1984

A l’origine des stratégies modernes de la « Terreur » : Le rapport de la montagne de fer ( The Report from Iron Mountain)

A l’origine des stratégies modernes de la peur : Le rapport de la montagne de fer

ReinfoTV 30 Avril 2020

 LE VERROU QUI DOIT SAUTER, C’EST LA NATION »

« Les structures économiques vont suivre la même évolution que les structures politiques. Dans ce dernier domaine, l’Europe de l’Ouest – c’est-à-dire les six pays du Marché Commun plus la Grande Bretagne, peut-être l’Irlande et les pays scandinaves selon des modalités à définir – vont constituer une Europe politique fédérale. Mais parce que chaque individu éprouve le besoin de se situer dans un milieu restreint, il s’identifiera à une province, que ce soit le Wurtemberg ou la Savoie, la Bretagne, l’Alsace-Lorraine ou le pays Wallon.

Dans ces conditions, la structure qui va disparaître, le verrou qui doit sauter, c’est la Nation parce qu’elle est inadaptée au monde moderne : tantôt trop petite, tantôt trop grande »

Edmond de Rothschild – « Quand un Rothschild plaide le dossier des PME », Entreprise, nº 18 Juillet, 1970, p. 64

La manipulation des pandémies s’inscrit dans une stratégie de terreur plus vaste que le public subit depuis la fin des années soixante. Ces peurs de natures différentes se sont succédé, se succèdent, se remplacent, se combinent et mutent au gré des circonstances.

La première d’entre elles fut la peur que la terre soit surpeuplée. Elle tient de l’agoraphobie et de la claustrophobie. Elle a transformé en scénario d’épouvante la croissance inédite de la population, de la production et de la consommation mondiales, relevée entre 1900 et 1968 – la population étant passée de 1,6 milliard d’hommes à 3,6.

Deux événements principaux sont à retenir. Le premier est la publication en 1968 de The Population Bomb, livre de l’Américain Paul Ehrlich vendu à deux millions d’exemplaires et traduit en français sous le titre de La bombe P. Cet ouvrage d’inspiration malthusienne posait en principe que la terre serait très vite incapable de soutenir le rythme de sa croissance, que cela provoquerait des catastrophes écologiques, économiques et sociales. Il prédisait une famine grave dans les années 70-80 et fixait à 66 millions le nombre d’habitants de Calcutta en l’an 2000.

En 68, il lançait une fondation dont le nom était sans mystère : Zero Population Growth (croissance 0 pour la population). Ses prophéties erronées, dans leur ensemble et le détail, n’entamèrent pas sa superbe.

Au début des années 2000, Ehrlich maintenait que La bombe P avait été juste et utile, affirmant même qu’il s’y était montré trop optimiste.

Dans une interviewe datant de 2016, il recommande le retour de l’humanité au nombre de « 1,5 milliard ». Il est le grand-père des mouvements prônant la décroissance économique et la décroissance démographique. Aujourd’hui, un site destiné aux enseignants français le cite de manière positive dans un papier qui recommande de relire Malthus.

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/veille/breves/faut-il-re-liremalthus

 Bref, malgré ses prévisions gravement fantaisistes, Ehrlich est salué comme un précurseur.

En 68 également, un scientifique écossais, Alexander King, et un homme d’affaires italien, Aurelio Peccei, fondaient le Club de Rome, qui s’étoffait dès l’année suivante de fonctionnaires politiques et autres intellectuels, grâce à l’aide de la fondation Rockefeller. Le Club de Rome publiait en 1972 le fameux (à l’époque) rapport Meadows,intitulé aussi : Halte à la croissance ? Il prédisait l’épuisement des matières premières et de la ressource halieutique, l’appauvrissement des sols, le tout provoquant la famine. Il prévoyait notamment l’épuisement du gaz et du pétrole pour les années 90. Malgré la critique serrée de nombreux économistes, il connut un vif succès dans le public. Il accrédita le slogan de « croissance zéro ».

La deuxième peur, directement issue de la première, est la peur, non pas que le ciel nous tombe sur la tête, mais que la terre s’écroule sous le ciel, la peur écologique. Nous sommes trop nombreux, nous abîmons la Terre. Toujours en 1972 se réunissait à Stockholm, à l’instigation de deux socialistes, le milliardaire canadien Maurice Strong, conseiller spécial de quatre secrétaires généraux de l’ONU en matière d’environnement, et le premier ministre norvégien, Mme GroHarlem Brundtland, la première conférence des Nations unies sur l’environnement. Elle créa le PNUED, le programme des Nations unies pour l’environnement et le développement, et prépara la voie au rapport Brundtland qui serait publié quinze ans plus tard et qu’on connaît aussi sous le nom de Notre avenir à tous. C’est là que fut défini et promu le concept de Sustainable development (développement soutenable, ou raisonnable), traduit en français par développement durable.

