Allemagne

Brèves de trottoirs du Dimanche 10 Novembre 2013: News d’Europe sous le signe d’Halloween!

Brèves de trottoirs du Dimanche 10 Novembre 2013: News d’Europe sous le signe d’Halloween!

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés…

Les 16 plus grandes banques européennes ont augmenté leurs investissements dans les obligations d’État au cours des deux dernières années, pour leur faire atteindre 26%, soit 550 milliards d’euros.

Dans le même temps, elles ont réduit les prêts qu’elles ont accordés aux entreprises de 9%, soit de 440 milliards d’euros, rapporte Reuters.

C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par Fitch Ratings, qui confirme que les règles de Bâle III, qui devront être effectivement appliquées par toutes les banques à la fin de l’année 2018, ont déjà impacté la gestion du capital des banques, leur stratégie de crédit et leur exposition au risque. Selon cette réglementation, entre autres, les banques ne seront pas obligées de limiter les prêts qu’elles accorderont aux Etats souverains à une fraction de leurs capitaux, comme elles le seront avec les dettes des agents privés.

Le papier de Fitch indique que ces nouvelles règles pourraient avoir pour effet pervers d’encourager les banques à plus prêter au secteur public, aux dépends du secteur privé.

Récemment, Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, a vivement critiqué le traitement préférentiel qui sera appliqué sur l’exposition à la dette souveraine dans une nouvelle réglementation en préparation dans un article d’opinion paru dans le Financial Times. Selon le président de la ‘Buba’, ce traitement de faveur risque d’inciter les banques à souscrire massivement des obligations souveraines, notamment celles de leur pays, ce qui risque de dissuader en retour les Etats les plus fragiles de mener des réformes, puisqu’ils ne rencontreront plus de difficultés pour refinancer leur dette.

Weidmann rappelle que les Etats peuvent aussi faire défaut, réfutant l’hypothèse courante qui voudrait que les obligations d’État soient sans risque. « L’hypothèse de l’actuelle réglementation selon laquelle les obligations d’Etat sont sans risque a été infirmée avec ce qui s’est passé récemment. Le temps est venu de s’occuper de façon règlementaire au traitement appliqué aux expositions à la dette souveraine. Sans lui, je ne vois aucune méthode fiable pour briser le lien entre les banques et les Etats », écrit-il. EXPRESS.BE

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Der Spiegel : « Examen des obligations d’état italiennes : Les étranges standards de la BCE »

Apparemment la presse allemande n’a pas beaucoup aimé la baisse des taux directeurs de la BCE et se met à fouiller un peu dans les méthodes et normes de la BCE. Ce qui en ressort n’est pas vraiment brillant. Voilà ce qu’il en ressort d’après Der Spiegel :

  • Le  domaine visé est celui des obligations d’état déposées en collatéral en  l’échange de prêts. Plus précisément, il s’agit d’un type particulier      d’obligations appelées « obligations      coupons détachés » (Stripped bonds ou short bonds). Une centaine de ces obligations sont actuellement notées « A » par la BCE et la Banque Centrale d’Italie alors qu’ils sont notés « B » par les  agences de notation.
  • En  accordant un « A » à ces obligations, elle favorise les banques  italiennes qui en détiennent et qui s’en servent comme collatéral pour obtenir des prêts de la BCE.
  • Normalement  la BCE se sert de l’évaluation de 4 agences de notation (les 3 principales      + DBRS (Dominion Bond Rating Service) pour évaluer la qualité du      collatéral qui lui est soumis.
  • Concernant   les obligations de l’Italie seule la petite agence DBRS maintient une      notation « A ». Le gros problème est que l’agence DBRS  elle-même a souligné auprès du journal Spiegel que leurs notations ne      concernent actuellement pas les « obligations coupons détachés »      Aucune revue des obligations italiennes n’a été effectuée en détail par  cette agence.
  • La BCE utilise toujours la meilleure note dans la catégorie d’obligation      visée tant que les obligations spécifiques n’ont pas été examinées.      Néanmoins, comme le rapporte l’agence sa notation ne porte même pas sur      cette catégorie, la conclusion du Spiegel est sans appel : « La BCE ne      devrait pas utiliser cette classification pour les obligations en      question, c’est aussi simple ».
  • Après  une réponse de la BCE à des demandes du Spiegel, l’agence de notation DBRS  a envoyé un second mail indiquant que les informations communiquées ne devraient pas être utilisées. Conclusion du Spiegel : « Cela      ressemble à un freinage d’urgence« .

Mise en question de la transparence et de l’indépendance et de la transparence de la BCE, cela pose également question quant à l’objectivité de la BCE qui pourrait être tenté d’user certaines failles, tout du moins à avoir une interprétation extensive de certaines dispositions, pour des visées stratégiques. Source : Points de vue alternatifs

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Zone euro. Recul de 12% des actifs bancaires depuis la crise de 2008. Le nombre d’établissements bancaires a par ailleurs baissé de 10%.

Les actifs des banques de la zone euro ont reculé de 12% entre 2008 et 2012 tandis que le nombre d’établissements a baissé de 10% au cours de la même période selon un rapport publié le 4 Novembre 2013 par la Banque centrale européenne (BCE).

