Aristote contre Platon

Douce France – Grand Remplacement : 14 Millions d’Extra-Européens !

JEAN-YVES LE GALLOU : 14 MILLIONS D’EXTRA-EUROPÉENS, 20% DE LA POPULATION FRANCAISE

« […] les élites européennes sont menacées de payer très cher le dessein qu’elles avaient formé de lier à la cause de l’Église celle de la Bourgeoisie. » — Georges Bernanos, Lettre aux Anglais (1942)

© Romée de Saint Céran

Pendant 40 ans, Jean-Yves Le Gallou, ancien haut fonctionnaire au ministère de l’Intérieur, a accumulé les données sur l’immigration. Le président de la Fondation Polémia en a tiré une somme qui fait référence, Immigration : la catastrophe. Que faire ? (Via Romana) Pour lui, le Grand remplacement, c’est un fait. Et une catastrophe.

 

On parle de Grand Remplacement, c’est-à-dire de modification de la composition ethnique de la population française, mais par rapport à quoi? À ce qu’elle était il y a trente ans, un siècle, un millénaire ?

 

On parle d’un bouleversement qui, du fait des migrations extra-européennes, affecte depuis quelques décennies une population qui était restée stable depuis 5 000 ou 6 000 ans! Car depuis le début de l’indo-européisation, il n’y a pas eu de changement significatif de la population française. Les Grandes Invasions – que les Allemands appellent Völkerwanderung (« la promenade des peuples ») – n’ont modifié la population française qu’à hauteur de quelques pour cent et cela sur plusieurs siècles – et encore ne s’était-il agi que d’apports européens à une souche européenne. Quant aux invasions arabo-musulmanes, malgré quelques postes de razzias sur la côte méditerranéenne, elles n’ont touché en rien la substance de la population française.

À partir des années 1850, les migrations à destination de la France sont là encore des migrations intra-européennes (italiennes, belges ou polonaises), qui vont d’ailleurs s’assimiler en une ou deux générations. Le même phénomène se reproduit avec l’arrivée dans les années 1950 et 1960 d’immigrants espagnols ou portugais. Aussi peut-on affirmer que jusque dans les années 1960, la substance de la population française est restée identique à ce qu’elle était cinq à six millénaires auparavant. C’est ensuite que l’on a commencé à assister à un changement progressif de la nature de l’immigration, à la fois quantitatif, parce que le nombre des entrées ne cesse d’augmenter, et qualitatif, parce que cette immigration vient d’aires civilisationnelles différentes.

 

Pourtant, si j’en crois les statistiques officielles, la part de la population immigrée dans la population française ne change pas…

 

Les statistiques sont une des meilleures manières de travestir la réalité. Comme disait Churchill: « Faites attention, la statistique est toujours la troisième forme du mensonge ». C’était une allusion à une phrase de Mark Twain: « Il y a trois sortes de mensonges: les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques. » Si l’on prend en compte la nationalité, la part des étrangers reste en effet à peu près la même : environ 6 %. Le chiffre est toutefois à prendre avec précaution compte tenu de l’absence de recensement global depuis 1999 et des failles des recensements par sondage. Mais surtout, ces 6 % n’indiquent qu’une chose : qu’aussitôt qu’un étranger est devenu français, un autre étranger arrive, qui sera fait à son tour français, et ainsi de suite.

 

« Plus de 100000 étrangers acquièrent chaque année la nationalité française par naturalisation, par mariage, etc., et par application du droit du sol, mais leur pourcentage (au sein d’une population qui augmente) reste stable! »

Jean-Yves Le Gallou

 

Plus de 100 000 étrangers acquièrent chaque année la nationalité française par naturalisation, par mariage, etc., et par application du droit du sol, mais leur pourcentage (au sein d’une population qui augmente) reste stable ! Cherchez l’erreur. Les statistiques d’immigrés – ceux qui sont nés à l’étranger de parents de nationalité étrangère – en disent un peu plus: en 2011, la France comptait 5,6 millions d’immigrés, soit 8,6 % de sa population totale. Elles restent insuffisantes car elles ne prennent pas en compte la deuxième génération, qui, s’agissant des populations issues du monde arabo-musulman ou du monde africain, voire du monde chinois, n’est pas franchement assimilée.

