Art de la guerre monétaire et économique

L’Edito spécial du Samedi 13 Décembre 2014 : Ils sont devenus fous, suite, et, malheureusement pas,… fin; rien appris, rien compris! Par Bruno Bertez

L’Edito spécial du Samedi 13 Décembre 2014 : Ils sont devenus fous, suite, et, malheureusement pas,… fin; rien appris, rien compris! Par Bruno Bertez

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Semaine noire sur les marchés. En particulier en Europe. L’Eurostoxx s’effondre de 2,6% vendredi. Sa plus forte baisse depuis 3 ans. Elle dépasse même celle des marchés asiatiques. Sur la semaine, le recul est de 5,8%. Le pétrole WTI passe sous les 58, les commodities sont à l’unisson, les producteurs de commodities voient leurs cours revenus au plus bas de Mai 2012.   Les marchés de dettes Distressed, Junks, High Yield tanguent ou même se ferment. Plus moyen de se refinancer. Bien entendu, on s’arrache les refuges comme le 10 ans américain. Un titre de Bloomberg vendredi résume tout: « Oil riot spreading into credit » ; un autre : «  Junk bond well runs dry as oil shock quells debt supply ».  Relisez notre article récent qui s’interroge sur la folie de nos dirigeants. Ce n’était pas le premier sur ce sujet et ce ne sera pas le dernier.

Ce qui en train de se passer valide notre analyse qui s’articule en termes de Centre et de Périphérie.

  • Nous la rappelons en deux mots:

 Quand on est en régime d’abondance monétaire réelle ou promise, alors l’argent coule à flots, et il suit la ligne de plus grande pente du profit et du risque ; il part du Centre se déverse là où il rapporte le plus, à la Périphérie. C’est à dire là où il y a plus de risque. Quand l’argent cesse de couler à flots ou est supposé ne plus couler à flots, alors le flux financier s’inverse, il quitte la Périphérie pour retrouver le Centre. C’est de l’argent qui achète du long avec des motivations courtes, c’est du mismatch, c’est à dire du concentré de risque en bouteille. C’est de l’argent prédateur.

Sous les explications et les causalités les plus superficielles, c’est le processus qui est en cours. Cela est vrai concernant le pétrole, les commodities, les emprunts Distressed, les emprunts Junks, le High Yield, la Grèce, l’Italie, le Brésil, la Turquie, etc. et ce n’est qu’un début… sauf si les soi-disant autorités prennent peur et mettent en place de nouvelles et énièmes mesures pour s’opposer à la remontée du risque. En terme sectoriel, avez-vous remarqué la chute des Banques, car les Banques sont à classer, surtout en Europe, dans la zone « Périphérie ».

Ne vous laissez piéger par le circonstanciel, superficiel, qui focalise sur les causa proxima, les élections grecques ou les manifs italiennes ; Ce qui compte, ce ne sont pas les causes proches, mais les causes lointaines, fondamentales. Et la cause fondamentale qui est à l’œuvre est la suivante : en 2009, puis 2010, puis 2012, on a mis en place des politiques de reflation. Ces politiques ont alimenté ce que nous avons appelé du nom de Reflation Trade et c’est l’échafaudage du Reflation Trade qui est en train de s’effondrer. Le Reflation Trade, nous vous le rappelons, c’est le processus, la grande transaction mondiale,  qui consiste à faire remonter le prix de toutes les Valeurs Centrales du Système, les commodities, les bonds, les actions, pour le solvabiliser d’abord et créer un effet de richesse ensuite.

Prisonniers de leurs modèles idiots qui dispensent de réfléchir, les soi-disant autorités n’ont même pas compris ce qu’elles faisaient et  ce qu’elles sont, maintenant, à l’inverse, en train de défaire. Elles ont créé des théories « diafoiresques » pour justifier leurs actions et elles ont fini par y croire elles-mêmes, ce qui leur masque la réalité de ce qu’elles ont fait. Elles ont créé des écrans de fumée et elles sont  maintenant aveugles devant cet écran qui leur cache tout. Voilà pourquoi nous avons écrit :  « Ils sont devenus fous ». Il n’y a pas plus fou que celui qui croit à sa névrose, à sa folie ou à ses mensonges.

Avec le pétrole, c’est une valeur centrale du système que les irresponsables ont fait chuter. Cela a un effet réel de pouvoir d’achat, de désolvabilisation en chaîne, de dévalorisation des collatéraux et donc de chute du Ponzi global. La chaîne du bonheur s’est arrêtée, brisée, voilà ce qu’il faut comprendre. Le pétrole en est un maillon essentiel.