A fin 2012, «les actifs du secteur bancaire (sur une base consolidée, excluant les très petites entités) ont reculé de près de 12% par rapport à 2008, à 29.500 milliards d’euros, avec une majeure partie de l’ajustement réalisé en 2009, alors que la crise s’étendait», a expliqué la BCE, se basant sur des données déjà publiées au cours des dernières années ou collectées auprès des autorités nationales et des banques.

La part des prêts dans ces actifs a diminué dans la majorité des pays de la région, «spécialement en 2011 et 2012 en raison des conditions macroéconomiques faibles et d’une pression accrue sur les banques pour réduire leur endettement». «Dans certains cas, cela est aussi dû au transfert de prêts douteux à des sociétés de gestions d’actifs ou des structures de défaisance (bad banks)». Quant aux établissements bancaires, leur nombre a reculé de 10%, passant de 2909 à 2646, a ajouté l’institution monétaire de Francfort.

Toujours selon ce rapport, l’Allemagne continue de détenir le plus gros secteur bancaire de la région avec un total d’actifs de 7600 milliards d’euros, suivie de la France avec 6800 milliards. «Les systèmes bancaires dans les pays les plus grands, comme l’Allemagne, la France et l’Italie, sont plus fragmentés et comportent des secteurs d’épargne et coopératifs forts», a souligné la BCE. Dans les pays plus petits, «les systèmes bancaires tendent à être plus concentrés, à l’exception notable de l’Autriche et du Luxembourg», car en Autriche le système s’apparente à ceux des plus grands pays tandis que le Luxembourg est caractérisé par «la présence d’un grand nombre d’instituts de crédit étrangers».

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Les investisseurs institutionnels ne sont pas égaux face au risque.

Leur solvabilité se dégrade à des degrés divers: 102% auprès des caisses de pension des Pays-Bas, 84% les caisses de pension britanniques et 94% les assureurs européens sur la base de «solvabilité 2». La situation est pire qu’on ne le dit parce que le taux d’intérêt employé pour actualiser et évaluer les engagements est supérieur au taux du marché, selon AXA IM. En fait, les engagements ne sont pas couverts par les actifs. C’est pourquoi, par exemple dans les caisses de pension britanniques en primauté de prestations, la part des actions a été fortement réduite durant ces dernières années.

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Ce sont les périodes de crise et de guerre qui permettent aux Etats d’accroître à n’importe quel prix leurs pouvoirs et leur emprise sur la société, observe Olivier Braun, analyste de l’Institut Turgot.

Durant la crise actuelle, les grands principes ont été bafoués dans la zone euro, telle l’interdiction de la monétisation de la dette. Il souligne le principe fondamental du respect des contrats qui serait violé avec l’idée du FMI d’une taxation unique de 10% sur le capital. En cas de référendum, Olivier Braun suggère que le citoyen préférerait pas une taxation de 10% de l’épargne, sachant que le remboursement repose sur une spoliation.

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Le Traité de Maastricht (anciennement Traité de l’Union Européenne) a été signé le 7 février 1992 par les membres de la Communauté Européenne à Maastricht, aux Pays-Bas. Il a donné naissance à l’Union Européenne et abouti sur la création de la devise unique, l’euro.

Obligations

L’une des obligations imposées par le Traité était de ‘conserver des politiques fiscales stables et de limiter la dette à 60% du PIB et les déficits annuels à 3% du PIB’.

Vingt ans plus tard, voyons où en sont ces obligations.

Merci de bien vouloir considérer cet article des Echos : Sévère crise d’adolescence pour le traité de Maastricht et sa monnaie unique

Une fois dans la zone monétaire, les gouvernements devront, sous peine de sanctions, limiter leur déficit public à 3 % de leur PIB et leur dette à 60 % du PIB. Le traité est toutefois violé avant même que l’euro ne voit le jour puisque sur les 11 Etats qui l’adoptent, en 1999, 6 sont au-dessus du niveau de dette requis, notamment l’Allemagne, l’Autriche les Pays-Bas et l’Italie.

Poursuivant la logique du «  chacun pour soi », une clause de «  no bail-out » interdit à la banque centrale et aux Etats de porter secours à un partenaire si celui-ci, trop endetté, n’avait plus accès aux marchés financiers.

Le péché originel

La désillusion de Maastricht

Eurointelligence a publié ceci sur la désillusion de Maastricht.

Le monde a beaucoup changé depuis que le traité de Maastricht a été signé. Les Echos montrent bien comment la dette publique a augmenté dans tous les pays membres. Aujourd’hui, seuls quatre états membres ont une dette inférieure à 60% de leur PIB. Les trois grandes erreurs du Traité de Maastricht ont été soulignées par la crise : manque de solidarité, surveillance mutuelle insuffisante et manque de convergence économique. Et ces erreurs remettent en question le projet dans son intégralité.

Un récent sondage prouve que 36% des gens voteraient aujourd’hui en faveur du Traité de Maastricht (contre 51% en 1992) si un référendum devait être tenu. La rhétorique anti-euro est désormais acceptable. Les bureaucrates (eurocrates) tiennent le système debout de force. Un vote ne jouerait même pas en leur faveur.

La Bundesbank, par la voix de son président Jens Weidmann, s’oppose à un programme de quantitative easing (assouplissement quantitatif) sans conditions arguant du risque moral et de l’interdiction du financement monétaire des déficits inscrite dans les Traités!