Dès lors, diverses théories effrayantes furent soumises au public, ou plutôt celui-ci leur fut soumis. Parurent les pluies acides, le trou dans la couche d’ozone censé provoquer des cancers par millions, et d’autres dangers terribles dont le dernier est le réchauffement du climat par l’homme avec son cortège de catastrophes. Ces peurs alternaient dans les médias avec les diverses pandémies que nous avons vues au chapitre précédent, plus la menace terroriste et les krachs boursiers provoqués par un endettement inconsidéré.

Cependant elles avaient pris le dessus depuis 2015 et la conférence de Paris, avec une espèce d’apogée sous Greta Thunberg. Mais Greta Thunberg, coup de génie de la communication politique, fut perdue par sa démesure. On apprit les liens de ses parents avec l’industriel qui l’avait promue. Puis il y eut de grosses bourdes (le fait qu’elle était censée voir « le CO2 à l’œil nu »). Enfin, sa traversée de l’Atlantique sur un yacht de milliardaire avec un équipage qui utilisait l’avion finit de rompre le charme. Elle menaçait de desservir la cause qu’elle avait pour mission de servir. Celle-ci prenait d’ailleurs l’eau, avec les statistiques de croissance des glaces aux pôles alors que la banquise au Nord devait avoir disparu depuis vingt ans selon les prévisions d’Al Gore.

Pour toutes ces raisons, la peur des pandémies devait être relancée.

L’exploitation de l’affect du public est en effet conçue avec esprit de suite et finesse, elle tient compte des changements de sa sensibilité.

Un exemple, la fièvre d’Ebola fit d’abord recette. Quand le malade baignait dans son sang, le spectateur en frissonnait. Aujourd’hui, la population vieillissante du Nord est fatiguée et elle tousse : l’angoisse de ne plus pouvoir respirer l’emporte, le coronavirus est plus en situation.

Quoi qu’il en soit, toutes ces peurs partagent des caractéristiques communes et découlent d’un projet commun.

  1. Elles ne procèdent pas de faits observés et établis mais de prédictions qui se révèlent en général fausses, mais dont le terme est souvent suffisamment lointain pour ne pas être invalidées tout de suite. Il s’agit de théories que l’on présente comme scientifiques mais qui sont non-falsifiables, ou tout au moins non immédiatement et non médiatiquement falsifiables. L’avancée décisive dans les opérations psychologiques a consisté à distinguer entre les théories scientifiques falsifiables devant les médias et celles qui ne le sont pas ou ne le seront qu’une fois l’offensive passée. L’autorité invoquée pour asseoir la conviction du public que ces prédictions ont de la valeur est la science. On utilise à cette fin des autorités scientifiques, des projections et des modèles mathématiques que presque personne n’est capable de critiquer. Pour Didier Raoult, « la déconnexion totale de la réalité observable avec la réalité rapportée est un problème qui devient majeur. Il s’agit de moins en moins d’une amplification, mais d’une distorsion de la réalité. Quand l’informateur multiplie par 20 un risque de mortalité et divise par 100 un autre risque, nous ne sommes plus dans une exagération, nous sommes dans un autre monde. Et c’est actuellement ce qui se passe ».
  2. Ces peurs sont mises en scène par des postures et des phrases répétées. En 1969, le secrétaire général de l’ONU, U Thant, disait déjà : « Nous avons dix ans pour sauver la planète. »
  3. Toutes ont pour ambition d’inspirer au public le désir d’un gouvernement mondial, seul capable d’assurer la protection de l’humanité. C’est vrai pour les pandémies, comme l’a dit Jacques Attali, mais c’est tout aussi vrai du réchauffement du climat et de l’écologie en général : on souligne le fait que le nuage de Tchernobyl ne connaît pas de frontières, et, dès la conférence de Rio en 1992, François Mitterrand et d’autres grands de ce monde préconisaient un organisme mondial pour s’occuper de l’environnement.
  4. Toutes mettent en action les institutions internationales ou supranationales, OMS, ONU, PNUED, UE, et des milliers d’ONG, leurs satellites.
  5. Toutes érigent un fait, ou une crise, en ennemi commun extérieur à l’humanité, pour susciter par réaction un désir d’unité, ce que le sociologue Edgar Morin nommait le « patriotisme planétaire ».
  6. Toutes sont censées déboucher sur un changement de comportement éthique et spirituel : la peur de la catastrophe écologique doit nous mener à plus de « responsabilité » et à respecter « le droit du vivant », la peur du coronavirus nous enseigne la « solidarité », en particulier avec « les plus vulnérables », et nous demande de « protéger les autres en nous protégeant ».
  7. Enfin, détail intéressant quand le profit semble roi, toutes ces peurs engagent l’humanité à faire sur leur autel le sacrifice d’une part importante de son argent : le green deal d’Ursula von der Leyen devait pomper les milliards par milliers ; quant au coronavirus, il a mis l’économie mondiale au repos et la bourse à zéro, on n’a pas fini de faire le compte des pertes qu’il impose.