N’écoutez rien d’autre, c’est du pipeau. Les modèles keynésiens qu’utilisent tous les gouvernements sont autant de pièges à l’intelligence, ils ont conduit à la crise de 2007, ils peuvent conduire à celle de 2015.

Des valeurs centrales, des valeurs de référence, s’écroulent, cela tue le pouvoir d’achat des producteurs souverains, cela rend marginal beaucoup d’entreprises productrices, cela leur coupe l’accès aux financements, cela fait chuter leur rating, cela force à cesser d’investir et à vendre des actifs, cela entraîne la baisse des actifs en chaîne, d’abord les plus proches de la chaîne énergétique, puis ensuite celle qui s’est greffée dessus comme la finance spéculative, les grands projets à la Dubai, etc., le grand carrousel! Qui n’a pas compris que le fameux miracle du Shale faisait des USA le plus grand producteur de pétrole du monde… au coût le plus élevé! Donc le plus marginal et le plus vulnérable.

Car ce que tous ces gens n’ont pas assimilé, en raison de leur Charte qui les soumet à des impératifs nationaux, souverains, c’est l’interconnection/interconnexion, c’est le fait que le monde global est un Tout,  un Système. Un système qui se moque bien du double impératif de la Fed de contrôler l’inflation des prix et d’assurer le plein emploi. Un Système qui se moque bien des néocons et de leurs supplétifs comme Hollande qui prétendent mettre la Russie « out », d’abord, et la Chine « hors-jeu », ensuite. Rien appris, rien compris, et ils prétendent donner des leçons.

Pauvres, piètres Maîtres qui n’ont pas vu le lien, l’articulation entre leur inflationnisme généralisé, leur goût pour les bulles spéculatives,  leur financiarisme, la mondialisation et le risque. 

D’un côté, nos Maîtres jouent et capitalisent sur le « priced to perfection » sur un monde idéal, parfait, sans risque et sans incertitude, un monde de concertation  et, de l’autre, ils prétendent évincer, agresser des participants centraux, majeurs, déterminants, dans le jeu global! 

 BRUNO BERTEZ Le Samedi 13 Décembre 2014 

illustrations et mise en page by THE WOLF

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19 réponses »

  1. avec les leviers,
    les dérivés,
    les réserves fractionnaires,
    etc………

    finalement rien de neuf
    la destruction suit son cours.

    euh….. si vous avez encore du papier
    ou des 0 et des 1 dans votre banque
    je vous souhaite bonne chance.

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  2. IL SONT FOU DITES VOUS ;

    ne serais-ce pas plutôt un aller retour dans le but de permettre un transfert de richesse ? ? ?

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    • C’est la théorie des escrocs socialos keynésiens qui célèbrent le transfert de richesse entre producteurs et consommateurs et parlent même d’une sorte de crédit d’impôt…Ce type de raisonnement est totalement has been on est plus dans les années 80 et le système doit se penser comme un tout ou chacune des parties à un rôle précis à jouer et ou tout est interconnecté…Tout comme les obligations d’états le pétrole est une valeur pivot, si vous tuer le pétro dollar vous tuer la liquidité du système ce qui revient à se tirer une balle dans le pied ou producteurs et consommateurs seront pénalisés dans le cadre non pas d’un transfert de richesse mais dans celui d’un transfert de patate chaude infernal…
      TEXTES, GROGS et PATATE CHAUDE retour vers le futur!

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  3. l’effondrement du prix du pétrole permettra aux grosses mains de racheter les pépites du secteur pour une poignee de figues puis ceux ci favoriseront la hausse du cours du pétrole via la géopolitique par exemple …

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  4. M Bertez, je ne comprends pas : vous dites que les « irresponsables » ont fait chuter le prix du pétrole. Mettez-vous aussi l’Arabie Saoudite parmi ces irresponsables, car je pense qu’eux savent ce qu’ils font. A moins qu’il ne soit irresponsable de la part des USA d’humilier ouvertement l’OPEP en les cocufiant avec le gaz et le pétrole de schiste.

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  5. « si les soi-disant autorités prennent peur et mettent en place de nouvelles et énièmes mesures pour s’opposer à la remontée du risque. »

    si l’oil va à 20doll est-ce que la fed va en acheter? 😉 sans rire je pense qu’elle l’a déjà fait indirectement

    Plus sérieusement, c’est gros comme un maison que:
    on va pouvoir dire au trimestre suivant que le QE de la boj fonctionne (importation de deflation sur oil au jap…)
    que le chiffre du CPI étant obéré on va pouvoir faire QE4

    Sinon , le petrole était un peu un canarie qui rendait compte des externalités négatives des QE (et de la ploutocratie), il y a en un autre à son niveau de prix qui dérangerait peut être la fed: le nasdaq
    Je vois ça comme ça :les variables que sont le cours du petrole et le nasdaq, ne sont que des variables d’ajustements non prioritaires pour la fed avec lesquelles elle pense piloter les anticipations d’inflation: son rôle conféré par son mandat étant la fixation du SP500.