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La semaine dernière, le Trésor américain a vivement critiqué le modèle économique allemand, à qui il reproche d’avoir entretenu un large excédent commercial et de ne pas avoir assez soutenu sa demande intérieure.

En clair, les Allemands exportent trop, ils ont inondé des pays contraints à suivre des politiques d’austérité avec leurs produits, et ils ne consomment pas assez, et cela contribue à expliquer la faiblesse de la croissance dans la zone euro.

L’actuelle présidente du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, alors ministre de l’Economie en France, avait déjà émis de telles critiques. Et la semaine dernière, le vice-président du FMI, David Lipton, a proposé que l’Allemagne s’engage à réduire son excédent commercial, et à fixer des objectifs d’excédents à ne pas dépasser, lorsqu’il a rencontré des officiels du ministère des Finances la semaine dernière.

Hier, c’était au tour de la Commission Européenne qui a menacé l’Allemagne de sanctions disciplinaires pour maintenir un compte courant excédentaire qui enfreint les règles de l’UE en matière d’équilibres macro-économiques. L’année dernière, le surplus à l’export de l’Allemagne s’est monté à 7% du PIB, et il ne devrait baisser que légèrement l’année prochaine, ce qui forcera la Commission à intervenir, parce que la valeur moyenne ne peut pas dépasser 6% sur 3 ans.

Les représentants du gouvernement allemand répliquent que les problèmes ne viennent pas de l’Allemagne, mais des pays de la périphérie qui ont vécu au dessus de leurs moyens pendant plusieurs années au détriment de leur compétitivité. Ils indiquent que le surplus de compte courant à l’égard des partenaires commerciaux de la zone euro a été divisé par 2 entre 2007 et 2012, passant de 4,4% à 2,2%, alors que dans le même temps, il s’est développé à l’égard d’autres pays, comme les Etats-Unis, par exemple.

Ils rejettent les recommandations qui leur sont faites, estimant qu’elles sont dignes d’une économie planifiée, et observant que personne n’est forcé d’acheter les produits allemands. En outre, même s’il est vrai que les Allemands consommeraient plus de biens importés s’ils gagnaient plus d’argent, l’Etat n’a aucune emprise sur ce phénomène, puisque les négociations salariales en Allemagne sont conduites entre le patronat et les syndicats, et que le gouvernement n’y est pas associé.

L’excédent commercial allemand pourrait même être une aubaine pour les pays de la périphérie, estime Der Spiegel. En effet, les industriels allemands intègrent des pièces détachées importées d’autres pays, souvent des pays de l’Europe Centrale ou de l’Est, eux-mêmes en déficit commercial, dans les voitures et les machines-outils qu’ils exportent. Selon une étude du think-tank Ifo basé à Munich, la part de ces composants a grimpé de 13,5% en 1995 à 20% en 2008. Leur proportion dans l’industrie allemande est 3 fois plus importante que celle qu’elles peuvent avoir en Espagne, en Italie ou en France. Par exemple, la moitié des pièces détachées que BMW utilise pour construire ses véhicules en Allemagne provient de l’étranger.

En outre, les firmes allemandes ouvrent des usines à l’étranger, où elles contribuent à créer des emplois. L’usine Volkswagen au Portugal est le plus gros investissement étranger du pays, par exemple.

En Allemagne, l’industrie représente 22% de l’économie, et les entreprises familiales ont acquis un savoir-faire qui leur a permis de s’implanter au plan international. Il ne sera donc pas si facile de leur faire changer d’orientation. Des Eurocrates sont d’ailleurs bien conscients que les excédents commerciaux allemands ne sont pas un problème en soi, et que tout le monde se satisfait du dynamisme de l’économie allemande. Il est en effet nécessaire que l’Allemagne reste le moteur de l’Europe. Source EXPRESS.BE/DER SPIEGEL

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La montée du cours de l’euro pousse les Etats-membres dans la déflation, qui complique le désendettement des pays de la périphérie.

En octobre, le taux de l’inflation est tombé à 0,7% et sur les 3 derniers mois, la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, Chypre, l’Irlande, la Slovaquie, l’Estonie et la Lettonie ont tous vu leurs niveaux de prix baisser, lorsqu’on les corrigeait des taxes.

Selon une étude de la Bundesbank, le seuil de tolérance d’un euro fort est de 1,79 dollar pour l’Allemagne, mais il n’est que de 1,24 dollar pour la France, et même 1,17 dollar seulement pour l’Italie. La semaine dernière, l’euro a terminé à 1,35 dollar, ce qui signifie que l’Allemagne n’est pas encore menacée, alors que l’Italie est plongée dans les difficultés. La production industrielle s’est effondrée de 26% par rapport à son niveau le plus élevé qu’elle avait avant la crise financière de 2008.

Pour les Allemands qui vendent des machines outil et des voitures de prestige avec une grosse marge, la problématique est très différente de celle des pays de la périphérie, qui font concurrence à la Chine. L’Allemagne bénéficie aussi de l’avantage qu’elle a acquis avec la réforme de son marché du travail (le plan Hartz) qui lui a permis de gagner 25% de compétitivité vis-à-vis des autres Etats-membres.