Eh bien, ces caractéristiques extraordinaires, on en trouve l’énoncé prémonitoire dans un vieux petit livre paru en 1967 aux EtatsUnis, The Report from Iron Mountain, traduit en français par Rapport de la montagne de fer. Le mondialisme est grand et il a ses prophètes.

Aujourd’hui Attali, ou Rockefeller, hier Le rapport de la montagne de fer, qui a eu pas mal d’héritiers.

Aujourd’hui Emmanuel Macron parle de guerre contre l’ennemi commun de toute l’humanité, la reine Elisabeth de « victoire », et le pape François compare médecins et infirmiers décédés du coronavirus à des « soldats morts au front » : ils reprennent le vocabulaire et la problématique du petit livre paru en 1967 dont le titre entier disait : Rapport de la montagne de fer sur la possibilité et le caractère désirable de la paix, et dont tout le propos portait sur les moyens de remplacer la guerre. Un certain Leonard C. Lewin prétendait l’avoir reçu d’un collectif d’intellectuels réunis à l’initiative du gouvernement des Etats-Unis, qui avait pour mission de préparer la fin de la guerre froide et d’orienter la politique mondiale. Ce rapport se présentait comme un exposé sans préjugés des diverses fonctions remplies par la guerre, et s’employait, en vue d’une paix définitive, à trouver un substitut à la guerre pour l’ensemble de ces fonctions.

Il provoqua une telle controverse qu’il obligea la Maison Blanche à démentir toute participation. Quatre ans plus tard, pour la réédition du livre, Lewin révéla qu’il en était l’auteur. Et John Galbraith, l’un des économistes les plus lus d’Amérique, conseiller gauchisant de trois présidents, Roosevelt, Kennedy et Johnson, déclarait dans la préface :

« Je prends personnellement la responsabilité de l’authenticité de ce document. »

C’était un mensonge pour accréditer un faux. Mais ce faux, comme d’autres faux, disait une vérité. Les sages américains réunis sur la montagne de fer ont révélé l’analyse que l’Etat profond faisait alors du monde et dans une large mesure prédit la politique que devaient suivre les Etats-Unis d’Amérique et l’ONU pendant plusieurs décennies.

Son importance a été reconnue à l’époque. John Galbraith a souligné « la justesse de ses conclusions ». De même, tout en relevant les failles indiquant que le rapport était un « pastiche », les principaux critiques américains en soulignèrent la véracité fondamentale.

L’universitaire et sociologue Irving Horowitz résuma leur jugement :

« On peut le considérer comme l’opinion légitime d’un groupe légitime observant la situation américaine actuelle. (… Ses conclusions) ont clairement eu plus d’influence sur l’élaboration de notre politique que toute autre idéologie ou que toute agence gouvernementale. L’importance du Rapport vient (…) du degré de réalisation présent et futur de ses propositions. »

Que disait-il, en deux mots ? Que la société est organisée autour de la guerre, ce qui se manifeste dans l’écologie, envisagée sous l’angle de la démographie, l’économie, la politique, la sociologie, la culture et la science. Un exemple en matière politique : selon le rapport, une nation ne peut exister face aux autres nations que si elle est capable d’une « organisation politique maximum », qui est précisément la guerre.

D’où il tire la conclusion :

« Dans ces conditions, guerre est synonyme virtuel de nation dans le sens de l’existence même de cette entité. L’élimination de la guerre implique l’élimination inévitable de la souveraineté nationale et de l’Etat dans sa conception traditionnelle ».