    (je signale que jpm a refourgué tout son pole commodités juste à temps à des debiles ex de chez GS un peu comme dans le cas MF global d’ailleurs…),

    baisser les commo, ça permet de faire un QE
    un QE4 à partir de 110 dollars aurait mené le barril ou?

    =>200doll? à 200 doll les risques seraient devenus incontrôlables (pour l’eco le max c’est 130/140 et le crash aurait été terrible)
    =>110doll? les anticipations d’inflation auraient été NULLES et le QE aurait échoué
    =>60doll? c’était fini pour les banques centrales

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    • ce que je veux dire est qu’il devait y avoir dans le tapering un renforcement du dollar -pas un renforcement de sa valeur intrinsèque mais par debouclage de carry trade-
      des objectif sur l’usindex fleurissaient de toutes parts, y compris des prix contre euro très élevés

      pour le moment le dollar été réévalué oui mais de manière inattendu par le marché contre l’oil et c’est l’oil qui paye pour les autres
      (l’astuce serait en plus que ce débouclage de carry trade est en soi un QE orienté pour les ménages, ce dont on a parlé)

      sinon pour ce qui est en cours, il est impossible de savoir qui va finalement payer plein pot, ca ressemble d’ailleurs à un bail in sur les comptes en banque des saouds lol
      ( à propos de la glissade obligataire de 94 et les fallouts inattendus:

      « Let’s step into our time machine and set the dial to 1994. That was the year when interest rates backed up a couple of percentage points. Remember the bond market vigilantes? They were pricing in Hillarycare and a Democratic Party wish list, and they caned the bond market until interest rates were making borrowers squeal.

      « But what was interesting about 1994 was that in the grand scheme of things, interest rates didn’t go up all that much. Just a couple of percentage points. Now, if I asked you who you thought would get hurt by rising rates, you might say banks, hedge funds. And you would be wrong. Who got hurt by rising interest rates?

      Procter & Gamble.

      Orange County, CA.

      Mexico.

      Why did the first two blow up? Derivatives…. Jared Dillian
      Editor, The 10th Man. »

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      • orange county avec le fameux M Lemon (pour ceux qui ne connaissent pas: ce n’est absolument pas une blague)

        je ne connais aucun autre exemple aussi savoureux: mise à part le gouverneur de la Banque centrale de la République de Chypre, <<Panicos<< Demetriades

        LOL

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  6. Les bulles touchent à leur fin.

    Les bulles immobilières, les bulles boursières, les bulles de l’extraction pétrolière, les bulles de dette privée, les bulles de dette publique, toutes ces bulles ne peuvent pas gonfler jusqu’au ciel.

    Aujourd’hui, on dirait que toutes ces bulles n’arrivent plus à gonfler.

    Elles tremblent.

    On dirait que tout va finir par éclater, au même moment.

    L’année 2015 va être passionnante.

    Lundi 15 décembre 2014 :

    De la chute du pétrole pourrait jaillir le prochain krach, selon certains opérateurs.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/analyses-opinions/de-la-chute-du-petrole-pourrait-jaillir-le-prochain-krach-selon-certains-operateurs-1020118.php

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  7. Bonjour,

    Vous établissiez un parallèle inquiétant l’autre jour entre la crise des subprimes et l’actuelle crise pétrolière. Je crois bien qu’il se confirme.
    Comme vous l’indiquez, cette baisse du pétrole, aussi spectaculaire inattendue, heurte de plein fouet l’industrie florissante du gaz de schiste aux USA. Slate, dans un article du mois d’octobre (http://www.slate.fr/story/93261/baisse-petrole-pacte-etats-unis-arabie-saoudite), indiquait que le royaume saoudien était bien à la manœuvre pour initier une baisse du baril propre à gêner l’Iran (cible n°1 des américains et des israéliens en raison de son programme nucléaire inquiétant et de son appartenance au camp chiite, objet d’une haine insondable de la part des sunnites saoudiens), la Syrie (seul allié du précédent dans la région) et la Russie, empêcheur de tourner en rond en Ukraine et en Asie (Tout laisse à penser que l’accord signé entre Pékin et Moscou relatif à la fourniture de gaz aux chinois a été teinté d’une grande amertume pour les yankees). Nous ne devons cependant pas oublier que l’Arabie Saoudite a trop à perdre à se heurter ainsi frontalement aux USA qui seuls peuvent garantir la pérennité du régime. Les accords dit pacte du Quincy (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_du_Quincy), reconduits en 2005, garantissent en effet la sécurité du royaume. Je ne donne pas cher de la peau de ce dernier le jour où le pétrole aura disparu (ce n’est pas pour demain, je vous le concède).
    La baisse à laquelle nous assistons s’apparente alors à un nouveau Golem qui aurait échappé à ses maîtres. Effectivement, ce Golem a pleinement joué son rôle en affaiblissant considérablement les économies des pays visés mais en dépassant les objectifs assignés, il révèle la nature intrinsèquement perverse de l’actuelle croissance américaine. Si le baril tombe à 40 dollars ou se maintient à 60 dollars, quid de l’avenir de l’industrie du gaz de schiste dans le monde? On retombe alors dans une perspective proche de celle générée par la crise des subprimes avec, comme vous le soulignez, des dégâts collatéraux autrement plus dévastateurs. Déjà, la zone euro, celle qui devait nous apporter paix et prospérité, bat de plus en plus de l’aile (à cet égard, il convient de suivre de près l’évolution politique de la Grèce ainsi que celle de l’Espagne où un parti ouvertement chaviste tient le haut du pavé dans les sondages) et il n’est pas du tout certain que les populations des pays émergents acceptent sans rechigner d’être les dindons d’une farce qu’ils n’apprécient pas.