Michèle Tribalat avait défini un autre critère, les « Français au carré », c’està-dire les Français nés en France de parents eux-mêmes nés en France. Cela élargit certes la part des « non-Français au carré » mais ce n’est pas non plus complet puisque cela ne prend pas en compte la troisième génération, dont les études sociologiques montrent qu’elle effectue un retour marqué à sa « culture d’origine ». Si l’on veut mesurer le Grand Remplacement, il faut avoir d’autres mesures et on en a plusieurs. Tout d’abord les entrées recensées sur le territoire français: en 2008, c’était près de 200 000 personnes; en 2018, c’est 410 000, soit plus qu’un doublement en dix ans.

 

Comment arrivez-vous à ce chiffre ?

 

On ne peut plus simplement: par une addition des chiffres officiels. En 2018, il y a eu 240 000 titres de séjour délivrés au titre des étudiants, du regroupement familial, etc., ainsi que 120 000 demandeurs d’asile – beaucoup ne l’obtiendront pas mais resteront quand même sur le territoire –, ce qui fait déjà 360 000. J’y ajoute les 50 000 « mineurs isolés », qui ne sont pas toujours mineurs ni isolés et constituent une nouvelle filière d’immigration clandestine mais qui sont recensés, et j’obtiens 410 000.

 

410000 rapportés à 67,2 millions d’habitants au 1er janvier 2019, ça doit faire dans les 0,6 %, ce n’est pas énorme…

 

Présenté ainsi, cela semble marginal. En réalité, c’est colossal. D’abord, ces 67,2 millions d’habitants incluent les 4 millions d’étrangers officiellement comptabilisés. On l’oublie trop souvent mais la « population française », c’est la population de la France, pas le nombre de Français. Ensuite, sur les 63 millions restants, tous ne sont pas français d’origine. L’ensemble des immigrés et descendants directs d’immigrés y figure. Si on ne garde que la population française de souche, on tombe dans une fourchette comprise entre 50 et 55 millions de personnes.

 

Mais l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est que ces 410 000 sont essentiellement des gens jeunes. Il faut donc les rapporter à la population française d’origine européenne de la même tranche d’âge et non pas à l’ensemble de la population. Et là, ce n’est plus pareil. Plus du tout! Il vous faut appliquer deux coefficients multiplicateurs: un premier, de l’ordre de deux à trois, lié à cet aspect, et un second, démultiplicateur, dû au fait qu’ils sont en âge de faire des enfants, lesquels, bien entendu, pourront accéder à la nationalité française puisqu’ils viendront au monde sur le sol français.

 

Vous n’évoquez que les entrées sur le territoire, il y a des sorties tout de même.

 

En effet. Il y a un certain nombre d’étudiants étrangers qui repartent, que je n’ai pas pu établir, mais il y a aussi 80 000 à 100 000 sorties annuelles de Français d’origine, dont le départ aggrave le phénomène du remplacement de la population.

 

Avez-vous d’autres indicateurs ?

 

Oui, par exemple celui sur la drépanocytose. Il s’agit d’une maladie génétique rare qui ne touche que les enfants nés dans certaines zones du monde : l’Afrique, le Moyen-Orient, le monde indo-pakistanais et les endroits où il y a eu une immigration africaine. Il se trouve qu’on dépiste les enfants qui peuvent porter ce gène et que les résultats sont extrêmement significatifs. Au départ, dans les années 1990, ce dépistage n’avait lieu qu’en Île-de-France et dans les régions les plus touchées par cette immigration. À partir de 2001, il a été étendu à l’ensemble du territoire national. À ce moment-là, on a dépisté, sur l’ensemble du territoire, 20 % de nouveau-nés susceptibles d’être porteurs de ce gène affectant le chromosome 11. Aujourd’hui, il y en a 38 %. Avec des pointes à plus de 50 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur et à plus de 70 % en Ile-deFrance !