La conclusion de l’ouvrage est la suivante : si l’on veut la paix, il faut trouver des substituts à la guerre dans chacun des domaines où elle est l’élément organisateur de la nation. C’est à ce prix seulement qu’on peut assurer la stabilité d’une société sans guerre. Cette nouvelle organisation du monde a été conçue, le moment, les références et l’intention le disent, dans une convergence entre l’Est et l’Ouest, entre le capitalisme et le socialisme soviétique. Voici quelques-unes de ses préconisations :

  1. La croissance des institutions internationales (y compris une Cour pénale), et des « forces non armées », qui ont pris la forme d’ONG. Il prévoyait notamment la création d’une agence mondiale de surveillance des ressources naturelles qui « aurait initialement un rôle d’étude et de conseil » avant de prendre les commandes de toute politique en la matière.
  2. La réduction des budgets militaires, la fin des nations et la création d’un gouvernement mondial.
  3. Pour y parvenir, il recommandait de susciter la peur par un ennemi commun de l’humanité : « L’existence d’une menace extérieure à laquelle il est ajouté foi est essentielle à la cohésion sociale aussi bien qu’à l’acceptation de l’autorité publique ». Exemple d’ennemis communs : les extra-terrestres, les astéroïdes, la pollution, qui « pourrait remplacer la possibilité de destruction en masse par des engins nucléaires en tant que principale menace apparente exercée contre la survie de l’espèce ».
  4. Cette principale menace, il convenait de l’« imaginer » en fonction des circonstances. Il est même prévu explicitement « des ennemis de remplacement fictifs ». La réalité n’a aucune importance.
  5. Le rapport appelait de ses vœux un bouleversement éthique et spirituel : « La communauté scientifique et l’opinion publique mondiale ont le plus grand besoin, en ces heures sombres, de perspectives nouvelles et prometteuses. Les puissances communistes et occidentales en particulier doivent remplacer les obsessions de la guerre froide par une préoccupation commune qui profiterait à tous.

Pour les jeunes du monde entier, de nouvelles perspectives d’espoir et de créativité sont d’une urgente nécessité spirituelle. » Sous la rhétorique politicienne percent deux aveux : il s’agit de remplacer une obsession par une autre, et l’enjeu est spirituel.

  1. Enfin, on trouve dans le Rapport de la montagne de fer, comme dans la réalité observée tant à propos du réchauffement que du coronavirus, cette chose étonnante : le gaspillage systématique comparable au gaspillage que constitue une guerre, un gaspillage « au moins égal à 10 % du PNB » de toutes les nations, et qui doit permettre « d’avoir la maîtrise » (en anglais, control) sur elles. C’est un point nodal qui révèle la nature de la révolution en cours et qui seul explique aujourd’hui l’incroyable arrêt de l’économie mondiale, la récession, le krach boursier, la perte d’un nombre très difficile à comptabiliser de milliards, cet apparent suicide économique. Si étonnant que cela puisse paraître, c’était prévu explicitement par Le rapport de la montagne de fer.

Prenons quelques lignes pour l’expliquer. Du point de vue économique, la guerre se manifeste, selon le rapport, par un énorme gaspillage militaire qui a une utilité sociale, « du fait que le gaspillage de la production de guerre s’accomplit complètement en dehors des cadres de l’économie de l’offre et de la demande. En tant que tel, ce “gaspillage” constitue le seul secteur important de l’économie globale qui soit sujet à un contrôle complet et discrétionnaire de la part de l’autorité centrale. Si les sociétés industrielles modernes peuvent être définies comme celles qui ont acquis la possibilité de produire plus qu’il n’est indispensable à leur survie économique (…), les dépenses militaires peuvent être considérées comme le seul volant de sécurité pourvu d’une inertie suffisante pour stabiliser le progrès de leurs économies. Le fait que la guerre soit un “gaspillage” est précisément ce qui la rend susceptible de remplir ces fonctions. Et plus vite l’économie accomplit de progrès, plus lourd doit être ce volant de secours. »

Aujourd’hui nous n’avons plus « besoin d’une bonne guerre ». La pandémie a fourni le prétexte du gaspillage préconisé par le rapport.

Une brochure téléchargeable pour décrypter la crise du Covid-19

EN COMPLEMENTS :

http://www.revuemethode.org/m051808.html

http://www.revuemethode.org/m071808.html

http://www.revuemethode.org/m101806.html

Si vis pacem, para bellum (« Si tu veux la paix, prépare la guerre » )

EN BANDE SON :

5 réponses »

  1. Et bla ,bla et bla ba
    Je n’ai croisé qu’un seul grand homme dans ma vie .
    Lisez simplement « Mémoires de guerre  » CH De Gaulle

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  2. c’était le rève de l’abbé de saint-pierre fondateur du club de l’entresol et auteur du tra
    ité de la paix universelle

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  3. Si on lit bien, et c’est « signé », je cite :
    « Dans ces conditions, la structure qui va disparaître, le verrou qui doit sauter, c’est la Nation parce qu’elle est inadaptée au monde moderne : tantôt trop petite, tantôt trop grande »
    « Edmond de Rothschild » – Juillet 1970
    On connait donc ceux qui sont à la manœuvre en coulisses …

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