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BCE: Mario Draghi défend l’Allemagne pour ses excédents commerciaux

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a pris le 7 Novembre la défense de l´Allemagne, critiquée récemment pour ses excédents commerciaux, selon l´agence de presse allemande dpa. «C´est vrai que les excédents commerciaux sont élevés», a dit M. Draghi dans un discours à Hambourg (nord) organisé par l´hebdomadaire allemand Die Zeit. Les déséquilibres dans la zone euro sont un grand problème, cela ne peut pas être surmonté par l´affaiblissement des pays les plus forts, a-t-il déclaré, selon l´agence de presse dpa.

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L’argent de l’UE est resté mal géré l’an dernier

Les contributions au budget européen sont restées mal gérées en 2012, avec des dépenses indues au profit de projets agricoles et plus d’erreurs qu’en 2011, a déploré hier la cour des comptes de l’UE. Le total des erreurs de gestion représente 4,8% des 138,9 milliards d’euros de dépenses réalisées en 2012, contre un taux de 3,9% en 2011. La cour des comptes a toutefois imputé 0,3% de cette différence à une modification de ces méthodes comptables.

Même s’il ne constitue pas un indicateur de fraude ou gaspillage, nombre d’erreurs dans l’allocation des fonds ayant pu être faites de bonne foi, ce taux atteste des difficultés persistantes des institutions européennes à optimiser les ressources communes, a relevé le président de la cour, Vitor Caldeira. Il s’agit pourtant d’un impératif «au moment où les finances publiques subissent de telles pressions», a-t-il souligné en présentant son rapport aux eurodéputés.

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L’économie britannique tire essentiellement profit de l’activisme de la banque centrale, qui soutient à bout de bras le crédit, et des politiques du gouvernement qui activent le marché immobilier.

Le Fonds monétaire international (FMI) prédit que le Royaume-Uni enregistrera une croissance de 1,4% cette année et de 1,9% en 2014, donc mieux que le Japon (« 2% et « 1,2%) et, surtout, que la zone euro (- 0,4% et « 1%).

Mais quelle est donc la recette des Britanniques? On ne la trouve certainement pas dans les pubs et leur «pork pies», mais dans le crédit et l’immobilier.

Avec sa politique monétaire ultra-accommodante, la BdA a injecté 375 milliards de livres  dans l’économie depuis deux ans, en plus de maintenir les taux d’intérêt à des niveaux historiquement bas.

Cette injection d’adrénaline a été amplifiée par des mesures favorisant l’octroi de crédits (Funding for Lending), destinés aux entreprises, et surtout, par le programme «Help to Buy» du gouvernement qui accorde de généreux prêts aux Britanniques – jusqu’à 600 000 livres! – pour acheter une maison.

Résultat: les prix de l’immobilier montent en flèche sur certains marchés. La hausse est vertigineuse à Londres, faisant resurgir les craintes d’une bulle immobilière. Selon le site immobilier Rightmove.com, les prix ont bondi de 10% dans la capitale de la mi-septembre à la mi-octobre. Si bien que le prix moyen d’un logement atteint 544 232 livres sterling (915 000$), soit le double du reste de la grande île.  Dans quatre arrondissements, le prix minimum d’un logement est de 1 million de livres (1,68 million de dollars)! À ce rythme, on battra le record de 2007, à la veille de l’éclatement de la crise financière.  Mais il ne faut pas s’inquiéter, plaident les défenseurs de cette stratégie, car la flambée des prix est concentrée à Londres. À l’échelle du pays, la hausse n’est que de 2,3%.

Si les autorités misent autant sur l’immobilier, c’est en raison du «lien étroit entre prix [des maisons] et moral des consommateurs», explique dans une note financière Martin Beck, de Capital Economics. Le raisonnement est simple: si l’immobilier repart, le reste de l’économie suivra.

Des problèmes nombreux

Sauf que derrière cette embellie, les problèmes sont nombreux. Les inégalités s’aggravent entre le sud du pays et le nord industriel en difficulté. L’inflation (« 2,7%) est quatre fois plus élevée que la hausse des salaires, et plus de 5 millions de foyers ne pourront régler leur facture de chauffage à l’hiver compte tenu des coûts de l’énergie. La distribution de colis alimentaires a bondi de 170% en un an, rapportent aussi des médias locaux.

Autre point noir: l’investissement des entreprises reste faible. En repli de 2,7% au deuxième trimestre, cet indicateur est inférieur de 27% au niveau antérieur à la récession. Ce qui n’aide pas la productivité britannique, parmi la plus faible du G7, alors que les exportations piétinent.

Bref, les experts s’interrogent sur le caractère artificiel de la reprise britannique. «Le rebond est provoqué par des améliorations de la demande […] et ne rééquilibre pas l’économie vers l’investissement et les exportations», regrette Michael Saunders, de Citigroup.

«Cette croissance s’apparente à une surdose de sucre», rajoute sèchement Neil Williams, économiste en chef d’Hermes Fund Managers.

Tous les experts sont d’accord sur une chose: on verra avec le temps si l’immobilier peut requinquer le reste de l’économie. Pour le moment, cette reprise économique demeure la plus faible en 100 ans pour le royaume. Dailleurs un signe qui ne trompe pas les injections de liquidité de la BOE se dirigent d’abord vers l’immobilier et de moins en moins vers les entreprises!