 

Traduction : en Île-de-France, sept nouveau-nés sur dix ne sont pas d’origine européenne, et un sur deux en Provence-Alpes-Côte d’Azur! Un autre élément de mesure est le prénom donné à la naissance. Ainsi que vient de le confirmer Jérôme Fourquet, 18,5 % des prénoms masculins donnés en France sont des prénoms musulmans, ce qui est probablement un chiffre a minima dans la mesure, premièrement, où il y a un certain nombre de prénoms qui peuvent être ambigus, et, deuxièmement, où tous ceux qui viennent d’ailleurs ne sont pas forcément musulmans – il y a beaucoup de chrétiens, qu’ils soient catholiques ou pentecôtistes, notamment chez les Africains.

 

Au final, quelle est votre estimation de la population d’origine extraeuropéenne parmi les 69 millions d’habitants de la France ?

 

Au-dessus de 20 %. On est sûrs du nombre d’immigrés et descendants directs d’immigrés. Avec les chiffres Insee de 2008 et de 2011, on était à 19 % de la population. C’est à corriger de deux manières. À la baisse parce que, parmi eux, il y a un certain nombre d’immigrés européens qu’il faut donc soustraire. Et à la hausse, car, d’une part, ce chiffre ne prend pas en compte la troisième génération et, d’autre part, parce que ce sont des chiffres de 2008 et de 2011, que nous sommes en 2019 et que le phénomène migratoire s’est considérablement amplifié depuis.

 

20 %, ça fait dans les 14 millions d’extra-Européens ! Comment en est-on arrivé là ?

 

En raison d’un coup d’État des juges appuyés par les médias. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas les gouvernements, ni les parlementaires, qui fixent les règles en matière d’immigration. De fait, 80 à 90 % de la législation en matière d’immigration provient de l’interprétation des juges – Cour européenne des droits de l’homme, Conseil constitutionnel, Conseil d’État et Cour de cassation. On reproche souvent à Giscard et Chirac d’avoir instauré le regroupement familial en 1976. C’est juste mais incomplet.

 

« Le remplacement de la population par une autre entraîne le remplacement de la civilisation par une autre. Par celle qui, parmi toutes celles qui coexistent, sera la plus forte, la plus jeune, la plus vigoureuse. »

Jean-Yves Le Gallou

 

Giscard a rapidement compris que ce décret avait été une erreur – il a d’ailleurs dit récemment « regretter » l’avoir pris – et, en 1978, le gouvernement de Raymond Barre, avec Christian Bonnet comme ministre de l’Intérieur, a pris un autre décret stoppant le regroupement familial. Ce décret a été cassé par le Conseil d’État, qui a estimé que c’était contraire à l’interprétation qu’il faisait de la Convention internationale des droits de l’enfant. C’est un exemple parmi une multitude d’autres.

 

La situation que vous décrivez est-elle propre à la France ou est-elle commune à l’ensemble des pays d’Europe ?

 

Elle est commune à une majorité de pays d’Europe dans la mesure où la même logique de substitution du pouvoir judiciaire au pouvoir politique s’y opère. Pour vous donner un seul exemple et sans même parler des poursuites judiciaires engagées contre Matteo Salvini, pour l’empêcher d’endiguer l’invasion migratoire, il y a eu un débat au plus haut niveau du ministère de l’Intérieur allemand sur la question de savoir, lors de la crise de 2015, s’il fallait fermer ou non les frontières. Un grand journal allemand a publié les débats internes il y a quelques mois. À un moment, ils étaient à deux doigts de fermer les frontières. Qu’est-ce qui les a retenus? La peur des juges et la peur des médias !

 

N’est-on pas dans un phénomène migratoire mondial contre lequel il est vain de lutter ?

 

De partout, on migre de plus en plus, c’est un fait. Non, on ne migre pas « de partout »! En Chine, il y a des migrations, mais ce sont des migrations internes de Chinois en Chine. En Inde pareil. En Afrique, beaucoup de migrations sont internes au continent. Après, le fait que le trop-plein africain se déverse sur l’Europe n’est pas une fatalité : un territoire, ça se défend. Rien ne justifie l’invasion.

