Etats-Unis

Obamagate à répétition : Scandale d’écoutes téléphoniques, biais partisan du fisc américain dans certaines enquêtes, exploitation politique de la tragédie de Benghazi

Obamagate à répétition : Scandale d’écoutes téléphoniques, biais partisan du fisc américain dans certaines enquêtes, exploitation politique de la tragédie de Benghazi

L’agence Associated Press dénonce avec véhémence les écoutes téléphoniques dont ont été l’objet plusieurs de ses journalistes sous surveillance

L’histoire des écoutes téléphoniques a choqué. L’agence AP elle-même, qui avait révélé en mai 2012 qu’un attentat fomenté à partir du Yémen avait été déjoué, a manifesté son indignation. Elle avait pourtant retardé la publication de l’affaire à la demande de la Maison-Blanche pour ne pas porter préjudice à l’enquête en cours menée par la CIA. Les données obtenues sur une période de deux mois par le Département de la justice pourraient trahir certaines sources confidentielles utilisées par l’agence de presse. Les associations de journalistes crient à la violation du premier amendement de la Constitution garantissant la liberté de la presse.

L’Internal Revenue Service (IRS) a été accusé d’avoir ciblé ses enquêtes sur des groupes (de droite) du Tea Party ou de patriotes entre 2010 et 2012 pour examiner si leur requête en vue d’obtenir le statut d’organisation à but non lucratif exemptée d’impôts était justifiée.

Pour profiter d’un régime fiscal de non-imposition traditionnellement réservé aux associations caritatives, et qui leur permet de ne pas révéler le nom de leurs donateurs, de nombreux groupes conservateurs ont, à partir de 2009, déposé des demandes auprès de l’IRS. Les organisations politiques n’ont pas le droit d’en profiter, mais ces associations assurent, pour profiter de ce statut, vouloir «informer» le public sur la Constitution ou le budget. Pour l’obtenir, il importe d’agir avant tout dans un but de promouvoir «le social» (social welfare). Ledit statut permet de faire du lobbying, mais interdit de verser des sommes dans la campagne électorale.

Le fisc a reconnu , en présentant ses excuses, que des dizaines d’entre elles avaient été sélectionnées pour un examen approfondi, alors que les groupes de gauche, beaucoup moins nombreux, ne semblent pas avoir fait l’objet du même ciblage.

Deux hauts responsables du Département d’Etat ont livré un témoignage musclé devant le Congrès au sujet de la tragédie de Benghazi, en Libye, où quatre Américains ont été tués lors d’un raid mené par des islamistes radicaux.

Pour eux, l’administration n’a pas pris au sérieux les menaces sécuritaires en Libye et à Benghazi. Elle a tenté de couvrir le fait que l’attaque du consulat américain dans l’est de la Libye, qui était en réalité une base de la CIA, provenait d’islamistes radicaux afin de ne pas altérer la rhétorique électorale d’Obama sur la défaite d’Al-Qaida après la mort de Ben Laden.

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