Dernier point et pas le moindre en Grande-Bretagne, le gouvernement a non seulement limité la hausse des budgets publics, mais fait passer, il y a deux ans, le taux ordinaire de la taxe sur la valeur ajoutée de 17,5% à 20%, soit un relèvement de près de 15%. De plus, la politique monétaire expansive de la Banque d’Angleterre a produit une inflation de 3%, alors que les salaires croissaient de 1%. Tant le revenu disponible que le revenu réel des Britanniques ont donc diminué, ce qui explique aussi la lenteur de la reprise!

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A long terme, les dépenses publiques représentent immanquablement une charge sur le secteur privé, qu’elle soit différée ou non.

Plus l’Etat augmente son poids, moins un pays va prospérer. Ce constat rejoint celui de l’étude de Jean-Pierre Givry pour l’IREF, qui examine 31 pays de l’OCDE pour conclure que les pays qui ont le plus recouru à la dépense publique sont ceux dont la croissance est la plus faible. Les conséquences de la relance par les déficits: baisse de l’investissement, faible niveau d’emploi et diminution des exportations. «L’éviction de l’investissement par la dette publique est évidemment un mauvais présage pour la croissance à venir dans les pays qui pratiquent les dépenses publiques les plus élevées», conclut Jean-Pierre Givry.

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Depuis le début de la crise en 2008, le Portugal a perdu un emploi sur sept, dont les deux tiers depuis l’entrée en vigueur du programme d’aide internationale en mai 2011, a annoncé hier l’Organisation internationale du travail (OIT). «Le marché du travail n’a connu aucune amélioration depuis le lancement» du programme d’assistance de 78 milliards d’euros appuyé par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, constate l’OIT dans son rapport publié à Lisbonne. «En fait, la montée du chômage s’est intensifiée ces deux dernières années, quelques signes de ralentissement n’ayant été observés que tout dernièrement».

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Italie. Les courbes de l’emploi restent accablantes pour le pays dirigé par Enrico Letta, troisième plus grande économie de la zone euro. Le chômage continue de progresser, atteignant 12,5 % contre moins de 6 % au moment du déclenchement de la crise. Quant au nombre d’Italiens ayant un emploi, il a reculé à son niveau d’il y a dix ans, ce qui signifie que quasiment une décennie de création d’emplois a été effacée dans la tourmente.

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En Suisse, 25% des recettes fiscales, soit 39,5 milliards de francs, proviennent des fortunes et des revenus de la fortune, selon un ouvrage d’Avenir Suisse (Une boussole fiscale pour la Suisse). L’impôt sur la fortune représente 5,3% du revenu annuel moyen.

En Suisse, le principal impôt sur le capital et ses revenus est l’impôt sur le bénéfice des entreprises, mais la moitié du gâteau est prélevée auprès des particuliers, dont le quart (10 milliards) à travers l’impôt sur le revenu. Le système est particulièrement compliqué et dépend tant des produits que de la durée de détention. En outre, les revenus sont taxés à de multiples reprises.

Les statistiques de l’OFS montrent que le taux d’imposition moyen des revenus du capital a nettement progressé depuis 1990, pour atteindre 40% actuellement. Les «capitalistes» suisses sont toujours plus pénalisés.

Le taux d’imposition de l’épargne suisse ferait rêver François Hollande. Lorsqu’il dépasse 100%, n’est-il pas confiscatoire? En effet, on sait que la charge fiscale est toujours basée sur le rendement nominal, mais l’investisseur se focalise lui sur le rendement réel. Il en résulte que le taux d’imposition effectif réel est habituellement très supérieur au taux nominal. La charge réelle est deux fois supérieure si le rendement ajusté de l’inflation atteint la moitié du taux nominal. C’est pourquoi, dans le tableau ci-joint, Avenir Suisse arrive à un taux d’imposition réel effectif de 137% sur les dividendes si l’on prend en compte l’impôt sur la fortune, ou 97% sans cet impôt (2 fois 48,5%). De telles taxes créent d’énormes distorsions dans l’économie. En outre, les actions issues de la fortune commerciale sont frappées d’un autre taux (20%).

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Le Parlement hongrois a adopté un nouveau plan visant à aider les ménages étouffés par les remboursements de leurs crédits en devises étrangères, essentiellement en francs suisses, autrefois très populaires avant que la devise nationale ne s’effondre.

Le texte apporte des modifications à une loi mise en place en 2011 permettant aux particuliers de rembourser leurs crédits libellés en devises étrangères à un taux fixe préférentiel. La plupart des conditions pour pouvoir profiter de ce plan – qui retient une parité de 180 forints pour un franc suisse et de 250 forints pour un euro – vont à présent être assouplies.

Environ un million de Hongrois ont souscrit un tel emprunt, la majorité en francs suisses, à des taux tournant autour de 150 à 180 forints pour 1 franc. Aujourd’hui, la devise magyare s’échange autour de 250 francs suisses. De nombreux ménages doivent batailler pour rembourser des mensualités qui ont explosé. Au total, ces crédits représentent un volume de quelque 10 milliards d’euros.

Avec ces nouvelles mesures, les personnes ayant des arriérés de plus de 90 jours sur le paiement de leur mensualité pourront profiter du programme, soit environ 150.000 personnes, selon des estimations d’analystes. Le plafond sur la valeur de l’emprunt d’origine est également levé. La loi étend aussi un moratoire hivernal sur les expulsions jusqu’au 30 avril.

Les discussions entre le gouvernement, les banques et les organisations d’emprunteurs n’ont pas permis d’aboutir à un accord sur le financement des mesures. Le gouvernement conservateur de Viktor Orban a demandé aux banques de prendre une charge plus importante du fardeau.

