétend se substituer au privé et faire mieux que lui. L’exemple du Crédit Lyonnais est-il déjà oublié?
    On croit rêver!

    Que l’ancienne patronne de Areva, qui a literalement planté la société, avec des dégâts qui se chiffrent par milliards, et avec des suspicions plus ou moins légitimes sur l’attitude de son entourage, puisse être proposée à des postes de responsabilités se comprend encore dans un monde de népotisme, mais que la mère des enfants d’un Président de la République, donc personne très en vue, puisse prétendre à des postes semblables paraît juste digne d’une République bananière.

    On peut se demander ce que vont penser les organes de contrôle, s’il y en a en France, on peut se demander ce que vont penser les ponctionnaires européens qui de près ou de loin vont quelquefois être amenés à co-financer des projets, on peut se demander ce que va penser le marché international de la sélection des compétences dans le pays phare, donneur de leçons mondial, qu’est la France.

    Les abus de biens sociaux c’est à dire nationaux, sont courant à la tête de l’Etat. Mitterrand et ses conseillers de l’Elysée en savent quelque chose, mais on a passé sous silence, Mitterrand c’est sacré.

    Hélas ou heureusement, ni Ségolène ni Hollande ne sont sacrés.
    Où sont les beaux esprits qui se scandalisaient quand Giscard recevait une plaquette de diamants, cadeau d’Etat?

  2. @Hélène

    Magnifique! Votre indignation réconforte à la fois sur la capacité d’analyse qui subsiste en France et sur le sens moral d’une partie des français.
    L’emploi est le cancer de nos sociétés. Il est produit par la logique industrielle au sens large, logique du progrès des techniques et des savoirs faire, par la logique du capital des lors qu’il n’est pas policé par l’épuration destructrice, par le constructivisme qui fausse les signaux des marchés, par la politique politicienne qui affecte les ressources, là ou elles sont le plus inefficaces.
    L’emploi c’est sacré, ce devrait être le seul domaine, s’il en reste un, où la nuisance politicienne ne devrait pas avoir le droit de se manifester. Il faut diriger les ressources pour s’équiper là où elles sont les plus utiles, aussi bien les ressources financières que les ressources humaines.
    L’intervention de l’état en ce domaine n’est qu’une longue suite de catastrophes… de catastrophes et de prébendes, et d’abus.

    On a vu ce qu’ont donné les nationalisations, au point, que même les socialistes n’en veulent plus.

    On a vu ce qu’à donné l’IDI, un champ de batailles d’intérêts particuliers et de fortunes personnelles construites sur les deniers publics.

    On a vu ce qu’a donné la grande Banque d’Affaires Française à l’Allemande avec les 150 milliards du Crédit Lyonnais.

    On a vu ce qu’a donné le CEPME qui finançait les entreprises politiques partisanes par la dette, et abandonnait les dettes, cadeau suprême, peu de temps apres les avoir accordées.

    On a vu les CIASI, et autres fiefs prébendiers des conseils généraux.

    Et nous tenons en réserve d’autres exemples à disposition…

    Donc nous disons l’emploi c’est sacré, et s’il y a bien un domaine où l’on devrait tenter d’être sérieux, inspirer confiance, c’est bien celui là.

    La BPI est censée être le fer de lance du redressement et donc de l’emploi.

    Or que voit-on à sa tète un homme qui a tout fait, sauf la preuve de sa compétence aux différents postes qu’il a occupé, et dont on se demande si la seule référence n’est pas d’avoir servi, et une Vice
    Présidente incapable de gérer une région, incapable d’être élue malgré une vague porteuse de gauche .

    Quels sont les titres, les droits, les références? Show me the money!!!

    Avec de tels choix l’inefficacité, la politisation bébête, la gabegie sont assurés.

    Depuis quand, dans un pays les nominations sont elles dictées par les querelles intestines, ou plus bas encore, familiales et conjugales. Si Ségolène représente quelque chose, peut être utile politiquement, qu’on lui donne un poste politique comme on voulait le faire. Mais une nomination politique est incompatible avec les rivalités concubinales n’est ce pas? Alors il ne faut pas de nomination du tout. Surtout pas technique. Pitié pour l’emploi, pitié pour la France.
    On a vu…

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