    Bonne soirée

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  8. ce qui est incroyable et inquiétant pour les marchés en général:
    poutine est en train de faire ce dont le japon rêve
    alors que le premier n’a pas de dette hormis de dettes courantes en dollars!
    et que le second n’a AUCUNE ressource ni aucune armée

    c’est proprement incroyable: ce qui est pour moi la seule réelle monnaie au monde backée se fait laminer tous les jours alors qu’aujourd’hui le dollar yen par exemple, la paire la plus absurde au monde a bougé de 1/10000ieme

    dans un monde normal s’il arrivait la même chose sur l’euro ou sur le yen ou sur le dollar ou sur la livre ça irait 10fois plus vite lol

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  9. Ces « FOUS » avec ou sans guillemets
    qui croient être les Maîtres du Monde;des Dieux,
    nous disent apporter la richesse en nous charmant avec leurs chants de sirènes
    Richesse assortie d’un message subliminal…..assorti d’une « surprise »
    et notre cerveau ,plus ou moins vite finit par décrypter ce qu’est la « surprise »
    elle nous arrive presque comme un murmure
    La surprise:c’est qu’il n’y a pas de richesse

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  10. Les interventions Boursières de fin de journée prouvent que la situation est grave.

    Les achats de soutien et rachats de fin journée prouvent, si besoin en était que la situation est dramatique: Elle est grave car la contagion bancaire menace; c’est la raison pour laquelle c’est sur les banques qu’a porté l’effort. Par ailleurs on a fait donner la troupe des bavards, avec des déclarations de Coeuré censées relancer l’espoir moribond sur le gonflement du bilan de la BCE.

    La comparaison qui vient à l’esprit, c’est celle avec la crise de 1997 en Asie. C’est ce à quoi nous fait penser la dislocation russe. Mais rira bien qui rira le dernier car les russes sont bien décidés, si ils coulent à entrainer le maximum de monde avec eux: Et singulièrement les banques européennes les plus imprudentes et les plus exposées. Nous sommes surs que nos héros des stress tests n’avaient pas envisagé, malgré sa forte probabilité, la situation actuelle! Les grandes banques euros sont surexposées au chaos Russe.

    Bloomberg donne ce jour une analyse et une liste forte inquiétante, car bien documentée de la situation des banques européennes en Russie. Leur exposition est dans certains cas supérieure à la moitié de leurs fonds propres. Bloomberg cite des banques Autrichiennes, Italiennes et Françaises.

    Consultez les relevés de cours des banques en cours de journée, avant intervention, vous verrez des écarts de crise. Toutes n’ont pu, malgré les ordres d’achat, terminer en hausse, ce qui en dit long sur les inquiétudes et la pression vendeur des initiés.

    Les stress tests ont été de la poudre aux yeux, des tests de pure complaisance. On a négligé l’un des facteurs essentiels de risque, l’interconnection. Rien que l’interconnection du Crédit Agricole et la BES espagnole a couté 720 millions!

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  11. Mercredi 17 décembre 2014 :

    Le spectre d’un risque systémique éloigne Wall Street des 18.000 points.

    Wall Street se voyait déjà début décembre conquérir le Graal des 18.000 points mais la chute de l’or noir fait planer l’ombre d’un risque systémique sur des marchés américains angoissés par la perspective d’avoir trop misé sur l’énergie.

    http://www.romandie.com/news/Le-spectre-dun-risque-systemique-eloigne-Wall-Street-des-18000-points/546884.rom

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