La semaine dernière, le ministre de l’Économie Mihaly Varga avait indiqué que le gouvernement proposerait sa propre initiative après avoir rejeté une proposition des banques. Ces dernières pourraient perdre jusqu’à 1,3 milliard d’euros en raison de ces mesures, une charge supplémentaire pour le secteur qui doit aussi s’acquitter d’impôts de crise exceptionnels depuis 2010.

Le porte-parole du gouvernement a qualifié lundi le dernier plan de «solution seulement provisoire» et certains analystes n’excluent pas des mesures plus radicales, comme un effacement de certaines dettes. «De nombreux emprunteurs vont sans doute attendre au cas où un plan plus radical venait plus tard», a déclaré Gargyan, analyste chez Citibank au site d’information Index.hu.

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La rémunération totale moyenne des dirigeants du CAC 40 est repassée sous la barre des 4 millions d’euros en 2012, accusant une baisse de 6,3%, selon une étude du cabinet Proxinvest rendue publique mardi.

La rémunération totale – qui regroupe notamment le salaire fixe, les bonus, les actions gratuites, les options et les indemnités de départ versées aux dirigeants – a atteint en moyenne 3,968 millions d’euros en 2012 contre 4,2 millions en 2011, ce qui reste néanmoins à «des niveaux élevés», a détaillé le directeur associé du cabinet, Loïc Dessaint.

Cette baisse s’établit à 1% hors indemnités de départ, une évolution que Proxinvest compare à la baisse de 27% du bénéfice net cumulé des entreprises du CAC 40 (source Investir) et à la hausse de 15% de l’indice CAC 40. «Au-delà des montants, la structure de la rémunération n’est pas assez liée à la performance à long terme», a jugé M. Dessaint, lors d’une conférence de presse. L’étude met en lumière le fait que «près de 70%» de la rémunération dépend d’éléments de court terme, dont le fixe et le variable, explique-t-il.

En assemblée générale, les rémunérations des dirigeants mandataires sociaux seront désormais soumises au vote consultatif des actionnaires, selon une nouvelle disposition du code de gouvernance AFEP/Medef.

Cette disposition va permettre «d’apprécier le caractère légitime» notamment des rémunérations «variables des dirigeants d’entreprises», a souligné le directeur associé de Proxinvest. La rémunération fixe moyenne des présidents exécutifs a quant à elle légèrement baissé en 2012, restant toutefois au-dessus du million d’euros, un cap franchi en 2011, le cabinet faisant état d’une «concentration des excès au sommet».

La baisse s’explique notamment par le fait que Maurice Levy, patron de Publicis, a renoncé à son salaire fixe en 2012 pour ne toucher qu’un bonus, a développé Natalia Ponkratova, analyste au sein du cabinet. En revanche, la rémunération variable est restée stable (-0,1%), souligne l’étude. Au total, 13 dirigeants du SBF 120 – les 120 plus grandes valeurs cotées françaises – ont dépassé en 2012 un plafond établi par Proxinvest de 240 Smic, soit 4,7 millions d’euros.

Bernard Charlès, à la tête de Dassault Systèmes, occupe la première place avec une rémunération totale de 14,9 millions d’euros. Il est suivi de Carlos Ghosn (Renault, 13,4 millions d’euros), Bernard Arnault (LVMH, 9,5 millions d’euros), Patrick Thomas (Hermès International, 9,1 millions d’euros) et Jean-Bernard Lévy (Vivendi, 8,8 millions d’euros).

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La situation des profits des entreprises cotées n’est pas bonne en Europe où l’on voit une courbe de révisions des résultats qui s’accélère au mois d’Octobre.

16% de révisions des profits en un an ! contre 6% aux Etats Unis. Dans le sillage de Wall Street, les groupes pétroliers européens ont revu fortement leurs résultats à la baisse suivis des banques. A force de révisions, il ne reste plus que 3.8% de croissance des profits pour le MSCI Europe, qui risquent de se transformer en négatif une fois l’année connue. Les profits pour 2014 sont à deux chiffres mais il n’y aura de visibilité que si la situation économique s’améliore concrètement. Mais c’est au niveau du volume des ventes que les résultats sont décevants et confirment bien la mollesse  (ou l’absence )de la reprise.

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Taux interbancaire: six banques mises à l’amende

La Commission européenne s’apprête à infliger des amendes à six banques pour manipulation présumée des taux interbancaires Euribor et Libor, rapportele Financial Times. Dans le détail, Royal Bank of Scotland, Société Générale et Deutsche Bank sont prêtes à payer dès le mois prochain une amende après avoir passé un accord à l’amiable avec Bruxelles, tandis que JPMorgan, HSBC et Crédit Agricole pourraient payer plus tard, sans signer un tel accord, rapporte le quotidien financier.

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HSBC visé par une enquête sur le marché des changes

Le géant bancaire britannique HSBC, dont les bénéfices ont bondi au troisième trimestre, a indiqué à son tour hier être visé par l’enquête sur de possibles manipulations du marché des changes, une nouvelle affaire potentiellement explosive pour le monde de la finance. «L’Autorité [britannique] de Conduite Financière (FCA) mène une enquête aux côtés de plusieurs autres agences dans plusieurs pays concernant plusieurs entreprises, dont HSBC, liée aux échanges sur le marché des devises», a révélé la première banque européenne. «Nous coopérons avec les investigations qui en sont à un stade préliminaire», a ajouté HSBC.