 

La population de la France change, la population de l’Europe change, et alors ? Ça change quoi à notre civilisation ?

 

Si vous pensez que les hommes sont interchangeables, rien. Si vous croyez que les chiens ne font pas des chats et que, comme le démontre toute l’histoire de l’humanité, il y a un lien entre les caractéristiques d’un peuple et la civilisation qu’il produit, tout. Le remplacement de la population par une autre entraîne le remplacement de la civilisation par une autre. Par celle qui, parmi toutes celles qui coexistent, sera la plus forte, la plus jeune, la plus vigoureuse. La loi physique rejoint la loi démographique : de même qu’il y a des pommes sous les pommiers, les Africains africanisent et les musulmans islamisent.

 

Propos recueillis par Bruno Larebière

EN BANDE SON : 

21 réponses »

  1. Sans doute au vu du travail accompli mais je ne multiplie par deux.
    Pourquoi parcequ’ils sont visibles et présent en masse, c’est certain beaucoup plus dans le sud et l’ile de France.Certainement moins sur la cote atlantique Bretagne Vendée Pays basque ou dans le cantal.. ils ont envahis littéralement le littoral méditerranéen.C’est exponentiel!
    Les villes du sud deviennent africano -maghrébines.Cela devient insupportable a vivre.
    Insupportable. Entendre les dialectes,subir les incivilités supporter les dealers voir passer les « barbus » et les voilées.
    Oui il y a des français heureux ce sont eux En terre conquise mode colons.
    Sous texte:écrase toi on vous aura a la longue.
    Je me demande aussi qui est la première ordure a avoir utilisé le mot « petits blancs »
    Inacceptable
    Et pourtant les presstitués l’utilisent sans cesse!
    Travail de sape de l’image de l’européen.
    Résister a tous moment…. rapport de forces ….J’ai un moment fais le signe de la croix en croisant les voilées en 2007 douze ans après Je ne le fais plus je n’arrêterai pas!.
    Basta.

