Art de la guerre monétaire et économique

La BCE pourrait acheter de la dette émise par les villes et les régions

La BCE pourrait acheter de la dette émise par les villes et les régions

Comme par exemple Paris, Madrid, la Bavière, etc. L’achat de ces obligations municipales et régionales s’ajouterait au programme de rachat d’obligations d’Etat de plus d’un trillion d’euros qui a été lancé au début de l’année – et qui n’a eu aucun impact significatif ni sur la croissance ni sur l’inflation, chacun le sait maintenant.

C’est une information de l’agence Reuters qui n’a pas été confirmée par la BCE. Mais selon Reuters, relayée par le journal britannique The Telegraph, la question de cette nouvelle planche à billets, dont la mise en place serait prévue en mars 2016, sera discutée le 3 décembre.

La fuite en avant peut continuer… OD

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2015/11/13/la-bce-pourrait-acheter-de-la-dette-emise-par-les-villes-et-les-regions/

https://farm8.staticflickr.com/7520/16152569870_7b1b691271_b.jpg

Pour la BCE, il s’agit d’étendre encore davantage son interventionnisme, après la mise en route de la planche à billets à hauteur de mille milliards d’euros : elle envisagerait de commencer à acheter de la dette régionale et municipale en acquérant des obligations émises – par exemple – par la Ville de Paris ou la région de Bavière. C’est ce que croit savoir l’agence Reuters, qui annonce la mise en place de ce nouveau plan pour les alentours de mars 2016, en attendant d’autres mesures censées relancer la croissance dans la zone euro.
 
La Banque centrale européenne n’a pas voulu faire de commentaires.
 
Mais on la sent aux abois : son programme de « quantitative easing », fondé principalement sur le rachat d’obligations des Etats membres de la zone euro, ne s’accompagne que d’une croissance des plus modestes tandis que les prix stagnent.

La BCE cherche à diversifier sa politique d’achat de dettes

La décision sera débattue lors de la prochaine réunion, le 3 décembre, sous la présidence de Mario Dragi : selon Reuters, la BCE s’interroge ainsi sur les « grands marchés » que sont les grandes villes espagnoles, allemandes ou françaises. A l’heure actuelle, les régions et grandes villes européennes ont en circulation l’équivalent de près de 500 milliards de dollars d’obligations, dont 76 milliards émis au cours de la dernière année. Paris a ainsi « emprunté » un total de 4 milliards de dollars.
 
L’avantage des obligations municipales ou régionales est qu’elles reposent sur les gouvernements centraux : généralement moins bien notées par les agences, elles ont au moins l’avantage d’être associées à des réalités. « Certaines villes d’Espagne ou d’Italie sont en pleine faillite. Mais elles seront toujours là. Il y aura toujours quelqu’un pour rembourser. Elles ont le soutien des gouvernements et la capacité de lever des taxes », note une source de la BCE citée par Reuters.

La dette régionale et municipale de la zone euro garantie par le contribuable

L’hypothétique relance de la zone euro sur le dos du contribuable ? C’est bien de cela qu’il s’agit – même si les dettes régionales sont comptabilisées dans l’endettement général des Etats.
 
La Bundesbank allemande, traditionnellement hostile à l’impression de billets ex nihilo, pourrait en tout cas favoriser cette nouvelle forme de financement au niveau de la BCE, à l’heure où l’Allemagne, grande acheteuse des obligations régionales et municipales, est l’une des principales créancières dans ce domaine.
 
Au sein de l’UE, on n’est pas près de cesser de vivre à crédit, sans apparemment se soucier la puissance colossale ainsi conférée à la BCE.

Anne Dolhein

http://reinformation.tv/bce-achat-dette-regionale-municipale-dolhein-45860-2/

EN BANDE SON : 

4 réponses »

    • « Nous sommes en guerre. » n’étions-nous pas déjà en guerre contre le terrorisme (Pasqua déjà : « je vais terroriser les terroristes »). ?

      Et puis n’oublions pas qu’il y a des terroristes modérés selon nos zélites –qui vont continuer à les armer et à les financer, je suppose– ; il y en a même qui font « du bon boulot » selon notre ministre des affaires étrangères.

      Et il y a aussi tous ces soldats russes, des ivrognes selon Botul-Henry L., qui bombardent tous les terroristes, alors forcément ça doit les exciter. C’est donc la faute de Poutine, ce dictateur, toujours selon BHL-« c’est-bon-pour-Israël » qui avait engagé des aventures humanitaires et démocratiques avec Sarkozy en Libye.

      Et ce Bachar el Assad est certainement l’organisateur de ces attentats ; d’ailleurs l’un des mollusques du gouvernement ne va pas manquer de brandir une preuve accablante à la tribune de l’ONU contre ce dictateur.

      Heureusement que nous disposons de fidèles et loyaux amis dans la région : Arabie séoudite, Quatar, Israël, Turquie peut-être même.

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  1. Samedi 14 novembre 2015, vers midi :

    ALERTE – Dans un communiqué, l’Etat islamique revendique les attentats de Paris :

    « Communiqué sur l’attaque bénie de Paris contre la France croisée »

    Extrait du communiqué :

    « Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du Califat, qu’Allah lui donne puissance et victoire, a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la croix en Europe, Paris. »

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