La FCA avait indiqué au printemps enquêter sur de possibles manipulations sur l’énorme marché des changes (5.300 milliards de dollars par jour) et les investigations se sont depuis étendues à la Suisse et aux États-Unis. Cette affaire est un nouveau scandale potentiel qui pourrait entacher la finance internationale après celui des manipulations du taux interbancaire Libor.

Avant HSBC, les banques américaines Citigroup et JPMorgan Chase, les britanniques Barclays et Royal Bank of Scotland, la suisse UBS et l’allemande Deutsche Bank avaient indiqué être visées par ces enquêtes. Barclays, déjà déstabilisée par le scandale du Libor, a annoncé par ailleurs  avoir suspendu six cambistes de leurs fonctions.

HSBC a fait cette annonce  dans le cadre de la publication de ses comptes du troisième trimestre qui ont vu son bénéfice net bondir de 28% à 3,2 milliards de dollars. «Nos marchés domestiques du Royaume-Uni et de Hong Kong ont contribué pour plus de la moitié» à ces résultats, a commenté le directeur général du groupe bancaire, Stuart Gulliver, qui a affiché son «optimisme» pour les mois à venir grâce à la reprise économique.

La période correspondante de 2012 avait été plombée par une lourde provision destinée à couvrir l’amende record de 1,9 milliard de dollars dont a écopé la banque aux Etats-Unis pour complicité de blanchiment. Ces résultats étaient salués par les investisseurs et le titre HSBC prenait 2,28% à 703 penceà la clôture. «Si les investisseurs cherchent une banque solide et fiable, HSBC pourrait être celle à regarder», a commenté Richard Hunter de Hargreaves Lansdown Stockbrokers.

La banque a par ailleurs indiqué qu’elle avait économisé 400 millions de dollars de plus au cours du troisième trimestre, ce qui lui permet de dépasser d’ores et déjà son objectif annuel. Au total, depuis 2011, la banque a réduit ses coûts de 4,5 milliards de dollars.

HSBC avait dévoilé en mai 2011 un plan stratégique passant par la suppression de 30.000 emplois dans le monde et le recentrage du groupe sur ses activités stratégiques. En mai dernier, elle avait annoncé viser des réductions de coûts additionnelles de 2 à 3 milliards de dollars d’ici 2016 dont l’impact sur l’emploi se chiffrerait en milliers de suppressions de postes supplémentaires.

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rbs: création d’une bad bank pour la privatisation

Toujours en difficulté cinq ans après son sauvetage par l’État britannique, Royal Bank of Scotland (RBS) va loger ses actifs toxiques dans une «bad bank» interne en vue de nettoyer son bilan et d’accélérer ainsi sa privatisation. La banque, qui est retombée dans le rouge au troisième trimestre après deux trimestres de bénéfices, a annoncé  sa décision de placer 38 milliards de livres (45 milliards d’euros) d’actifs toxiques au sein de cette structure de défaisance interne au groupe. L’objectif de RBS est de solder 55 à 70% de ces actifs douteux d’ici deux ans et d’en être totalement débarrassée d’ici trois ans. Recommandé par le rapport du fonds BlackRock et de la banque Rothschild remis au Trésor , ce choix d’une «bad bank» interne évite à RBS l’hypothèse de la scission totale et de la nationalisation des actifs toxiques prônée par certains parlementaires.

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barclays: suspension de six cambistes confirmée

La banque britannique Barclays a suspendu de leurs fonctions six cambistes, a-t-on appris  de source proche du dossier, alors que les enquêtes s’intensifient à travers le monde sur de possibles manipulations du marché des changes. Les six courtiers spécialisés dans le marché des devises ont été suspendus de leurs fonctions, a indiqué à l’AFP cette source sous le couvert de l’anonymat. Un porte-parole de Barclays s’est refusé à tout commentaire sur ces informations. La banque, déjà déstabilisée l’an dernier par l’affaire des manipulations du taux interbancaire Libor, avait révélé mercredi faire partie des banques dans le collimateur des autorités pour de possibles manipulations du marché des changes.

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commerzbank: une reprise n’est pas exclue

Le patron de la banque allemande Commerzbank, Martin Blessing, n’a pas totalement exclu une reprise de son établissement par un autre, dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Welt am Sonntag . «L’indépendance n’est pas une fin en soi», a déclaré M. Blessing, selon un communiqué de l’hebdomadaire . «Je veux que mes collaborateurs aient le sentiment de faire quelque chose de sensée pour l’économie», a-t-il ajouté. Ces derniers mois, les spéculations allaient bon train sur une éventuelle reprise du numéro deux allemand du secteur par certains de ses concurrents européens, comme l’espagnol Santander et le suisse UBS. Engagée dans une vaste restructuration, Commerzbank a montré des signes de redressement au deuxième trimestre, lors de la publication de ses résultats en août dernier.

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France : Economie- La longue marche du FN… vers la gauche !

Désétatisation, dérégulation, libre concurrence, baisse des impôts, politique de l’offre, privatisations, dénonciation du rôle des syndicats, etc. 82 % des mesures économiques contenues dans le programme électoral de 1986 se situaient résolument à droite, selon le décompte minutieux fait par Gilles Ivaldi, chercheur à l’université de Nice-Sophia Antipolis, qui a passé en revue 745 mesures socio-économiques préconisées par le FN entre 1984 et 2012.