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  2. Texte de renaud Camus adréssé a Emmanuel Carrére:Ecrivain …..
    L’APPARTEMENT
    Réponse à Emmanuel Carrère
    (cet article, demandé par un journal italien, n’a pas été publié, je ne sais pourquoi)
    Lorsque est paru en français le recueil d’articles et de textes critiques d’Emmanuel Carrère, Il est avantageux d’avoir où aller, notre ami commun Alain Finkielkraut nous proposa, à lui et à moi, d’en discuter à la radio, puisque Carrère, dans son livre, critique énergiquement mes positions, par le truchement d’une lettre ouverte à moi adressée quelques années plus tôt. Je connais Emmanuel Carrère depuis toujours, comme on dit. J’ai pour lui beaucoup d’affection et d’admiration. Mais j’ai trouvé un peu déloyal qu’il refuse ce débat public, alors qu’il est, à juste titre, l’enfant chéri des médias, adulé par eux et invité partout, sur la couverture de tous les magazines, tandis que je suis, moi, non sans raison non plus, d’ailleurs, leur bête noire, chassé de partout et privé de tout autre moyen d’expression, désormais, du moins en France, que mes livres autoédités. Pour une fois que j’aurais pu répondre, il me semble qu’il n’aurait pas dû m’en empêcher par sa dérobade.
    Mais voici qu’à l’occasion de la publication de son livre en Italie, La Verità m’offre précisément l’occasion de le faire, répondre. J’aurais mauvaise grâce à refuser.
    La lettre que m’adressait Carrère pour ma revue d’alors, et qu’il reprend dans son recueil, s’ordonnance toute entière autour du thème de l’appartement. On se croirait chez Leibnitz, dans la Théodicée :
    « Là-dessus la déesse mena Théodore dans un des appartements : quand il y fut, ce n’était plus un appartement, c’était un monde,
    solemque suum, sua sidera norat ».
    Et en effet, l’appartement de Carrère, c’est le monde. C’est à la fois une métaphore du monde et un appartement bien réel, un bel appartement, dit-il, sis dans le Xe arrondissement de Paris.
    Carrère a le courage bien rare de s’assumer bobo, “bourgeois bohème”, une des catégories sociales les plus universellement détestées en France, par ceux qui n’y appartiennent pas et par beaucoup de ceux qui y appartiennent. Carrère, presque seul, défend le bourgeois bohème, le bourgeois bohème à l’aise, bien installé dans la vie, libéral, progressiste, généreux, de gauche ou assimilé : le bourgeois bohème qu’il est dans son bel appartement clair, grand, lumineux, en plein ciel, et pas si cher qu’on pourrait le penser car situé dans un quartier déjà très largement livré à la “diversité”, selon le terme consacré. En 2011, donc, lorsqu’il m’écrit sa fameuse lettre, Carrère vit là avec sa femme et leurs deux enfants. Toutefois, déclare-t-il :
    « Ce que je voulais dire, c’est que si demain un décret m’ordonnait de n’occuper plus avec ma famille qu’une pièce de ce bel appartement et de céder les autres à ces hordes de Kurdes ou d’Afghans qui campent dans la rue quatre étages plus bas, je trouverais ça éminemment désagréable, je chercherais à m’en aller et à m’organiser ailleurs, si c’est encore possible, une vie plus conforme à mes goûts, mais je n’arriverais pas à considérer la mesure qui me lèse comme injuste. »
    On relèvera très en passant la belle inconscience de classe que témoigne Carrère, qui « chercherait à s’en aller et à s’organiser ailleurs », et qui sans aucun doute y parviendrait facilement, aussi longtemps du moins qu’il existe un ailleurs. Or c’est précisément ce que des millions de nos compatriotes ne peuvent pas faire, contraints qu’il sont, faute de moyens, de rester sur place et de devenir, sort effroyable, des étrangers dans leur propre pays, parmi des nouveaux venus de culture, de mœurs et de civilisation différentes, pas toujours amènes et faciles à vivre.
    Mais passons, car il y a plus grave. Nous sommes ici au cœur de l’idéologie remplaciste, qui veut persuader les indigènes européens qu’ils ont le droit et la morale contre eux. Ils peuvent traîner un peu des pieds s’ils le veulent, mais ils savent bien, au fond d’eux-mêmes, que c’est leur devoir de laisser la place. Et pourquoi est-ce leur devoir ? Parce qu’ils sont moins nombreux. Si en bas, dans la rue, il y a une famille de dix-sept enfants, celle qui n’en a que deux doit lui abandonner son beau grand appartement si lumineux, ou du moins se terrer dans une seule pièce et tâcher de se faire oublier. Ce n’est pas seulement là le cœur de l’idéologie remplaciste, c’est aussi la description des moyens techniques, le mode d’emploi, de la substitution ethnique : ce que le poète Aimé Césaire a nommé très justement, à propos de la Martinique, et donc dans un tout autre contexte, le génocide par substitution. Je ne sais ce qu’il en est en Italie mais en France, du moins, la législation nataliste, destinée à l’origine à défendre l’existence du peuple français, s’est révélée à l’usage l’un des plus efficaces instruments du changement de peuple.