Puis le FN s’est progressivement « délibéralisé » et « dédroitisé ». En 1993, son programme contenait encore 68 % de mesures économiques étiquetées à droite. Mais, trois ans plus tard, il était composé à parts égales de mesures empruntées à la gauche (46 %) et à la droite (54 %). Avec l’arrivée à la tête du parti de Marine Le Pen, il a fini par franchement basculer : 68 % des mesures de son programme pour la présidentielle de 2012 sont classées à gauche. On peut en citer en vrac quelques-unes : hausse de 200 euros pour les salaires inférieurs à 1 500 euros, baisse immédiate de 5 % des tarifs du gaz, de l’électricité et du train, âge du départ à la retraite ramené à 60 ans, tranche supérieure de l’impôt sur le revenu portée à 46 % « pour que les foyers très aisés le paient davantage », etc.

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Les bitcoins réalisent la fortune d’un Norvégien

Un jeune Norvégien, qui avait acheté des bitcoins pour une poignée de dollars, a acquis un appartement trois pièces dans le centre d’Oslo grâce à des gains mirobolants liés à l’appréciation de la devise virtuelle. L’ingénieur avait même totalement oublié son investissement jusqu’au printemps dernier. Dans le cadre de ses recherches en cryptologie plus que par appât du gain, Kristoffer Koch, ingénieur aujourd’hui âgé de 29 ans, avait dépensé 24 dollars (21 francs suisses) en 2009 pour acquérir des bitcoins, qui venaient alors de voir le jour. Le jeune homme avait totalement oublié cet investissement jusqu’à ce jour d’avril dernier où il a lu un article de presse sur la folle envolée de la cyber-monnaie: à ce moment-là, la valeur nominale de ses quelque 5000 bitcoins était passée à environ 500.000 euros (618.000 francs). Après une journée passée à tenter de se remémorer son mot de passe, Kristoffer Koch a vendu une partie de ses avoirs virtuels pour 1,1 million de couronnes (135.000 euros) en monnaie sonnante et trébuchante. La somme engrangée, après déduction de 28% au titre de taxe sur les dividendes, lui a servi d’apport personnel pour l’achat et la réfection d’un appartement trois pièces, acheté pour 2,6 millions de couronnes (320.000 euros) dans le centre d’Oslo. «Jamais dans mes rêves les plus fous je n’aurais imaginé que ça aille aussi haut», a-t-il confié. «C’est bizarre, ces réflexes psychologiques humains qui font qu’on donne une valeur à quelque chose qui n’en a pas en soi». Échangé en ligne contre de l’argent réel ou utilisé pour acheter des biens et services sur internet, le bitcoin est de plus en plus utilisé lors de paiements sur la toile. Sa valeur est extrêmement volatile.

Composed, arranged, llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

7 réponses »

  1. Il s’en est passé des choses cette semaine !
    Je me permets de signaler un lien « mort » sur la partie sur les standards de la BCE. (J’ai l’air du vilain qui qui surveille son site 😦 ). Mais c’est surtout que je pense que c’est important de pouvoir lire l’article original et quelques liens associés. J’ai pu mal interpréter certains passages.

    Merci pour cette énorme revue.

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  2. merci pour votre énooorme revue de détail!les banques françaises semblent de loin possèder le plus gros tas de dettes privées des pays a la dérive de l’euro zone,je me demande ce que cela cache….a t on voulu profiter du fort taux d’épargne des français pour leur faire avaler en échange tous les titres de dette privée pourris?ce qui voudrait dire que l’épargne française ne vaut plus rien aujourd’hui?

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  3. Le Parlement européen voulait que les Etats donnent 136,4 milliards d’euros au budget de l’Union européenne pour l’année 2014.

    Mais les Etats européens du nord ont refusé. Donc le budget de l’Union européenne ne sera que de 135,5 milliards d’euros.

    Par rapport à l’année 2013, le budget de l’Union européenne sera donc en baisse de 9,4 %.

    Je dis bien : une baisse de 9,4 % par rapport à l’année 2013.

    L’Union européenne, c’est des Etats du nord qui ne veulent plus payer pour les Etats du sud.

    L’Union européenne, c’est un budget qui ne cesse de baisser.

    L’Union européenne, c’est un organisme qui fâne, qui se dessèche, et qui va bientôt tomber comme une feuille morte.

    Lisez cet article :

    Les institutions européennes ont annoncé avoir trouvé un accord sur le budget 2014, les Etats consentant une rallonge de 500 millions d’euros, à l’issue d’un bras de fer dans la nuit de lundi à mardi.

    Le Parlement européen, qui demandait 1,4 milliard de plus a dû composer : le compromis prévoit pour le budget 2014 des paiements de 135,5 milliards, contre les 136,4 qu’il souhaitait, et les 135 milliards offerts au départ par les Etats, a précisé un communiqué de la Commission.

    Le budget 2014 doit être ainsi en recul de 9,4% par rapport à celui de 2013, reflétant les contraintes financières qui pèsent sur l’Union.

    http://www.romandie.com/news/n/_Accord_au_sein_de_l_UE_sur_le_budget_2014_68121120130822.asp

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