    Avant celui des Européens, les autres génocides n’avaient pas inventé ce raffinement suprême : le consentement des victimes. J’ai désigné le remplacisme, l’idéologie de la substitution générale, comme le communisme du XXIe siècle. La légitimation, par les Européens mêmes, de leur propre effacement, c’est très exactement l’équivalent remplaciste de l’autocritique stalinienne. Le Grand Remplacement est un long procès stalinien, pendant les purges. Emmanuel Carrère nous explique pourquoi nous devons nous effacer, pourquoi nous sommes coupables d’exister et de prendre trop de place sur nos territoires de toujours.
    « Je ne vois, dit Carrère, aucune raison pour que le petit Liré [le village de Du Bellay, le poète — disons Arquà Petrarca, ou Recanati… ] nous appartienne à nous plutôt qu’aux crève-la-faim du Soudan ».
    Et pourquoi y auraient-ils autant de droits que nous, c’est-à-dire davantage, ces Soudanais, au séjour qu’ont bâti nos aïeux ? Parce qu’ils sont plus nombreux. Carrère, contrairement aux formes les plus coutumières de l’autocritique remplaciste, qui est en fait une haine de soi, n’invoque pas les crimes des Européens. Non, lui invoque la démographie. Ce qui fait, à l’en croire, que les Africains ont plus de droits que nous à notre bel appartement c’est qu’ils ont dix-sept enfants, ou sept, alors que nous en avons deux, ou pas du tout.
    Or je tiens pour ma part que la terre n’en peut plus de l’homme, et les autres espèces non plus ; que l’explosion démographique est le plus grand danger qui menace la planète ; que toutes les politiques écologiques sont parfaitement vaines tant que l’augmentation de la population n’est pas maîtrisée ; que les vieux peuples européens, qui eux-mêmes n’ont jamais été si nombreux, témoignent une très grande et très profonde sagesse en pratiquant, en dépit des exhortations des démographes fous, une très raisonnable décroissance démographique ; tandis que la démographie africaine, elle, est une effroyable bombe à retardement.
    Pour Carrère, cependant, c’est cette folie, cette totale irresponsabilité planétaire, la natalité incontrôlée, qui confère des droits. C’est parce qu’ils font plus d’enfants que les extra-Européens auraient le droit, selon lui, d’envahir le territoire des Européens et de s’installer comme chez eux dans leur bel appartement. En somme il encourage le vice et punit la vertu. Il rend l’irresponsabilité fondatrice de droits et la responsabilité facteur de mort, ou d’effacement.
    Au passage, et très significativement, il abolit le droit de propriété, ce mal-aimé de la conscience juridique moderne. Les appartements, si on le suit, sont à ceux qui en ont le plus grand besoin. C’est encore un point commun entre le remplacisme global et le communisme. Ce qui s’est le mieux transmis de l’existence soviétique, aujourd’hui, en Europe occidentale, c’est la kommounalka, l’appartement collectif partagé, comme à Moscou ou Saint-Péterbourg au temps de Staline ou Brejnev. Seulement, en passant à l’ouest, la kommounalka s’est élargie à l’échelle d’un continent. Notre kommounalka à nous c’est le terrible vivre ensemble, la cohabitation forcée entre les peuples, dont la traduction la plus naturelle, inévitable, outre la tension permanente et le terrorisme, est l’état d’urgence.
    Et que le droit de propriété soit dans la ligne de mire du remplacisme global, on s’en aperçoit un peu plus tous les jours, partout en Europe, avec les cas de plus en plus fréquents d’expulsion d’indigènes au profit des prétendus réfugiés et les réquisitions à leur avantage d’appartements inoccupés. C’est l’occasion de nous souvenir que le droit de propriété, malgré sa mauvaise presse, a toujours été considéré comme un élément constitutif de la civilisation, de la liberté et même des droits de l’homme — et cela pour les peuples aussi bien que pour les individus. Il est parfaitement logique que les idéologies de l’homme remplaçable et des peuples interchangeables viennent buter sur lui et veuillent le réduire, en finir avec lui, car il est un obstacle, comme les races, comme les classes, comme les sexes, comme les générations, comme les niveaux de langage et de culture, comme les noms, comme les formes et les justes distances, à la production industrielle de la MHI, la Matière Humaine Indifférenciée.

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    • Très intéressant. Merci Anders
      La question de la propriété pour finir, outre la réflexion sur le lieu de vie le plus personnel, notamment.
      Tant à dire, sans forcément et totalement être d’accord avec Camus (vraie pensée).
      Civilisation et le concept (et la réalité) d’individu derrière aussi.
      En lien direct avec un entretien d’Onfray – proudhonnien revendiqué – chez Sputnik (pas le minutage directement concerné sous la main, l’ensemble restant parfaitement valable d’écoute): https://www.youtube.com/watch?v=6ExfE8NKz9A

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    • C’est l’histoire d’un Français plus israélien que français qui rencontre une Française plus musulmane que française et qui parle aux nom de… pour mieux déblatérer sur…

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  3. Il y a presque 10 ans, quand j’ai découvert que l’immigration était un flux et pas un stock, j’ai été scandalisé. J’ai cherché les chiffres du stock d’extra-européens, et, on ne peut pas les obtenir. On est obligé de les approximer. 2ème scandale. Ensuite on découvre que par des artifices rhétorique la pravda continue, même à l’heure actuelle de maquiller la réalité, visible à l’oeil nu pour qui prends sa voiture et visite la France, ou même par celui qui, resté chez lui depuis des décennies peut voir la différence, en dehors de quelques régions relativement préservées. 3ème scandale.
    Ensuite, au hasard d’une conversation sur le net, j’ai voulu vérifier si l’Islam était une religion de paix et d’amour, comme ils disent : « nulle contrainte en religion ». Ha oui, mais « religion » signifie Islam pour les musulmans et non pas « les religions ». 4ème scandale Quand on prends conscience de ce double langage et qu’on cherche comprendre, alors, on tombe de Charybde en Scylla.
    10 ans plus tard, qu’est-ce qui a changé ? Rien. Ha non, pardon, on a eu les attentats, les africains sont de plus en plus présent dans la sphère politico-médiatique, les banlieues islamisées ont débordés de leur ZUS, les coup de couteaux déséquilibrés sont quotidiennement ignorés par la presse, et, … rien ne se passe. Rien. Ha si, les Gilet Jaunes manifestent pour baisser le prix de l’essence et pour obtenir le RIC. Zemmour crie à la guerre civile, mais rien n’est moins sûr, car elle est déjà la, et pourtant …
    Dormez sur vos 2 oreilles braves gens. L’Algérie est au bord de l’explosion, menaçant d’une nouvelle vague de « réfugiés » nos cotes déjà bien remplacées. Les dettes sont à des niveaux record et « LA » crise menace de se transformer en déluge à tout moment. Les chiffre d’audience d’Hannuna vont très bien eux en revanche. Les quelques jeunes blancs qui ont un cerveau migrent dans la réalité virutelle pour échapper à la rue de plus en plus sale de dangereuse. Le réchauffement se porte très bien lui aussi, ainsi que la disparition de la biodiversité.

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  4. En 1, fin de l’ immigration légale avec tout pays pratiquant l’immigration illégale!
    En 2, taxes sur tous les échanges avec ces pays pour financer le grand retour!
    En 3, fin du regroupement familial et retour du droit du sang!
    En 4, tribunaux militaires, déchéance et bannissement de tout individu ne respectant pas les lois françaises sur le sol français!
    En 5, indépendance énergétique sur la base du solaire thermique, du bois énergie, de la chaleur fatale et de la petite hydraulique, ainsi que du biogaz, du syngas , de l’ éthanol et de l’ isobutène pour les carburants, avec interdiction du fret routier international, remplacé par des péniches et des trains.
    5G, télétravail et trains pendulaires pour 30% des salariés du tertiaire!
    Complément de pétrole et de gaz en provenance des USA avec création d’une bourse mondiale par le biais de nos territoires ultramarins, en contrepartie!

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  5. Qu’es ce qu’elle y connait en bois cette grosse chaoueette. Juste bon a ramener sa fraise alors qu’on lui a rien demander. Ca vient s’installer et s’engraisser en France aux frais des gaulois et ca ouvre sa bouche!

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  6. Il n’y à pas grand chose à faire les gens sont apprivoiser depuis la plus tendre enfance par l’éducation nationale politiser par les prof gauchistes de bon ton dans ce genre de milieux, éducation, justice, journalisme etc…
    Seul les pays de l’Est y ont échappé.

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  7. Question sur cette très intéressante interview de JY Le Gallou : c’est bien 38% en moyenne sur toute la France de naissances d’origine africaine / Moyen orient (test dépranocytose) ? Donc 38%, pas 20% !

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